La fille du couvre-feu

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Frederic Gabriel


exhibitionsoft


LA FILLE DU COUVRE-FEU

Je reçois le SMS sur le coup de vingt heures.

On se retrouve où ?

Je réponds

Chez toi ?

Pas possible avec mon père. Et chez toi ?

Pas possible non plus.

Je réfléchis. J’ai une idée.

A l’entrée de la rue Arausio. Je connais un endroit où on sera tranquille. 21 heures.

Parfait.

Chez moi, on vient juste de finir de manger.

Ça fait une semaine que le couvre-feu a été décrété. A partir de 18 heures, interdiction de sortir de chez soi. Couvre-feu en vigueur jusqu’à 5 heures du matin. Sauf bien sûr si on fait partie d’une profession appelée à sortir.

C’est dans de tels moments qu’on se rend compte qu’un état démocratique peut très vite basculer dans un état policier.

Je me mets à la fenêtre. Les rues sont absolument vides. C’est impressionnant. Par contre des voitures marquées du logo de la police passent très régulièrement.

Se faire prendre pendant le couvre-feu, c’est être sûr, ça a été annoncé, de partir en garde à vue, pour ensuite passer devant un juge en comparution immédiate. Ça a été une décision du maire, validée par le préfet. Ces derniers temps, il y a eu pas mal d’incidents la nuit, des magasins dévalisés, et décision a été prise, momentanément, d’imposer un couvre-feu.

Je suis pourtant prêt à prendre le risque.

Pour elle.

Je n’arrête pas de repenser à elle.

Ça s’est passé le vendredi avant que le couvre-feu soit décidé. Les derniers soirs de la semaine, je sors dans la nuit. C’est agréable en ce moment, parce que les beaux jours reviennent. J’aime, très simplement me promener dans cette ville que je connais depuis mon enfance. J’y trouve une singulière beauté.

C’est comme ça que je l’ai rencontrée. J’arrivais au bout de la rue S… Il y a un endroit magique, ici, un belvédère. De là on a une vue sur la rivière en bas, le pont qui ouvre la ville vers la campagne toute proche, et la cathédrale sur la gauche, magnifiquement illuminée la nuit, tout comme le pont par les lampadaires. Je me suis posté là. Ce spectacle m’émouvait à chaque fois.

Je suis resté là un moment avant de me rendre compte que je n’étais pas seul.

Elle était tout au bout du belvédère, sur la gauche. Mais elle n’était pas mangée par l’ombre. Si je ne l’avais pas remarquée, c’était simplement parce que j’étais trop focalisé sur moi-même.

Mon regard a glissé sur elle. J’ai été aussitôt ébloui. Elle était magnifique et silencieuse. Il y avait en elle un mélange de grâce et de dignité. Je n’ai pas su, pas compris si elle était là avant moi ou si elle venait d’arriver.

C’est vraiment beau, elle a dit. Je viens le soir, quand j’ai un moment, pour voir  ce lieu, à ce moment. Il est plein de grâce, de majesté.

Elle s’est approchée de moi, me permettant de mieux la distinguer. Elle était aussi, sinon plus grande que moi, d’un blond qui tirait vers le châtain, vêtue simplement, un jean, une chemise, une veste, avec des escarpins. Elle avait un visage bien dessiné, avec des traits fins, des yeux qui tendaient vers le bleu foncé. Les vêtements qu’elle portait, quoi que simples, rendaient hommage à son corps, la chemise, parce que les boutons étaient défaits, laissant voir son décolleté, l’amorce de seins ronds maintenus par son soutien-gorge, son jean en collant à ses formes.

Quand je rentre du travail, le soir, ça me fait du bien de marcher dans les rues… Je reviens toujours ici. C’est cet endroit que je préfère.

Oh, il y a plein d’autres endroits sympathiques, il faut beaucoup tourner. Des endroits que personne ne connaît. Tu as deux minutes ?

Elle a dit oui.

