DES OMBRES DANS LA NUIT

Chaque soir, depuis deux mois, il allait chercher Délia devant les urgences, où elle travaillait, à l’accueil. Il finissait tôt dans l’après-midi, elle avait un emploi du temps qui la faisait souvent démarrer à huit heures, et terminer à vingt heures.

Il avait pris cette habitude, de l’accompagner le matin, et de l’attendre le soir, pour la ramener chez eux.

Entre leur domicile et les urgences, il y avait trois kilomètres à peu près, à faire selon un parcours irrégulier d’avenues, de rues.

C’était l’occasion pour lui de découvrir cette petite ville de province dans laquelle il était arrivé il y avait peu. 

Son charme provenait essentiellement de sa variété. Les artères qui traversaient la ville fendaient en deux un paysage varié, des immeubles de quelques étages, des pavillons avec jardins, des commerces… Un univers hétéroclite qui valait le coup d’œil.

C’était venu un peu par hasard. Sans doute parce que cela ne faisait que deux mois qu’ils se connaissaient, et le désir était encore très fort entre eux.

A vrai dire, ce jour-là, différents éléments s’étaient additionnés pour arriver à ce résultat.

Elle était partie au travail vêtue d’une mini-jupe ultra courte, très moulante, qui collait à ses hanches, à ses fesses rebondies, et laissait largement visibles des jambes qu’il avait toujours trouvées parfaitement dessinées, gainées d’un collant sombre. Elle avait également choisi de porter des bottes noires, en cuir, luisantes, qu’elle arborait pour la première fois, avec des talons aiguille, qu’elle avait de son propre aveu, achetées la veille, et qui ajoutaient une indéniable touche érotique à une tenue qui était déjà troublante.

Il n’avait pas pu l’accompagner ce matin-là, il devait partir sur le coup de sept heures, alors qu’elle attendait huit heures moins le quart pour traverser la ville à pied, arrivant pile à huit heures, mais elle était déjà prête. Elle avait surgi de la salle de bains alors qu’il ajustait sa veste et vérifiait qu’il n’avait rien oublié. Il avait senti son sexe se durcir. Elle était très belle, mais contrairement à d’autres filles, elle savait jouer de sa féminité, la rendre troublante, un don plutôt rare. Ainsi, avec cette jupe ultra courte, les jambes rehaussées par son collant, avec ses bottes qui apportaient une nuance d’érotisme démultipliant son charme.

Je viens te dire au revoir… Tu passes me chercher ce soir ?

Je finis à cinq heures, alors, oui bien sûr.

Elle s’était collée contre lui, comme elle le faisait à chaque fois qu’elle voulait lui dire au revoir, plaquant à lui l’épaisseur et la chaleur de son corps, venant chercher sa bouche, un moment de complicité qui était aussi une promesse, pour les moments à venir.

En se plaquant ainsi contre lui, elle avait senti son sexe, qui s’était durci de désir en la voyant, érection qui avait été décuplée lorsqu’elle s’était écrasée contre lui. Elle lui avait soufflé à l’oreille :

Je te plais aujourd’hui ?

Et comme pour le vérifier, elle avait descendu son main jusqu’à sa queue, en caressant la dureté à travers son pantalon.

Tu penseras à moi toute la journée, et ce soir tu pourras me la mettre où tu veux, et comme tu veux.

C’était une promesse qui pouvait engager bien des fantasmes et le faire rêver toute la journée. Ce qui serait bien le cas.

Ces derniers temps, d’ailleurs, non qu’elle soit négligée avant, Délia se faisait de plus en plus sexy, et ils étaient partis sur ce schéma, qui faisait que le matin, elle se présentait à lui, faisait naître en lui le désir, il y pensait toute la journée, elle aussi, son corps le disait clairement le soir quand elle le retrouvait, ne serait-ce qu’à la manière dont son sexe était humide et ouvert, et le soir, c’était l’explosion quand ils retrouvaient l’appartement.

Ce soir-là, donc, il était parti à travers la ville, alors que la nuit tombait doucement. Les lieux flamboyaient dans les dernières lueurs du crépuscule. Il s’était positionné, comme souvent ces derniers temps un peu en décalé devant l’entrée. Elle avait surgi, faisant glisser son blouson sur son torse et son sac à main sur son épaule. Elle l’avait aperçu. Elle avait souri et lui avait fait un signe de la main. Il avait eu une semi-érection en arrivant, pensant à elle le matin, mais aussi à tous les scenarii qu’il avait pu imaginer dans la journée.

