La fille qui voulait voir la mer – 4

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mia michael


BDSMsoumission et domination


LA FILLE QUI VOULAIT VOIR LA MER (4)

Le lendemain, le réveil sonne à sept heures. C’est tôt, je suis encore crevée… Alicia me secoue :

— Allez, debout !

— Je suis morte de fatigue…

— Mais non, bouge-toi.

Je me lève avant de lui demander :

On se lave ?

— Pas le temps ma belle, habille-toi.

Je remets mon uniforme et ma culotte de la veille, ce qui n’est pas du tout dans mes habitudes.

On va à la cuisine. Madame Simone se lève plus tard, mais il y a déjà un des marins. Les hommes viennent manger dans la cuisine. Trois autres marins arrivent. Le capitaine viendra plus tard. Les hommes sont sympas, ils ont un peu les mains baladeuses, Lucia se dérobe en riant… C’est surprenant d’avoir une grosse patte qui vient se plaquer sur les fesses, je ne suis pas du tout habituée.

On doit se dépêcher. Une partie des invités mangent dans la salle à manger, d’autres sur le pont arrière, on court beaucoup. Il manque tout le temps quelque chose… Et il ne faut surtout pas oublier les révérences. Ils ne font pas attention à nous, mais à la moindre chose qui ne va pas, on se fait rappeler à l’ordre. Lucia me prévient plusieurs fois :

— Fais surtout bien ce que te dit mademoiselle Carole.

Justement, quand ils ont fini de manger, celle-ci me dit :

— Viens avec moi.

Oh ! Je pensais qu’elle ne se lavait pas tous les jours. Ça me gêne vraiment de faire ça. Elle m’annonce :

— La toilette de la salle de bains est sale, nettoie-la. On se demande bien ce que vous foutez, Lucia et toi !

Alors là, je pourrais facilement le lui dire, tout ce qu’on doit faire dans la journée. Je suppose que c’est juste pour m’humilier.

Je vais chercher une brosse, du savon… et surtout des gants.

Je retourne chez Carole. Elle est en string, ça me met de nouveau mal à l’aise. Je dois me mettre à genoux pour nettoyer l’arrière de la toilette. C’est ce moment-là qu’elle choisit pour approcher et me dire :

— Pousse-toi !

Elle descend sa culotte et s’assied sur la toilette. Je suis à genoux, pratiquement entre ses cuisses. Je suis sûre qu’elle le fait exprès, pour voir ma réaction.

Moi, je veux bien faire des révérences, mais je ne veux pas qu’une petite bêcheuse vienne me pisser sous le nez. Je lui dis :

— Je vous laisse faire Mademoiselle, appelez-moi quand ce sera fini.

Je veux sortir de la cabine, mais elle crie :

— Je t’ordonne de rester ici !

Mon cul ! Oui, bon, c’est trivial, mais il y a des limites. J’attends dans le couloir, quand même mal à l’aise. J’attends ou je rentre ? Je n’ai pas à me poser la question parce qu’elle sort de sa cabine, toujours en string et file à l’avant du bateau.

Quelques minutes plus tard, elle revient avec Sylvain, un des matelots. Il a l’air très intéressé par le spectacle.

Elle lui dit :

— Mets cette fille au cachot.

Quoi ? Quel cachot ? Je lui dis :

— Mais vous ne pouvez pas, c’est…

L’homme me prend solidement par le bras. Je crie :

— Aïe, vous me faites mal !

On marche un moment, lui me tirant. On descend un escalier et on se retrouve dans la salle des machines. Je crie :

— Au secours, vous n’avez pas le droit !

Mon cri couvre à peine le bruit des machines.

Il ouvre une armoire métallique, me pousse dedans et referme la porte.

Je crie :

— Je suis claustrophobe !

C’est vrai, en plus.

Personne ne répond. Dans cette armoire, je peux à peine bouger de quelques centimètres.

Elle veut juste me donner une leçon, c’est tout. On va venir me délivrer dans un quart d’heure. Oh ! mon Dieu… Je prie. Oui, je suis croyante. Bon, je ne dois pas paniquer. Lucia va venir me chercher. Je peux compter sur elle, pas de panique. PAS DE PANIQUE ! Je suis ici simplement parce que je n’ai pas voulu que Carole fasse pipi devant moi… Je crie bêtement :

— Au secours !

Je n’ai d’autres réponses que le vrombissement des machines.

Je me répète : « Ils vont venir, ils vont venir… »

Je crie, je pleure, mais ça ne sert à rien.

Ce sont des voies de fait, ça ! Pire c’est une séquestration. Dès qu’on arrive dans un port, je porte plainte ! Depuis combien de temps suis-je ici ? Une heure, quatre heures ? J’ai faim, n’ayant rien mangé depuis hier soir… et puis je dois faire pipi…

Je crie encore, avant de finir par me résigner, dans un état second.

Au bout d’une éternité… la porte du placard s’ouvre. La lumière m’éblouit.

Carole est devant moi.

Je vais la… gifler ! Ou alors, me contenter de lui dire :

Pardon, Mademoiselle.

— Tu viendras t’excuser devant tout le monde tout à l’heure, parce qu’il n’y avait que Lucia pour servir l’apéritif et le déjeuner. D’un autre côté, je ne pouvais pas laisser passer ton insolence et ta désobéissance.

— Non Mademoiselle, pardon.

— Bon… Change d’uniforme, tu pues.

— Oui Mademoiselle.

— Lorsque tu seras propre, il faudra venir t’excuser

Comment dire ? Elle a réussi à me mater. Je vais faire pipi, puis je me lave dans notre petit lavabo.

