Du bout des lèvres (partie 4 et fin)

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Stephen Nilsen


exhibition et voyeurismesoft


DU BOUT DES LÈVRES

Alexia a tout oublié. Non seulement l’accident qui s’est produit sept mois plus tôt mais aussi sa convalescence. Pour elle chaque journée est un nouveau jour. Elle se lève le matin sans se soucier de ce qu’était la veille. Elle n’a pas conscience du temps qui s’écoule. Elle a retrouvé son luxueux appartement. Elle y a un bureau où elle travaille aidée de sa secrétaire, Judy.

Enfin, secrétaire ! Judy est un peu plus que cela. C’est son aide, sa confidente et parfois, en fin de journée, un peu plus…

Infographiste à son compte, elle réalise des animations pour des publicités. Elle avait créé il y a quelques années une série animée qui avait connu du succès et lui procurait encore aujourd’hui des royalties. Froggy, une grenouille qui accompagnait les jeunes enfants le matin au réveil. Chaque épisode se terminait sur un point météo et la tenue à porter pour la journée à venir.

Judy s’est rapidement rendu compte des carences d’Alexia. Sans pour autant les mettre en évidence, elle s’est adaptée à cette nouvelle situation et a pris l’habitude de lui rappeler ses obligations au quotidien. Rendez-vous, échéances à respecter, appels téléphoniques, elle est en quelque sorte devenue sa conciergerie. En dehors de l’appartement c’est la même chose. Elle l’accompagne dans ses actes quotidiens comme un chien guide d’aveugle le ferait. Plus qu’une canne blanche sur laquelle Alexia repose sa mémoire, Judy la conditionne et la prépare aux événements à venir. Dans deux jours, elles doivent livrer une commande particulière, une animation pour un club spécialisé où les toutes les pratiques sexuelles sont autorisées. Elles ont été briefées sur l’attente de leur client mais pour être certaines d’avoir tout assimilé elles ont décidé de se rendre sur place pour mieux s’imprégner de l’ambiance et ne pas faire d’impair. Il est un peu plus de vingt-deux heures lorsqu’elles se présentent devant le Stuff. Deux malabars les accueillent en les reluquant de la tête aux pieds. Elles sont particulièrement sexys, leur brassière vaporeuse et leur jean moulant mettent en évidence leur plastique. Elles n’ont pas besoin d’insister pour se voir ouvrir les portes du lieu. Elles sont étonnées du calme ambiant. Pas de musique psychédélique comme elles s’y attendaient mais des sonorités apaisantes. Elles prennent une consommation adossées au bar et regardent alentours ce qui se passe. A priori rien d’extraordinaire. Les gens, jeunes ou vieux, se comportent normalement ou presque comme dans n’importe quel bar. Ça fricote un peu, les mains sont parfois baladeuses mais rien de bien méchant comparé à l’ambiance sulfureuse qu’elles imaginaient. Un peu plus loin une grande blonde distribue des accessoires à proximité d’une porte dont elle garde l’accès. Les deux femmes se regardent et se dirigent près de la porte. La grande blonde leur fait signe d’entrer. Pourquoi pas, se disent-elles, elles s’introduisent alors dans une toute autre ambiance. Derrière la porte, un couloir les mène vers plusieurs salons. Elles en répètent un où des verges, de toutes tailles, attendent d’être stimulées. L’endroit est étroit, semblable à un long couloir mais elles peuvent s’y déplacer aisément car il est peu fréquenté. Leur libido est émoustillée, il n’y a que l’embarras du choix. Alexia se dirige vers un membre court et massif tandis que Judy préfère un modèle long et fin. Elles se mettent en action puis changent de prises comme elles l’auraient fait sur un mur d’escalade. Des protubérances sortent de toute part, comme des bulbes printaniers, elles ne savent plus où donner de la tête. Tantôt accroupie, tantôt debout, elles prennent un malin plaisir à suçoter à tout va. Leur langue se délient à la recherche de nouvelles saveurs. Elles gloussent de satisfaction, s’échangent des regards qui les excitent.

L’intimité d’Alexia commence à se manifester. Elle sent que cette partie de son corps est en effervescence et réclame une présence. Non seulement elle la réclame mais surtout elle l’exige, implorante, son cerveau va devoir lui céder. Elle se redresse et déboutonne précipitamment son jean puis ôte son string. Elle colle son postérieur sur le membre qu’elle était en train de goûter. La position est inconfortable mais elle prend appui sur le mur qui lui fait face. Elle se retrouve nez à nez avec une chose esseulée dont l’apparence atteste qu’elle n’a pas encore été mise à contribution. Elle l’a saisie d’une main assurée et la porte à sa bouche. Ses fesses vont et viennent sur la cloison comme un chiffon sur une ardoise. Elles poussent sur ses mains pour mieux sentir la présence qui la soulage. Puis c’est le choc ! Elle est prête à jouir sous le regard amusé de Judy mais le goût qu’elle a sur la langue lui procure un plaisir bien supérieur. Un déclic s’est opéré en elle.

Sa mémoire surgit subitement, tout lui revient à une vitesse vertigineuse. Elle agrippe le témoin de cette révélation et le parcourt des lèvres. Elle sait que c’est lui, il est là, juste derrière cette cloison, il n’y a pas de doute possible. Elle approche son visage du trou mais elle ne peut le voir. Son cœur s’accélère, il faut à tout prix qu’elle se manifeste, par tous moyens. Judy remarque un changement dans l’attitude d’Alexia. Elle lui demande s’il y a un problème mais Alexia lui répond que non, qu’il y a plutôt une solution. Judy se demande si sa patronne n’aurait pas pris un nouveau coup sur la tête mais cette dernière est en train de frapper sur la cloison comme elle l’aurait fait sur une porte d’entrée. Le bas d’un visage masculin, une bouche et un nez, vient de prendre la place de l’appendice qui s’y trouvait. Sans raison apparente, elle voit Alexia venir coller sa féminité contre le nouvel occupant, les fesses contractées pour mieux se livrer. Alexia est rapidement prise de convulsions, ses yeux se révulsent sous l’effet des tremblements. La langue plus bas œuvre à merveille. Elle prend tout simplement son pied. Toutes les fibres de son corps sont irradiées, chaque terminaison nerveuse reçoit des impulsions bénéfiques qui convergent dans le bas de son ventre.

Judy l’entend murmurer, du bout des lèvres « merci monsieur l’agent ».

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