Il avait retrouvé le contact du matin, mais différent, bien sûr, en début de soirée parce que prometteur de ce que celui du matin ne pouvait pas donner. Elle avait esquissé aussi une caresse semblable, histoire de vérifier s’il était encore dur de désir.

T’as pensé à moi dans la journée ?

Tout le temps.

Et ce n’étaient pas des paroles en l’air. Elle le hantait d’ailleurs trop. Il pensait à son corps, aux moments où ils avaient fait l’amour, à ceux où à nouveau, leurs corps seraient l’un contre l’autre, l’un sur l’autre, l’un dans l’autre…

Queue dure le matin, promesse d’un moment coquin, queue dure le soir, amour très tard.

Il aimait bien ce genre d’aphorismes qui fleurissaient à ses lèvres.

Ils partirent, bras dessus bras dessous.

Rien ne se passa pourtant comme il l’avait imaginé. Il pensait que, comme les autres soirs, ils rentreraient directement à la maison.

Le désir coulait dans ses veines. Il avait espéré toute la journée, attendu, et maintenant, elle allait être à lui. Tout était possible. Une multiplicité de situations, de positions.

Il fut très surpris quand elle l’attrapa par la main et elle le tira vers un passage qui s’engageait sous une maison, conduisant à une cour qui donnait sur plusieurs autres maisons accolées les unes aux autres.

Il n’y avait aucune fermeture, aucune grille, aucun portail, et on pouvait accéder facilement. Mais il n’aurait sans doute pas eu cette audace, ni même cette curiosité, si elle ne l’avait entraîné par là.

Elle se posa pile à l’endroit où le passage se terminait. Ils étaient dans une zone relativement sombre, et il lui sembla, il n’en eut jamais la certitude, qu’on ne les voyait pas de la rue, mais pas non plus des maisons de la cour. Avait-elle calculé son coup, faisant des repérages avant, ou suivait-elle son instinct ?

Face à lui, son regard planté dans le sien, Délia roula sa mini-jupe à sa taille, dévoilant, dessous, son collant. Il n’avait pas eu l’occasion de vérifier le matin, dessous, elle avait un simple collant, et celui-ci, était suffisamment transparent, sans aucune partie pour masquer son sexe, pour laisser voir ce corps dont il pensait ne jamais se lasser, ni épuiser les charmes. Le léger bombement du ventre, la pente naturelle du pubis jusqu’à son sexe qu’il voyait, même dans cette position gonflé et ouvert. Elle se retourna, lui présentant sa croupe charnue et pleine, naturellement rebondie, mais dont les talons aiguille accentuaient le rebondi, tout comme ils accentuaient la cambrure de ses jambes.

Elle attrapa le bord du collant, là où il faisait jonction avec sa chair, et le descendit jusqu’aux bottes. Elle se pencha en avant, s’appuyant contre le mur, tendant ainsi vers lui sa croupe qui s’ouvrit, et son sexe, dilaté d’excitation. Il se dit que s’il avait fantasmé toute la journée, elle avait du, elle aussi pas mal rêvasser à ce que serait la soirée. Elle lui avait avoué une fois que, dans son métier de secrétaire, il y avait souvent des moments de creux, et que, depuis qu’ils étaient ensemble, et parce qu’il existait une réelle harmonie entre eux, il lui arrivait de se caresser discrètement en pensant aux moments qu’ils avaient vécus. Il adorait l’imaginer, glissant la main sous une robe, une jupe, qui avait remonté et se frottant à travers un collant, une culotte…

Il avait envie de mettre son sexe en elle, mais en même temps il ne voulait pas aller trop vite. Il était pourtant conscient que faire l’amour ainsi, c’était devoir aller vite, car risquer d’être surpris à un moment ou à l’autre. Il vint poser sa main sur ses reins, et descendit en s’enfonçant dans le sillon fessier. Il tourna un instant sur sa muqueuse anale, il savait, maintenant qu’ils se connaissaient mieux, qu’elle adorait qu’on la caresse là…Il descendit à la rencontre de son sexe, le trouva chaud, mouillé et ouvert…

Mets-moi ta queue maintenant, lui demanda-t-elle. J’ai envie que tu me remplisses et ensuite que tu bouges en moi. J’y ai rêve toute la journée, tu peux pas savoir.

