LA MERE NOEL N’EST PAS UNE ORDURE partie 2

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Frederic Gabriel


au travailexhibition et voyeurisme


 

J’ai rappelé Mélanie le soir même et on a défini ensemble son travail. Je lui ai proposé simplement de venir le midi et le soir et de m’aider à servir. Elle m’a suggéré d’ajouter à cela un coin du restaurant où elle jouerait avec les enfants, ferait des selfies et se ferait prendre en photo avec qui le voudrait bien. J’étais OK. Ça pouvait même faire venir des clients en plus.
Elle se présente sur le coup de 11 heures, déjà transformée. Elle tient un énorme bloc notes.
— Je prendrai certainement des notes, j’espère que ça ne vous gêne pas.
Les premiers clients arrivent vers midi. Mon restaurant est très prisé des gens de la ville et des alentours. Je fais une bonne cuisine, à des prix plus que raisonnables. Je fais le plein le midi et le soir.
J’ai une clientèle en grande partie masculine. Quand ils voient ma ravissante Mère Noël, ils sont ravis.

Elle n’est pas la meilleur serveuse du monde, mais je ne lui en demande pas tant.
J’ai installé un grand fauteuil en rotin dans un coin, et elle pose, en particulier avec un groupe de 5 hommes, qui travaillent à la Caisse d’Assurances Familiales. Elle se cale sur leurs genoux.
Je retourne en cuisine, préparer les desserts pour une table où est installée une famille, les parents et deux enfants. Quand je reviens, Mélanie a disparu et les cinq hommes aussi. Un rien intrigué, mais aussi inquiet, je demande à ladite famille :
— Vous n’avez pas vu ma Mère Noël ?
Le petit garçon me répond :
— Elle vient de descendre aux toilettes avec les messieurs. Elle m’a dit qu’on prendrait une photo ensemble quand elle serait de retour.
Les toilettes sont installées en sous-sol. On y accède par un escalier en colimaçon d’une trentaine de marches.
Je descends les premiers marches et je m’arrête net, dissimulé par le mur, mais voyant tout.
Mélanie est installée au milieu du local, les cinq hommes autour d’elle. Ils ont tous sorti leur queue, laquelle est, selon les individus, à différents stade de l’érection. Mais Mélanie, allant de l’un à l’autre, s’efforce de leur faire atteindre un état à peu près identique. Elle a la main droite sur une queue, la main gauche sur une autre, et elle promène la bouche sur une troisième.
— Il vous faudra tous finir dans ma bouche. Je ne veux pas salir ma tenue, je n’en ai qu’une.
— Si on balance du sperme dessus, on t’en payera une autre, promis, la rassure un des types.
Quand ils sont tous suffisamment raides, avec le regard brillant d’une petite fille face à ses cadeaux de Noël, elle en prend un dans sa bouche, et attaque sa première fellation. Elle avale la queue, fait aller et venir sa bouche dessus. Puis elle s’immobilise, je me dis qu’elle doit le caresser de la langue. Elle semble très concentrée, comme si ce qu’elle fait était la chose la plus importante au monde, et en un sens, ça l’est peut-être. Elle met toutes ses forces à le faire jouir.
Il y a une sorte de tension. Tous les hommes regardent. L’homme au pantalon baissé se tend. Elle resserre ses lèvres, et je comprends que la semence du type coule dans sa gorge, et qu’elle s’applique à ne pas en perdre la moindre goutte, pour ne pas tacher sa tenue. Elle desserre la mâchoire, et libère la queue, qui dégonfle déjà, se tournant vers un autre homme.
J’oublie tout, les clients, le service, la cuisine, pour suivre la scène. Je suis totalement fasciné. Avec maestria, elle vide les couilles des cinq hommes, efficace dans ses fellations, car elle les fait jouir rapidement, et parvient à ne pas se tacher. Je remarque qu’elle à la main droite posée contre le renflement de son pubis, enveloppé par un slip noir qui est sombre de secrétions, et qu’elle caresse nerveusement.
