La fille qui voulait voir la mer – 21

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mia michael


BDSMfesséefétichismesoumission et domination


Le long de la route qui conduit au restaurant, un automobi­liste me prend rapidement en stop pour me déposer devant l’entrée. Je vais dans le bureau. Lucia est là, elle discute avec un fournisseur. Je me précipite dans ses bras en pleu­rant toutes les larmes de mon corps. Elle me repousse doucement en disant :

— Assieds-toi et arrête de pleurer. Après avoir ter­miné avec Monsieur, je m’occupe de toi.

Elle sort du bureau avec lui pour discuter dehors. Elle revient rapidement et elle me tend un verre de vin blanc. Je lui dis :

— Merci Lucia… euh… Madame… ssniiiffff…

Je bois avant de tout lui raconter. Je termine en disant :

— Si je pouvais revenir travailler ici… Parce que si je dois retourner là-bas, je me…

Elle me coupe :

— On va arranger ça.

— Pour de vrai ?

— Oui, j’oubliais que tu as 8 ans. Pour de vrai, croix de bois, croix de fer.

— Merci, Lucia… euh… Madame… bouh… hou…

Je retourne chez les parents de Jason pour reprendre mon service. Je travaille du mieux que je peux. Madame est étonnée de mon changement, elle doit supposer que la prison me fait très peur.

*

Cinq jours plus tard.

Il est 9 h du matin, Monsieur et Madame déjeunent dans le jardin. J’ai mis mon uniforme pour leur apporter du café. On sonne. Madame me dit :

— Allez ouvrir, Mona.

— Oui, Madame.

Je vais vite vers l’entrée de la propriété pour ouvrir. Plusieurs hommes entrent dans le jardin. Difficile de les situer, je dirais : 1/4 forces spéciales, 1/4 hommes de main, 1/4 service secret et 1/4 mes sauveurs. Je saute au cou d’un des hommes pour l’embrasser. Il se dégage en riant et me dit :

— On dirait que tu es contente de me voir.

— Oh oui, Jack, tu es mon sauveur !

Il murmure à mon oreille :

— Quand on a fait ce qu’on a fait, on est liés… Et puis, tu me plais, Mona. Bon, dis-moi qui est ici.

Je lui plais !

— Madame est dans le jardin, Jason est encore dans sa chambre avec une pute et le violeur est dans sa chambre, lui aussi.

— D’accord. Je vais dans le jardin, toi tu me montres où se trouvent ces deux chambres.

Il se dirige vers l’endroit du jardin que je lui indique. Moi, j’entre dans la maison avec les 4 hommes. Je leur montre où se trouve la chambre de Jason et du grand-père. Un des types me donne une claque sur les fesses en disant :

— C’est mieux que tu ne restes pas dans nos pieds. Va dans la cuisine, on viendra te chercher.

Je redescends les escaliers sans toucher une marche. Ces gens-là vont le payer ! C’est un sentiment qui manque de noblesse, je vous l’accorde. Après tout, je n’ai été vio­lée qu’une fois de plus par le grand-père. Madame ne m’a également punie qu’une fois, mais les coups de ceinture sur les fesses, pendant que Jason me tenait en riant, je n’ai pas du tout aimé  ! Dans la cuisine, je me sers une bière. C’est interdit aux bonnes de boire de la bière, mais mon sauveur est là et je lui plais…

J’entends crier :

— Viens dehors, Mona.

Ils sont tous là. Les 5 hommes, Madame et Monsieur, Jason et sa pute, tous les deux nus et le grand-père en veste de pyjama. Jason a les bras menottés dans le dos et un beau coquard. Jack me montre un énorme gode en disant :

— Tu veux qu’on montre au pépé comme c’est agréable, se faire violer ?

Ledit pépé gémit :

— Mona, je t’en supplie… J’ai fait ça parce que j’étais fou de toi. Je ne recommencerai jamais, je le jure sur la bible.

Je réponds à Jack :

— Je crois que la leçon sera suffisante, si tu pouvais juste confisquer ses armes.

— C’est déjà fait. Alors, je crois qu’ils ont tous quelque chose à te dire.

Madame se tourne vers moi, sans me regarder dans les yeux. Elle dit :

— Pardon pour tout, Mona. Votre passeport est sur la table ainsi que vos gages.

