La fille qui voulait voir la mer – 11

12345
Loading...

mia michael


BDSMhumiliationprostitutionsoumission et domination


Ce matin, on est éveillés par une sirène. Une des filles nous jette :

— Tout le monde dehors, vite !

On se retrouve toutes au milieu de la cour.

Un garde nous annonce :

— Pour vos besoins, suivez-moi.

On se met toutes derrière lui pour sortir du camp, par une brèche. Une dizaine de filles terminent de creuser une longue tranchée. Plusieurs filles s’accroupissent et font ce qu’elles doivent faire. Pour s’essuyer, on a du sable ou un caillou…

En retournant vers la cour du camp, j’entends une fille chuchoter :

— On va être vendues demain…

Immédiatement, je m’accroche au bras de Lucia. Oui, elle a beaucoup de patience.

Jolies filles à vendre

 

Le lendemain matin, nous devons nous réunir dans la cour. En tout, nous sommes bien une trentaine. Un garde nous annonce :

— Voilà du savon, du shampoing et des rasoirs. Débrouillez-vous comme vous voulez, mais ce soir, je veux que vous soyez toutes propres, cheveux lavés et rasées. Il y a un tas de tuniques propres ici. Celle qui sera sale ou poilue le regrettera. Allez !

Toutes les filles se mettent à courir partout à la recherche de seaux et d’eau. Avec les filles colorées, on trouve une bassine qu’on remplit chaque fois avec deux ou trois seaux d’eau. Il y a une chef — comme toujours — qui nous dit ce qu’on doit faire. D’abord se déshabiller, évidemment. On se lave chacune, y compris les cheveux, on se rase. Les jambes, ça va vite, les aisselles et le sexe, c’est plus délicat. On a même besoin de l’aide de quelqu’un pour les poils qui se trouvent entre les fesses. La chef nous dit :

— Vérifiez que vous n’avez aucun poil sur l’aréole des seins.

Moi pas, en tout cas. Ouch, si ! J’en ai un ! Un petit tout fin, mais je l’enlève quand même.

De temps en temps, je jette un coup d’œil à ces dizaines de filles qui se lavent et s’épilent.

Vers 10 h 30, on est toutes debout à attendre. Propres et lisses comme des savons mouillés. On a aussi des tuniques propres. Des gardes nous font mettre sur trois rangs.

À 11 h, des gens arrivent. Ce sont des hommes et des femmes de différentes nationalités. Ils passent dans les rangées et examinent les filles. Un gros Asiatique, Chinois ou Japonais, vient m’examiner. Il tâte mes seins comme si c’était des melons (petits) sur un marché, puis mes fesses (pas petites !). Il prend note du numéro qui est inscrit sur mon cou avec un gros marqueur à alcool. Au secours ! Je ne veux pas être vendue à ce type. ! Je ne veux être ven­due à personne !

D’autres personnes viennent m’examiner. Ils vérifient même mes dents et mes pieds. Une femme regarde si j’ai des poux.

Un garde annonce que la vente va commencer.

Les clients vont se mettre devant une petite estrade et la première fille doit monter dessus. On ne va quand même pas être vendues comme les esclaves à l’époque de l’Empire romain ? Mais si !

J’entends un homme, ça doit être le commissaire-priseur, dire :

— Numéro 5485. Une jolie blonde de 22 ans, 1 m 70 et 62 kg. Poitrine 90 B, naturelle. Pas de maladies, vendue avec résultat de la prise de sang. Elle a peu servi.

Ça fait rire les acheteurs.

— Numéro 5485, retourne-toi. Touche le bout de tes pieds avec tes mains. Jambes tendues, idiote ! Tu veux quelques coups de fouet pour t’aider ? Retourne-toi, croise les mains derrière la nuque. Mise à prix 1 000 $.

Une femme annonce :

— J’offre 1 200 $.

Et puis les prix augmentent. Elle est adjugée à la femme qui semble être une riche Américaine pour 5 000 $.

On appelle mon numéro. J’obéis à tout ce qu’il dit.

Je suis tellement stressée que je n’entends même pas à combien ils m’ont vendue. J’entends juste :

— Descends de là ! Tu es sourde ?

J’obéis et un garde me conduit vers un petit groupe de filles. On reste là, terrifiée en ce qui me concerne. Seule consolation, Lucia nous rejoint. Elle me prend contre elle. Je l’aime.

C’est quand même le gros Chinois qui nous a achetées. Mais de toute façon, lui ou un autre… On doit être une dizaine dans le même cas, de différentes couleurs. Il y a deux autres Chinois avec lui.

