La fille qui voulait voir la mer – 8

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mia michael


BDSMhumiliationpunitionsoumission et domination


Punition publique.

***************

      Je suis réveillée par une voix d’homme :

— Vite Mona, il est 9 h. Je n’ai pas entendu le réveil.

— MERDE !

On saute dans nos vêtements et on part sur sa moto vers l’hôtel. Là, il me donne vite son numéro de télé­phone, j’essaierai de le joindre depuis un téléphone de l’hôtel. On s’embrasse. Il me demande :   

— On se revoit, hein ?

— Oui, sans faute, je t’appelle. Merci pour tout.

— J’ai oublié de te donner le livre. Ce sera pour la prochaine fois.

Je me précipite à l’hôtel. Carole va me passer un savon. J’arrive dans le hall. Lucia m’attend, elle a son sac et le mien. Elle me dit :

— Viens, on part ce matin.

— Mais je ne le savais pas

— Moi non plus, mais tu aurais dû être dans la chambre à 7 h ce matin

Elle commande un taxi et on part vers le port.

Je dis à Lucia :

— Pardon, mais je me suis endormie…

— On parlera de ça plus tard.

Dans le port, on court jusqu’au bateau. Dès qu’on est à bord, ils appareillent et on quitte le port. Je regarde Barcelone s’éloigner, j’adore cette ville.

Lucia me dit :

— Viens, on va se changer.

On va dans notre minuscule cabine. J’enfile mon uni­forme en lui demandant :

— Tu es fâchée

— Moi non, Mona, mais tu peux être sûre que Carole va te passer un savon.

Je lui raconte tout à toute vitesse et la remercie. Grâce à elle, j’ai découvert Gaudi et j’ai fait des câlins… pas­sionnés avec un garçon.

Je termine en lui demandant :

— Tu crois qu’elle va me faire enfermer dans l’armoire ?

Elle hausse les épaules et répond :

— Non, ce sera quelque chose de plus spectaculaire.

Aïe ! Mon bas ventre se serre d’appréhension. Je vais aller m’excuser, mais bien. Carole est sur le pont arrière, elle lit une revue people. Je lui dis :

— Bonjour Mademoiselle, je suis terriblement déso­lée, c’est que…

Elle me coupe :

— Ne gâche pas ta salive, tu seras punie.

Ouch ! Moi qui suis vite angoissée, j’attends l’heure de l’apéritif en tremblant. Il est près de 11 h 30. Dans la cuisine, je prépare tout avec Lucia.

On va servir tout le monde… J’attends… Quand c’est presque l’heure de passer à table, Carole s’écrie :

— Putain ! J’allais oublier de punir Mona.

Tout le monde la regarde, très intéressé, bien sûr. Quoi de plus amusant que le spectacle d’une fille punie… Ah ! le bon temps où les prostituées se faisaient fouetter en public ! Les gens n’ont pas changé ou à peine.

Qu’est ce qu’elle va me faire ? Me jeter à la mer ?

Ça y est ! Elle me dit :

— Va chercher Franck.

Mais pourquoi lui ? J’y vais et je lui annonce :

— Mademoiselle Carole te demande.

— Tu sais pourquoi ?

— Peut-être pour me punir.

Il a un grand sourire. Je lui demande :

— Pourquoi tu souris ? Tu sais ce que tu devras faire ?

— Mais non… J’en sais rien.

Il me prend par le bras et m’entraîne vers l’arrière du bateau. D’habitude, ils ne nous prêtent aucune attention, mais là, tout le monde me regarde arriver. Carole met une chaise au milieu du groupe et dit à Franck :

— Cette fille a retardé notre départ de 20 minutes. Donne-lui une bonne fessée… disons une claque par minutes, ça fait 20 claques.

Ah ! c’est ça le sourire de ce salaud !

J’ai envie de dire que c’est complètement illégal, mais à quoi bon ?

Frank s’assied sur la chaise en me tenant toujours par le bras. Il me fait basculer sur ses cuisses en maintenant mon poignet droit sur les reins, mon bras gauche se trou­vant bloqué par ses cuisses. Je ne dis rien… Je sais qu’elle ne bluffe pas. Il pose sa large main sur mes fesses et donne des petites claques sur mes fesses en disant :

— Pas de risque de manquer la cible.

Trop drôle ! Tout le monde rit, sauf moi. Il me demande :

— Prête Mona ?

