l’ange du funiculaire

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Frederic Gabriel


fétichismesoftteen


Je suis arrivé sur les lieux le samedi après midi. Mon oncle m’attendait.
Le chantier avait pris fin la veille. Tout était prêt pour ce projet de funiculaire qui était porté depuis la ville depuis cinq ans. Il serait inauguré officiellement d’ici deux semaines.
La vue était impressionnante, aussi bien de la ville que de cette merveille technologique. La ville rayonnait sur de multiples fronts, et ici, au sud, quelqu’un avait eu l’idée, un jour, de permettre un nouveau mode de transport qui connecterait le centre et la partie sud, construite sur une pente. En dessous de nous, des quartiers résidentiels, des zones vertes, des commerces.
Mon oncle était technicien et c’était lui qui avait contribué au positionnement et à l’équilibre de la cabine. Elle était là à l’arrêt, prête à descendre vers la station d’accueil plus bas, puis à faire le trajet inverse. Ronde comme un oeuf, d’un rouge pétant, elle était encore vierge. Et c’était moi qui allais l’inaugurer.
Je m’entendais parfaitement bien avec mon oncle. Suffisamment en tout cas pour qu’il m’influence dans mes choix d’étude, et que je m’oriente vers une carrière de technicien de maintenance. J’aimais tout ce qui était mécanique.
Il m’avait parlé de ce chantier, et je lui avais dit:
—J’aimerais essayer le funiculaire, avant tout le monde.
—Je peux t’arranger ça.
Je n’y avais plus trop pensé, mais il m’avait appelé ce samedi matin.
—Passe sur le chantier.
Il m’a expliqué le fonctionnement de la cabine, guère compliqué. On pouvait la commander avec un programme, de la plateforme, mais aussi, et ce serait scellé quand les gens l’emprunteraient, d’un panneau qui se fermait, de la cabine.
—La vue est magnifique. C’est vraiment impressionnant. J’ai fait un aller retour. Allez je te laisse. Profites en tant que tu veux. Simplement, tu refermes les grilles du chantier en partant et tu mets ce cadenas.
Cadenas qu’il m’a tendu avant de s’éloigner.
Je me suis approché de la cabine. J’étais fasciné par la beauté de la technologie. J’ai tourné autour pendant un moment avant de débloquer les portes. Je me suis glissé à l’intérieur. La cabine était vaste, spacieuse, prévue, je le savais, j’avais collecté les informations pour une jauge de 20 personnes. Le métal sentait le neuf.
J’ai ouvert le panneau, et j’ai mis la cabine en marche.
C’est au moment où les portes allaient se refermer qu’elle a plongé dedans, surgie de nulle part.
La cabine était déjà en descente.
—Hé, tu sors d’où, toi?
J’avais 22 ans, la fille qui venait de pénétrer dans la cabine avait sans doute un an ou deux de moins. Elle était  plutôt petite, brune, avec des cheveux coupés courts, une masculinité qui était gommée par un corps à la féminité généreuse, soulignée par le jean et le chandail moulant qu’elle portait.
—Je suis comme toi…J’aime la technologie et j’allais pas manquer une occasion d’essayer ce téléphérique. Mais toi tu as des privilèges que je n’ai pas…
—Mon oncle travaille sur le chantier, j’ai protesté.
—Et le mien non. Mais je suis ici depuis six mois, à mes moments perdus, pour regarder. C’est si beau…Je travaille dans un garage, tu sais. Je suis mécano. J’aime les machines. Mais toi aussi, je suppose.
La cabine s’était fermée, et on a commencé à descendre. On n’a plus rien dit, l’un comme l’autre, et ça m’a donné la preuve qu’elle ne mentait pas, fascinés. Par le glissement silencieux, le fait que la machine puisse ainsi se déplacer, puissante et souple à la fois, pour une sensation puissante et enivrante. On ne faisait qu’un avec elle. Et il y avait ce plaisir de survoler la ville, de voir en dessous, mais aussi loin, et de se sentir supérieur.
On est descendus jusqu’à la station en bas. La cabine s’est immobilisée. Elle m’a regardé. J’ai bien compris qu’elle n’avait pas envie de partir.
—On peut remonter, et faire quelques aller et retour, ça te dirait?