Pendant que la dernière queue est dans sa bouche, elle se frotte plus fébrilement. Elle finit par glisser son index sous le tissu. Je comprends qu’elle se frotte le clitoris, suffisamment pour se faire jouir, d’un orgasme discret que les hommes ne remarquent même pas.
Je remonte et retourne en cuisine, troublé par ce que j’ai vu.
Les cinq types de la CAF sont des clients réguliers, qui viennent tous les jours et paient leur ardoise à la fin du mois. Pourtant je remarque que l’un d’entre eux, fait passer une enveloppe, dans laquelle tous glissent des billets. Avant qu’ils ne partent, l’un des hommes amène l’enveloppe et me fait un clin d’œil.
— C’est pour votre serveuse… Avec elle c’est Noël tous les jours…
Quand le restaurant est vide je la retrouve attablée à une table, occupée à noircir fébrilement des notes. Je me demande ce qu’elle doit noter. Expérience marquante aujourd’hui, sucé cinq types aux toilettes, prestige de l’uniforme confirmé ?
Je lui tends l’enveloppe.
— De la part des hommes de la CAF.
Elle la fourre dans son soutien-gorge et se remet à écrire.
Dès le lendemain, sa présence a changé le fonctionnement de mon magasin. J’avais l’habitude de fonctionner comme café/snack le matin et l’après-midi. J’imagine que le bouche-à-oreille s’est mis en marche. Pour certains c’était alerte à la chaudasse, pour d’autres, plutôt « Amène tes enfants faire des photos avec la mère Noël, elle adore les bambins, ils ne pleureront pas comme ils le font d’habitude sur les genoux d’un vieil intermittent du spectacle atrabilaire. »
Et alors qu’entre neuf heures et midi, il n’y avait pas grand monde, ça a été l’affluence. Mélanie était la star. Elle posait pour des photos, et pas qu’avec des enfants. Trois jeunes types m’ont dit : « On préférerait que ce soit la Mère Noël qui nous serve, plutôt que vous. »
Et bien sûr, il y avait le sexe.
Au milieu de l’après-midi, à un moment de creux, j’ai laissé le restaurant pour aller faire quelques emplettes. Je l’avais vue faire, je m’étais rendu compte qu’elle se débrouillait au-delà de tout ce que j’avais pu espérer.
Je suis parti en voiture au magasin de gros où je m’approvisionnais régulièrement. Quand je suis revenu, je me suis garé derrière le magasin, le temps de tout décharger.
Je voulais lui demander de l’aide, mais j’ai avancé dans le long couloir, qui, partant de l’arrière, rejoignait la salle, sans rien dire. Une intuition, peut-être.
Il n’y avait que deux clients dans la salle. Deux hommes, qui n’étaient pas là quand j’étais parti. Je n’ai pas avancé dans la salle, et j’ai bien fait. Elle était installée sur les genoux d’un des deux types, tournée vers moi. Elle portait sa pelisse, celle-ci légèrement écartée, et on n’apercevait pas dessous une culotte. Elle avait le ventre entièrement nu, et une queue fichée dedans, bien visible. Le type sur lequel elle était assise était costaud, style rugbyman ; il la tenait par les hanches, et il la faisait monter et descendre sur sa queue. Elle éprouvait un plaisir intense à aller et venir sur cette queue, à en juger par son expression. Dans le même temps, elle gardait sa main gauche attachée à la queue de l’autre client, qu’elle continuait de masturber avec énergie, même si elle perdait le contrôle.
J’ai pensé que j’aurais souhaité que ce soit ma queue, et pas celle de l’inconnu.
Elle a fini par jouir, dans les bras de l’homme. Attrapant sa queue, et la sortant d’elle, elle a arraché le préservatif, et l’a masturbé, deux ou trois mouvements secs. Contredisant sa requête aux cinq hommes, elle a fait gicler le sperme sur son ventre, collant la queue contre, des traits souillant certainement la pelisse. L’autre client, excité par le spectacle a joui lui aussi, s’arrosant, et arrosant le couple de sa semence.
J’ai rentré les marchandises tout seul.
Je n’oublierai pas les trois semaines qui ont suivi. Sa présence avait m’avait apporté une sorte de perfection qui me manquait cruellement auparavant. Les clients étaient heureux de sa présence, grands comme petits, et grâce à elle, durant ce mois, mon chiffre d’affaires est monté en flèche, bien plus que je n’aurais pu espérer en temps habituel, mais aussi au mois de Décembre.