Je l’ai entraînée dans les ruelles de la ville. S’il y avait eu des dégradations la nuit, en tout cas ce n’était pas à cette heure-ci. On n’a croisé personne. Elle marchait près de moi, créant une proximité. Je sentais le volume de son corps près de moi, son épaisseur, sa chaleur. Je me suis rendu compte qu’elle me troublait, sans doute plus que je n’aurais voulu.

Je l’ai emmenée vers le Sud. On a coupé l’une des rues principales de la ville, avant de nous engager dans une ruelle étroite, puis de monter le long d’un escalier rudimentaire, fait de blocs de pierre.

C’est un passage qui a été arrangé en 1930 par Pierre Ladislas, un jeune homme qui s’intéressait à la ville… Il est peu connu… Regarde il y a une rampe sur la gauche, elle a été rajoutée dans les années soixante… C’est un lieu qui est heureusement entretenu par un ami à moi… Un historien local.

L’escalier était long. Elle était juste derrière moi. Il y avait un bon paquet de marches, un virage. Et puis, comme une récompense, on s’est retrouvés sur un terre-plein. Un endroit circulaire, plat, qu’un vieil homme entretenait régulièrement. Je l’avais rencontré en venant ici, et nos chemins se croisaient depuis.

De là, on avait une vue complète sur la ville. Aussi loin que le regard portait. A cette heure, c’était une féerie, de longs rubans de lumière. On apercevait même au-delà les villages avoisinants.

Je n’imaginais pas qu’il puisse y avoir un tel lieu.

Oh, il y en a plein d’autres. Il faut savoir voir au-delà de ce que l’on connaît de la ville.

Elle est venue vers moi.

Merci pour cette balade.

Il y en a plein d’autres possibles.

J’aimerais que tu me les fasses connaître.

C’est tout naturellement que nos visages se sont rapprochés et nos bouches jointes. Un baiser qui s’est prolongé quand nos langues sont rentrées en contact et se sont frottées l’une contre l’autre. Si j’avais pu imaginer ce soir là que les choses se passeraient comme ça en sortant.

Il faut que je rentre, elle m’a dit, quand nous nous sommes détachés l’un de l’autre.

Elle m’a tendu son téléphone, je lui ai tendu le mien, et on a échangé nos numéros.

On restera en contact pour une prochaine balade.

Nous nous sommes séparés au bas des escaliers. Difficile d’imaginer que, deux jours plus tard, il y aurait ce couvre-feu.

Notre volonté de nous revoir était la plus forte.

Je quitte l’appartement sur le coup de neuf heures moins le quart.

J’habite une vieille demeure, en forme de L, une imbrication d’escaliers, de couloirs. J’ai appris, au fil du temps, à l’explorer, de sorte que je connais des passages qui ne sont pas forcément connus et empruntés par tous.

 Je débouche sur une rue longue et sombre, dans laquelle je sais que je pourrai me fondre dans la nuit.  J’entrouvre la porte de métal dont je peux débloquer la serrure avec un passe. Un coup d’œil. Personne dans mon champ e vision. Je remonte la rue… Ma première impression n’a pas été la bonne. J’entends un moteur. Sur ma gauche, il y a un espace de parking pour un immeuble. Je m’y précipite, plongeant dans l’ombre, en me plaquant contre un mur. La voiture de patrouille glisse le long de la ruelle, pour rejoindre la rue plus large un peu plus bas.

Je continue de monter. Courbé en deux, je traverse la place centrale, m’attendant à être interpellé, mais je ne vois ni n’entends personne. Je me retrouve de l’autre côté. Je sais dès lors que je ne risque plus grand-chose. Je me glisse dans le labyrinthe des rues, noyé dans l’ombre.

J’arrive, tout en longeant l’avenue, près de la rue Arausio. Elle est bien là, dans l’encoignure de l’entrée d’un commerce évidemment fermé à cette heure. Je sens mon sexe se durcir alors que mon regard glisse sur elle. Elle a remplacé son jean de l’autre jour par un pantalon en velours noir, très moulant, sa veste par un blouson de cuir, sous lequel elle a un pull léger.

Je me glisse jusqu’à elle. Elle ne m’a pas entendu venir. Elle sursaute. Me sourit en se détendant. Nos bouches se joignent.