Il amena son gland tout gonflé de désir là même où il avait posé son index, et il descendit dans son sillon fessier, déclenchant en elle un long frisson qui se prolongea jusqu’au moment où il arriva à sa muqueuse. Il glissa doucement en elle, la remplissant jusqu’à ce que la tête de sa queue vienne cogner contre son utérus. C’était bon d’être dans son vagin, entouré par sa muqueuse chaude et aussi délicate que de la soie, mais ça l’était encore plus d’être ici, dans ce passage.

En même temps qu’il se remplissait de la sensation de sa vulve autour de moi, il percevait aussi ce qui l’entourait, l’épaisseur des murs, le vent frais, presque froid qui coulait sur eux, l’idée que, peut-être, même s’ils croyaient être discrets, des regards glissaient sur eux, de personnes qui éprouvaient du trouble et de l’excitation à les voir ainsi faire l’amour. Il se sentait bien, ainsi, dans la nuit qui était maintenant tombée, comme enveloppé de velours, protégé, à l’abri dans celle-ci. Des effluves d’une plante, il se souvint après que c’étaient des glycines, lui parvenaient, l’enivrant et contribuant à donner un cachet particulier à ce moment.

Il y avait indéniablement une volupté certaine à faire ainsi l’amour à l’extérieur, c’était une manière de régénérer l’acte, de lui donner un nouveau piment, même s’ils n’étaient pas encore lassés d’actes plus privés. Il savait d’ores et déjà qu’il aurait envie de recommencer. Il n’avait pas observé les rues qui amenaient à l’hôpital sous cet angle, mais en y repensant, il voyait plein de lieux qui pourraient les accueillir. Ruelles, cours…

S’il aimait ce moment, elle aussi. Le meilleur témoin de son excitation, le moins indéniable, en tout cas, c’était la manière dont ses sécrétions vaginales coulaient d’elle. Jamais quand ils faisaient l’amour plus classiquement à l’appartement, elles n’étaient aussi abondantes.

Elle s’était très vite mise à geindre, alors que son sexe allait et venait en elle avec de plus en plus d’énergie. Elle lui jeta:

C’est une bonne idée de faire ainsi l’amour à l’extérieur…Tu es plus excité que tu ne l’as jamais été, et j’aime ça…

Puis elle jouit, en poussant un long gémissement, et il comprit qu’elle étouffait autant que possible ce qui aurait été un cri dans un autre contexte. Ce fut comme si elle avait éjaculé, elle libéra une quantité impressionnante de liquide qui inonda leurs chairs et leurs vêtements. Il la suivit dans la jouissance, crachant en elle de longs traits de sperme, qui venant frapper ses muqueuses. Il fut surpris de se libérer d’autant de semence, comme s’il n’avait pas joui depuis longtemps, alors que la veille, il était encore en elle. Ce fut cette accumulation de jets de semence qui la fit jouir à nouveau…

Ils reprirent leurs esprits, regardant autour d’eux. Mais personne ne semblait avoir remarqué leur petit manège. Ou alors quelqu’un qui restait dissimulé derrière ses rideaux. Il s’amusa à imaginer un homme faisant aller et venir sa main sur son sexe en les matant, ou une fille qui aurait caressé son sexe jusqu’à l’orgasme en les espionnant.

Elle remonta son collant…

Tu m’as mis une bonne dose de sperme…Ça va couler dans mon collant pendant qu’on va rentrer…Mais ça m’excite que ça soit comme ça.

Ils reprirent le chemin du retour, silencieux, l’un et l’autre remués par cette expérience, qu’ils n’avaient pas imaginée aussi bonne, ni aussi intense.

Tiens, regarde, lui dit-elle en soulevant sa jupe, une fois qu’ils furent à l’appartement, moins pour lui montrer que pour l’exciter, j’ai encore plein de sperme qui sort de ma chatte…

Et c’était vrai, le nylon était maculé de traînées blanches. L’espace d’un instant, il se vit, revenant en elle, dans son sexe encore dilaté, au milieu de sa propre semence, mais elle s’enfuit vers la salle de bains avant qu’il ait eu le temps de faire un pas vers elle. Pourtant quelques minutes plus tard, alors qu’ils dînaient ensemble, elle plongea soudain sous la table, pour venir chercher sa queue, qu’elle extrayait de son pantalon, et qu’elle se mit à sucer avec ardeur. Il comprit que, même s’ils avaient une sexualité inventive, ce moment dans la rue avait redonné une énergie nouvelle à leurs rapports.

