croisière découverte

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Frédérique Marchal


softvacances


La mer était calme, le soleil au rendez-vous de ses vacances impromptues mais tant attendues.

Elise, en plein burn-out, s’est décidée à la dernière minute pour cette croisière en Méditerranée.

Sa psychologue lui a bien fait comprendre de décharger toute sa tension, de couper les ponts et de penser pour une fois à elle, à sa santé. Elle qui était une carriériste née, s’est bien rendue compte qu’arrivée à 34 ans, sans mari ni enfant, que son travail lui prend toute son énergie.

Se lever le matin devenait de plus en plus difficile, son arrivée à son poste de travail coïncidait avec un mal de ventre terrible, sa journée trop chargée se terminait bien souvent après l’heure normale.

Et puis, c’est facile de charger la mule quand elle ne dit rien, on supprime des postes de collègues partis en retraite mais on n’embauche pas derrière. Il faut donc bien réorganiser le travail sur les employés présents.

Le jour où elle a fait un malaise devant son poste de travail, et où elle est partie dans le camion des pompiers, vers l’hôpital le plus proche, elle a compris qu’elle en avait trop fait, où plutôt qu’on lui en avait trop demandé.

La remise en question a été très compliquée mais avec l’aide de sa thérapeute, elle a admis son burn-out et a décidé de se soigner. Cela n’a pas été simple, la période reste floue, chargée de médicaments et de rendez-vous médicaux.

Mais enfin, le déclic s’est fait. Elise a surfé sur les vacances dernières minutes et est tombée sur une offre de croisière alléchante. Elle a donc décidé de passer dix jours en Méditerranée et à son retour elle se cherchera un autre emploi.

Le paquebot est somptueux, immense, indescriptible. La foule se presse au départ, devant les différentes portes d’embarquement.

Elise a eu une cabine en première classe. Elle arrive vite devant sa porte, escortée par un membre d’équipage. Elle a pu admirer tout le long du chemin la décoration luxueuse, les moquettes douces, les rampes en aluminium tellement propres qu’on se voit dedans.

Sa cabine est petite mais très fonctionnelle, avec un grand lit moelleux, une salle d’eau carrelée magnifique avec une douche à l’italienne.

Sa valise l’attend déjà avec le programme des réjouissances pendant dix jours. Elle fera des étapes dans plusieurs villes de Méditerranée, les souks marocains, Gêne, Rome… Des villes et des découvertes qu’elle ne s’est jamais pris le temps de faire, et puis sur le paquebot elle va avoir le choix de soirées à thème, de restaurations diverses, et surtout de calme autour de la piscine sur le pont réservé aux adultes recherchant la tranquillité.

Le premier soir, après le traditionnel exercice d’évacuation, Elise se prépare pour aller à la soirée du Capitaine. Elle se fait plaisir avec une nouvelle robe, longue, noire, avec de fines bretelles et un décolleté qui met en valeur sa poitrine ni trop grosse ni trop petite. Une fente remonte le long de sa jambe pour venir découvrir le début de sa cuisse.

Elle se maquille légèrement, une touche de noir sur les yeux et de rouge sur les lèvres, et c’est parti.

La salle de restauration est magnifique, dans la lignée de tout ce qu’elle voit sur ce bateau, scintillant, immaculé, luxueux. Un serveur la dirige vers sa table, où trois autres convives sont déjà assis. Elle fait vite connaissance avec un couple de quarantenaires et leur ami, Thomas, un homme d’environ trente-cinq ans.

La conversation est fluide, égayée par le passage régulier des serveurs qui viennent leur remplir les verres, leur apporter les assiettes, les débarrasser…

L’ambiance est à la fête, la piste de danse se rempli vite et Elise prend plaisir à retrouver le sourire, les petites joies des choses simples. Mais la fatigue prend vite le dessus pour elle qui n’a plus l’habitude d’un train de vie festif.

Elle retrouve avec bonheur sa cabine pour sa première nuit sur le bateau.

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Les jours se suivent à bord du paquebot. Le soleil est au rendez-vous, Elise profite à fond de la piscine tranquille, elle commence même à avoir de belles couleurs. Il n’y a pas foule, le soleil tape vraiment fort et la chaleur est presque insupportable. Mais Elise est bien décidée à en profiter un maximum. Elle n’est d’ailleurs pas la seule sur le pont principal à se faire bronzer. Les femmes se prélassent tandis que les hommes sont plutôt adeptes de jeux de cartes dans les bars climatisés.

Alors Elise décide de jouer le jeu des vacances à fond. Au diable la marque de maillot de bain sur les seins. Elle ose se mettre topless et se tartine généreusement de crème solaire, quel tableau doit-elle montrer !

Elle ressent la liberté lui caresser la peau, le soleil la réchauffer, lui apporter toute la vitamine D dont elle a tant besoin. Elle ressent comme un effleurement les regards des hommes et des femmes sur son corps alangui, sur sa peau qui se colore, tranchante par rapport à son bas de bikini rouge.