Viens, je vais t’emmener dans un endroit tranquille.

Si j’avais pu en douter, j’éprouve un bonheur particulier à la retrouver. Ça me rassure, je craignais un rien d’être déçu.

Je l’entraîne le long de la rue. Un peu plus loin, il y a un passage entre deux maisons. Je m’y glisse. On suit un passage étroit entre deux propriétés pour déboucher dans un espace plutôt vaste, et qu’on ne s’attend pas, quand on ne connaît pas, à trouver en ce lieu.

C’est un lieu qui appartient à la municipalité, mais qui est peu connu. Il a été donné à la mairie en d’autres temps par un militaire à la retraite.

Je la laisse admirer ce lieu que je connais déjà, et qui n’est véritablement connu que des initiés, à l’écart. Un terrain défini par un enclos qui abrite une grande variété de rosiers qui s’épanouissent dans la journée, se ferment dans la nuit, et dont l’odeur est forte et entêtante dans la soirée moite.

Au centre du minuscule parc, il y a une magnifique statue. Celle d’une femme oubliée, une femme médecin, l’une des premières. C’était l’épouse du propriétaire du jardin, et il avait voulu lui rendre hommage.

On s’installe sur l’un des bancs. Elle me sourit.

Cet endroit a quelque chose de magique. Tu penses qu’on ne risque rien ici ?

C’est toujours un risque à prendre, mais à mon avis, on est totalement isolés.

Alors…

Elle glisse de quelques centimètres vers moi. Nos bouches et nos langues se joignent à nouveau. Elle se penche sur moi, et elle me caresse à travers mon pantalon.

Je crois que tu as envie de moi, non ?

Tout s’enchaîne très rapidement. Nous sommes ici dans une parenthèse, à l’abri, dans la douceur de la nuit. Je sais qu’on ne viendra pas nous chercher ici. Nous glissons l’un vers l’autre, sans entrave. Elle se penche sur moi, et de ses doigts souples, elle me défait, venant chercher dans mon caleçon ma queue en pleine érection, qu’elle met à l’air nu.

Tu as une belle queue, elle me complimente.

Elle me caresse doucement, avec une expression ravie sur le visage. Les yeux mi-clos, un délicat sourire flottant sur ses traits. Je ne suis sans doute pas le premier garçon qu’elle masturbe ainsi, en tout cas, elle me procure infiniment de plaisir à me caresser ainsi, dans des mouvements très lents. Elle parvient à me dilater encore plus, faisant ma queue plus longue et plus épaisse. De mon méat, coule de manière abondante du liquide préséminal qui vient poisser ma chair et sa main. Je me demande si elle veut me faire jouir simplement en me masturbant, après tout ça ne serait pas si mal que ça, elle caresse très bien, ou si elle veut aller plus loin. J’ai la réponse quand elle se penche sur moi, et qu’elle vient me frôler en faisant courir ses lèvres sur moi. Je ne peux m’empêcher de gémir. Je n’imaginais pas qu’on en arriverait là. Peut-être l’urgence du couvre-feu bouleverse-t-elle tout. Elle se dit qu’il faut profiter de cette fois, parce qu’on ne sait pas s’il y en aura de suivante… Elle tourne sur moi sans me prendre dans sa bouche, simplement en me caressant de ses lèvres, et je dois bien l’avouer, ça me met dans tous mes états.

Je veux que tu me caresses toi aussi avec tes doigts et ta bouche.

Elle se redresse et me laisse faire alors que je défais le pantalon de velours accroché à sa taille, de mes doigts tremblants. Je défais le bouton, ce qui me donne à voir un petit bout de sa chair. C’est quand je descends la fermeture éclair que l’étreinte de celui-ci se relâche et que je peux voir le blanc d’une petite culotte tout ce qu’il y a de plus simple. C’est en souriant qu’elle me regarde lui descendre le pantalon. Il est moulant, mais le tissu reste souple et il vient facilement. Je le tire jusqu’à mi-cuisses, dévoilant sa culotte, effectivement blanche, tendue par son pubis et son mont de Vénus, avec, au niveau de celui-ci une large tâche d’humidité, circulaire, qui laisse voir sa chair, le renflement de sa chair et ses lèvres, sorties, que le coton de la culotte écrase. Il y a aussi l’odeur de ses sécrétions, intense, qui monte à mes narines, et m’enivre.