En moyenne, avec des horaires fluctuants, Délia finissait deux ou trois fois par semaine à vingt heures. Ce qui jusqu’alors n’était pas régulier devint une tradition. Il était là fidèle au poste, devant les urgences, et ils savaient l’un comme l’autre qu’ils allaient faire l’amour quelque part le long d’une rue, avant de rentrer.

Il passait le soir en repérant tel ou tel endroit, mais, au final, c’était souvent elle qui donnait l’impulsion.

La deuxième fois, ils avançaient main dans la main, quand elle dit :

Là !

Elle n’avait pas besoin d’en dire plus, il avait bien compris ce qu’elle voulait. Il n’avait pas pensé à ce simple banc, posé là de manière incongrue sur le trottoir. Il s’agissait sans doute d’une survivance d’un parc, qui avait été absorbé par la villa construite derrière.

Ce jour-là, elle portait une robe noire, boutonnée devant avec, il avait eu l’occasion de les remarquer quand elle s’était habillée, des bas stay-up. Elle le poussa sur le banc, faisant sortir sa queue, toute dure.

Et si les gens passent et nous voient ?

Ils penseront simplement que je suis assise sur tes genoux, comme tout couple d’amoureux peut l’être.

Elle vint se positionner au-dessus de lui.

J’ai un string dessous, tire-le sur le côté…

Il obéit, trouvant le tissu au bout de ses doigts tout humide sur une grande partie. Elle attrapa son membre, et se laissa descendre sur lui, jusqu’à ce que son gland et ses lèvres soient en contact. La première fois n’avait pas été une fausse impression, c’était terriblement excitant de faire l’amour ainsi en pleine rue, et d’autant plus que cette fois, ils étaient plus visibles.

Elle se laissa couler sur lui, et son sexe roide glissa entre les muqueuses liquides. Elle s’assit sur lui, la queue totalement avalée.

Tu vois, pas de souci à se faire. Je suis simplement assise sur toi parce que j’ai eu un coup de fatigue.

Il l’attrapa par les hanches et se mit à la faire monter et descendre sur lui. Le frottement, muqueuse contre muqueuse, était vraiment très bon et l’excitation montait en eux.

Ils ne virent pas vraiment arriver la femme. Certes la nuit tombait, mais c’était surtout le fait qu’ils étaient dans un plaisir qui montait.

Ce fut elle qui la vit le premier.

Oh, merde, l’infirmière en chef.

Il l’avait déjà vue, effectivement, sortir des urgences. Une femme en surpoids, large, le visage mangé par la graisse, avec des lunettes épaisses de myope.

Avec un peu de chance, elle ne nous reconnaîtra pas.

C’était méconnaître cette loi qui voulait que le pire arrive toujours. Elle ralentit, puis esquissa un signe de main.

Délia ! Vous n’êtes pas encore rentrée chez vous ?

J’ai eu un coup de pompe, et je me suis assise sur les genoux de mon ami quelques instants.

Elle ne l’avait pas encore rencontré. Au lieu de continuer son chemin, elle jugea bon de s’approcher, et de venir lui serrer la main. Il passa le torse sur le côté, et lui tendit la main, en se disant qu’il devait absolument retenir la jouissance qu’il sentait monter en lui. Il se voyait bien, lui serrant la main, et explosant dans un orgasme en même temps…Mais il parvint à garder le contrôle.

Vous travaillez trop, Délia. Allez, moi je rentre. Je vous souhaite une bonne soirée.

Ils devaient se demander par la suite si la femme obèse avait compris ce qui s’était passé, choisissant de ne rien dire, ou si elle était totalement passée à travers. L’un comme l’autre, ils avaient trouvé la situation suffisamment excitante, pour que, alors qu’elle était encore toute proche, il commence à cracher son sperme en elle, emporté par un orgasme qu’il ne put pas maîtriser, ce qui déclencha chez Délia une jouissance qu’elle s’efforça d’étouffer. Elle lâcha malgré tout un petit cri. L’avait-elle entendu ? L’infirmière en chef ne se retourna pas.

Ce fut trois semaines plus tard que leurs expérience en pleine air prit un nouveau tournant, que ni l’un ni l’autre ils n’avaient anticipé.