Elle imagine de loin leur cerveau se poser des questions sur cette jeune femme seule, en vacances, qui reste souvent dans sa bulle, qui ne descend pas aux différentes escales proposées. Elle se demande quel effet elle leur fait, ce qu’ils seraient prêts à lui faire, à elle, même dans le dos de leur femme.

Elle remarque que l’homme du premier soir, qui accompagnait le couple d’amis, reste dans son sillage, jamais bien loin d’elle, un « bonjour » le matin, un « tout va bien ? » glissé entre deux ponts… Mais rien d’entreprenant.

Seulement, il s’installe dans un transat de plus en plus près de la jeune femme au fur et à mesure que les jours passent. Et d’un bonjour, ils passent ensemble à de plus en plus grandes conversations, ils font connaissance, se racontent leurs histoires de vie, les peines mais aussi les joies, les aspirations.

Elise se surprend à sourire beaucoup plus souvent, elle est moins fatiguée le soir, peut rester plus tard après le repas, à danser avec son nouvel ami. Les bras se touchent, les mains partent à la rencontre l’un de l’autre, sur une épaule, une hanche, un dos… Il l’apprivoise, doucement, lui apprenant à lui faire confiance, elle qui doit se reprendre en main.

Et un soir, après l’avoir raccompagnée à sa porte de cabine, il lui propose de l’accompagner, lui et ses amis, dans une crique lors de la prochaine escale du lendemain. Elle est ravie et accepte vite ce rendez-vous avant de trop y réfléchir.

La nuit passe vite, entrecoupée de rêves érotiques, surprenants Elise qui se sentait fermée sur tous les plans. Le soleil réchauffe-t-il à ce point ? En tout état de cause, elle se réveille humide et avec une envie intense de sexe.

Tandis que les autres passagers du paquebot partent jouer les touristes, une petite embarcation amène Elise et ses compagnons sur une plage privée, très peu fréquentée et magnifique. Le sable est chaud, trop chaud même, le soleil brûle et ils se posent sous les parasols, le temps de se mettre en maillot et d’aller plonger dans l’eau délicieuse.

Elise décide de continuer sur sa lancée du bateau, elle ne garde que le bas de son bikini, comme la femme qui l’accompagne. Après avoir essayé de ne pas rougir, sans succès, elle fonce dans la mer, vite rejoint par ses nouveaux amis.

Elle se laisse porter par la sensation de l’eau salé qui la soulève, la berce, sous ce soleil et cette chaleur qu’elle ne sent plus, immergée dans la fraîcheur marine.

Thomas reste à ses côté, silencieux, ne voulant surtout pas troubler ce moment tranquille. Il se rapproche, jusqu’à l’enlacer tendrement et pose enfin ses lèvres contre les siennes. Dans l’eau, le corps d’Elise réagit spontanément en venant entourer la taille de son compagnon de ses jambes et ils se laissent bercer ensemble, bouche scellée.

Elle se surprend à ressentir des choses enfouies loin, au plus profond d’elle. Des chatouillis dans le creux de son ventre, de l’humidité entre ses cuisses, et pas du fait de la mer, une bouche devenue sauvage et demandeuse de plus.

Elise constate que Thomas n’est pas indifférent à ce rapprochement, une bosse de taille plus que raisonnable se forme et se précise contre elle. Ce petit frotti-frotta dans la mer l’émoustille terriblement. Son rêve lui revient en mémoire et elle est vite dans le même état d’esprit qu’à son réveil.

Sa bouche s’ouvre et sa langue va à la rencontre de celle de Thomas, et une danse lascive s’engage. Le temps n’a plus de prise sur eux, ne reste que deux corps en harmonie complète dans une eau salée et sous un soleil de plomb. Les mains de Thomas partent en repérage sous l’eau, le long du dos d’Elise, jusqu’à ses fesses. Ne ressentant aucune objection, il continue son chemin, écarte le bas de bikini pour trouver la chatte humide, la caresser tout le long de sa fente et y insérer enfin un doigt. Elise peine à reprendre son souffle, submergée de sensations oubliées mais tellement savoureuses.

Elle se laisse prendre en main, le laisse diriger, se laisse faire, les yeux fermés et sachant que tout ce qui se passe sous l’eau est invisible pour les personnes sur la plage. Autant en profiter et continuer cette escapade sexuelle.

Un deuxième doigt vient rejoindre le premier, le pouce titillant son clito. Elise ne tarde pas à trembler, à gémir dans la bouche de son compagnon. Elle vit ses sensations à fond, les yeux fermés. Elle se laisse limer par des doigts savants. Elle s’agrippe à lui, de peur de perdre pied et de se noyer dans cet avalanche d’émotions. Enfin, après de délicieuses minutes, l’orgasme arrive enfin, heureuse délivrance d’un plaisir retrouvé.

Elle reprend pied doucement, comblée. Et ensemble, le couple retourne sur la plage, Thomas derrière elle pour cacher la bosse déformant son maillot. Elle se promet de lui rendre la pareille dès que possible, mais pour l’instant c’est l’heure du repos, sur la plage et sous ce soleil toujours bien présent.

L’escapade a toutefois une fin et les amis retournent au paquebot en fin de journée.

Elise se prépare avec soin ce soir-là, douche, crème parfumée, léger maquillage et petite robe sexy. Elle est bien décidée à aller au bout de son histoire et de ses envies. Fini la femme introvertie qui ne pense qu’à travailler, qui ne vit que pour son ordinateur et ses chats. Elle ne la laissera plus gagner.

C’est une nouvelle personne qui s’engage vers le restaurant.

Comme d’habitude, le repas se déroule dans une très bonne ambiance. Mais Elise sent une atmosphère chargée de tension sexuelle, d’envies pressentes, de regards de feu. Elle est humide, impatiente de se retrouver seule avec Thomas, en toute intimité, et de pouvoir aller au bout de ses envies. La petite escapade dans la mer était trop rapide et trop superficielle. Cela lui a juste permis de constater que son corps s’est réveillé et qu’il a besoin d’assouvir un réel appétit sexuel. Il a été trop longtemps mis en sourdine, ignoré face au déferlement de travail qu’elle devait assumer tous les jours. Mais c’est assez.

Elle sent son corps s’échauffer, comme sorti de sa transe dépressive, grâce au soleil brûlant qui a fait office d’antidépresseur.

Après quelques danses avec Thomas, ils sortent enfin de la salle du restaurant, main dans la main, dans un accord tacite.

Elise le suit jusqu’au pont principal, dans la nuit chaude. Ils s’accoudent contre la rambarde et regardent le paquebot fendre l’eau, à destination de leur prochaine escale. Tout est calme autour d’eux, de rares promeneurs profitent de l’air marin du soir pour venir digérer avant d’aller se coucher.

Ils se sentent bien, collés l’un à l’autre. Leurs visages se tendent, se rapprochent, leurs bouches se cherchent et se trouvent.

La température déjà élevée monte encore d’un cran. Les langues se tournent autour, se caressent. Le temps s’arrête, se suspend pour les laisser profiter de l’instant présent. Le tangage du bateau leur procure le rythme à adopter, l’un contre l’autre, bouche contre bouche, les langues se trouvant et se caressant.

Au bruit d’un sifflement derrière eux, ils reprennent pied dans la réalité et décident de poursuivre leur danse dans un endroit plus intime.

Le trajet jusqu’à la cabine d’Elise se déroule en plusieurs étapes, baisers dans le couloir, dans l’ascenseur, devant la cabine, le temps de chercher la carte magnétique, frénétiquement et maladroitement.

La tension continue de monter. La porte à peine refermée, Thomas cloue Elise contre le mur en lui relevant les jambes autour de ses hanches, comme dans la mer. Elle se rend compte directement de l’excitation de son partenaire, son membre pressé contre elle.

Elle n’est pas en reste non plus. Ses sens sont décuplés, elle a de plus en plus chaud. Ses mains courent partout le long de la nuque et du dos de Thomas, sous sa chemise qu’elle déboutonne pour lui enlever. Sa langue goûte cette nouvelle saveur, le long de son torse, descend plus bas, pour délivrer l’organe orgueilleux et le sentir, le titiller et l’avaler. Elle se délecte de rendre à Thomas le plaisir qu’il lui a donné dans l’après-midi, et à entendre ses gémissements, il passe un très bon moment. De sa bouche et de ses mains, elle le mène jusqu’au bord du précipice.

Les positions changent, Thomas relève Elise, en profite pour lui retirer sa robe et se repaît du spectacle qu’elle lui donne, en lingerie noire sur une peau bronzée par le soleil. Ils sont bientôt nus tous les deux, se rapprochent afin de sentir leur peau l’une contre l’autre, chaude, douce, et leur danse langoureuse prend une tournure enfin endiablée quand Thomas vérifie d’un doigt que sa belle est bien humide et prête pour lui avant d’y enfoncer son membre, progressivement mais jusqu’à la garde.

Elise perd pied, elle se complaît dans toutes les sensations qui déferlent sur elle, limite oubliées dans les turpitudes de sa vie banale et routinière. Elle reprend conscience de s’être perdue, dans les méandres de sa carrière. Alors elle ouvre ses perceptions du monde et savoure cette relation presque bestiale, sur le lit de sa cabine. Et elle en redemande, allongée sous lui puis à cheval sur lui, en se délectant de prendre les commandes et de naviguer pour deux, à son rythme et aussi profondément qu’elle le souhaite, pour ne rien oublier, pour ne plus se perdre.

Leur nuit est faite de gémissements, de cris, de succion, et d’orgasmes.

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Les derniers jours du séjour passent à une allure de folie. Le soleil a réchauffé Elise, dans tous les sens du terme. Elle ne connaît plus la fatigue, elle se sent en pleine capacité de son corps et de son être. Corps qui est aimé, baisé, sous le soleil, dans la mer, dans sa cabine.

Thomas lui fait se réapprendre tous les jours, elle a repris confiance en elle, en son pouvoir de séduction, en sa capacité à rebondir.

Cette fois c’est sûr, Elise est prête pour une nouvelle vie.

 

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