Elle me laisse attraper l’élastique de la culotte, et la descendre, libérant ainsi son sexe, et m’en donnant une première vision. Je vois l’ouverture de son sexe, dilatée d’excitation, les lèvres sorties, gonflées par le sang qui y afflue, ligne irrégulière qui s’exprime dans leurs replis, et un bout de son intérieur, des muqueuses toutes roses. Elle est effectivement blonde, d’un blond châtain comme le promet sa chevelure, elle a gardé une bande de poils qui descend du pubis vers son clitoris, masqué par son capuchon de chair. Je viens glisser une main derrière elle, j’ai envie de prendre la mesure de ses fesses. Je les trouve, mais ses pantalons les disaient déjà charnues, mais aussi rebondies, coupées en deux par un sillon profond. Je les caresse doucement de ma main gauche, tandis que de la main droite, je viens glisser sur son sexe. Je sens, contre la pulpe de mes doigts, le relief irrégulier de ses lèvres, mais aussi les liquides qui coulent d’elle, abondants et sirupeux, qui mouillent ma main. Elle se laisse caresser, comme je l’ai laissée me caresser, s’abandonnant. Elle finit par se laisser glisser sur le banc, tirant le pantalon jusqu’à ses chevilles, dégageant une jambe pour le garder accroché à une cheville. Elle en fait de même avec sa culotte, qui rejoint le premier vêtement. Elle s’ouvre, et je viens me positionner à genoux devant elle. J’ai devant moi ses parties les plus intimes, son sexe, ouvert d’excitation, et que sa position ouvre encore plus, et sa croupe, sur laquelle elle repose, partie charnue coupée en deux par une fente profonde. Je viens sur elle, parcourant la surface de son sexe, ses sécrétions coulant dans ma bouche, alors que je m’efforce de lui procurer du plaisir. Il faut croire que je ne suis pas si mauvais que ça, car je sens son corps frémir, et la tête basculée en arrière, elle pousse de petits gémissements, dont elle s’efforce de diminuer l’ampleur. Du doigt, je viens décalotter son clitoris, mettant à nu un clitoris fin, mais long, et qui s’étend encore. J’appuie ma langue dessus. Elle me semble monter d’un cran dans le plaisir, sans surprise. De ma main libre, je masturbe ma queue, dilatée. Elle s’en rend compte, car elle me dit :

Ne te fais pas jouir, je m’occuperai de toi après…

Elle se laisse faire, consciente que je l’amène vers le plaisir. Je glisse un doigt de ma main droite en elle, pendant que je titille toujours son clitoris de la langue. Je sens autour de moi la souplesse de sa muqueuse, chaude et mouillée.

Je crois que je vais… Jouir…

Elle se tend en arrière, et retient, ce qui, si on n’était pas sous couvre-feu, serait sans doute un cri, éjaculant plusieurs jets d’un liquide qui vient m’éclabousser. Elle reste quelques instants entre deux eaux, avant de venir défaire les boutons qui ferment sa chemise. Dessous, elle a un soutien-gorge lui coloré, rouge.Elle fait glisser son blouson, sa chemise, puis défait l’agrafe qui tient le soutien-gorge, dévoilant des seins lourds, mais fermes, au bout desquels pointent deux tétons épais mais aussi très longs. Je me suis redressé, et je me tiens devant elle, dilaté à l’extrême. Elle m’attire vers elle, et vient prendre ma queue, pour la faire rentrer en contact avec son téton gauche. C’est plus que je ne peux supporter, je suis vraiment au bout de ma jouissance, il n’y aura plus rien qui la retienne, et je jouis, secoué par l’orgasme qui me traverse, crachant des jets de semence en travers de ses seins. Elle ne renonce cependant pas à sa caresse, et elle a raison, car je suis tellement excité que je reste tout dur. Elle passe à son second téton, avant me faire glisser au milieu de ses seins. Je ne vois plus ma queue, engloutie au milieu de sa chair. Elle a un sourire satisfait, et je me dis que ce n’est sans doute pas la première fois qu’elle utilise ainsi ses doudounes, alors qu’elle me caresse doucement. Elle a un sein dans chaque main et elle sait s’en servir. La caresse est aussi délicieuse qu’inédite pour moi, et j’explose à nouveau de jouissance, balançant un sperme sans doute moins abondant, mais quand même présent au creux de sa poitrine. Elle me relâche, et vient cueillir le sperme dans son décolleté pour le porter à sa bouche.

