Les déménageurs ne vont pas tarder. Des piles de cartons les attendent. Devant moi, l’un de ceux que je n’ai pas encore scellés. Des souvenirs, des lettres, des mots tendres, des photos. Il est vrai que j’ai eu ma part d’aventures, un beau tableau de chasse, mais le fait est que aucun homme ne m’a fait oublier Gabriel, mon frère, le seul que j’ai jamais vraiment désiré, le seul que j’ai voulu au fond de moi, le seul qui m’ait réellement fait jouir.

Une précision importante ! Gaby est en fait mon demi-frère, nous n’avons donc jamais mérité de brûler en enfer.

Gaby fut le fruit d’un premier mariage. Il avait tout juste trois ans lorsque, fraichement divorcé, mon père rencontra ma mère. Le jugement lui avait accordé la garde de son fils. Je naquis dix mois plus tard, deux ans avant que mon père meure d’une crise cardiaque. Je n’ai donc aucun souvenir de lui. Devenue veuve, ma mère fut contrainte d’emménager avec mon frère et moi (pouvons-nous laisser tomber le « demi » à partir de maintenant ?) dans un modeste deux pièces. Un canapé-lit transformait la salle de séjour en chambre à coucher, tandis que Gaby et moi partagions l’autre chambre avec deux lits superposés et un cabinet de toilette.

Je me suis souvent demandé quel miracle nous permit de grandir ensemble en une telle harmonie. Durant les années de notre enfance et adolescence, il n’y eut jamais entre nous de pudeur, d’embarras ou quoique ce soit de malsain. Nous nous promenions nus et nous savonnions mutuellement dans notre minuscule cabine de douche. Nous observâmes les changements que la puberté causait à nos corps, les premiers poils, le changement de sa voix, la naissance de mes seins sans en éprouver la moindre gêne. En matière sexuelle, Gaby fut ma seule source d’éducation, car l’internet n’en était qu’à ses débuts et nous n’avions d’ailleurs pas d’ordinateur. Au lycée, je n’avais pas d’amie à qui me confier. Mon intuition me disait que personne ne comprendrait réellement ma relation avec mon frère et je n’en parlai jamais.

Gaby savait que j’avais eu plaisir à me caresser depuis ma tendre enfance. Ma main avait pris d’instinct le chemin de mon clitoris bien avant que je connaisse ce mot. Avec les ans et la puberté, cette délicieuse sensation se fit plus précise, plus intense, mais quelque chose me disait qu’elle aurait dû m’emmener plus loin. Partagée entre le délice d’une sensation nouvelle et un appétit insatisfait, j’éprouvais comme une frustration.

Un gémissement incontrôlé attira un soir l’attention de Gaby.

— Quelque chose qui ne va pas ? demanda-t-il.

— Non, au contraire, c’est vachement bon là.

Ayant allumé sa lampe de chevet, Gaby sauta à terre et s’assit à mon côté.

— C’est où « là » demanda-t-il avec un sourire qui en disait long.

— Ben ici, tu sais bien, dis-je en repoussant le drap.

— Bien sûr que c’est agréable. Il n’y a rien de mal à en profiter. Allez, continue.

Je le répète, il n’y avait aucune pudeur entre nous. Écartant les cuisses, je lui montrai comme l’index et le majeur de ma main droite allaient et venaient sur le bouton que je sentais s’enfler. Fermant à demi les yeux, je me remis à gémir. Partagée entre le délice d’une telle sensation et un appétit insatisfait, j’éprouvais comme une frustration.

— Laisse-moi faire, dit Gaby.

Et ce fut lui qui, guidant mes doigts, me fit poursuivre ma découverte. Mes gémissements se firent plus forts. Par bonheur, ma mère dont l’oreille était dure avait comme chaque soir mis le volume de la télé à son maximum. Oui, mon plaisir s’intensifiait mais je me sentais toujours comme bloquée à mi-chemin sur une route dont j’ignorais tout. Gaby écarta alors ma main. Repoussant doucement le capuchon qui recouvrait mon clitoris, il enduisit les doigts de son autre main du liquide huileux que je sentais couler de moi et intensifia le mouvement de caresse circulaire que j’avais insuffisamment initié. Il n’en fallut pas davantage et quelques secondes plus tard un véritable séisme me secoua. Je perdis tout contrôle de mon corps alors qu’un véritable hurlement montait de ma gorge. Mes jambes étaient secouées de spasmes et tremblais de tout mon corps. Si mon frère ne m’avait pris dans ses bras, je serais sans doute tombée du lit.

Ayant pratiquement perdu conscience, je me souviens avoir passé un long moment nichée contre Gaby dont la main me caressait le front.

— Explique moi, demandai-je enfin.

J’appris ce soir-là le mot orgasme et fus rassurée de savoir que ce plaisir suprême serait constamment à ma disposition. Il n’y avait aucune raison de m’en priver, me dit mon frère.

— Toutes les filles peuvent faire ça ? demandai-je.

— Bien sûr et les garçons aussi.

— Mais … mais comment est-ce possible ? Vous n’avez pas de … tu sais bien.

— Je t’expliquerai, c’est promis, mais pas ce soir.

— Tu me montreras?

— C’est promis, je te dis. Maintenant tu vas faire de beaux rêves.

Quel ne fut pas mon effarement lorsque, revenant des toilettes au milieu de la nuit, je vis dans la lueur du lampadaire sous nos fenêtres mon frère assis au bord de son lit, les jambes dans le vide, tenant en main un membre qui semblait lui avoir poussé à la place de ce que j’avais coutume d’appeler son zizi ! Je m’immobilisai devant lui, stupéfaite.

