La fille qui voulait voir la mer – 2

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mia michael


BDSMbourgeoisehumiliationsoubrettesoumission et domination


LA FILLE QUI VOULAIT VOIR LA MER

Je fouille dans mon sac et lui tends ma carte d’identité.

Il la prend en disant :

— Merci. Vous pouvez vous asseoir maintenant.

— Merci, Monsieur.

Il appelle une secrétaire et lui donne ma carte d’identité en disant :

— C’est pour faire le contrat de Monsieur Falken. Cette jeune fille convient parfaitement, ma petite Évelyne.

— Merci, Monsieur le Directeur.

Elle revient rapidement avec des papiers. Je vérifie que c’est bien 3000 euros par mois. Le reste, je ne le lis pas. Je devrais évidemment être plus prudente, mais il y a trop à lire.

Le directeur ajoute :

On va faire quelques photos pour votre passeport. Il sera chez Monsieur Falken quand vous arriverez. Vous partez dans trois jours. D’ici là, ouvrez un compte en banque si nous n’en avez pas et ensuite, communiquez le numéro à notre employée. C’est nous qui ferons les versements, tous les mois.

Il ne bouge pas de son fauteuil, mais me dit :

— Bon voyage, vous serez une très jolie petite bonne.

Je rougis un peu en répondant :

— Merci, Monsieur.

L’employée fait quelques photos de moi, de visage et en pied. Ensuite la secrétaire vient me donner une enveloppe avec différents documents, billet d’avion, réservation à l’hôtel… Mon passeport m’attendra sur le bateau.

Je rentre chez mon amie pour partir le surlendemain. Ma mère a dû se rendre compte que je n’étais plus là. Elle doit être ravie d’être débarrassée de moi.

Le vendredi, j’embrasse ma copine et je prends un taxi. Bientôt, j’aurai les moyens, donc je peux me le permettre. C’est un peu une folie, parce que je n’ai pratiquement plus d’argent. Bah ! on verra bien. Le taxi me dépose à l’aéroport où je prends l’avion pour Palerme.

J’arrive le soir et je dors dans un petit hôtel où la une chambre est retenue.

Les mers du Sud, me voici.

Le lendemain, je suis devant le port de Palerme avec un plan pour trouver l’emplacement du bateau. Venant de Vénus, je suis quasiment incapable de lire un plan.

Je le montre à un vieux type, genre loup de mer. C’est compliqué, il va me conduire au bateau. L’italien et l’espagnol étant des langues très proches, on arrive à se comprendre.

On parle en marchant, il me demande :

— Tu pars en croisière ?

— Oui, j’ai été engagée comme femme de chambre

— Un bon boulot…

— Ce n’est que provisoire. Je suis bien payé, mais il faut porter un uniforme.

Il rit, puis dit :

— Tu seras mignonne en uniforme.

Après avoir marché un bon moment, on arrive devant un très grand bateau, très moderne. Il y a même des étages…

Mon loup de mer me dit :

— C’est un très bon bateau, tu seras bien, là.

— J’espère.

On s’embrasse, il me souhaite bon voyage et je monte sur la passerelle. Aussitôt un homme arrive à ma rencontre en disant :

— Tu es Mona, c’est ça ?

— Oui, Monsieur.

On t’attend pour partir. Viens, je vais te présenter à Madame.

Là, je sens mon ventre qui se serre et plus bas aussi. Je sais ce que c’est : la trouille. Qu’est-ce que je fais, là ? Je vais me retrouver sur un bateau avec des inconnus, peut-être des psychopathes… Oui, je suis terriblement douée pour me faire peur.

L’homme me conduit vers l’arrière du bateau. Il y a une petite piscine et autour, des banquettes, une table et des chaises. Deux hommes sont assis, ils consultent des papiers, tandis que deux femmes sont allongées sur des chaises longues et prennent le soleil, les seins nus. C’est assez surprenant. Il y a une femme d’environ 38 ans, un peu forte, et une jolie fille de mon âge qui a une longue chevelure noire. Je leur dis :

— Bonjour…

C’est la femme qui me répond :

— Bonjour, vous êtes Mona, c’est ça ?

— Oui, Madame.

Étant encore dans mes vêtements de Paris, je me mets à transpirer, debout en plein soleil.

— John va vous montrer votre cabine pour que vous puissiez mettre votre uniforme, mais la première chose à faire quand vous entrez ou vous sortez d’une pièce où il a quelqu’un, c’est de faire une révérence. Allez-y.

J’ai cherché sur le Net pour voir comment c’est, la révérence. Je croise mes jambes, mes mains relevant mon jean, tête inclinée.

Elle dit :

— Ce sera mieux avec une jupe. Bon, John, montrez-lui sa cabine.

— Oui, Madame.

Je me retourne, mais il me murmure :

— Révérence.

Oh, c’est vrai ! Je dis :

— Pardon Madame, je n’ai pas encore l’habitude.

Je fais la deuxième révérence de ma vie. Ce ne sera sûrement pas la dernière.

On prend des escaliers pour monter vers les ponts supérieurs. Il ouvre une porte et on entre dans une petite cabine. Il y a heureusement un hublot, sinon, bonjour la claustrophobie. Il m’annonce :

— Tu partageras la cabine avec Lucia, l’autre bonne.

— Mais, c’est un lit d’une personne…

Il hausse mes épaules en disant :

— Vous n’êtes grosses ni l’une ni l’autre.

— Dites, elle n’a pas l’air facile, Madame.

— Fais ce qu’elle te dit et ça ira.

— C’est mère et fille ?

— Oui. Fais attention à la fille, c’est elle qui va s’occuper de toi et elle n’est pas commode.

Charmant. Je veux rentrer chez moi ! Non, je n’ai plus de chez-moi.