Elle se rhabille, pendant que je me rajuste. On a envie de rester encore ensemble, toute la nuit, mais le moment est venu de rentrer. Dès que nous quittons notre abri, ce qu’il y a eu entre nous se dissipe dans notre vigilance. Nous glissons dans la nuit. Nous croisons plusieurs patrouilles, mais nous savons nous fondre dans l’ombre.

On se sépare quelques rues avant la mienne.

Je vais par là.

Je la regarde s’éloigner.

Dans les jours qui suivent, on n’a pas l’occasion de se revoir. C’est très curieux… Un enchaînement malheureux… J’ai déjà souvent remarqué que c’est quand on souhaite quelque chose intensément qu’on ne peut pas l’avoir. C’est exactement ce qui se passe. On devait se revoir le lendemain, enfin c’est comme ça que je l’imaginais, et je suis très déçu quand, sur le coup de quinze heures, je reçois un SMS :

Pas possible ce soir, je suis obligée de rester sur T… avec ma grande sœur… Notre mère ne va pas bien.

Elle m’a expliqué la veille, alors qu’on rentrait, qu’elle travaillait sur T… comme vendeuse dans un magasin, et qu’elle se partageait entre G… et T… son père résidant à G, sa mère à T…

Je suis très déçu, parce que j’y comptais. Pour compenser sans doute, elle m’envoie une photo de sa poitrine. Elle a soulevé son T-shirt et fait glisser son soutien-gorge, et je retrouve la beauté de sa poitrine sans défaut. C’est le soir qu’elle m’envoie d’autres photos, prises apparemment dans un appartement… De quoi occuper ma soirée, et compenser mes frustrations, même si elle n’est pas là… Et c’est vrai que je passe un long moment à les regarder, dans un mélange de fascination et de désir. Sur une autre des photos, elle a retroussé sa jupe noire, et elle écarte sa culotte elle aussi noire pour me montrer son intimité. Un corps que je ne découvre pas, que je connais déjà, mais que j’ai envie de retrouver, et pas que sur une photo. Plus tard, j’ai une photo nettement plus osée, qui reste gravée sur ma rétine, dans ma mémoire, et avec laquelle je m’endors. Elle s’est auto-photographiée dans un miroir, à quatre pattes, totalement nue, souriante, offrant sans corps sans retenue et sans rien en cacher, son intimité projetée vers moi.

Normalement, demain soir, je suis là.

Je n’ai plus rien à faire d’autre ce soir. Partagé entre la déception, et le trouble que m’inspirent ces photos. Je m’endors avec le téléphone à la main, mon regard sur la dernière photo.

Peu après, j’entends la sonnette de l’appartement. Je me redresse. Il est quasiment minuit, mais l rue est baignée dans la lumière des lampadaires. J’ouvre la fenêtre. A ma grande surprise, elle est là, juste en dessous. Je lui fais signe que je descends. J’espère que le coup de sonnette, très bref, n’a réveillé personne dans l’appartement. Je me glisse dans le couloir. Non apparemment, tout le monde dort encore.

J’attrape un jeu de clefs, et je descends dans la cage d’escalier. De ce côté de l’immeuble, il y a trois grands appartements, mais seul le notre est occupé, les deux autres sont vides. De la sorte, je ne crains pas de faire du bruit en descendant. L’escalier est un vieil escalier en bois, qui craque par endroits. J’ai appris à éviter les zones les plus sensibles. Je me retrouve dans l’entrée, en bas. Je la vois à travers le verre dépoli. Ma queue, raide de désir, tend mon pantalon de survêtement, celui que j’ai enfilé à la hâte pour descendre. Je débloque la serrure. Elle se glisse à l’intérieur. Elle se colle contre moi, et ses lèvres enveloppent ma bouche.