Je ne réponds rien. Ça changerait quoi ? Sa paume quitte mes fesses et brusquement, ça fait :

PAF !

— Aaaaïïeee !

Ma jupe d’uniforme et ma culotte me protège à peine.

Il frappe mes fesses à toute allure

PAF ! PAF ! PAF ! PAF ! PAF ! PAF ! PAF ! PAF ! PAF !

Je n’arrête pas crier :

— Aaaaaïïïïïeeeeeeeeeeee !

Et je me tortille pour essayer d’échapper à cette volée de claques.

Carole finit par lui dire :

— Tu peux arrêter Franck.

Ouf ! Je sens que mes fesses continuent à monter et descendre comme sous les claques. Elle ajoute :

— Remets-la sur ses pieds.

Il me lâche, je me redresse, les jambes tremblantes.

Carole me demande :

— Tu as quelque chose à dire ?

— Pardon pour mon retard, Mademoiselle.

— Tu la méritais, cette fessée ?

— Oui Mademoiselle.

— Bien, reprends ton service. En souriant, si tu n’en veux pas une deuxième.

Je souris du mieux que je peux en servant à table. Pas facile quand on a les fesses aussi douloureuses. Je râle sur Frank qui a fait ça avec beaucoup trop de plaisir, et malgré tout sur Lucia, qui a eu l’air de trouver normal que je reçoive une fessée.

La journée se traîne, je suis vraiment fatiguée à cause de la nuit passée et de la fessée. Tout cela m’a vidée. Durant notre pause de l’après-midi, je vais m’accouder sur pont pour pleurer sur mon sort. Même pas un dauphin à qui me plaindre. Quant aux rares oiseaux de mer, ils ne répondent même pas.

 

Le soir, je sers à table avec un sourire de 2 mm. Je n’ai pas dit un mot à Lucia, elle non plus…

La journée se termine enfin… Je ne peux pas rester en froid avec Lucia. J’ai quand même touché le fond, aujourd’hui, en me faisant fesser en public. Alors un peu plus ou un peu moins… On est dans la cuisine, je lui dis :

— Pardon.

— Tu as fait une connerie, tu as été punie, l’incident est clos.

— Oui Lucia.

Le soir, je peux de nouveau me blottir contre elle. J’ai un peu moins mal aux fesses, mais je suis bien décidée à ne plus jamais faire de bêtises. Ou alors, je sais ce qui m’attend.

*

Le lendemain, tout se passe bien, c’est-à-dire comme s’il ne s’était rien passé.

Comme un jour sur deux ou sur trois, Carole me fait venir pour la laver et la coiffer… Oui, les servantes font ça, paraît-il… Enfin, faisait ça quand la reine Victoria tenait les brides de l’Empire britannique d’une main de fer. Exactement comme Carole avec nous.

Quand je suis en train de lui laver le dos, elle me demande :

— Comment vont tes fesses ?

— Elles me font toujours mal Mademoiselle, mais…

— Mais ?

— J’ai eu ce que je méritais.

— Bien Mona.

Je dois laver complètement Carole. Moi, je ne voudrais jamais que quelqu’un me fasse ça, ce serait comme retomber en enfance. Disons qu’elle est une vraie patronne qui utilise son personnel comme si c’était des objets. Je suppose que lorsque ça lui arrive de se laver seule (quelle horreur !) elle n’a pas d’états d’âme par rapport au gant de toilette qui lui lave les pieds ou le derrière. Donc elle n’en a pas plus avec nous.

Je me dis qu’on est vraiment sans défense sur ce bateau. Sur terre, Carole n’oserait sûrement pas traiter une servante comme elle le fait à bord. Ici, on ne peut pas s’échapper, car on n’a pas de papiers, pas de GSM et en ce qui me concerne, pas d’argent, puisqu’on n’est payé qu’à la fin de la traversée. Enfin, je suppose.

C’est exactement comme si on était prisonnières.

Je suis arrivée avec 20 minutes de retard. D’accord, je méritais de me faire engueuler, mais pas d’être fes­sée. Ce sont c’est voies de fait, limite coups et blessures.

Les gens sont même devenus attentionnés avec moi, genre : « Alors, comment vont tes fesses, petite ? » Et ça ne me plaît pas du tout !

Depuis qu’on est partis, qu’est-ce qui m’est arrivé ? Je travaille comme une esclave, j’ai été séquestrée dans une armoire métallique et on m’a donné une fessée publique…

Franck, je ne peux plus le voir. Il a pris trop de plaisir à me brutaliser.

