ÉLODIE , A POIL DANS LE COULOIR

Il est neuf heures et demi du matin quand je sors de chez moi pour aller travailler. Je suis attaché administratif à la Communauté d’Agglo qui gère une trentaine de communes, dont celle où j’habite. Aujourd’hui, je démarre à dix heures trente.

Je suis pris dans ma routine, sortir, vérifier que je n’ai rien oublié, je dois aller faire quelques courses quand j’aurai fini ma journée, et donc j’ai pris des cabas, si j’ai mon ordinateur portable plus les dossiers papier sur lesquels j’ai travaillé pendant le week-end…

J’habite depuis cinq ans un immeuble qui a toute une histoire. C’est une grande bâtisse en L avec plusieurs entrées qui a été construite il y a très longtemps de cela. Une plaque sur sa façade indique : « ICI A VECU EUGENIE DE C… DECEDEE EN 1843 » dont j’imagine que cet immeuble imposant a été construit au début du 19eme siècle… Je ne connais que son histoire la plus récente, je sais que ça a été une usine textile, fermée en 1967, puis reprise par un premier propriétaire qui a commencé à faire des appartements, suivi par un deuxième, et enfin un troisième. Je suis toujours impressionné par cette bâtisse car elle me semble contenir bien des secrets. Il y a des zones qui ont été arrangées, donc en appartements, et d’autres qui restent vierges… J’ai découvert en particulier, un jour où je me suis risqué dans l’immeuble avec la volonté de l’explorer, des ateliers avec des machines qui n’ont pas été touchés depuis cinquante ans, ainsi que des caves…Et je n’ai pas tout vu…

Moi je rentre par un accès qui donne sur une rue, et qui amène à trois appartements. Je suis au dernier. Mais il y a à chaque étage une ouverture, un long couloir qui conduit au reste de la bâtisse… Donc un prolongement droit, puis un coude, et on arrive sur un bloc d’appartements…

Je ferme à clef, quand je sens une présence.

Je me retourne.

On dit souvent que la vie est faite de surprises… C’est sans doute vrai à en juger par ce que j’ai sous les yeux.

Une ravissante blonde totalement nue.

Enfin non, pas totalement nue. Elle tient devant elle un pot de fleurs, qui contient un géranium, et ce pot de fleurs lui cache le sexe.

Je la regarde, interdit, en me disant que ce n’est pas possible. Une hallucination…Pourtant, consommer des substances psychotropes, ce n’est pas mon truc.

C’est vraiment une très jolie fille. Elle doit avoir… Entre 25 et 30 ans… Un visage aux traits fins, une blonde avec des yeux bleus…Visage plutôt allongé, avec des pommettes marquées, une bouche fine, un nez délicat… Elle n’est pas maquillée, et sa chevelure blonde est réunie en une masse indistincte sur son crâne par une pince.

Elle mesure…Je dirais un mètre soixante-dix… Un corps harmonieux, une poitrine bien dessinée, haute, et ferme, ni trop plate, ni trop volumineuse, torse fin, hanches marquées, et jambes bien dessinées. Il n’y a qu’une partie de son anatomie que je ne vois pas, c’est sa partie la plus intime.

J’ai besoin d’aide…

Sur le côté de la maison, il y a quinze boites aux lettres. Je ne sais pas si tous les appartements sont occupés. Je ne connais que les locataires de mon côté, un type dans la quarantaine qui travaille dans une entreprise de pompes funèbres, et l’appart juste en dessous n’est pas occupé pour le moment. J’imagine donc qu’elle est l’une des locataires d’un des autres appartements. Depuis combien de temps ? Je n’en ai aucune idée.

Il m’est arrivé quelque chose de stupide…

Je suis pourtant sûr que, quand je suis sorti de l’appartement, elle n’était pas là. Elle a du m’entendre et rappliquer.

Mon chat miaulait à la porte… Je lui ai ouvert… Il y avait une pile de magazines sur le paillasson… C’est ma voisine qui me les met quand elle les a lus. Je suis sortie pour les ramasser, le sac était posé en retrait. J’avais laissé la fenêtre ouverte…

La porte a claqué, je complète, et elle s’est refermée derrière vous.

Je m’appelle Élodie…

Enchanté… Moi c’est Max… Et évidemment, vous êtes enfermée à l’extérieur…

Je venais de prendre ma douche…

Je vois bien que, même si elle s’efforce de rester calme, elle panique un peu.

