La fille qui voulait voir la mer – 20

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mia michael


BDSMhumiliationpunitionsoumission et domination


C’est un vrai revolver et le coup est passé à 20 cm de ma tête ! Je suis tétanisée par la peur. Il vise mon genou en disant :

— Qu’est ce que tu préfères, une balle dans le genou ou me faire une fellation ?

Tenant à la vie et à mon genou, je bredouille :

— Ne tirez pas Monsieur, je ferai tout ce que vous voulez.

J’ai affaire à un vrai dingue ! Il m’ordonne :

— À genoux, souillon !

Je m’agenouille Si je le mords, je suis morte ! Je suis terrifiée et dégoûtée. Très rapidement, il me dit :

— Maintenant, enlève ta culotte et penche-toi sur ton évier.

Il vient derrière moi et lève ma jupe en chuchotant à mon oreille :

— Mmhhh, tu as un beau cul, petite salope.

Il m’embrasse dans le cou et continue à me dire des cochonneries :

— J’ai pris une petite pilule pour bien te baiser…

Il me trousse, comme certains disent, pour me violer, penchée sur l’évier… et là, je craque, mais bien, je me mets à sangloter… Dès qu’il a joui, il se retire et me glisse quelque chose dans la main : 20 $ !

Il a fini sa petite affaire en étant un peu ennuyé de l’avoir fait sous la menace d’une arme, alors il me refile un petit billet et s’en va…

Je suis tellement humiliée et dégoûtée que je reste là, sonnée. Un peu de sperme coule le long de ma jambe. À cet instant précis, Alix, la petite peste, arrive dans la cui­sine pour me dire :

— Mona, faites-moi un jus d’orange et apportez-le à la piscine. Mais pas dans une heure !

Je lui dirais où elle peut se le mettre son jus, la mini garce, mais je me contente de répondre :

— Oui, Mademoiselle.

Pas d’éclat. Je monte dans ma chambre pour me chan­ger. Ensuite, je mets mes affaires dans une petite valise à roulettes et je m’en vais.

Trop, c’est trop ! Faire la bonne, se faire tirer dessus et puis se faire tirer tout court, ça suffit. J’ai été violée sous la menace d’une arme, je vais déposer plainte à la police. Ce n’est pas mon genre, mais il y a des limites à ce qu’on peut supporter. D’abord parce qu’il m’a violée, ensuite parce que j’ai eu la peur de ma vie quand la balle m’a frôlée, et enfin, pour qu’il ne recommence pas avec la pro­chaine bonne.

 

Je sors par la cuisine, je traverse le jardin en traînant ma valise à roulettes derrière moi. J’ai un peu d’argent et j’irai à l’hôtel, le temps de trouver un boulot, mais d’abord ma plainte. Ce n’est vraiment pas mon style, aller à la police, mais là, je me sens obligée. Jason ne m’épousera jamais. Je me mets à pleurer, mais bien. Les larmes me brouillent la vue et je ne vois pas une racine sur le sol. Je tombe en poussant un cri. Aïe ! Ma cheville doit être fou­lée.

Je repars en boitant et heureusement, une voiture s’arrête à ma hauteur. Le conducteur accepte de me dépo­ser au poste de police.

J’entre et je dis au policier :

— Je viens déposer plainte pour viol.

Un peu surpris, il me répond :

— Je vais avertir l’inspecteur.

Il prend son téléphone, appelle quelqu’un et lui explique. Un grand Noir arrive et me dit :

— Suivez-moi.

On va dans son bureau. Je m’assieds sur le bord d’une chaise, devant lui. Il me dit :

— Racontez-moi ce qui vous est arrivé.

— Je suis l’amie de Jason X et j’habite chez lui. La bonne a dû rentrer pour le week-end pour des problèmes de famille…

Il m’interrompt en disant :

— Mary ?

— Oui, c’est ça. Vous la connaissez ?

— C’est une cousine. Continuez.

— La mère de Jason m’a demandé de la remplacer le week-end.

— Donc, de faire la bonne

— Euh… oui.