Le premier nous adresse la parole en anglais :

— Vous savez que vous êtes équipées d’un collier électrique. Restez près de nous et tout ira bien. Sinon, vous aurez une surprise désagréable. Même très désa­gréable.

Les deux autres Chinois viennent chez chacune d’entre nous, pour nous faire prendre une pilule avec un peu d’eau. Je dois ouvrir la bouche et lever la langue pour bien montrer que j’ai avalé.

Ensuite les hommes apportent un paquet des vête­ments : jeans, tee-shirts et des baskets. La pilule me fait de l’effet, je me sens moins mal. Même un peu mieux. Bien­tôt, on est toutes souriantes. Comme quand on a fumé un gros pétard et qu’on se sent à la fois bien, mais aussi mou et con.

Je dirais bien au Chinois :

— Tu me refileras l’adresse de ton dealer, gros, sa dope est super.

Lucia me serre le bras en disant :

— Arrête de rire bêtement, Mona.

— C’est… c’est…

— Oui, je sais ce que c’est.

Je suis enfin un peu cool. Ça ne m’était plus arrivé depuis Barcelone. Je vois que les autres filles sourient aussi, bêtement. Le reste du voyage se passe dans le brouillard, mais un brouillard rose, très agréable. On monte dans un car, puis dans un avion. On reçoit à boire, à manger et même une deuxième pilule. Chouette, je plane… en avion. On peut même aller pisser, sur des vrais w.c. et pas dans un trou devant tout le monde.

Je bredouille à Lucia :

— J’vais faire pi… pipi…

Elle se lève en même temps que moi et dit à un des hommes de main du Chinois :

— Je crois qu’il vaut mieux que j’aille avec elle. Elle est complètement stoned (pétée).

Il fait oui de la tête.

On va pisser à deux, c’est cool. Je m’accroche au cou de Lucia en disant :

— Tu me quitteras… jamais, hein ?

— Mais non Mona.

Elle lève les yeux au ciel, en ajoutant :

— Tu sais bien que tu es mon bébé.

Je me mets à rire, oui, je suis son bébé d’amour !

Je ne suis pas dans mon état normal, là… Parce que je bêtifie encore plus que d’habitude.

On pisse ensemble. Enfin, je veux dire, à tour de rôle.

Super voyage ! On atterrit quelque part… En tout cas, loin de l’Afrique.

Le seul problème, c’est que je me sens progressive­ment beaucoup moins bien et aussi gênée.

On atterrit et on reprend un autocar. Je rede­viens plus lucide puisque je reconnais l’écriture sur les panneaux. Ce genre de spaghetti, c’est du thaïlandais. On a dû atterrir à Bangkok. Lucia me précise :

— On arrive à Pattaya.

— Oh !

Pattaya, c’est une vraie ville. On arrive devant un grand restaurant. Le gros homme qui nous a achetées, nous dit :

— N’oubliez pas que vous avez des colliers, les filles.

Aucune chance. Au camp, j’ai vu une fille qui avait fait une connerie recevoir une décharge et ça avait l’air très douloureux. On traverse le restaurant. À l’arrière, il y a un beau jardin entouré de murs. Un Chinois est couché sur des piles de coussins, comme un sultan. La ressem­blance est d’autant plus frappante que la fille à côté de lui n’est vêtue que de voiles très légers. Elle a un PC sur les genoux. En somme, un sultan et une esclave des temps modernes.

L’homme est corpulent. Il a un pantalon noir, une chemise blanche et des tatouages sur le torse. Je le verrais bien yakuza, si c’est un Japonais, ou membre d’une triade, si c’est un Chinois.

Il se lève et vient nous observer, son esclave restant à côté de lui. Pour chaque fille, il dit : « walking street » « hôtel » ou « casino ».

On forme trois groupes. Je suis affolée d’être dans « street », plutôt que dans un hôtel ou dans un casino. Je ne vais quand même pas me retrouver à faire le trottoir ! Petite consolation, Lucia est aussi dans « street ». Ainsi qu’une Black et sans doute une Japonaise. À nous quatre, il y a une Blanche, une café au lait, une Black et une Jaune.

Il se tourne vers son esclave, ou peut-être sa concu­bine, pour lui dire :

— Toi, tu t’occupes des filles qui vont à Walking street.

Elle se plie en deux en disant :

— Oui, Maître.