Au tour de Jason. Non seulement il a un coquard, mais aussi la lèvre fendue. Il zozote :

— Ze m’excuze auzzi…

Jack me demande :

— Ça te convient, Mona ?

— Oh, oui, je ne souhaite qu’une chose, c’est quitter cet endroit et cette famille… toxique !

— Va faire ta valise, on te dépose.

En 5 minutes, elle est faite et je rejoins les hommes dans la voiture. On est un peu serrés à cinq, alors je me mets sur les genoux de Franck, avant de lui dire à l’oreille :

— Tu voudrais pas m’adopter ?

Il éclate de rire et répond :

— Je te préfère en petite amie….

— Quand tu veux !

— On va se revoir pour une mission très importante. Lucia est au courant. Ce sera dans 2 ou 3 semaines.

— Dans si longtemps ?

— Mais non, quelques fois dormir…

Ils me déposent devant le restaurant et n’entrent pas. J’embrasse les hommes.

J’entre dans le restaurant pour continuer mes embras­sades. D’abord Maria dans la cuisine, puis les serveuses. Elles sont surprises de me voir. Flora me demande :

— Tu reviens travailler avec nous ?

— Oui, Mademoiselle Flora.

Je suis ravie de retravailler pour Lucia. Elle est au téléphone, mais je prends sa main et je l’embrasse. Quand, elle a terminé, je lui dis :

— Merci Madame, vous m’avez sauvé la vie.

Elle secoue la tête en regardant le ciel. Elle doit penser une fois de plus que je suis bloquée à 8 ans.

*

Je retravaille comme serveuse à partir de 17 h, ravie d’être sortie de cette famille de psychopathes. Je fais attention à effectuer correctement mon travail et je m’entends bien mieux avec les filles et Maria.

Lucia a un petit ami et dort souvent chez lui. Normal, après avoir été très proches, on est passé à autre chose. J’attends des nouvelles de Franck…

Comme il n’en donne pas, j’ai le blues. Le matin et au début de l’après-midi, je ne vais plus sur la plage à Castries. J’accompagne même Maria au marché. Se ren­dant compte que je ne vais pas bien, elle me dit :

— Toi, tu fais une dépression réac… quelque chose.

— Réactionnelle ?

— C’est ça. À cause du viol et du reste.

Oui, j’ai dit ce qui s’était passé. Je suppose que Lucia se rend compte aussi que ça ne tourne pas rond dans ma tête, car elle me fait une proposition :

— Tu pourrais arrêter de servir en semaine. Juste le week-end et le vendredi, ce serait suffisant. En semaine, je te confierais des missions. Tu veux travailler avec moi et faire des choses plus intéressantes ?

— Oui, Madame.

— Plus de Madame… sauf le week-end. Enfin, non, tu vas t’embrouiller. Continue de dire Madame. Écoute, je voudrais que tu ailles sur le port et là, tu demandes Sébastien. Il est moniteur de plongée et pêcheur. Je l’ai eu au téléphone, mais sans réussir à le convaincre. Essaye toi. Quand tu fais tes yeux de Bambi qui a perdu sa maman, les hommes craquent.

— Oui… euh…

— Je compte sur toi, c’est important. Et fais quelques courses, tu ne t’achètes plus rien.

— … Pas envie.

— Oui, bon, va voir Sébastien.

Ma dépression réactionnelle et moi, on part pour Castries. Sur le port, je demande Séb, mais personne n’a l’air de le connaître. J’ai l’air tellement déçue qu’un gamin à qui je me suis adressée me prend par la main et me dit :

— Viens, Mademoiselle.

Il m’amène à la Capitainerie du Port. Et bien sûr, là, ils me donnent le numéro de l’emplacement de Séb.

Je remercie le gamin et je veux lui donner un billet, mais il me dit :

— Je préfère un baiser.

C’est mignon, je l’embrasse. Ça va un peu mieux.

Je trouve enfin le bon emplacement. Il y a un panneau « Plongées ». Un homme d’une trentaine d’années répare quelque chose. Je lui crie :

— Monsieur Sébastien ?

— Oui, c’est moi, mais tout le monde dit Séb.

Il n’est vraiment pas mal.

— Je voudrais vous parler.

— Si c’est pour t’inscrire pour la plongée, reviens à 14 h.

— Non, c’est important, je vous en prie !