— Et vous avez accepté ?

— C’est à dire que Jason trouvait ça amusant.

— Et c’est lui qui vous a violée ?

— Non, c’est son grand-père, avec un revolver.

Il fait une drôle de tête et me dit :

— Il vous a enfoncé un revolver dans… dans le…

— Noooon, il m’a menacée. Et comme je refusais, persuadée que le revolver était un jouet, il a tiré un coup de feu qui est passé à dix centimètres de ma tête.

Il me regarde comme si j’étais folle. Ça a l’air d’être super mal parti, cette plainte.

Il me demande :

— Vous voulez vous faire examiner par un médecin ?

— Euh… non.

Je vois à son air que j’aurais dû dire oui. Il me répond :

— Je vais prendre votre déposition. Donnez-moi votre passeport.

Je le sors de mon sac et le lui tends. Il l’examine attentivement et me dit :

— Ce passeport est faux.

— Mais…

Il me coupe :

— Vous l’avez fait faire dans quel pays ?

— Euh… c’est un ami qui s’en est chargé.

— D’accord. Nous allons vous garder le temps de tirer tout ça au clair.

— Mais, je suis la victime et… vous m’arrêtez ?

Au lieu de répondre, il se lève et appelle deux de ses hommes pour leur dire :

— Mettez cette fille en cellule.

J’essaie encore d’expliquer :

— Je vous jure, Monsieur l’Inspecteur, que je ne savais pas qu’il était faux… Ce que je vous dis est vrai !

— Mais oui, mais oui…

Il a un geste de la main, comme pour chasser un insecte. Les deux hommes m’empoignent tandis que je le supplie encore un peu. Ils me soulèvent presque du sol et m’enferment dans une toute petite cellule.

Mon Dieu, comment est-ce possible ? On m’a tiré des­sus, puis violée et c’est moi qui me retrouve en prison. Dans cette cellule, il y a juste un matelas sur le sol et un seau qui ne sent pas bon.

 

J’ai passé des heures dans un coin à pleurer sur mon sort. Il y a quand même de quoi. Je ne reçois rien à man­ger ni à boire jusqu’au soir. Vers 6 h, une Noire un peu forte, d’une cinquantaine d’années, ouvre la porte de ma cellule. Je suis assise dans un coin, les bras entourant mes genoux repliés. Elle dépose une assiette avec du pain, 4 portions de vache qui rit, deux bananes et une bouteille d’eau en disant :

— C’est tout ce qu’on a. Il n’y a jamais de prison­niers, ici.

Comme j’ai pleuré pendant des heures et que je suis recroquevillée dans un coin, elle essaie de me consoler :

— Faut pas te mettre dans des états comme ça, tu n’as rien fait de grave.

Je suis tellement sensible à sa gentillesse, que je la supplie :

— Restez un petit peu avec moi.

— Bon…

Je prends sa main et je lui raconte toute l’histoire du viol et du coup de feu.

Elle me dit :

— Le problème, c’est que tu es le pot de terre et Jason et sa famille, le pot de fer.

— On va me condamner et j’ai rien fait !?

— On ne va pas te condamner.

— Vous le jurez ?

Elle lève les yeux au ciel, exactement comme le fait Lucia et me dit la même chose :

— On dirait que tu as 8 ans !

Oui, j’ai 8 ans et c’est encore plus injuste de m’avoir enfermée dans une cellule.

Elle me dit :

— Je dois faire la permanence, mais tu me reverras tout à l’heure…

Je gémis :

— Ne me laissez pas, Madame !

Elle pousse un gros soupir, à nouveau comme Lucia, avant de me demander :

— Je veux bien te laisser un peu circuler, mais si je t’en donne l’ordre, tu reviendras immédiatement t’enfermer ici ?

— Oui ! Vous êtes un ange !

Elle rigole. Pourquoi tous les gens ne sont pas comme elle ?

Je peux circuler dans le petit poste de police. Elle a quelques appels téléphoniques. On parle… Elle me donne son numéro de téléphone.