Il ajoute :

— Change-toi, puis va chez Madame. Et n’oublie pas la révérence.

— Oui, Monsieur.

Mon uniforme est sur le lit. Je me déshabille pour l’enfiler. Je fais un bond d’un siècle dans le temps je passe de 2020 à 1920… Il se compose d’une robe noire avec des manches courtes, l’encolure est arrondie et les manches sont garnies d’un bord blanc. Il y a un tablier blanc qui se noue derrière le cou et autour de la taille. Et pour finir, une petite coiffe en dentelle à fixer dans les cheveux avec des épingles.

Les chaussures sont noires et plates.

Je sens que le bateau bouge, c’est moi qu’on attendait pour appareiller.

Après m’être apprêtée, je refais le chemin en sens inverse. Ce bateau est immense. Arrivée à l’arrière, je fais une révérence avant de dire :

— Je me suis changée, Madame.

— C’est bien, ma fille. Allez à la cuisine pour vous présenter à la cuisinière.

Sa propre fille, qui est toujours à côté d’elle, lui dit :

— Je la prendrais bien pour me laver…

— C’est une excellente idée, Carole, tu sens la transpiration. Tu devrais mettre du déodorant et te laver tous les jours.

— C’est les vacances, m’man…

Elle me regarde, pas gênée du tout des réflexions de sa mère. Elle me dit :

— Viens avec moi, petite.

C’est surprenant, se faire appeler « petite » par une fille de mon âge et moins grande que moi. Et puis, elle n’est pas capable de faire sa toilette toute seule ?

Sa mère lui dit :

— Ne sois pas trop familière avec les domestiques, Carole.

— Mais non, m’man.

On va dans sa cabine, c’est cinq fois plus grand que celle que je dois partager avec l’autre femme de chambre. Elle a même une salle de bains avec douche. Elle enlève sa culotte de maillot. Je trouve ça gênant.

— Ouvre les robinets de douche. Tiède.

Quand l’eau coule, elle met sa main sous le jet et me dit :

— Tiède ! Ça, c’est froid.

J’augmente le chaud, ça lui convient.

— Prends un gant de toilette, du savon et lave-moi.

Elle est complètement nue devant moi. Et nue, c’est bien le mot qui convient, parce qu’elle est épilée. Elle n’a vraiment aucune pudeur. Je reste d’abord décontenancée. Elle me dit sèchement :

— Tu attends le dégel ?

… Euh… je suis un peu surprise, parce que…

Elle me coupe en articulant bien, comme si j’étais débile, pour redire :

— Tu prends le gant de toilette, tu mets du savon et tu me laves.

— Oui, Mademoiselle.

Je la savonne entièrement… Moi, je ne voudrais jamais qu’on me fasse ça. J’ouvre la douche pour la rincer, ensuite je dois la sécher, la coiffer, et enfin chercher un maillot dans le tiroir qu’elle me désigne.

Allez, Mona, tu serais dans un bureau avec un chef de service chiant, ce serait bien pire. Ici, tu as lavé une fille, ce n’est pas un boulot tellement dérangeant. Un peu humiliant, peut-être.

Ce qui est surprenant, c’est la désinvolture de cette fille. Tout à coup, elle s’assied sur la toilette et fais pipi.

Là, je deviens toute rouge. Pense aux 3 000 euros par moi, Mona.

J’essaie de comprendre la mentalité des patrons. S’il faut se cacher de sa femme de chambre, ça devient compliqué. Oui, mais de là à pisser devant elle…

Je suis quand même soulagée quand Carole met sa culotte toute seule. Bravo.

Elle me lance :

— Range la salle de bains et la chambre. Quand ce sera fait, va à la cuisine, on te donnera des ordres.

On avait dit femme de chambre, pas bonne à tout faire. Je le pense, je ne le dis pas. Bah ! ce n’est que ranger.

Elle n’est pas soigneuse, il y a des vêtements sales par terre, des bouteilles vides et même une assiette avec un reste de nourriture. Je viendrai chercher ça plus tard, avec un plateau. Je retourne dans la salle à manger. Il y a un couple d’une cinquantaine d’années, assis dans des fauteuils. Ils discutent. Je fais maladroitement une révérence en disant :

— Bonjour Monsieur, bonjour Madame.

La femme est une grosse blonde décolorée avec beaucoup de bijoux. L’homme, un grand maigre avec une barbe noire. Elle me demande :

— Vous êtes la nouvelle bonne ?

— Oui, Madame.

— Vous vous appelez comment ?

— Mona, Madame.

— Alors je vais vous donner une leçon de savoir-vivre, Mona. D’abord, vous deviez attendre qu’on ait fini de parler avant de nous adresser la parole. Lorsqu’un de nous vous regarde, vous devez faire une révérence et dire « Bonjour Monsieur, bonjour Madame, je suis Mona, la nouvelle bonne à votre service. »

— Oui, Madame.

— Eh bien allez-y ma fille, faites-le !

Je fais une révérence et répète ce qu’elle a dit.

— Retenez la leçon.

— Oui, Madame. Mais si on m’a dit d’aller vite chercher quelque chose, je ne peux pas rester à attendre que vous me regardiez et…

Elle me coupe (ce n’est pas poli) :

— Dans ce cas, vous faites une révérence et vous continuez votre chemin sans nous parler. Mais ce que vous venez de faire, c’est répondre, une chose que les domestiques ne peuvent faire en aucuns cas. Compris ?

— Oui, Madame.

— C’est bien, ma fille, vous pouvez disposer.

MERDE ! Tombe à la mer, salope ! J’ai les joues rouges de honte et les larmes aux yeux. C’est de la folie ! Que suis-je venue faire dans cette galère ? Et galère, c’est le mot qui convient !

 

A suivre.

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