— Écoute petite, à 15 h, il y a des gens qui viennent faire de l’exploration sous-marine et il faut que je répare plusieurs choses sur le bateau.

— Oui, pardon, je comprends. Je peux attendre, ici, s’il vous plaît ?

Il pousse un long soupir en levant les yeux au ciel. C’est vraiment curieux, cette manie. Les gens ont fort ten­dance à faire ça quand ils sont avec moi… Je vais m’asseoir sur le quai pour regarder la mer, les oiseaux, une colonne de fourmis… J’essaie d’engager la conversa­tion avec elles et… non, ce n’est pas un début de folie, j’imagine seulement ça. Je demande à un des soldats qui sécurise la colonne :

— Vous voulez un bout de sandwich ?

— Nan ! On mange pas de ça. Si tu discutais plutôt avec les goélands ?

Je vais vous dire, les fourmis, c’est pas sympa comme insectes.

Depuis son bateau, Sébastien me regarde observer les fourmis. Au bout d’un moment, il me demande :

— Tu vas rester là à attendre jusqu’à 15 h ?

— J’observe les petites fourmis…

— Allez monte, tu me raconteras ça pendant que je travaille.

— Oh merci, Monsieur.

— C’est ce que tu espérais en discutant avec tes amies fourmis, non ?

Je crois que j’ai parlé tout haut sans m’en rendre compte…

Je décide de jouer cartes sur table avec lui :

— C’est au sujet du poisson que vous pêchez…

— Je le vends au marché.

— Euh… Oui…

— J’aime bien aller au marché. Je détesterais dépendre d’un seul grossiste. Ce poisson me permet de vivre. J’ai tout investi dans le bateau et le matériel.

Ouch ! C’est pas un bon plan. Je me dis « Mona, sois moins conne que d’habitude ! » Alors, je lui dis tout, enfin presque. Le restaurant avec Lucia, Jason, dont je croyais être amoureuse… Il me demande :

— Jason des grandes plantations ?

— Euh… Oui. Vous le connaissez ?

— C’est un bel enfoiré.

Il ne croit pas si bien dire ! Je continue à raconter comment sa mère m’a forcée à faire la bonne et puis que le grand-père m’a violée sous la menace d’un revolver. Ensuite ma fuite, la police, le passeport soi-disant faux, la mère de Jason qui me frappe sur les fesses avec une cuiller en bois, immobilisée par Jason. Le pépé qui me viole à nouveau… Mais j’arrive à avertir Lucia et elle envoie des amis qui me sauvent.

Là, Séb me regarde comme si j’étais une extrater­restre. Il finit par me demander :

— C’est une histoire que les fourmis t’ont racontée ?

— Je vous jure que c’est vrai. Devant Dieu !

— Bon… tu veux quoi ?

— Juste que vous veniez discuter avec elle, sinon, je…

— D’accord.

Je n’en crois pas mes oreilles. Je prends sa main pleine de cambouis et je l’embrasse en pleurant à moitié, pour changer. Il me dit :

— Je peux y aller demain matin. Tu dois rentrer ?

— Non, M’sieur.

— Si tu veux, ton aide serait la bienvenue. Viens en mer avec les touristes. Tu aimes la mer ?

— Je l’adore !

Il continue à travailler sur le bateau. J’essaie de lui donner un coup de main du mieux que je peux. Genre, je lui passe la clef de 10, quand il m’a bien montré laquelle c’était.

Il est décidé, mais gentil…

L’après-midi, tout se passe bien avec ses clients. Je fais le service, j’apporte les boissons, mais, ici, ça me plaît.

En fin de journée, on rentre au port. Les touristes sont très contents de ce qu’ils ont vu. Je reçois même des pour­boires. Ça doit être mon physique ou mes yeux de Bambi qui font cet effet. Séb me dit :

— Je suis invité à manger chez des amis. Viens avec moi.

— Sans être invitée ?

— T’inquiète, ils sont pauvres, mais très accueillants.

Curieux, comme ça va souvent ensemble

Il a une vieille camionnette. On roule le long de la côte Est pour arriver devant une maison un peu délabrée, au bord d’une plage.

 

Samia, fille du voyage tome 2, vient de paraître. 180 pages et 70 dessins, pas convenables du tout et c’est ici :

https://www.lamusardine.com/sabine-fournier/11812-5589-samia–fille-du-voyage—tome-2.html#/16-product_type-

 

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