Bon, je vais vous aider…

Oui, mais j’ai les clefs à l’intérieur…

Il y a une solution très simple…Une radio.

Elle me regarde avec une lueur de totale incompréhension.

Une radio ?

Non pas un poste, je lui précise. Une radiographie. Bon, on va d’abord aller voir…

Je pourrais lui proposer un peignoir, mais elle ne me demande rien,  dans sa panique, et c’est vrai que j’ai envie de profiter de sa nudité. Déjà de voir son côté pile. On retourne jusqu’à son appart. Je vois un dos lisse et une croupe charnue, haut perchée, fendue en deux par un sillon profond.

Il y a effectivement le couloir, un coude, puis une sorte de palier avec trois apparts.

Mes deux voisins sont partis bosser, heureusement que je vous ai trouvé…

J’allais partir…

J’imagine son sort, rester à poil toute la journée sur le palier en attendant que quelqu’un rentre.

J’examine la porte. Non, elle est bien fermée. Dedans, j’entends le chat qui miaule.

Dépitée, poussant un petit soupir, elle repose le pot de fleurs près de la porte juste en face, où il faisait pendant à un autre identique… Je vois son pubis, ce que l’on nommait autrefois un ticket de métro, un rien plus large, qui dit qu’elle n’est pas une fausse blonde…En bas, en suivant une ligne descendante, je distingue le renflement d’un sexe féminin, une fente dont sortent deux bouts de lèvres… Décidément, je me dis, on aura fait connaissance, d’une manière spéciale… Et intime. Pour une première fois… C’est radical… Je saurai tout d’elle.

Je reviens !

Je repars chez moi. J’ai un stock de vieilles radios. J’en prends une. C’est une astuce que j’ai vue sur Internet… Ça devrait marcher. Mais je n’en suis même pas sûr, je n’ai jamais essayé…

Je reviens, la radio à la main. Après le premier choc, je la sens plus détendue, et plus à l’aise dans sa nudité, en tout cas.

Si vous y arrivez, je vous offre un café.

Je ne sais pas si j’aurai le temps…

Ça ne sera que partie remise… Une autre fois…

Il faut déjà qu’on arrive à ouvrir la porte.

Je ne me sens pas très à l’aise. J’attrape la radio, souvenir d’une fracture de la jambe il y a quelques années… Je la glisse en dessous, dans la fente, ça marche, elle pénètre… Je remonte… Je me dis que ça ne va pas marcher… Elle est toute proche de moi, ses seins touchent presque mon bras, non en fait, ils touchent effectivement mon bras, son attention sur la porte… Je les sens ronds et chauds contre moi…

Je remonte la radio… Je sens la clenche… Je monte, je descends, je remonte… et tout d’un coup ça cède… Et la porte s’ouvre… De quelques millimètres… Je la pousse…

Elle me regarde, émerveillée.

C’est pas possible ! Vous y êtes arrivé !

Elle me saute au cou, reconnaissante. Contre moi, à travers la barrière de mes vêtements, je sens sa chaleur, et ses formes. Ses seins, son ventre… Je me demande si elle, elle sent mon sexe dur, depuis un moment déjà sans doute, mais je ne m’en rends vraiment compte que maintenant, en contraste.

J’aperçois son intérieur, clair, lumineux, le living, l’ouverture d’un couloir vers d’autres pièces…Et un énorme chat noir et blanc, posé sur la table, qui semble attendre sa pitance.

Un café ?

Je regarde ma montre. Dix heures… Bon, je démarre à dix heures trente, et il me faut dix minutes pour arriver, donc, je ne serai pas en avance comme d’habitude, mais je peux prendre quelques minutes pour un café.

C’est magique…

Oh, c’est une astuce de bricolage, rien de plus.    

Elle revient avec une tasse et une cafetière dans une main, et dans l’autre un sachet de nourriture pour l’énorme chat que je caresse. Elle me verse une tasse de café, puis s’occupe du chat. Elle n’a pas jugé bon de se rhabiller. Il est vrai que j’ai tout vu, elle n’a plus rien à cacher.

Je vous suis très reconnaissante, je tiens à vous le dire…

Oh vous savez, ce n’est pas grand-chose.