Je ne pouvais pas tenir… C’est prendre un risque énorme, avec ce maudit couvre-feu… Je me suis garée devant chez moi, et je suis venue, en me tapissant dans l’ombre. Pff. Heureusement, je t’ai rejoint sans encombre.

Elle attrape mes doigts et elle les glisse sous le mystère de sa jupe noire, cette même jupe noire qu’elle portait dans la journée, assortie à cette même chemise rouge et cette même veste noire. Pourtant, sa tenue n’est pas intacte, car il manque un élément. Elle a apparemment perdu sa culotte en route. Elle me guide vers son intimité, et je sens contre moi le relief de ses lèvres, et un début d’humidité qui dit qu’elle a été prise par l’excitation, au moins dans les dernières minutes. Je la caresse doucement, alors qu’elle s’ouvre plus et que ses jus se font plus abondants.

Je n’ai rêvé que d’une chose toute la journée… Que tu viennes en moi ! Ça a tourné dans ma tête comme une obsession que j’aurais été bien incapable de chasser. Tu crois que…

Elle glisse sa main dans la poche de sa veste et en tire un préservatif emballé.

J’ai pensé à ramener ça… Ça va le faire, je crois…

Je la tire en arrière. La porte d’entrée, large, est divisée en deux, une partie métallique, et l’autre, supérieure, qui démarré à la moitié, vitrée. Je crains qu’on nous voie. Je l’entraîne vers l’arrière. On monte deux marches et on se trouve dans une zone d’ombre, en bas de la cage d’escalier. Nous sommes noyés dans une semi-obscurité qui donne plus de piquant à notre rapprochement, éclairant certaines parties de notre corps, en laissant d’autres dans l’obscurité. Elle me met à nu et couvre avec habileté ma queue de latex, puis attrape mon membre ainsi enveloppé. Elle vient frotter mon gland contre ses lèvres. La lumière est sur son pubis, que j’ai vu pour la première fois il y a deux jours, et sur ses lèvres, laissant ma queue dans l’ombre. Sentir son relief et son humidité contre moi me transporte. Ça lui fait apparemment aussi de l’effet, car elle laisse échapper de petits gémissements, et je sens qu’elle coule sur moi, trempant la capote, un peu comme si elle faisait pipi dessus, en tout cas, ça coule ferme.

Je ne me rends pas compte immédiatement, mais elle finit par me faire rentrer en elle, de quelques centimètres. La sensation de sa muqueuse autour de moi, toute chaude, me prend soudain. Je baisse les yeux et je vois qu’elle avalé un tiers de ma queue. Elle pousse un soupir, ferme les yeux, et se renverse en arrière. Dans cette position, je ne pourrai pas rentrer en elle profondément, mais c’est déjà très bien comme ça… J’imprime un rythme régulier à ma queue, la faisant aller et venir… Oui, ces quelques centimètres suffisent pour nous mettre en transes… Pour compléter sa jouissance, elle vient frotter son clitoris. Un autre rai de lumière singularise cette partie de sa chair, et ses doigts qui tournent sur elle dans un mouvement circulaire. Ce qui fait monter le plaisir en moi, c’est autant de sentir sa muqueuse autour de moi que cette vision que l’obscurité environnante met en relief, et que la lumière crue des lampadaires souligne… Elle se fait jouir, et je sens moi aussi ma jouissance monter en moi, en même temps que je réalise que, si réel que soit ce moment c’est un rêve… Un rêve qui avait VRAIMENT le goût de réalité… Je remonte à la conscience bien trop vite, mais le plaisir amorcé dans mon rêve est bien là, et ma queue, dilatée, crache des traits de sperme qui vont souiller les draps.

