NOUS

La nuit était tombée depuis une bonne heure déjà, et un coup d’œil sur les aiguilles blanches de ma montre noire, me confirmait mon impression du temps passé, le soir était déjà là, et pas lui.

J’étais rentrée tôt et je m’étais changée.

Une jupe courte, un chemisier, des escarpins noirs et des bas avaient avantageusement remplacé mon jean et mes bottines rouges.

Nous étions le 7, une date importante pour nous, et surtout… surtout, cela faisait un an que nous partagions le même toit.

Les épreuves que nous avions traversées avaient renforcé notre NOUS, elles laisseraient à jamais des traces d’amertume, telles celles d’un café trop fort un matin de gueule de bois, mais nous vivions notre rêve, réveillé et conscient de notre chance.

Il est des moments dans une vie où la souffrance de l’absence de l’autre, est si intense, qu’on préférerait que tout s’arrête plutôt que continuer à vivre, tel un zombie, dans un simulacre de d’existence, en spectateur passif du film de ses propres jours.

J’étais rentrée tôt et je l’attendais.

Enfin le bruit de la clé dans la porte, m’ôta le poids qui me compressait la poitrine, la panique irraisonnée qui m’envahissait parfois creva comme une bulle de savon…Il était là

Il était là….Mais pas vraiment avec moi.

La ride de son front, où j’aime promener mon index, était plus marquée que de coutume, et ses yeux lançaient des éclairs….Je compris que si son corps était bien là, son esprit était encore  » là-bas  » et que  » là-bas  » n’avaient pas été facile aujourd’hui….

Mon expérience m’avait appris à ne pas tenter d’entrer dans la bulle d’un male en colère, c’était vain et surtout dangereux pour NOUS.

Il tournait en rond comme un loup dans sa tanière, ses yeux ne se posait nulle part et son regard me traversait sans me voir….Je ne l’avais jamais vu dans un état pareil…

Il était loup, alors j’allais redevenir louve….Une louve qu’il avait su apprivoiser avec tant de douceur et d’Amour une fin d’été 2020.

Il me fallut cinq minutes pour sortir deux flûtes et la bouteille de Billecart mise au frais, et cinq autres minutes pour aller dans notre chambre, ouvrir le petit sac rouge, cadeau de ma sœur, dans lequel je rangeais nos jouets, et en retirer le collier et la laisse en métal.

J’avais une hésitation devais je les mettre ou les lui amener ?

Finalement j’optais pour la deuxième solution, je retournais à la cuisine, je posais sur un plateau les deux flûtes et la bouteille, entourés du collier et de la laisse et le rejoignais parée de mon plus beau sourire souligné de mon plus beau rouge à lèvre rouge assorti à mon vernis à ongles.

Enfin il me vit

Enfin il m’entendit quand je lui suggérai de s’asseoir confortablement…

Je posais le plateau sur la table basse, je m’agenouillais et je remplis nos deux flûtes pendant qu’il me regardait et que son regard allait de moi aux accessoires déposés devant lui.

Nous n’avons pas eu besoin de parler, et c’est avec précision qu’il attacha le collier sur mon cou et la laisse sur l’anneau du collier…Avant de tirer pour m’attirer à lui et m’embrasser profondément…Je me souviens encore du premier baiser que nous avions échangé…long, profond, sensuel, chavirant, nous liant par un désir fou dès les premières secondes.

Un baiser qui m’avait liquéfiée, et avait fait de moi sa femelle à jamais.

Aujourd’hui encore, pas besoin de mots, ses gestes suffirent à me faire comprendre ce qui lui fallait à cet instant précis

Pendant qu’il m’embrassait j’entendis le bruit caractéristique de sa ceinture qu’il détachait, et une légère pression sur la laisse dirigea ma tête vers son sexe dressé .

J’avais la bouche sèche, et je lui fis part de mon désir de boire un peu avant, espérant une gorgée de champagne frais, mais ma demande lui fit dessiner un sourire que je ne connaissais pas sur ses lèvres gourmandes….Il me demanda d’ouvrir la bouche et m’attira à nouveau vers la sienne en tirant sur le collier, puis dans ma bouche ouverte, déposa sa propre salive …et me tira vers le bas sans un mot.

Ma langue mouillée de son crachat, vint lécher son gland, puis descendit le long de son sexe pour aller honorer ses deux couilles, avant que je les suce une à une entièrement dans ma bouche….sa respiration plus rauque m’encourageait à aller encore plus loin et plus longtemps.

Plus je suçais et plus sa bite devenait dure contre mes joues.

Plus je le sentais durcir et haleter et plus je mouillais…

Jusqu’à qu’il tire brusquement et retire son sexe luisant d’entre mes lèvres.

« Reste comme ça »

J’étais agenouillée devant le canapé il se leva et fit le tour de moi.

Il souleva ma jupe, dégrafa mon chemisier pour libérer mes seins, et se plaça derrière moi.

J’avais un petit slip en dentelle rouge, qu’il ne prit même pas la peine de retirer, il le mit simplement de côté et glissa son sexe dur entre le tissu et ma peau…et il s’enfonça en même temps que je poussais un gémissement de plaisir.

Je glissais ma main entre mes cuisses, je voulais qu’on jouisse ensemble, et il me taquina en me disant que la prochaine fois il m’attacherait les mains.

Les allées et venues de sa queue dans ma chatte trempée ont eu raison de nous rapidement et nous nous sommes écroulés rapidement dans l’explosion d’un orgasme commun.

Il était enfin apaisé.

Apaisé et heureux

Je l’étais aussi.

Il me sourit en me câlinant et en déposant une flûte de champagne à présent tiède dans ma main.

Bon anniversaire de rencontre mon Amour

 

 

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