Son sourire était la meilleure de réponses. C’est sans doute à ce moment que s’est nouée une complicité entre nous. On était finalement semblables, même si on ne se connaissait pas dix minutes plus tôt. Deux amoureux des machines et de la technologie.
On a profité de ce moment qui se prolongeait, sans voir le temps passer, en s’extasiant de la beauté de la cabine, de la souplesse du mouvement, de la vue.
Jusqu’à se retrouver à quelques centimètres l’un de l’autre. Au point de sentir l’épaisseur et la chaleur du corps de l’autre.
Deux heures plus tôt, nous étions encore des étrangers. Mais une passion commune nous avait rapprochés.
Je n’arrive pas à me rappeler si c’est sa bouche qui a pris la mienne, ou l’inverse. En tout cas, le résultat a bien été là, nos bouches accrochées l’une à l’autre, pour un baiser qui s’est prolongé, nos langues accrochées à ne pas en finir, en même temps que ses mains et les miennes caressaient sans doute avec maladresse le corps de l’autre à travers ses vêtements.
—Viens, elle m’a dit, j’ai envie qu’on fasse l’amour ici, maintenant, dans cette machine. C’est une occasion unique.
Le panneau de contrôle était ouvert. Elle a mis la machine en panne. On était pile au milieu du trajet, dans la nuit qui venait envelopper la cabine.
On était saisis par une envie sans réelle limite. Elle s’est retournée vers moi et elle est venue me défaire, faisant jaillir ma queue qui se développait d’excitation. Elle m’a caressé doucement, en même temps que nous bouches se cherchaient à nouveau.
On n’avait sans doute pas un confort formidable, mais ce qui donnait du charme à notre étreinte c’était qu’on soit au milieu de le cabine, entourés par ces éléments techniques qui nous fascinaient.
Je me suis laissé glisser sur le sol, l’entrainant avec moi. Elle a délacé ses baskets, les a ôtés, pour ensuite faire glisser son jean et sa culotte. Son sexe était rasé et ouvert d’excitation, ses chairs luisantes des sécrétions qui coulaient d’elle.
Elle a récupéré dans la poche arrière de son jean un préservatif emballé. Elle a déchiré l’emballage, et a gainé ma queue du latex huileux. Elle s’est approchée de moi, et est venue en surplomb, attrapant ma queue pour la guider entre ses lèvres. Elle a pris la tête de ma queue, et elle a glissé sur moi. On regardait tous les deux, fascinés. Elle m’a totalement avalé, ma queue entièrement fichée en elle. Il n’y a d’abord rien eu, sinon son expression extatique, puis les sensations sont arrivées, intenses…Son sexe me gainait comme un gant, moulé autour de moi, chaud et humide. Je l’ai attrapée par les fesses, et je l’ai faite monter et descendre sur moi…Elle éprouvait du plaisir, yeux clos, gémissant, totalement partie, mais je n’étais sans doute pas mieux, sentant des tensions s’installer en moi, à partir de ma queue, que le frottement de la muqueuse caressait de la plus délicieuse des façons.
On aurait pu jouir comme ça, mais je crois que l’un comme l’autre, on avait envie d’avoir du plaisir aussi longtemps qu’on le pourrait, tout comme on avait profité de la cabine tout l ‘après-midi. Elle s’est dégagée et m’a entrainé vers les sièges. Je m’y suis calé, et elle est venue s’asseoir sur moi, faisant glisser mon sexe dans le sien, mais cette fois dans une configuration différente pour un plaisir différent. On a joui ensemble, mais on avait encore envie, et mon excitation me laissait tout dur. On s’est laissés glisser sur le sol à nouveau, formant un cercle qui m’amenait à portée de son sexe, que j’ai caressé de ma langue, tandis qu’elle venait avaler mes couilles, calant l’une puis l’autre dans sa bouche, les parcourant de sa langue, une caresse inédite qui m’a procuré un plaisir infini.
Nos jouissances nous ont apaisé. On s’est rajustés. La nuit était tombée. J’ai débloqué la cabine, et on est remontés.
—On peut se retrouver ici demain, pour en profiter.
—Il faut savoir passer à autre chose. Si on passait la soirée et la nuit ensemble?
On est partis ensemble alors que la vie nocturne s’éveillait.

 

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