Voilà. Un moment qui va prendre fin. Un moment singulier. Il faut que j’en profite encore. Elle est vraiment très jolie, mais aussi agréable dans sa manière d’être, sans chichis, avec pas mal de simplicité. A 28 ans, j’ai déjà connu pas mal de filles, mais pas mal m’ont déçu aussi.

Je finis ma tasse de café et je me lève. Le chat dévore sa pitance.

Bon je vais travailler…

Moi je ne démarre qu’en début d’après-midi, aujourd’hui.  A bientôt.

J’ai l’impression qu’elle regrette qu’on se sépare. Mais l’incident est clos, et la parenthèse se referme.

Assez curieusement, ce moment tourne dans ma tête toute la journée, en arrière plan. Et pas seulement parce qu’elle a un physique qui ne laisserait aucun homme normalement constitué indifférent. Mais plus simplement parce qu’il y a quelque chose en elle de vraiment plaisant. Bah… Je ne me fais pas d’illusion… Je ne la reverrai pas… Elle doit d’ailleurs être casée…

Le soir, je rentre sur le coup de 18 heures 30, avec deux cabas bourrés de nourriture. Un élan, quelque chose que je ne maîtrise pas, me pousse, une fois les deux sacs posés, à prendre le couloir, pour arriver jusqu’ son palier. Une manière de me dire que je n’ai pas rêvé ce moment très spécial. Mais il y a bien toujours trois portes, et ces deux pots de géranium, dont un a momentanément servi pour masquer son intimité. Ça me fait sourire quand j’y pense.

Je rentre chez moi, puis je me rends compte que j’ai oublié des courses dans la voiture. Je redescends. Quand je remonte, avec un ultime cabas, j’ai une surprise. Je lève la tête, et je la vois sur la palier. Mais cette fois habillée.

On dit souvent que les vêtements, les parements divers sont un écrin, et c’est certain, elle n’a jamais été aussi belle qu’elle ne l’est maintenant, habillée. Sa nudité était troublante, sa vêture l’est tout autant, peut-être sinon plus. Elle a défait ses cheveux, qui coulent sur ses épaules et s’épanouissent, et elle porte une robe toute simple bleu cobalt, dans un tissu brillant, qui colle à son corps et en soulignes les charmes. Robe courte qui s’arrête au-dessus du genou. Ses jambes sont gainées de nylon, elle a des talons. Elle a posé à ses pieds un carton.

Bonsoir !

Elle a un immense sourire. Je me rends compte qu’elle est vraiment magnifique.

Je ne pensais pas vous retrouver si vite, je lui dis.

Il est toujours assez tôt pour bien faire, elle me répond.

Je monte les dernières marches. Elle me présente l’intérieur du carton.

Parmi les emplettes, il y a une bouteille de champagne et une boite de chocolats. C’est pour vous remercier. Le reste, c’est un petit dîner que j’ai cuisiné ce matin avant de partir. Je vous propose qu’on le partage… Poulet à la crème et aux morilles avec des tagliatelles et un gâteau au chocolat… C’est encore chaud, je viens de finir… Chez vous ou chez moi ?

Je connais déjà votre appartement, vous allez découvrir le mien. Il est moins coquet, je vous préviens.

J’ouvre la porte, et on se glisse à l’intérieur. Elle passe directement dans le living.

Je vais mettre la table, on va manger tout de suite sinon il faudra le réchauffer, elle suggère.

On enchaîne très vite. Elle se pose face à moi, après avoir tout déposé sur la table, pendant que je mets le couvert et on commence à manger, en discutant. On se raconte nos vies, nos métiers respectifs.

Je n’ai pas envie de garder la bouteille de champagne, mais plutôt qu’on en boive un verre ensemble… Je n’ai pas de flûtes, mais on fera autrement. Qu’importe le contenant, ce qui compte, c’est le contenu.

Je vais chercher deux verres à vin, et je débouche la bouteille. J’en verse dans chaque verre, puis, au lieu de rester où j’étais, en face d’elle, j’amène ma chaise tout près d’elle. En m’approchant, je remarque que la robe est remontée haut et que le nylon qui gaine ses jambes est celui de bas stay-up, dont les accroches, une bande sombre et élastiquée, enveloppent un zone de quatre centimètres de ses cuisses, et plus haut, parce que la robe est VRAIMENT remontée, je remarque qu’elle n’a pas de culotte, mais un sexe que je connais déjà, je l’ai déjà vu, mais sous un autre angle, et sous un aspect différent. Il y a juste un bout de lèvre qui en sort, ce matin c’étaient les deux.