J’ai le sentiment que les jours qui suivent me détachent de plus en plus d’elle. Dans la journée, elle m’envoie des photos d’elle où elle me dévoile généreusement son anatomie, mais le message est clair : Je ne peux pas revenir pour le moment, j’ai des soucis familiaux.

Je me dis que c’est fini. Il y aura eu ce moment unique, c’est déjà bien.

C’est le jeudi soir qu’on apprend la bonne nouvelle. Le couvre-feu prend fin. La gendarmerie a mis la main sur les pilleurs. La vie reprend comme avant. On pourra sortir le soir.

C’est justement parce que je veux profiter de la soirée et de la nuit que, sur le coup de vingt-et-une heure, je me glisse à l’extérieur. Je peux reprendre mes anciennes habitudes. J’aurais aimé les reprendre avec elle. Lui faire visiter, petit à petit, tout ce qui, pour moi, fait la singularité de la ville, si peu connu, mais c’est très bien ainsi, je n’aime pas partager.

Je suis sur le trottoir quand je la vois arriver vers moi, toute souriante. Ça me fait vraiment un choc.

Je pensais ne plus jamais te revoir.

Je suis rentrée cet après-midi.

Des gens passent dans la rue, qui a retrouvé son animation.

La retrouver après cinq jours d’absence, c’est un peu comme un recommencement. Je la redécouvre. Elle a arrangé ses cheveux en un chignon qui monte sur son crane, et lui dégage le visage, en soulignant ainsi la beauté. Elle est vraiment irrésistible. Elle a une robe simple, qui souligne ses charmes, avec une paire de bottes noires qui s’arrête en dessous du genou, et un blouson sur les épaules.

Ma mère va mieux.

Et le couvre-feu est fini.

Je l’entraîne avec moi. On n’a plus besoin de se cacher dans l’ombre, on peut marcher librement. On enchaîne les ruelles jusqu’à ce qu’on s’arrête devant une grande façade. Il y a une partie supérieure, faite de baies, trois baies vitrées, plutôt étroites, séparées par un renfoncement, et dessous, plusieurs portes, elles aussi vitrées. Des rideaux rouges voilent l’intérieur.

Tu connais cet endroit ?

Je suis déjà passée par là, mais je n’ai jamais fait vraiment attention.

C’était une salle de spectacle.  Elle a été créé dans les années 30, et elle a fonctionné jusqu’en 97. Depuis, elle est en attente. Elle appartenait à la fille de son dernier propriétaire, qui lui-même la tenait de ses parents. Elle est toujours restée dans la famille… Elle l’a vendue il y a deux ans à la mairie, qui souhaitait la racheter et la faire fonctionner à nouveau. Pour l’instant, ils n’ont rien fait.

Je tire mon passe de ma poche, et j’avance jusqu’à une porte sur le côté, dans l’ombre.

Tu as déjà…

Je peux tout faire avec mes passes. Rassure-toi, je connais la propriétaire. J’allais lui faire ses courses un moment, c’est elle qui m’a emmené pour la première fois dans ce lieu.

La porte s’ouvre sans problème et sans bruit. On se retrouve dans un couloir moquetté. Je pousse une porte sur la droite, et nous débouchons dans une salle qui l’impressionne, avec une scène et un nombre conséquent de fauteuils. Tout a été figé dans le temps. Je l’entraîne à l’étage, lui montre les loges. La aussi, on a l’impression qu’elle a été occupée tout récemment. Pourtant, le plus magnifique, c’est le sommet du bâtiment. L’architecte a imaginé une coupole dont le verre tout en masquant la vue pour quelqu’un à l’extérieur, laisse pénétrer la lumière, et offre une magnifique vision de la ville.

On regarde la ville la nuit, d’un angle différent du jardin, puis elle tend la main vers ma queue, gonflée dans mon pantalon.

J’ai envie de toi maintenant. D’autant qu’on a attendu toute la semaine.

Je suis tenté de lui répondre que pourtant mardi soir il s’est passé quelque chose entre nous… Dans mon rêve. Mais je lui raconterai plus tard.

Elle se retourne et va pécher dans le petit réticule qu’elle a autour du cou une boite de préservatifs.