Elle prenait une tonne de notes. J’ai eu l’occasion d’y jeter un coup d’œil. Des analyses très sérieuses, et une sorte de journal se mélangeaient. Même si elle n’y mentionnait pas ses ébats.
Je me rendais compte jour après jour que je m’éloignais de ce pari que j’avais cru gagner. Pour la première fois j’allais perdre.
Je l’ai surprise plus d’une fois donnant du plaisir à un homme. Je me posais beaucoup de questions, puis j’ai fini par comprendre que c’était naturel chez elle, comme de boire ou de manger. Elle aimait le sexe, et elle en avait besoin quotidiennement.
Et moi j’éprouvais pour elle qui se rapprochait certainement d’un élan amoureux. Elle me plaisait énormément, mais elle ne serait pas à moi. Elle n’avait jamais manifesté le moindre élan à mon égard.
Je voyais la fin du mois approcher. Denis m’avait envoyé plusieurs photos mystérieuses. Moi, rien.
Après la soirée de Noël, elle a changé de tenue, optant pour de magnifiques robes de soirée qui la magnifiaient.
On a fait la soirée du 31 ensemble. On avait convenu de se retrouver le 1er au soir. Je l’ai vue arriver comme au premier soir vêtue d’un simple jean et d’un blouson.
Je lui ai tendu une enveloppe. Elle contenait un pourcentage des bénéfices que j’avais pu faire grâce à elle.
— Ce n’était pas prévu dans le contrat, mais je tenais à vous donner ça. Vous avez fait vivre mon établissement pendant un mois. Ça ne sera plus pareil sans vous.
— J’ai plusieurs choses à vous avouer. La première, c’est que, si je suis bien étudiante en commerce, je travaille depuis plusieurs années. Je vous vois régulièrement, mais vous, vous ne m’avez même pas remarqué. J’ai entendu à plusieurs mois d’affilée ce dont vous discutiez avec votre ami au Vertigo et j’ai trouvé vos habitudes bien machistes. Alors j’ai voulu vous donner une leçon.
Je la regarde, surpris par ce qu’elle me raconte.
— Je finissais mon contrat au Vertigo et j’ai effectivement comme projet de faire un mémoire sur les Pères Noël des magasins. Et je vous ai entendu… C’était parfait. Je suis venu ici et j’ai fait un peu de comédie. Vous m’avez engagée.
Je voulais vous donner une leçon. Vous montrer ce que ça peut être qu’une femme qui prend le pouvoir, qui aime le sexe comme un homme peut l’aimer et qui va le chercher et se sert abondamment.
Pour vous, une femme c’est juste l’enjeu d’un pari. Je voulais que pendant tout ce mois, vous me désiriez, et que jamais je ne sois à vous, que vous éprouviez du désir, de la jalousie, et de la frustration.
Je ne suis pas sure qu’après ça vous avez encore envie de me donner cette enveloppe.
Je lui fais un sourire.
— Je suis beau joueur. Et vous avez raison. Je méritais bien cette leçon.
Je lui tends l’enveloppe.
— Vous avez fait un travail exceptionnel, vous le méritez amplement.
Le lendemain, je retrouve Denis. Il a une mine sombre.
— Échec sur toute la ligne. J’ai dragué la mère Noël de trois magasins, celle de la fête de fin d’année de mon fils…Rien. Et toi ?
— Pas mieux.
Il pousse un soupir.
— Ce genre de paris, ce n’est plus pour nous.
— Ça sera le dernier, je lui réponds, même si j’ai d’autres raisons que les siennes.
Je reviens au restaurant, et je reprends ma vie terne. Une semaine se passe, puis encore une autre. Tout me semble gris.
Un soir, je fais ma compta, après que tout le monde soit parti, et j’entends le bruit de talons sur le carrelage. Je lève les yeux, et je vois une jolie brune devant moi, enveloppée dans un imper. Sur la tête, elle a un bonnet de Noël. Le seul élément qui lui a manqué quand elle était là.
Elle ouvre l’imper. Dessous, elle n’a que sa peau.
— J’ai présenté mon mémoire hier. Ça a été un franc succès. Ça vous dirait d’avoir une mère Noël à l’année pour votre restaurant ?
J’ai ouvert les bras et elle est venue vers moi.

 

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