On trinque et on boit. Elle dit :

A une issue heureuse… Grâce à vous !

Avant d’ajouter :

Ce que je vais faire, ce n’est pas pour te remercier, ça c’est déjà fait, mais plutôt parce que tu me plais. Ce matin, j’étais trop stressée, mais dans la journée, alors que le temps faisait son œuvre, je me suis rendu compte que tu me plaisais.

Peut-être pas pour de bonnes raisons… J’apparais comme un sauveur, et tu me magnifies…

On verra plus tard, elle me répond, en plongeant sur moi. Elle défait le bouton de mon jean, la fermeture-éclair, elle le descend, ainsi que mon caleçon, pour mettre ma queue à nu. Ce matin, j’étais déjà gorgé de sang, je le suis encore ce soir, et encore plus quand elle me caresse doucement, pour me faire plus long et plus dur, avant de se plier en deux sur moi et de me prendre dans sa bouche d’un bon tiers. Je sens sa chaleur et son humidité autour de moi, alors qu’elle m’avale, avec une mine gourmande. Elle me laisse m’imprégner de la sensation de sa bouche autour de moi, avant de la faire coulisser sur moi. Ce matin, en la secourant, je n’aurais pas imaginé qu’on en serait là le soir même. C’est un peu comme un rêve éveillé…Mais déjà notre rencontre le matin même tenait d’un rêve aussi, tellement irréaliste. De sa main droite, elle vient caresser doucement mes couilles, tandis que de la gauche, elle glisse le long de ses cuisses pour venir toucher son sexe. La robe à encore remonté, laissant son bas-ventre à nu. Son sexe est totalement différent de ce qu’il était quelques minutes plus tôt, ou encore ce matin, pris par l’excitation et la dilatation. Ses lèvres sont plus longues, et plus épaisses, elle est ouverte, laissant voir un intérieur rose, et surtout, en haut de ses lèvres, la membrane de chair qui recouvre son clitoris est toute gonflée, invisible jusqu’alors. C’est là qu’elle vient poser son index, et qu’elle frotte, dans un mouvement circulaire, qui, au bout de quelques secondes, fait sortir la chair même du clitoris, fin et long.

Elle se dégage de ma queue, et glisse jusqu’à mes couilles, qu’elle vient frôler de sa bouche, une caresse vraiment très agréable et qu’aucune fille ne m’a prodigué avant. Elle prend son temps, me caressant des lèvres, puis de la langue. Un liquide poisseux coule de mon méat, precum dont l’abondance dit mon excitation. Quand elle me lâche, je crois bien que je n’ai jamais été aussi dur ni aussi long. Si j’avais pu imaginer le matin, en débloquant la porte, qu’on en serait là ce soir… Qu’une aussi jolie fille s’offrirait à moi.

Tu as des préservatifs ?, elle demande en se redressant.

Dans le vase là-bas, il doit y en avoir une boite.

Je me souviens en avoir acheté au supermarché il y a quelques temps, sans avoir une visée immédiate… Au cas où… Ça aura été une bonne initiative… Elle va chercher la boite, et revient vers moi, la robe roulée à la taille. Elle sort une enveloppe d’argent de la boite, la déchire pour récupérer la capote qu’elle vient poser sur mon gland. Ma queue est agitée d’un spasme, au moment où ses doigts me frôlent, en posant la rondelle de plastique, et alors qu’elle fait glisser le latex le long de ma tige raide. Elle semble très satisfaite de m’avoir ainsi enveloppé du préservatif. Elle vient poser une main sur mon épaule, et elle commence à se laisser tomber sur moi, en même temps que de l’autre, elle attrape ma queue pour la guider vers sa vulve bien ouverte. Elle la fait rentrer en elle avec facilité. Un coup de bassin, et elle se laisse descendre m’absorbant totalement. Elle vient poser son autre bras sur mon autre épaule. Elle a un sourire extatique.

C’est bien comme ça, non ?

Je ne pensais pas que la soirée se passerait aussi bien, j’avoue.

Elle se fait monter et descendre sur moi. Ses muqueuses chaudes et huilées frottent ma queue, et me mettent dans tous mes états. Mais elle n’est pas en reste, comme elle le dit crûment :

C’est trop bon de sentir cette queue en moi… Je voudrais la garder toute la journée comme ça, qu’elle ne ressorte jamais…

C’est difficilement envisageable…

Alors il faut en profiter maintenant !