Je les ai pris au distributeur automatique en venant te voir.

Elle en sort un et m’en gaine, avant de se retourner en même temps qu’elle soulève sa robe. Dessous, elle a simplement un collant, à travers lequel je vois sa croupe, charnue et bien fendue. Elle le descend, et se penche pour s’offrir à moi. J’ai sous les yeux sa croupe pleine, ouverte en deux sur les plissements de son anus, et, plus bas, entre ses cuisses, sa vulve, gonflée, dont pend un filet de sécrétion vaginale qui descend dans le vide. Rien ne m’empêcherait, et rien ne m’empêche sans doute de m’approcher d’elle, et de glisser en elle ma queue congestionnée. Je la sens autour de moi, je sens cette muqueuse douce et chaude que je n’espérais plus pouvoir pénétrer. Je rentre totalement en elle, jusqu’à venir buter contre son utérus. Elle pousse un soupir.

J’attends ça depuis trop longtemps… Te sentir me remplir… C’est exactement ce que je voulais. Fouille moi, je veux bien sentir ta queue, je veux qu’elle frotte bien mes muqueuses…

Je vais et viens en elle, avec en arrière-fond la ville, dans ses ombres et ses lumières… Elle me laisse faire jusqu’au moment où, alors que je glisse en arrière, elle me fait sortir d’elle pour poser la tête de ma queue contre sa muqueuse anale. Je suis un rien surpris, mais elle me dit, rassurante :

J’aime me faire prendre par le cul. J’espère que ça ne te choque pas.

Je me suis senti tout bête. J’avais déjà eu pas mal de copines, mais aucune n’avait eu envie que je la prenne par là. Elle a du sentir mes réticences, car elle m’a dit :

Je vais t’aider, mais tu vas voir, ça va bien se passer.

Elle a gardé ma queue en main, et sans la lâcher, elle l’appuie contre sa muqueuse anale. Contre mon gland, je sens le dessin de celle-ci, les plissements qui s’y dessinent. Elle me pousse en elle. Je me dis que ça va lui faire mal, ou qu’on va rester bloqués, je ne pourrai pas rentrer, elle va rester fermée, mais quelque chose se produit, et je glisse en elle avec une facilité qui m’étonne, mais qui s’explique sans doute par le fait qu’elle s’est déjà fait prendre par là. J’avance jusqu’à venir buter contre ses fesses, totalement enfoncé en elle. Elle pousse un râle, et me dit :

C’est trop bon comme ça… Ça me fait un bien fou…

Je bouge en elle, dans ce conduit serré dans lequel je me glisse pour la première fois, emporté par la sensation nouvelle d’être dans un rectum étroit. Elle éprouve du plaisir, un plaisir bien plus fort que quand je l’ai pénétrée d’une manière plus classique, je la sens se tendre, elle lâche de petits cris et commente son plaisir. J’ai un orgasme très fort, qui comme par un effet domino, alors que mon sperme part jet après jet dans le préservatif, et vient cogner contre ses chairs les plus sensibles, la fait se tordre et jouir.

Il n’est pas loin de minuit quand nous quittons le bâtiment. On avance dans la rue, avec ce moment très fort qui reste en nous.

C’est vraiment très agréable de sortir le soir. Tu me fais découvrir la ville. Tu en connais encore des endroits comme ça ?

Oh, oui, plein.

Et puis ce qu’on fait ensemble… C’est vraiment très bon.

On se retrouve dans la rue demain soir, je lui demande.

Non.

Je la regarde, déçu.

Tu dois repartir sur T… ?

Non, je reste ici. Mais on va faire autrement. Tu vas passer chez moi, on mangera ensemble, avec mon père. Comme ça tu feras sa connaissance. Ensuite, on sortira, et tu me feras découvrir un autre lieu idyllique.

Je pense à tous les lieux que je connais, et j’en connais, et que je pourrai lui faire découvrir… Autant de sorties possibles, autant d’occasions de rapprochement.

Elle me raccompagne jusque chez moi. Je la regarde s’éloigner, avec la certitude que le meilleur est à venir.

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