De positif, il y a Gaudi et la nuit qui a suivi… Les dauphins et les couchers de soleil.

Belle comme une chatte au soleil.

**********************************

Et puis, il y a Lucia, j’adore cette fille… peut-être même trop. Je suis hétéro, et pourtant, j’ai rêvé plusieurs fois qu’on faisait l’amour. La nuit, quand je suis collée à elle, j’ai trop envie de l’embrasser sa nuque… Mais je n’ose pas, car si elle le prend mal, je per­drais ma seule amie, ma seule alliée. Je fais attention en l’embrassant à n’avoir aucun geste déplacé, alors que j’en ai très envie.

Lucia est belle et elle doit avoir un QI vertigineux, on s’en aperçoit tout de suite. Ce matin, dans la cuisine, elle me dit :

— Qu’est-ce que tu as Mona ?

— Rien, rien…

— Si, je le vois bien, c’est toujours à cause de cette fessée ?

Alors je rassemble tout mon courage — hélas, ça ne fait pas un paquet énorme — pour lui répondre :

— Je rêve de toi.

— C’est mignon… et alors ?

— Que je t’embrasse… partout.

Elle éclate de rire ! Après s’être calmée, elle me demande :

— Donc, mon tee-shirt ne te suffit plus ?

Je deviens encore plus rouge et je ne réponds rien. J’ai même les larmes aux yeux. Elle est assise sur le bord de la table de la cuisine. Elle me prend par la taille et m’attire vers elle. Mes seins se pressent contre les siens et je deviens molle. Mais encore plus quand elle m’embrasse sur la bouche. J’en ai rêvé… Hélas ! le réveil est brutal. C’est la voix de Carole qui dit :

— Dites donc vous deux, vous croyez vraiment qu’on vous paie pour vous bécoter ?

On se recule aussitôt. Je lui réponds :

— Pardon Mademoiselle, ce n’est pas Lucia, c’est moi qui… qui…

Elle attend la suite…

— J’avais le cafard, elle m’a consolée…

— Avec sa langue dans ta bouche ? Bon, on en reparlera !

Après son départ, Lucia me dit :

— Ne commence pas à paniquer, il n’y aura pas de suite.

J’espère qu’elle a raison.

Le reste de l’après-midi, je suis très stressée. Comme une jeune fille à son premier rendez-vous, mais aussi parce que je m’attends à ce que Carole nous punisse ou se moque de nous. Mais non, il ne se passe rien. Deux ser­vantes s’embrassent, qu’est ce que ça peut lui faire ? Elle nous a fait une remarque, point final.

Le soir, on sert le repas et…

— Et alors ? Tu rêves ?

C’est la voix de Monsieur. Il insiste sur un ton sec :

— Ça fait deux fois qu’on te dit de desservir !

— Pardon Monsieur.

Carole dit :

— Elle a l’amour en tête. Hein, Mona ?

— J’étais distraite, Mademoiselle, pardon.

Je débarrasse la table et on range tout.

***

Le lendemain, je redoute toujours l’apéritif du midi, car c’est le moment où Carole se sent d’humeur joueuse. Aujourd’hui ne faillit pas à la règle. Tout le monde est servi, Lucia et moi, nous attendons que quelqu’un claque des doigts parce qu’il a besoin de quelque chose. Carole revient de sa cabine avec des vêtements sur les bras. Elle annonce :

— C’est ce que j’ai acheté hier, mais ça a besoin d’un bon coup de fer.

Tout le mode la regarde, surpris. Alors elle jette les vêtements par terre et les piétine énergiquement. Elle est folle !

Sa mère commence par rire, puis elle s’exclame :

— Toi, tu as lu la vie de Wallis Simpson !

— Exactement m’man, sauf que Wallis le faisait le soir avec ses vêtements du lendemain et que sa femme de chambre devait repasser la nuit. Moi, je me contente de le faire le midi.

Elle se tourne vers nous en disant :

— Ce sera donc un après-midi repassage, les filles.

Toutes les deux, on répond :

— Oui Mademoiselle.

Sale garce !

 

A suivre.

 

Six de mes livres illustrés par Bruce Morgan sont publiés par La Musardine.

 

http://www.lamusardine.com/P32760-samia-fille-du-voyage-morgan-bruce-michael-mia.html

 

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