On sort du restaurant pour monter dans une grande voiture noire aux vitres foncées. Je suis à l’arrière avec les trois autres filles. On est vraiment serrée, alors, Lucia me prend sur ses genoux, comme une petite fille. Bien qu’un peu honteuse, j’avoue que ça me plaît.

La fille qui appartient au Chinois nous met de nou­veau en garde :

— N’oubliez pas que vous avez des colliers, les filles. Je vous rappelle que celle qui tentera de s’échapper aura une très mauvaise surprise.

Je prends mon courage à deux mains pour lui deman­der :

— Mademoiselle, je peux vous poser une question ?

— Oui.

— On va être forcées de se prostituer ?

— Pas du tout. Le nouveau gouvernement a décidé de changer l’image de Pattaya. Vous allez danser dans le plus grand club de « Walking street ».

— Danser avec des hommes ?

— Non, du « pole dance », avec un string pour y mettre les billets.

— Merci, Mademoiselle.

Lucia et les filles sont surprises que j’aie osé poser une question. La réponse nous fait vraiment plaisir, sauf que le « pole dance », c’est danser autour d’une barre verti­cale. Je n’ai jamais rien fait qui y ressemble !

On arrive dans Walking street, sans doute la rue la plus animée de Pattaya. Les restaurants et les clubs sont les uns à côté des autres. Normalement, la circulation est interdite, mais le chauffeur met en route une sirène de police et tout le monde s’écarte. Il nous dépose devant un grand club, le « Girls Paradise. » C’est écrit en néon rouge, et il y a une petite danseuse stylisée de chaque côté du nom. Si ça pouvait être vraiment un paradis pour nous… mais j’ai un gros doute !

On entre dans l’établissement, encore fermé à cette heure-ci. Il y a beaucoup de tables au milieu desquelles une barre va du sol au plafond. On est conduites dans le fond et la fille nous montre notre chambre. C’est en fait le grenier. Il y a des dizaines de lits, mais ce ne sont que des minces matelas collés les uns aux autres.

Après ça, on la suit vers la salle d’entraînement. Elle nous annonce :

— Je m’appelle Shen et je vais vous apprendre à faire du pole dance. Déshabillez-vous et mettez les strings qui sont là.

Les trois filles se dénudent. Moi, je suis toujours tellement gênée de faire ça que je reste-là, à hésiter bête­ment… Jusqu’au moment où je la vois prendre une longue et solide baguette dans un coin. Je me déshabille immé­diatement et j’enfile un string bleu foncé. J’ai l’habitude de mettre des vraies culottes, donc je trouve très déran­geant d’avoir cette ficelle entre dans les fesses.

Elle met de la musique et nous dit :

— Dansez chacune à une barre.

Bien sûr, aucune de nous n’est capable de faire du « pole dance » comme une professionnelle. On n’a ni la musculature, ni la souplesse, ni les techniques. Je com­prends vite que ce qu’elle veut, c’est qu’on soit le plus provocant possible. On doit par exemple se frotter à la barre et tendre ses fesses vers les spectateurs. D’abord seule, puis à deux. Manifestement, ça plaît à Lucia, se frotter contre la Black. Moi, je dois danser avec la Japo­naise. On est nettement moins enthousiastes que les deux autres. Cela nous vaut quelques petits coups de baguette sur les fesses et les cuisses. Ça pince juste assez pour qu’on pousse un petit cri. Mais les suivants font nettement plus mal, alors la Japonaise et moi, on joue le jeu. On se caresse, on se fait des bisous… Se frotter pratiquement nue sur une peau inconnue, mais douce, ça finit par m’émouvoir. La Japonaise me regarde aussi avec une lueur dans ses yeux légèrement bridés. On s’embrasse vraiment, mais Shen dit aussitôt :

— Pas de baiser. Vous devez juste effleurer les lèvres.

À suivre.

Six de mes livres illustrés par Bruce Morgan sont publiés par La Musardine.

https://www.lamusardine.com/recherche?s=mia+michael&controller=search

 

 

CETTE HISTOIRE VOUS A PLU ? N’OUBLIEZ PAS DE LA COMMENTER ET DE LA PARTAGER !

 

Retrouvez en cliquant sur ce lien les autres histoires de Mia Michael

 

 

Vous êtes auteur ? Voici quelques conseils pour écrire les vôtres : https://blog.meshistoiresporno.com/2020/08/23/meshistoiresporno-mode-demploi-et-nouvelle-formule/

 

 

Vous avez aimé ce texte, vous aimerez sûrement ...

Donnez nous votre avis !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *