La fille qui voulait voir la mer – 17

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mia michael


BDSMfétichismehumiliationsoumission et domination


On a une clientèle assez classe, ce qui veut dire des gens exigeants, mais j’ai en ai déjà pris l’habitude sur le yacht. Comme le reste de la population de Sainte Lucie, les clients sont noirs ou métissés. Comme l’a dit la jeune cliente, j’ai l’impression que ça leur plaît, voir une Blanche obéir à deux Métisses.

Des hommes me font des compliments et je reçois des bons pourboires. Chouette !

Maria la cuisinière sait que je suis serveuse et que je dois leur obéir. Elle est ravie, bien sûr. Ce qui n’empêche pas qu’elle râle toujours à cause de mon attitude, lorsqu’on a été au marché ensemble. Elle me demande :

— Alors Mona, quel effet ça fait, travailler ?

— Mais… euh, j’ai déjà travaillé et…

Elle me coupe :

— Ouais, j’ai vu ça au marché. Ah, Mona, encore une petite chose.

— Oui ?

— Moi, c’est Madame Maria.

— Bien, Madame Maria.

 

Vers minuit, quand les derniers clients s’en vont, on range tout. C’est une servante qui vient nettoyer, le matin. Ouf… Je n’en peux plus…

Flora me dit :

— Pour les pourboires, on met tout ensemble, on par­tage en deux, on place la moitié dans une cagnotte pour aider celle qui aurait un pépin ou pour faire un petit voyage. Et on partage en trois ce qui reste.

C’est quoi, ce plan ? Mais je ne veux pas discuter, je sors les pourboires qu’on m’a donnés. Elles aussi. Elles font les comptes et me rendent une petite partie. Stefie me prévient :

— Demain, il faudra être un peu plus rapide, Mona.

Quelle garce ! Mais comme vous savez, je déteste les conflits. Surtout quand je suis épuisée et que j’ai affaire à des adversaires, manifestement plus coriaces que moi. Alors, je réponds :

— Oui, Mademoiselle Stefie.

Il ne reste plus que Lucia et moi. Elle me dit enfin :

— Viens, on va se coucher.

Dans la chambre, je me déshabille et je m’apprête à me coucher sans me démaquiller, ce qui ne m’arrive jamais, mais elle me dit :

— Tu ne vas quand même pas te coucher comme ça ? T’as vu ce que tu as sué ? Va prendre une douche, souil­lon !

Y a des jours comme ça… Je vais vite dehors, car notre seule douche, c’est le tuyau d’arrosage. Il fait noir, j’ai peur ! Heureusement qu’il fait encore chaud. Je me savonne à toute vitesse avant de me rincer. Vite, mon lit !

*

Le lendemain, je traîne au lit. Je me lève vers 10 h pour aller dire bonjour à Lucia, dans son bureau. Ensuite je pars pour Castries, sans déjeuner. J’achèterai quelque chose là bas avec mes demi pourboires.

J’ai un vieux vélo pour faire les huit kilomètres qui séparent le restaurant de la ville. Castries, c’est cool, il y a la plage, des magasins, des restaurants.

Je vais me balader, je regarde les boutiques… J’ai un peu d’argent, mais il a été si dur à gagner que je n’ai pas envie de le dépenser. Je vais à la plage, car ça au moins, c’est gratuit. Enfin, si on se contente de s’asseoir sur sa serviette et de regarder les riches sur des lits de plages qui boivent des cocktails. Oui, je suis une pleurnicheuse ! Heureusement, j’ai une chose pour moi : mes fesses. Je me balade un peu en me baissant pour ramasser des coquil­lages, ce qui met en valeur mon principal atout.

Des garçons viennent me parler. Il leur manque une personne pour une partie de volley. « Est-ce que je veux jouer avec eux ? » « Avec plaisir ! »

Je volleye, je flirte. Ça me plairait bien de rester avec eux, mais je leur explique que je dois aller au restaurant que je tiens avec amie. Mais je reviendrai demain.

On s’embrasse, ils sont sympas.

Fessée publique

Je reprends mon vélo pour repartir par le petit chemin qui longe la côte. À 300 mètres de la plage, un pneu à plat. Merde ! Il n’y a pas de pompe sur ce vélo. De toute façon, mon pneu est déchiré. Je pousse le vélo, mais c’est épuisant par cette chaleur. Alors, je le cache dans des broussailles et je rentre à pied. D’abord en courant, mais il y a 30 °, alors je marche pour finir par arriver à 5 h 10′. Dès que j’entre dans le restaurant, je vois Lucia qui attend. Je lui dis aussitôt à toute vitesse :

— J’ai crevé un pneu et j’ai dû pousser le vélo, car il n’y avait pas…

Sans me laisser finir, elle m’attrape par l’oreille et me tire courbée, en deux. Je crie :

— Aïe ! Mon oreille, tu me fais maaaal !

On entre dans la salle du restaurant, elle devant, moi derrière, gémissante.

Elle va s’asseoir sur une chaise et me fait basculer sur ses cuisses. Ensuite, elle me donne une bonne fessée. Je crie :

— Aaaïïïeee ! C’est pas de ma faute… Aaiaïïïïe !

Je n’ai qu’un petit short pour me protéger et elle frappe sur mes fesses et le haut de mes cuisses qui sont nues. Il u-y a surtout l’humiliation d’être fessée comme une gamine devant les deux serveuses et la cuisinière venue immédiatement en entendant des cris.

En quelques minutes, c’est fait. Lucia me remet sur mes pieds en me prévenant :

— La prochaine fois, je prendrai une grande cuiller en bois.

— Mais j’ai crevé… snifff…

— Je m’en fous ! Va mettre ton uniforme !

J’entends cette garce de Flora qui me dit au passage :

— Ça te va super bien, les cuisses rouges.

Elles rigolent toutes les trois. Lucia les calme :

— C’est bon les filles, au boulot.

— Oui, Madame.

Je dois faire tout le service en ayant mal aux fesses et surtout, en supportant les moqueries de mes deux col­lègues, plus celles de Maria. Ah ! Ça leur a plu ! Elle me commande plus que jamais et en plus, si je fais quelque chose mal ou si je ne vais pas assez vite, elles me « grondent » devant les clients.

Quand la soirée se termine, on partage les pourboires.

Maria me dit :

— Tu sais, on a adoré te voir ramasser une bonne fes­sée, comme une gamine. Sois gentille, arrive en retard demain.

Elles se marrent, moi pas !

Après avoir rejoint Lucia dans notre chambre, je lui dit en pleurnichant :

— Pourquoi tu as fait ça devant les filles ?

— Pour t’empêcher de continuer à faire n’importe quoi.

— Mais… devant elles, c’est vraiment humiliant

— Comme ça, tu retiendras la leçon

— Pppffff…

*

Le lendemain, Maria discute de mon vélo, c’est-à-dire où et comment le faire réparer.

Elle est folle ! Il est pourri ce vélo. J’essaie de l’en dissuader :

— Je crois qu’on ferait mieux d’en acheter un autre d’occasion.

Lucia se tourne vers moi pour me demander :

— Je t’ai demandé ton avis ?

— Non.

Je devrais l’aider dans la gestion, tout ça, mais travailler dans un bureau, non merci. Je veux… m’amuser.

Je n’écoute même plus… À quoi bon ?

Maria téléphone à un de ses cousins pour lui deman­der s’il peut s’en occuper. Il va le faire et le vélo sera prêt à 4 h pour que je puisse rentrer à temps. Lucia me dit :

— Maria va au marché, elle va te déposer.

Elle est sans doute ennuyée d’être aussi dure avec moi.

Je pars avec elle dans la vieille camionnette. Son attitude a bien changé, comme celle des deux ser­veuses. Elle m’indique l’endroit où je dois aller rechercher le vélo. Elle ne me dépose pas près de la plage, mais devant le marché. Je lui dis :

— Merci, « Madame » Maria.

Elle m’attrape par le bras en disant :

— Une minute, jeune fille. Tu n’as pas voulu venir au marché, l’autre fois, hé bien aujourd’hui, tu vas m’aider. Tu iras jouer après.

— Mais ce n’est pas prévu…

— Tu veux que je me plaigne à Madame Lucia ?

— Non, Madame maria.

— Prends le caddy et les sacs.

Je le fais et je la suis en traînant ce bête chariot. Elle connaît tout le monde sur le marché et me présente comme une apprentie au restaurant.. C’est ce que je suis, puisque je tire le caddy qu’elle a rempli. J’ai aussi deux sacs très lourds dans une main. Je suis comme un âne chargé de sacs derrière son maître. Mais les meilleures choses, pour elle, ont une fin et on retourne à la camionnette. Je n’arrive même pas à charger le caddy tellement il est lourd. Maria le fait facilement, elle ! Elle me dit :

— Tu vois que tu es capable de travailler !

Sarcastique, en plus. Je lui demande :

— Je peux y aller, Madame Maria ?

— Oui, va vite te reposer, petite !

*

À 11 h, je suis sur la plage, à Castries. Je retire mon short en jean et mon tee-shirt mouillé de sueur d’avoir porté tous ces paquets. J’ai un mignon maillot, tout petit. Voilà, je suis en vacances. J’ai un peu d’argent, puisque je peux garder la moitié des pourboires. Pas de quoi faire des folies, néanmoins. Il y a un petit restaurant sur la plage, le genre que moi je voulais qu’on achète. Je vais regarder la carte en anglais et en créole. Il y a des gens qui prennent l’apéritif, je sens le regard des hommes sur moi… Bon, c’est trop cher ! Je m’éloigne tristement, jusqu’à ce que quelqu’un m’interpelle :

— Miss !

Je me retourne, un garçon me demande :

— I’m alone with a couple, do you want to drink something with us ?

Il n’est pas mal du tout. Grand, blond, ce qui est rare ici, et musclé. Je lui réponds :

— Yes maybe. Do you speak French ?

— Oui, bien sûr… venez, ils ont des cocktails déli­cieux.

Mmmhhh… J’ai très envie d’un cocktail et encore plus d’oublier l’autre folle avec son caddy…

Je les rejoins. Il se présente, son nom est Jason. Le couple, c’est sa sœur Cristelle et son fiancé, Marco. Moi, c’est Mona et je viens d’ouvrir un restaurant avec une amie. Il s’agit du « Sea Pearl ». Cool… ils viendront. Oui, mais… euh… On verra.

Ils travaillent tous avec le papa qui de nombreuses plantations sur l’île.

Je leur demande :

— Il est agriculteur ?

Tous les trois, ils éclatent de rire ! Jason me dit :

— Tu es trop mignonne !

D’accord, ça rime avec conne.

En fait, leur famille est ici depuis des générations. Ils habitent une grande maison avec leurs parents sur les hauteurs de Castries. Le père a des hectares de plantation de bananes et de café. Jason me dit en riant :

— Il est effectivement planteur, mais ce sont des ouvriers qui font les récoltes.

Oui, je sais, je suis mignonne.

Ces jeunes-gens sont là pour faire du jet-ski. Il me demande :

— Tu en as déjà fait ?

— Non, mais j’aimerais bien. La seule chose, c’est que je dois être au restaurant pour 17 h précise, car on a un rendez-vous très important.

Jason me demande :

— Tu manges avec nous ?

— Euh… pour tout te dire, on a de grosses dépenses pour débuter.

— Je t’invite, bien sûr. Ils ont des poissons délicieux, ici.

J’accepte. On boit des cocktails… Voilà, je me détends… Jason me plaît et je lui plais aussi, c’est clair. Sa cuisse vient se coller à la mienne. Ça me donne des frissons. Je me dis « ma fille, tu es en manque »… Lucia m’a beaucoup plu, mais bon, c’était sur le bateau et je préfère les hommes.

La patronne vient nous proposer les poissons du jour. Jason commande pour tout le monde. Vous voyez, pas besoin de serveuses, juste la patronne et une personne qui fait la cuisine. Voilà ce que je voulais faire.

Ils me parlent un peu de la culture des bananes et moi de mon restaurant. Enfin, je suis quand même avec une associée.

On mange de délicieux poissons et on boit un vin blanc de Californie qui me plaît… Jason et moi, on se touche, on se frôle…

Le poisson et la glace engloutis, Jason me demande :

— Tu viens faire du jet-ski ?

— Oh oui, avec plaisir !

Mon enthousiasme les fait rire. C’est vrai, quoi, je ne fais jamais rien, moi, à part « servir ». Je ne sais pas trop ce que c’est, un jet-ski. Quand on s’approche de l’endroit où on les loue, je vois que c’est un mélange de bateau et de moto. On s’installe, lui devant, moi derrière. Je me colle à lui, comme un bébé chimpanzé qui a entendu un rugissement s’accroche à sa mère. Il démarre. Oh, qu’est-ce qu’on est secoués ! Mais c’est grisant. La vitesse, la mer et son dos musclé… Il fait des virages ser­rés, c’est marrant. Au bout d’un moment, il me demande :

— Tu veux essayer ?

— Bien sûr !

 

A suivre.

 

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