Lucia m’a pourtant assez mise en garde, mais j’ai voulu donner une leçon de savoir-vivre à Carole, genre « on ne pisse pas sous le nez de quelqu’un ». Donc j’ai eu ce que je méritais.

Lucia vient me rejoindre dans la salle des machines. Je lui dis :

— J’aurais dû t’écouter, pardon.

— Ça va ?

— Oui, oui… Mais je dois encore aller m’excuser devant tout le monde. J’ai terriblement honte.

Elle rit… puis me dit :

— Honte de quoi ? Du fait que c’est une garce ? Allez, on y va.

Comme le vent est tombé, tout le monde est à l’arrière du bateau.

Il est trois heures de l’après-midi. Je lui demande :

— Tu crois qu’on aura la pause ?

— C’est ce que je vais lui demander.

Je m’accroche à elle, les jambes tremblantes. Je suis restée trois heures debout, enfermée dans le noir.

On arrive à l’arrière, ils sont tous au soleil… Je craignais d’être dévisagée par tout ce monde, mais non, on enferme une fille dans une armoire — enfin, disons plutôt une servante — et tout le monde s’en fout.

On va devant Carole. Moi, avec les yeux baissés. Je lui dis :

Pardon, Mademoiselle.

Elle répond :

— Mets-toi à genoux, sinon ça m’oblige à lever la tête.

J’obéis, bien sûr.

Brusquement, je ne suis plus transparente : tout le monde me regarde.

Elle me dit «  Approche ! »

J’avance sur les genoux jusqu’à elle. Je sais qu’elle va amuser tout le monde, puisqu’elle adore ça. Elle pose sa main sur mon épaule et joue avec mon oreille en disant :

— Pendant que je buvais un verre au soleil, en discutant, je pensais à toi, enfermée dans une armoire dans le noir et j’avais des remords…

Elle attend un moment, puis rit en poursuivant :

— Mais non, je rigole. Ça m’amusait. On en a parlé et tout le monde était d’accord, c’est vraiment amusant, t’imaginer dans cette armoire. Donc… puisque ça plaît à tout le monde, t’imaginer occupée de pisser dans ta culotte, enfermée dans cette armoire, méfie-toi, car à la moindre bêtise, tu y retournes.

Sa mère finit quand même par dire :

— T’es quand même une peste, Carole.

Elle ajoute :

— Mais je reconnais que tu as des idées amusantes.

C’est la peste et le choléra, la mère et la fille !

Voilà, elle a fait son petit numéro de sale garce. Enfin presque, puisqu’elle me dit encore :

— Comme tu es restée à ne rien faire, ce sera plus juste de te faire travailler cet après-midi. Qu’est-ce que tu en penses ?

— Oui, Mademoiselle.

— Bien, tu commences à comprendre. Vous pouvez prendre votre pause.

Lucia me pince le bras et on dit presque ensemble :

— Merci, Mademoiselle.

On va vers l’avant du bateau et bien sûr, je me mets à pleurer. Bruyamment.

Lucia me prend dans ses bras et je mouille son épaule de mes pleurs. Elle me console. Lorsque je suis un peu calmée, elle me donne un Kleenex en disant :

— Mouche-toi convenablement et viens, on va se changer les idées.

On passe d’abord à la cuisine. Heureusement, Madame Simone fait la sieste, sinon elle nous aurait peut-être encore donné un truc à faire.

On va à l’avant du bateau. Il y a Sylvain, celui qui m’a enfermée dans l’armoire et Franck, le garde. Sylvain me dit :

— Sorry Mona, je dois faire ce qu’elle dit.

— Oui, je sais bien.

Lucia cherche de la musique sur la radio qui est là, puis elle dit à Franck :

On a envie de se distraire, tu veux bien danser avec elle ?

— Avec plaisir.

Mais… euh…

Il me prend dans ses bras et me serre contre lui, tandis que Lucia danse avec John.

Mon partenaire inattendu est bien sûr plus grand que moi, mais il ne dépasse pas un mètre quatre-vingt. C’est un costaud. Il me serre contre lui, je sens bien ses muscles. C’est surréaliste ! Il y a deux heures, j’étais enfermée dans une armoire métallique et maintenant, je suis entre les bras d’un homme en train de danser…Je sens son sexe qui s’appuie contre mon ventre. Il est fort et j’ai tellement besoin de… réconfort. Je lui dis :

— Vous êtes un garde privé ?

— Oui, de Weapon Group.

Un garde qui me protégerait de cette folle de Carole, c’est mon rêve. Je lui dis :

— Vous savez que…

Sans me laisser terminer, il m’embrasse… Et non, je ne lui dis pas « dites donc vous, je ne suis pas celle que vous croyez… » Je ne joue pas à la ville assiégée qui ne se rendra à aucun prix. Je suis une ville qui a subi… l’enfermement et qui tend ses clefs au libérateur, en disant « welcome strangers ».

Sa langue est dans la ville, je veux dire dans ma bouche. Je fonds. Et ma bouche n’est pas la seule à s’offrir, à l’étage en dessous, ma chatte s’est réveillée et elle frémit en sentant juste sur mon ventre, à cause de la différence de taille, la barre dure d’un sexe d’homme..

Ne croyez pas que je sois le genre de fille qui se couche et écarte les cuisses quand un homme lui dit de s’asseoir. Je n’ai d’ailleurs eu que deux amoureux. Enfin, je veux dire deux amants.

Il me dit :

— Tu me plais beaucoup. On va dans ma cabine.

Ma raison dit non, mais je miaule :

— Oouiiii…

Je me tourne vers Lucia pour lui dire que… enfin que…

Mais c’est inutile, puisqu’elle me dit :

— Moi aussi, je vais visiter une cabine.

On va dans celle de mon garde du corps et on se déshabille.

 

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