— Va dormir, ma petite Claude. Je t’expliquerai demain.

— Non, dis-moi maintenant. Je ne pourrais pas me rendormir, sinon.

Gaby m’expliqua alors ce qui lui était arrivé ces derniers jours.

— Je m’y attendais, on en parle avec les copains. C’est sans doute ce que nous avons fait hier, toi et moi, qui a tout déclenché. N’empêche que ça fait un drôle d’effet. Je me réveille et je suis tout gonflé, tout raide et long comme tout. C’est agréable, note bien, et c’est normal, ça arrive à tous les garçons.

De retour du lycée, je retrouvai Gaby qui n’avait pas eu cours et faisait ses devoirs.

— Tu m’as promis de me montrer, dis-je.

— Tout à l’heure. Je dois terminer ce problème.

— Non, tout de suite, s’il te plaît. J’en ai vraiment envie !

Secouant la tête avec indulgence, il rangea ses cahiers, se déshabilla, grimpa sur son lit et s’assit face à moi. Debout, j’avais le visage à la hauteur de ce qui était redevenu son « zizi ».

— Tiens, regarde ce que Jacquot m’a donné, dit Gaby en exhibant un dépliant de magazine. Je ne pus jeter qu’un bref regard à la photo en couleur d’une femme nue aux seins copieux, les cuisses ouvertes exposant une vulve béante à un homme au sexe dressé, car mon frère fut prompt à le retourner vers lui et à s’en délecter. Bientôt je vis comme son sexe s’animait, s’allongeait, se gonflait et, finalement se dressait au-dessus de ses couilles, un nom qui m’avait toujours fait sourire quand il m’encourageait à les savonner. Gaby avait ouvert ses cuisses entre lesquelles je me trouvais et j’étais envahie de stupeur, d’excitation devant une telle découverte mélangée, je ne savais pourquoi, d’une sorte de terreur.

— Ça te plaît?

Sans voix, je ne pus que hocher la tête alors qu’il faisait monter et descendre son poing le long de son sexe. Le rouge lui montait au visage, il semblait peiner à garder les yeux grand ouverts. J’eus alors l’idée d’intervenir.

— Et si tu me laissais faire pour toi ce que tu as fait hier pour moi ?

— Pourquoi pas?

Timidement d’abord, puis encouragée par le sourire de Gaby qui avait retiré son poing, je saisis son membre dressé dans ma main. Je n’oublierai jamais ce moment de monumentale découverte. Aucun explorateur n’a pu être davantage bouleversé en débarquant sur une terre inconnue. Ce membre était vivant, il était chaud, je le sentais réagir à mes caresses. Gaby intervint brièvement pour mieux dégager son gland de son prépuce. Jamais je ne l’avais imaginé si rouge, si gonflé. Le souffle de Gaby se faisait court, il renversait la tête en arrière et grognait doucement.

— Attention, dit-il d’une voix rauque.

Un court instant plus tard, un liquide blanc et crémeux jaillit de son gland. Je le sentis sur mon cou. Un réflexe me fit lâcher le sexe de Gaby et tendre mes mains réunies en une sorte de coupe pour recueillir le jet suivant, puis un autre. Incapable de contrôler mes réactions, il me semblait être une marionnette dont quelque magicien tirait les cordes. Tout en entendant Gaby retrouver son souffle, je fixai, stupéfaite, la flaque de liquide blanc au fond de mes paumes. Poussée par une curiosité que je ne contrôlais pas, je lapai cette crème de deux coups de langue.

— Tu aimes ? demanda Gaby.

J’étais incapable de répondre. Ce que j’avais sur la langue était épais, doucement âcre et très légèrement salé.

— Tu peux l’avaler, dit Gaby. Il n’y a rien de mal.

Comme la veille, cet épisode qui se grava pour toujours dans ma mémoire, se termina par un câlin. Mon frère et moi étions plus proches que nous ne l’avions jamais été. En fait, je prétendis être malade les deux jours suivants et passai les heures de solitude à assimiler toutes les découvertes qui avaient changé ma vie, je n’en avais aucun doute.

Lorsque Gaby revint du lycée le troisième jour, j’étais arrivé à une conclusion.

— Tu vas mieux dirait-on, dit-il en m’embrassant.

— Oui et je sais ce que je veux. C’est important.

— Je t’écoute.

— Je veux que tu sois le premier au fond de moi. Je veux que tu m’enfonces ce que j’ai vu hier et que tu me donnes un plaisir que je n’ai encore jamais connu.

Gaby alla vers la fenêtre et demeura un long moment le dos tourné vers moi. Je ne comprenais pas. Quand enfin il revint vers moi, il avait l’air terriblement sérieux. S’asseyant à mon côté, il prit ma main.

— Bien sûr que j’aimerais, dit-il. Ce serait merveilleux, mais ça n’est pas possible.

— Mais Pourquoi?

— Je sais bien que je ne suis que ton demi-frère, mais, que puis-je te dire, dans une bonne partie de ma tête, tu es ma petite sœur et je sais que je ne pourrais pas.

Lorsqu’il vit des larmes perler sous mes yeux, il me caressa sans dire plus, puis, soudainement son visage s’éclaira.

— Mais j’ai une idée ! Voici ce qu’on peut faire …

Tiens, on a sonné. Ce sont les déménageurs. En hâte je referme le carton à souvenirs. Je ne sais quand je serai installée dans mon nouvel appartement, cela va prendre du temps. Je reprendrai plus tard mon récit.

À suivre donc …

 

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