On se passe le relais. Je la soulève, puis c’est elle qui s’appuie sur moi pour amorcer un mouvement. Elle est en transes, yeux clos, bavant, gémissant. Elle parle à tort et à travers, je crois qu’elle ne sait même pas ce qu’elle dit.

Tu sais ce que je veux ?

Pas idée, non.

Ça, elle dit, en faisant sortir ma queue distendue de sa vulve et en la posant contre sa muqueuse anale. Ça rentre avec une facilité déconcertante, et je ressens l’excitation d’être dans un conduit plus étroit, qui me comprime et me frotte différemment… Elle me garde un moment ainsi, avant de me ramener dans sa vulve. On atteint ensemble le point de non-retour, celui au-delà duquel il devient difficile de retenir nos orgasmes. Elle fait sortir ma queue de son vagin, arrache le préservatif, et le colle contre son ventre… Mon sperme sort en traits épais, qui souillent le tissu de sa robe. Elle jouit en se tordant, alors que je continue de me vider, comme si je me libérais de toute la semence qui s’est accumulée pendant les mois où je n’avais pas fait l’amour.

On finit la soirée plus calmement. On se change, elle va passer un survêtement. On discute, jusqu’à ce qu’elle décide de rentrer chez elle.

Le lendemain matin, je dois démarrer plus tôt, une réunion sur le coup de neuf heures. Il est sept heures et demi quand on tambourine à ma porte. Je vais ouvrir. C’est Élodie. Toute nue. Enfin pas totalement. Elle a aux pieds des mules, alors qu’hier elle était pieds nus. Par contre, il n’y a plus de pot de fleurs pour cacher une intimité que je connais maintenant de manière plus nettement. Elle arbore une expression dans laquelle je lis un brin de panique.

Je suis coincée dehors !

Encore !

Non, cette fois, c’est vrai ! Hier, c’était pas vrai !

Je la regarde, sidéré.

Attends, tu es entrain de me dire que…

Ben oui, hier, j’étais pas coincée dehors.

Mais quand on est arrivés devant chez toi, la porte était quand même fermée.

J’avais caché la clef sous l’autre pot de géranium.

Alors tu n’as jamais été coincée dehors ?

Aujourd’hui, si. Mais pas hier.

Elle se glisse à l’intérieur.

Ah, donc, hier, tu pouvais rentrer chez toi comme tu voulais…Alors pourquoi tu es venue me chercher ?

Hé bien…

Elle baisse la tête, sans doute pas très fière de révéler sa supercherie.

En fait, ça fait quelques temps que je t’ai remarqué… Et que tu me plais… Et toi, tu ne m’avais même pas remarqué. Ça tournait dans ma tête… Je me suis dit que je devais trouver un moyen d’arriver à mes fins. Alors j’ai pensé à ce coup d’être enfermée dehors. Je venais te demander de l’aide. Et je me mettais toute nue, pour te frapper un bon coup.

Un coup monté, alors ?

Oui, mais le problème, c’est que ce matin, ce n’est pas un coup monté. En fait, c’est à cause du chat…

Pauvre bête !

J’ai ouvert la porte pour le faire rentrer, et j’ai entendu un miaulement dehors… Je suis sortie, j’ai rien vu, mais j’avais laissé les fenêtres ouvertes, il y a eu un courant d’air…Et…

La porte a claqué. Bon, j’ai toujours la radio…

Je l’accompagne jusqu’à l’appartement. Sa nudité, près de moi, me fait toujours de l’effet, je ne le nierai pas. Elle est vraiment magnifique. La radio fonctionne à merveille, et elle se retrouve chez elle.

On se voit ce soir ?

Je serai là vers dix-neuf heures, je pense, je lui dis, en me rinçant l’œil une dernière fois.

On passe une très bonne soirée. Je lui propose de rester jusqu’au petit matin, qu’on prenne le petit déjeuner ensemble.

Ça évitera les problèmes d’enfermement à l’extérieur.

Je préfère rentrer chez moi. Je resterai, mais plus tard.

Comme tu veux !

C’est le lendemain matin qu’on vient taper de nouveau à la porte. J’ouvre, et sans surprise, je trouve Élodie devant moi. Pourtant, il y a une différence essentielle… Cette fois, elle est totalement habillée. Elle agite devant moi un trousseau de clefs.

J’ai fait des progrès, regarde ! Je ne me suis pas enfermée à l’extérieur.

Elle est prête à partir, avec un sac à main accroché à l’épaule, et un autre sac dans la main droite, qui contient des papiers. Mon regard glisse sur elle, et je sens le désir monter. Elle est habillée simplement, mais elle est désirable. Elle a un caleçon noir qui souligne ses formes jusqu’à l’indiscrétion, un haut décolleté, avec un blouson assorti, vert printemps, et elle est grimpée sur des chaussures à talon qui la grandissent et affinent sa silhouette.

Je veux que tu me prennes, ici, dans le couloir, ou dans l’escalier, comme tu veux. C’est un fantasme que j’ai depuis que j’habite ici.

Je glisse hors de l’appartement pour la rejoindre. Elle semble ravie que je veuille bien donner vie à son rêve. Elle récupère dans son sac à main un préservatif emballé, et vient mettre ma queue à nu. Je porte encore un pantalon de survêtement, il suffit qu’elle le tire vers le bas pour faire jaillir ma queue. Elle me trouve aux trois quarts raide.

Ben dis donc, tu es tout dur… Tu pensais à moi ?

A ton avis ?

En fait c’est plus complexe que ça. Le matin, j’ai envie de sexe, je pensais à elle, et la voir surgir, aussi désirable… Les trois additionnés…

Elle m’enveloppe de latex avant de se retourner, et de se pencher pour s’appuyer à la balustrade qui s’amorce ici à l’étage pour accompagner l’escalier jusqu’en bas. Ses fesses tendent le caleçon, qui me semblent libres sous le tissu, plus libres en tout cas que si elle portait une culotte. J’attrape le bord du caleçon et je le descends, dévoilant ses fesses, charnues et rebondies. Dessous, elle a juste un string orange, qui s’épanouit autour de ses hanches, avant de venir glisser dans son sillon fessier. Elle se penche en avant alors que je descends le sous-vêtement à mi-cuisses, offrant à mon regard le dessin de son anus et sa vulve, gonflée comme un fruit mur. Je m’approche et je pose mes mains sur ses hanches. Son corps est brûlant au bout de mes doigts. J’approche ma queue de sa fente, et la glisse en elle jusqu’à la remplir totalement.

Voilà, c’est comme ça que je voulais.

Alors que je la fouille, je me laisse prendre par l’atmosphère de l’immeuble. Il y règne une ambiance particulière. Un calme. On entend la ville, au-delà, les voitures et les gens qui passent, mais c’est quelque chose de très lointain. On est isolés, dans une bulle de calme, dont on perçoit la densité, tout comme la densité de l’immense bâtisse. Face à nous, il y a une grande fenêtre qui laisse pénétrer la lumière de la matinée, qui nous baigne, et donne à sa peau une belle couleur dorée. Je la fouille longtemps. Nous sommes loin du monde, et de nos obligations. Elle passe un seuil où elle éprouve du plaisir, intense, pendant plusieurs minutes, figée par un long orgasme, au terme duquel elle se laisse glisser à quatre pattes et vient récupérer ma queue, enlevant le préservatif avant de gainer mon sexe de sa bouche pour moitié, et de masturber vivement la partie restée à l’air libre… Ma jouissance, qui approchait déjà explose très rapidement. Elle avale avidement mon sperme, avant de se redresser et de se rajuster.

Ta bouche, je lui fais remarquer ?

Quoi ?

Il y a un centimètre de sperme à la commissure de tes lèvres, à gauche.

Elle ramasse le sperme du bout du doigt, et l’avale.

C’était parfait. Exactement ce que je voulais. A ce soir.

Elle commence à descendre l’escalier, ses talons tapant sèchement sur le bois des marches. Je me retourne vers la porte de mon appartement, et je me rends compte que je me suis enfermé à l’extérieur, dans la hâte et l’envie. Je n’ai pas la clef sur moi, et la porte est bel et bien fermée.

Tu n’as pas une vieille radio, chez toi, je lui demande ?

CETTE HISTOIRE VOUS A PLU ? N’OUBLIEZ PAS DE LA COMMENTER ET DE LA PARTAGER !

***

Retrouvez les autres histoires d’Alex Condamines :

https://www.meshistoiresporno.com/author/alex-condamines/

 

Vous avez aimé ce texte, vous aimerez sûrement ...

Donnez nous votre avis !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *