Ca s’est passé pendant le premier confinement. On a beaucoup parlé de cette période en mal. Mais certains en ont retiré du bien. Comme moi. Et elle.
Comme vous vous en souvenez sans doute, le confinement a débuté en mars, et on ne s’y attendait pas vraiment. Il a été très strict. Et donc on s’est retrouvés bloqués du jour au lendemain. Pas évident de vivre une telle situation. Je me suis retrouvé en télé-travail à l’appartement, sans plus avoir la possibilité de sortir, sauf pour aller faire les courses. Perspective déprimante au possible. D’autant que je n’avais aucune intention de frauder, et je ne m’étais pas miraculeusement mis au jogging.
J’habite dans une rue qui est faite de hauts immeubles, ils sont disposés en face à face, glissant vers une place qui donne une respiration, d’où on repart sur la droite vers un pont et des maisons bien plus basses ainsi que des pavillons, construits plus récemment sur une ancienne zone maraichère.
Pour m’aérer, j’avais trouvé une solution. Le soir, quand j’avais fini ma journée, je me calais dans l’entrée de l’immeuble, porte grande ouverte, sans sortir. Le hall était agréable, et m’y poser me vidait l’esprit, me donnant le sentiment de respirer, au propre comme au figuré.
J’avançais jusqu’à l’ouverture, sans cependant mettre un pied dehors.
C’est comme ça que j’ai remarqué, le troisième jour, qu’en face,  mais en décalé, il y avait une porte ouverte. Quelqu’un qui d’évidence faisait comme moi.
Je ne l’ai aperçue que le surlendemain.
Avant je partais le matin très tôt, je rentrais très tard le soir, et je ne voyais jamais mes voisins. Là, je l’ai vue pour la première fois.
J’aurais dit qu’elle avait à peu près le même âge que moi, un début de trentaine, et pas mal de charme. Une petite brune avec un visage ovale, des lunettes qui ne masquaient pas un regard bleu pétillant, et une silhouette fine.
Ce soir-là, elle était tout en noir, un chandail, une jupe avec un zip descendant qui couvrait l’intégralité du tissu devant, un collant, et de petites chaussures fermées.
Une jolie fille. Fraiche et souriante.
Pourtant nos regards ne se sont pas accrochés…
Nous étions deux étrangers l’un pour l’autre.
Je suis remonté chez moi au bout d’une heure.
Dans la soirée, j’ai repensé à cette jolie silhouette.
Cela faisait pas mal de temps que j’étais célibataire. Sans doute plus de temps que je ne l’aurais voulu.
J’avais eu des relations compliquées, et je rêvais de rapports simples. Avec quelqu’un de facile à vivre.
Je n’avais pas prévu de m’aérer tous les jours à la même heure. Mais le lendemain, je me suis dit que ça serait une bonne idée… Ca me permettrait de la revoir.
Je suis descendu sur le coup de 17 heures, et j’ai ouvert le battant, laissant le monde extérieur venir vers moi.
En face, sur ma gauche, puisque les deux immeubles et les deux entrées étaient décalées, c’était fermé.
Elle ouvrirait sans doute plus tard. Comme la veille.
Mais une heure plus tard, en face, c’était toujours fermé.
La solitude fait construire des chimères.
Et pourtant, le lendemain, je suis redescendu à nouveau.
La porte en face s’est presque immédiatement ouverte, avec un léger décalage.
Et elle a fait son apparition.
Elle avait nettement modifié son apparence physique.
Ce n’était pas que 48 heures plus tôt, elle était négligée, mais d’évidence, elle était nettement plus soignée, pour ne pas dire sexy. Une jupe droite, courte, très moulante, d’un jaune éclatant, des collants noirs, et un haut qui n’était pas moins moulant et qui mettait en valeur une poitrine plus volumineuse que je ne l’aurais imaginé. Elle avait arrangé ses cheveux en un assemblage qui tenait par épingles, et elle s’était maquillée. La seule réminiscence de notre première rencontre, c’étaient de petites bottines fourrées.
Dans un premier temps, elle a fait comme si elle ne m’apercevait pas, mais son attitude disait clairement qu’elle sentait mon regard sur elle.
Nous avons échangé un sourire. Le sien était magnifique.
On est restés comme ça un long moment, toute notion du temps dissoute, à s’observer. Ravis l’un et l’autre par ce qu’il nous était donné de voir.
Je crois bien qu’on aurait pu passer toute la journée comme ça à se mater mutuellement, si on n’avait pas pris conscience qu’à un moment, il était nécessaire de fermer la porte et d’attendre le lendemain.
Au moins, ça nous calait un but. Attendre le moment où on pourrait enfin voir l’autre, et être transporté par sa vision.
C’était sans doute curieux de s’amouracher ainsi de quelqu’un qu’on ne connaissait même pas, et qu’on entrevoyait simplement.
Une image. Mais une image bigrement attirante.
Elle m’apparaissait chaque soir, et je la trouvais chaque soir plus séduisante, autant parce qu’elle soignait son apparence que parce qu’elle me remplissait, jour après jour.