Ils prenaient plaisir à présent à changer d’itinéraire, quitte à l’allonger, pour trouver de nouveaux endroits où faire s’épanouir leur sexualité.

Ce fut un jeudi soir qu’ils aperçurent l’escalier en colimaçon, et celui-ci les séduit tous les deux, de même que le lieu auquel il se rattachait. C’était une maison en U, qui semblait faite de plusieurs appartements, bénéficiant d’une grande cour, dans laquelle deux voitures étaient garées. Il y avait de la lumière au RDC, mais l’étage semblait pour le moment inoccupé.

Elle l’attrapa par la main, et le tira vers l’escalier qu’elle entreprit d’escalader, les talons aiguille de ses escarpins tapant sur le sol métallique. Elle s’arrêta quelques marches avant le haut. De là, on avait une belle vue sur la ville, dans toute sa complexité et sa variété. Il ne l’avait jamais vue ainsi, et cela lui donnait encore plus de charme.

La position dans laquelle elle s’était calée donnait aussi plus de charme à Délia. Elle avait gardé une jambe sur une marche, posée l’autre sur la marche supérieure, et ainsi, sa croupe était encore plus cambrée, tendue vers lui comme une offrande. Elle avait choisi, en ce jour de printemps frisquet, de porter une robe de lainage, très courte, qui laissait la quasi-totalité de ses jambes à nu. Il aimait les robes en lainage, car celles-ci collaient toujours au corps de celle qui la portait, mettant en valeur ses courbes, et ça en valait vraiment la peine pour Diandra qui était extraordinairement attirante. Ses seins, ses hanches, ses fesses ressortaient d’une manière marquée. Elle se tendit encore plus vers lui et lui dit :

Viens sur moi de ta langue…J’adore ça…

Il remonta la robe de laine, roulant le tissu pour l’accrocher dans la large ceinture de cuir qui entourait sa taille,  dévoilant le collant sous lequel, comme à son habitude, elle était nue. Il y avait pourtant quelque chose de différent. Au milieu de sa croupe, une rondelle ovale, violette, d’un métal brillant. Il resta un instant interdit. Elle se retourna, et lui dit :

C’est un nouveau gadget que je me suis payé, et je voulais l’essayer aujourd’hui. Ça a été…Vraiment très bon… Je me suis sentie remplie toute la journée, et ça m’a délicieusement excitée… Je pensais à ta queue, quand tu me la mets par là… En fait, je crois que je vais finir par préférer me faire prendre par le cul que par la chatte… En tout cas, je suis bien ouverte…Tu vas pouvoir en profiter…

Il se pencha sur elle pour examiner cette nouvelle Délia, examinant plus attentivement cette reconfiguration de ses parties les plus intimes. Il y avait cette proéminence, qui sortait légèrement d’elle. Plus bas, l’état de son sexe le disait clairement, elle avait du passer la journée dans un état d’excitation qui n’était que partiellement du à son attente de leur séance du soir…Il n’avait jamais vu ses lèvres aussi gonflées, aussi sorties, et ses chairs brillaient des liquides qui s’y déposaient. Il se dit que c’était là un beau cadeau qu’elle lui faisait, même si elle avait sans doute pensé en premier à son propre plaisir, en lui offrant ainsi ses orifices, prêts à accueillir une queue dilatée de désir.

Il avait déjà remarqué qu’elle avait les objets en tous genres et qu’elle avait une collection, cachée dans une grande boite en bois, dans son tiroir à petites culottes. Il l’avait surprise, un soir où il était rentré plus tôt, se donnant du plaisir avec un gode de couleur métallique, allongée sur le lit, le bas du corps nu,  son jean et sa culotte roulés en boule sur le sol. Elle faisait aller et venir le vibromasseur, animé par le moteur dont on entendait le discret ronronnement, dans un sexe dont l’ouverture disait le plaisir qu’elle pouvait éprouver. Les orgasmes avaient succédé aux orgasmes, de plus en plus forts, jusqu’à ce qu’elle sorte le gode d’elle, aussi trempé que ses cuisses, et qu’elle le lèche. Ce soir-là, parce que la voir ainsi l’avait très fortement excité, il lui avait fait l’amour avec une sorte de rage. Il ne l’avait jamais  revue par la suite avec des objets, même si le coffret en contenait plein. Il avait souvent eu envie de lui demander de jouer devant elle, sans jamais le formuler, et ce n’était que ce soir qu’il la voyait de nouveau avec un gadget qui n’était pas dans ses jouets la dernière fois qu’il avait considéré la boite, dont le contenu croissait  à chaque nouvelle fois qu’il le regardait.