*

Je retourne dans ma cellule vers 7 h du matin, juste avant l’arrivée de ses collègues. Je ne vais plus me recro­queviller dans un coin, mais au contraire dormir… sans doute grâce à la bouteille de rhum qu’on a partagée.

À 11 h, un policer ouvre la porte de ma cellule et me dit :

— Viens avec moi.

Il me conduit dans une pièce où se trouve Madame et un homme. Ils sont assis devant une table et ils boivent du café. Moi, je suis debout derrière la table… Madame me dit :

— Bonjour Mona.

— Bonjour Madame.

— Comment allez-vous ?

— Très mal, Madame.

— Mon avocat va vous faire une proposition.

Le type, c’est son avocat ! Il m’adresse la parole sur un ton très désagréable :

— Non seulement vous vous introduisez dans le pays avec de faux papiers, mais en plus, vous essayez de faire chanter cette dame qui a eu pitié de vous et vous a prise à son service. Ensuite, vous voulez déposer plainte contre elle. On n’a pas encore fouillé votre chambre, mais ça ne m’étonnerait pas qu’on y trouve de la drogue.

La gardienne m’a expliqué que les parents de Jason sont une des familles les plus puissantes de l’île. Alors, au figuré, je baisse ma culotte et tends mes fesses ! Au propre, ça donne ça :

— Dites-moi ce que je dois faire, Madame.

— Vous êtes prête à renoncer à votre plainte et à dire qu’il ne s’est rien passé ?

— Oui, Madame.

— Sans contrepartie ?

— Oui, Madame.

— Je veux vous avoir à mon service 7 jours sur 7.

J’ai compris que ma liberté dépendait d’elle et de ma reddition sans condition. La gardienne m’a dit : « Tu risques des années de prison, accepte et tu trouveras la solution. » Alors, je réponds :

— D’accord, merci Madame.

Elle discute en créole avec son avocat. Il se lève et va appeler l’inspecteur. Celui-ci arrive tout de suite. Madame lui annonce :

— Ma bonne a quelque chose à vous dire.

La « bonne » dit au policier :

— Je me suis fait des idées. J’avais un peu trop bu et j’ai mélangé le rêve et la réalité.

— Donc pas de viol sous la menace d’un revolver ?

— Non, Monsieur l’Inspecteur.

Il se tourne vers Madame et lui dit :

— Elle vous a accusée à tort, vous pouvez déposer plainte.

— Non… Elle m’a promis d’arrêter de boire et puis, c’est difficile de trouver une bonne. Je la reprends à mon service. Qu’en est-il de cette histoire de passeport ?

— Je me suis trompé, il n’est pas faux. Le voici.

Ils sont de mèche, bien sûr. Madame le prend. L’inspecteur me dit :

— Tu peux remercier ta patronne.

Il a raison (!), je lui dis :

— Pardon, Madame, j’ai déliré. Merci de ne pas m’en vouloir.

Voilà, voilà…

On sort tous les trois du commissariat. Madame me dit  :

— Mon père a fait fort, cette fois-ci. C’est la première fois qu’il tire… Je veux dire un coup de feu. Je lui ai con­fisqué son arme.

Elle rit, l’avocat aussi. J’admire le cynisme de ces gens… Le monde appartient aux salauds ! Je lui réponds :

— Je voudrais prévenir mon amie. Laissez-moi la voir, je viendrai chez vous cet après-midi.

Elle s’adresse à son avocat :

— Vous en pensez quoi, cher ami ?

— Sans passeport, elle n’ira nulle part.

Elle se tourne vers moi :

— D’accord, mais tu dois être chez nous au plus tard à 18 h. Sinon… c’est la prison.

— Merci, Madame.

On est dans la voiture de l’avocat. Ils me déposent près de la plage de Castries. Madame soupire, puis dit :

— Je suis peut-être trop bonne d’avoir accepté. Un conseil cependant, soyez là avant 18 h.

— Oui, Madame.

 

A suivre.

 

Vient de paraître : « Samia, fille du voyage. » tome 2. 180 pages, 70 dessins.
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