Au-delà d’un simple attrait, le désir a commencé à monter entre nous.
Elle s’est mise à l’alimenter quotidiennement.
Tout avait démarré quand, vêtue d’une robe en lainage grise qui la moulait, elle avait attrapé l’ourlet de celle-ci pour la remonter très lentement, clairement, une forme de strip-tease, en en dévoilant peu la première fois.
Sous sa robe, elle avait un collant, et sous son collant, une petite culotte noire. Et ses seins étaient pris par un soutien-gorge rouge qui n’était pas assorti à la culotte. Et, indéniablement, elle avait un joli corps, ainsi que j’avais pu l’entrevoir avant qu’elle ne se dénude.
Elle s’est retournée, avec un sourire qu’on pouvait interpréter dans bien des sens, pour me donner à voir ses fesses, enveloppées par sa culotte. Avant de me faire de nouveau face, apparemment heureuse de s’être ainsi exhibée.
Dès lors, tous les jours, j’ai eu droit à mon strip-tease. Elle soulevait une jupe, un haut, elle descendait un caleçon. Un véritable éventail de possibilités, qui s’inscrivaient différemment, selon le jour. Elle jouait non seulement sur ses vêtements, mais également sur ses sous-vêtements, les baissant, les dégrafant, ou oubliant de les mettre. De la sorte, j’ai vite profité de ses parties les plus intimes, et je n’ignorais plus rien d’elle à la fin du confinement. Le triangle de sa toison pubienne, soigneusement taillé, son sexe, changeant selon les jours, totalement clos où bien avec un bout de lèvre sortant, ses fesses rondes et cambrées, avec un sillon profond au milieu. Sa taille fine, ses hanches marquées. Ses seins bien galbés, qui se dressaient fièrement, avec de jolis aréoles et de jolis tétons, bien roses.
Totalement absorbés par ce lien qui existait entre nous, ne faisions pas attention à ce qui nous entourait. Or, même en plein confinement, des gens passaient dans la rue.
Un jour, elle a levé sa jupe, sous laquelle elle était nue, s’exhibant pour moi. Un vieux type, que je voyais souvent passer par là, avec un sac à provisions, vide ou rempli, revenait à ce moment.
Il s’est figé, tourné vers elle, lâchant son sac. J’ai cru un instant qu’il allait faire une crise cardiaque. Il a finalement ramassé son sac et repris sa route, perturbé.
On a ri tous les deux.
Un lien de plus tissé entre nous.
Une autre fois, un autre moment d’exhibition, une blonde passait, grande et fine. Mon quasi vis-à-vis féminin venait de défaire une robe, bouton après bouton, avant d’en écarter les pans.
La blonde a eu une réaction très différente de l’homme d’âge mur. Elle s’est figée, mais on a bien vu à son expression que la petite brune lui faisait envie.
Ca s’est passé comme ça pendant un mois.
Bien sûr que l’un d’entre nous aurait pu traverser plus tôt, mais je crois qu’on avait plutôt besoin d’attendre. C’était bon finalement qu’il y ait de l’envie, du désir, de la frustration, de l’attente…
Entre nous, il y avait du désir…Et une bande de bitume, sur laquelle il fallait faire quelques pas…
Elle est apparue, ce soir-là, tout aussi jolie et pimpante que les autres soirs. Elle portait un pantalon en vinyle, qui collait à ses belles formes, et un chemisier rouge. Je penser qu’elle allait respecter les traditions, et entamer un strip partiel, ou total. Mais, à ma grande surprise, parce que je pensais notre relation figée pour l’éternité, elle a traversé la rue.
Peu de pas à faire, mais qui signifiaient beaucoup.
Elle avait des bottines à talons, qui ont résonné sur l’asphalte.
Ca a été l’explosion. Mais c’était sans doute bien ainsi, et ça n’aurait sans doute pas été aussi intense si on n’avait pas attendu.
C’était justement ça qui était bon. D’avoir tellement attendu.
Elle s’est jetée dans mes bras, plaquée à moi, et sa bouche est venue à la rencontre de la mienne. Deux bouches qui s’accrochent pour un baiser qui laisse aussitôt place à un autre.  Une langue qui part à la rencontre d’une autre langue. Des mains avides qui caressent un corps à travers ses vêtements.
Avec des mains audacieuses, elle est venue défaire mon pantalon, et elle a été chercher ma queue dans mon caleçon. Elle l’a trouvée aux trois-quarts érigée, et elle l’a mise à nu.
—Tu as une belle queue, exactement comme je l’imaginais, elle a dit, en la caressant doucement. Si tu savais comme j’ai pu la fantasmer…
—On prend un risque en se rejoignant…On se connait à peine…On sera peut-être déçus…
—Ou pas, elle a dit en glissant à genoux.
Elle a baladé ses lèvres et sa langue sur ma queue gorgée de sang. C’était bon, et ma queue s’est mise à couler comme une fontaine, un liquide sirupeux qu’elle a lapé.
—Moi aussi, j’ai envie de te caresser avec ma bouche.