Il se demanda ce qu’il devait faire. Tirer le jouet de son anus… Il imaginait sans mal ce qu’il découvrirait, et cette pensée l’excitait : une muqueuse qu’une occupation d’une journée avait dilatée,  non pas fermée mais figée dans une ouverture qui permettrait de voir son intérieur. Il voyait déjà son sexe rentrer dans cette béance inhabituelle.

Il décida de retarder ce moment, et se pencha pour venir sur elle de sa langue. Il trouva les muqueuses, leur délicatesse, leur sensibilité, et la pellicule de sécrétions qui s’était déposée sur elles, qu’il lapa en même temps qu’il la fouillait, venant sur ses lèvres, aiguisant le clitoris, puis dardant sa langue pour venir en elle…

Tout bascula en quelques secondes…

A la hauteur où ils se trouvaient, ils étaient quasiment en face de l’un des appartements de l’étage. Ils ne s’étaient pas posés de question, parce que l’appartement, derrière les persiennes tirées, semblait plongé dans l’obscurité.

Ça avait sans doute été une grande erreur que de penser cela.

L’homme avait surgi sur la passerelle métallique, fluide et rapide, bien qu’il soit plutôt trapu. Il fut près d’eux en quelques pas. En même temps qu’il approchait, il sortit son membre viril de son pantalon, exhibant une queue gonflée par une érection qui le rendait épais et long.

Il n’y eut pas un mot d’échangé. Déjà, Délia tendait la main vers lui, et elle caressait la verge. Le type eut un frisson. Sa queue eut un spasme et sembla grossir encore. Était-ce cela qu’elle avait, au fond, espéré, en l’entraînant pour des étreintes en pleine ville ? Qu’un partenaire, homme ou femme, se joindrait à eux, et leur donnerait l’occasion de renouveler ce qui restait un jeu à deux ? En tout cas, elle semblait éprouver un plaisir intense à avoir cette queue à sa disposition, la masturbant doucement avant de la parcourir de la pointe de la langue, glissant sur la tige, venant frôler les couilles, puis remontant sur le gland pour laper les pré-sécrétions qui coulaient d’abondance. Son corps disait le bonheur qu’elle avait d’avoir cette queue d’homme à sa disposition, il frémissait, comme animé par une joie nouvelle. La preuve la plus intime de son bonheur c’étaient ces sécrétions qui coulaient d’abondance.

Il y eut une sorte d’équilibre qui se dessina, entre lui qui parcourait sa vulve, et elle qui jouait avec le sexe offert. Cela dura un moment ainsi, moment sans doute prolongé parce que poussé par une envie qu’il ne pouvait plus maîtriser, et parce qu’il préférait que ce soit lui plutôt que l’autre, il vint saisir la rondelle de métal et la fit glisser hors du canal anal. Il craignit un instant que l’objet soit bloqué en elle, mais il vint facilement dans un glissement. Quand il ne resta plus que la pointe en elle, il eut une espèce de vent, un bruit très fort, dont il ne sut dire s’il s’agissait d’un pet ou simplement de l’arrivée de l’air dans le conduit anal, qui, comme il l’avait imaginé était largement ouvert sur une muqueuse rose que l’on pouvait voir assez loin. Le gadget était assez long, plus qu’il ne l’aurait cru, mais il se rétrécissait. Il était souillé de matières qui s’y étaient déposées.

Elle dit :

Je veux que vous me preniez tous les deux. Je vais vous guider.

Elle le fit basculer sur la marche qu’elle avait occupé. Il avait rarement eu une érection aussi forte, preuve que ce moment l’excitait aussi. Elle fit descendre l’homme, qui toujours silencieux ne semblait pas vouloir communiquer. Elle vint se positionner au-dessus de son amant, et guida son sexe vers sa muqueuse anale. Il l’avait déjà souvent sodomisée, mais c’était bien la première fois qu’il pénétrait aussi facilement en elle, et cette sensation était aussi déstabilisante que troublante. Elle l’absorba entièrement, en s’asseyant sur lui. Installé un peu plus bas, l’habitant de l’appartement qu’ils avaient cru inoccupé put facilement, guidé par elle, une fois qu’elle eut enveloppé sa queue d’une capote sortie d’entre ses seins, venir dans son vagin. L’attrapant par les hanches, elle le fit rentrer en lui jusqu’à ce que plus aucun centimètre ne soit dehors.