Elle s’est redressée, et j’ai défait le bouton qui tenait le pantalon ultra-collant à sa taille. Dessous, je m’en suis rendu compte en tirant le zip de la fermeture-éclair, elle avait une culotte blanche basique. J’en ai vu plus en tirant le pantalon vers le bas. La culotte était marquée, sur une large surface, par une tâche de sécrétions, et le coton tournait au translucide, laissant voir une partie de son sexe.
J’ai descendu le pantalon jusqu’à ses genoux, avant d’aller chercher le slip.
Contrairement à la mode actuelle, elle avait choisi de conserver une toison pubienne, un tapis de poils de la même couleur de ses cheveux, dans lequel on avait envie de passer les doigts et la langue.
Plus bas que cette toison, il y avait un sexe bien ouvert, et dont coulaient ses jus intimes qui venaient mouiller ses chairs et les faire briller.
Elle a gémi quand je suis venu caresser ses poils de ma bouche, les faisant humides, avant de venir pincer les lèvres de son sexe de ma bouche. Ses jus ont inondé ma gorge, la remplissant d’une saveur sucrée.
La prenant par les fesses, je l’ai montée sur une banquette en bois qui représentait la partie inférieure d’une grande armoire intégrée dans le mur. Elle a naturellement écarté les cuisses, son sexe plus ouvert dans cette position, et pas seulement d’excitation. Ma langue s’est glissée au contact de la muqueuse toute rose qu’elle m’offrait. Elle a poussé un long gémissement qui s’est prolongé.
—Ta langue, c’est bien, elle a dit au bout d’un moment. Ca me rend folle. Mais je voudrais aussi ta queue.
Obnubilés par notre désir, on avait été bien imprudents de se laisser aller ainsi à nos pulsions,en laissant la porte ouverte. Certes, on était décalés, sur la droite, mais tout le monde pouvait nous voir.
Je me suis détaché d’elle pour pousser la porte, puis je l’ai entrainée un peu plus loin, en montant trois marches pour qu’on  se positionne à l’abri derrière l’escalier qui montait vers les étages.
—Je crois qu’on a oublié quelque chose, elle a dit, retournant attraper le pantalon de vinyle qu’elle avait posé avec sa culotte sur la banquette de bois.
Dans une des deux poches arrière, elle a récupéré un emballage d’argent. Elle est revenue avec.
—Tu pensais que…?
—Je me suis dit ce matin que, quoi qu’il m’en coûte, et même si ça me demandait un énorme effort sur moi-même, je devais absolument traverser. Et j’avais préparé un préservatif. Parce que je me disais qu’il y avait une possibilité qu’on en arrive là.
Elle a déchiré l’emballage d’aluminium et mis a jour le préservatif huileux qu’elle a fait habilement coulisser sur ma queue.
Ainsi gainé, j’étais prêt à la pénétrer. Et je me rendais compte, tout d’un coup, que j’en avais envie. L’aboutissement d’un mois de désir.
Elle s’était appuyée contre le mur. Elle était plus petite que moi, mais ses bottines lui donnaient des centimètres supplémentaires, alors ça allait. Elle a attrapé ma queue et elle l’a guidée vers son sexe. J’ai poussé pour rentrer dans son ventre, et j’ai senti sa chaleur m’entourer. Elle a souri alors que je glissais en elle. Sa muqueuse était comme une caresse contre ma queue.
Vu notre position, c’était à moi de tout faire. J’ai fait rentrer ma queue à fond, puis je l’ai ressortie. Un mouvement lent, que j’ai répété. Elle regardait ma queue avec fascination.
—C’est bon…Exactement comme j’espérais.
Elle a amené son index sur la zone de son clitoris. Elle a commencé à se caresser. Long et fin, son clito s’est décalotté et aventuré à l’air libre.
—Je crois que je vais…
Elle allait sans doute dire jouir, mais elle s’est figée, emportée par l’orgasme. Je me suis dit que c’était vraiment un moment formidable, avant d’exploser et de cracher du sperme comme si je ne m’étais pas vidé depuis six mois.
—Et maintenant?, je lui ai demandé, alors qu’elle restait empalée sur une queue qui n’avait pas ramolli. On rentre chacun chez moi et on se voit entre 17 et 18 ou on envisage autre chose?
Ca pouvait grès bien n’être qu’une parenthèse, même si j’avais encore ma queue fichée en elle. Elle l’a dégagée, et elle l’a caressée doucement.
—Je t’invite chez moi ce soir. Je vois que ta queue peut encore servir. Et puis demain on pourra inverser. Tu m’inviteras. Et ainsi de suite. Non, écoute, j’ai encore envie, et toi aussi. Ca peut pas attendre.
Elle a attrapé une autre capote dans la boite, m’a recouvert de latex neuf et s’est cette fois pliée en deux contre le mur. Ce n’était pas le confort maximum, mais on avait très envie. Et puis cette entrée était liée à toute notre histoire. Je me suis glissé en elle. La soirée ne faisait que commencer. Et on n’était plus seuls.

 

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