Il pensait avoir déjà vu pas mal de choses. Il se trompait. Il n’avait pas pensé alors qu’ils cherchaient leur rythme, bougeant en elle, à moins que ce ne soit elle qui s’agite sur les deux queues qui l’empalaient, que la paroi qui séparait le vagin du rectum de la jeune femme n’était qu’une fine membrane, et c’était comme si leurs queues avaient été réunies dans un même orifice et qu’elles se soient frottées l’une contre l’autre. Pour lui, c’était une sensation terriblement excitante, tellement qu’à un instant, il crut même qu’il allait jouir, trop tôt, et il dut se contenir. Était-ce cela qui lui faisait envie, au final, dont il rêvait, que de frotter sa bite dilatée contre celle d’un autre homme ? Il y avait bien sûr l’alibi de faire l’amour à Délia, mais il était bien piteux, cet alibi, il s’en rendait compte. Il aimait autant bouger dans la muqueuse qui l’enserrait que se frotter contre cette queue bien raide. Un instant, il se vit même carrément s’arracher à la muqueuse de son amante pour un contact chair contre chair…Il aurait frotté la tête de son sexe contre la tige, contre le gland, jusqu’à l’arroser de semence…A moins que l’homme ne crache son sperme le premier.

Tout bascula vraiment quand elle dit :

Je veux que…

Il pensa un instant qu’elle voulait qu’ils changent, occupant l’orifice que l’autre fouillait. Mais ce n’était pas ça du tout.

— …Vous jouiez entre vous…C’est mon fantasme…

Il n’eut aucune réticence, et il vit que l’homme n’en avait pas non plus. Ils se dégagèrent des muqueuses de Délia, et se redressant, il vint prendre, dans un mouvement, leurs deux queues pour les frotter…Il la sentait mieux, maintenant, dure et chaude…Il les masturba de concert. Il avait envie d’aller plus loin, mais ils étaient l’un comme l’autre trop excités, et le sperme jaillit quasiment au même moment, en de multiples traits de semence qui se mêlèrent sous les yeux de Dalia qui se pinçait le clitoris en les regardant et qui jouit en éjaculant de larges traits d’un liquide aussi blanc que du sperme.

Ce fut le lendemain, en fin d’après-midi, qu’il revint, seul devant la maison. Il se demanda si l’homme était là. Toute la soirée, la veille, il avait été hanté par des envies, des fantasmes, qui dessinaient le contour de ce qui se serait produit s’ils avaient été plus loin, l’inconnu et lui. Il avait fait l’amour à sa compagne, ce soir-là, mais c’était l’homme qu’il fouillait de sa queue.

Comment pouvait-il avoir une telle envie ? Pourtant, elle était irrésistible.

Il n’avait pas pensé qu’il le trouverait chez lui. Mais l’homme était bien là, qui l’aperçut, sortit.

Il le rejoignit. Ils glissèrent à l’intérieur et d’un mouvement réciproque mirent leurs queues à nu pour se masturber mutuellement en gémissant. Il se laissa glisser au sol et se mit à lécher la queue dilatée de l’homme. Quand il sentit qu’il allait éjaculer, il fit glisser le membre dans sa bouche, et accueillit avec félicité les traits de sperme qui coulèrent dans son gosier. Il avait resserré la bouche pour ne pas en perdre une seule goutte. Il ne fut pas surpris de jouir, sans même se toucher, crachant son sperme dans les airs.

Ils restèrent ensemble jusqu’au moment où il s’éclipsa pour aller rejoindre son épouse.

Ce fut alors qu’elle s’empalait sur lui, installé sur l’une des marches qui amenait au local d’un club sportif qu’elle dit :

Donne-moi tous les détails, je veux savoir comment ça s’est passé avec lui. Ça m’excite terriblement.

Leur existence avait pris un nouveau tournant ces dernières semaines. Mais ça n’était que le début. Lorsque son gland dilaté à l’extrême cracha sa semence, remplissant l’utérus de sa compagne, il sut que, très bientôt, c’était du moins ce qu’il espérait, planté dans le fondement de l’homme, il cracherait semblablement sa semence, l’en remplissant.

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