le charpentier

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martial rauch


soft


Avertissement au lecteur :

Cette histoire est l’histoire d’un mec qui veut boire un verre d’eau mais à qui une jeune fille offre une bière à la place. Ce n’est donc pas une histoire de cul. Enfin, pas tout à fait… Mais presque…

***

« Ding dong ! » Fit la porte.

« Oui ?… » Fit la jeune fille en retirant, surprise et alerte, une coupable main de sa culotte. Couverte jusqu’alors de cet unique et peu charitable vêtement qui malgré ses affriolantes dentelles dont les pâleurs diaphanes laissaient deviner les détails luxuriant d’une brune toison pubienne toute enivrée des langueurs fluides et tièdes des blâmables rêveries où s’égarait en ces heures interminables et suffocantes d’après-midi caniculaire et vide comme une mer d’huile grillant sous les éclats limpides d’un soleil arbitraire dont nul ne connu la lumière sans y perdre le regard, il fit craindre à la porteuse des dites dentelles qu’un manque si flagrant de pudeur puisse induire chez l’inconnu qui se présentait à sa porte de forts douteuses pensées et de solides alarmes quand à la tenue de sa vertus personnelle, et se trouvant en cet état fort misérablement vêtue, elle se précipita et pour enfiler la courte veste d’un kimono de soie rouge sang qui, sur le moment, ne lui paru pas si courte alors même que l’ourlet inférieur de ce dernier habit ne parvenait que très difficilement à cacher ses lunatiques et formidables fesses de déesse antique, et pour ouvrir la porte à l’étrangère personne qui manœuvrait si admirablement la sonnette de sa demeure.

« Bonjour, mademoiselle. Je suis le charpentier qui travaille sur votre toit. Permettez que je remplisse cette modeste outre que voila d’une eau claire et fraîche afin que je me désaltérasse à loisir. Les fragiles muqueuses de ma gorge semblent si sèches que c’est à grand peine si seulement je parviens à formuler cette humble demande. Ce soleil impudique est sans compassion aucune pour ce corps épuisé que j’habite.

– Oh !… » Fit-elle tout en ne sachant ni que dire ni comment correctement ordonner l’impatience vertueuse et brouillonne de ses mains agitées à, sans ordre, nouer la ceinture égarée du kimono, rabattre correctement les deux pans du col sur sa poitrine prodigue et nue encore toute alanguie de mollesses voluptueuses et brillante d’une sueurs musquées et fraîche telle la rosé d’une rose écarlate au matin de son premier printemps, et aussi de tirer sur le bas du rouge et finalement trop juste habit afin qu’il masqua à la vue du quidam la plantureuse et solide courbe de ses cuisses que nulle oraison ne saurait glorifier tant la texture ambrée de leur fine peau limpide, à peine dérangée d’un duvet satiné et doux comme une neige fluette sur des abricots en fleurs, joint à la ferme cambrure d’une chair plus vivace que les désordres infini d’un ciel aberrant tout étoilé de démence, courbes qui condamnaient les vivants qui les aperçurent, ne serait-ce qu’un fugace et inutile instant, à des langueurs de rêveries chagrines et frustrées que l’éternité même ne suffirait jamais à combler.

« Mais mon pauvre monsieur ! Que vous me semblez chaud ! Vous êtes tout luisant de sueur et les muscles proéminents de votre torse si nu et si bronzé, gonflés par les efforts terribles que votre situation commande, ainsi oints de votre virile moiteur, semblent réclamer de fraîches attentions et des climats moins rudes. Entrez un instant et que le moelleux tempéré de ma petite demeure apaisât cette puissante musculature de faste gladiateur épuisé que le soleil impitoyable tourmenta en ces heures de difficile et escarpé labeur. Pardonnez la légèreté de ma tenue : à moi aussi ces chaleurs sont terribles, partout en cette maison je m’agite inutile, languissante abattue, les efforts m’accablent et le repos me tue. Prenant ainsi quelques fraîcheurs pour vous, vous apaiserez un instant pour moi ces mélancolies par votre admirable présence à mes cotés. »

Hésitant un instant par son trouble foudroyé, le charpentier, ému jusqu’au plus profond de son caleçon par l’angélique visage que les noirs et longues bouclettes collées de sueur qui dégoulinaient jusqu’aux frêles épaules qu’il devinait nerveuses et musclées sous les vives rougeurs de la soie le rendaient encore bien plus fiévreux que ces deux yeux indéfinissables et profonds, pétillant de la plus extraordinaire des encres jamais imaginée par un peintre inspiré d’exotiques naïvetés, se décida à entrer comme s’il entrait alors dans le plus délicat des songes.

– Merci gente dame. C’est tout volontiers et le plus naturellement du monde que j’aspire en cet instant à humblement pénétrer en votre splendide et coquet logis, si bien fait, il me semble, pour donner un repos salutaire au laborieux ouvrier que je suis, épuisé en ces circonstances et par l’outrage de ce soleil arrogant, et par la si lourde charge qui m’incombe en ce jour si brûlant. »

Il s’exécuta donc et entra. Le silence se figea dans cet instant de trouble partagé et il sembla alors que ces deux êtres perdus en l’arbitraire ardent et fulgurant de cette rencontre éblouissante étaient les deux derniers habitants de cette planète incertaine errante aux ellipses absurdes des banlieues de cet univers infini si vide et si persistant. Leurs deux âmes s’accoutumant avec tant d’admirables peines et tant de délicieux remords à la violence de cet solitude si soudaine, il leur apparu alors et sans concertation aucune, qu’ils se devaient de rompre au plus vite ce silence épais comme l’écume d’une mer tourmentée d’infernales tempêtes qui se répandait généreuse sur le sable incandescent du désert d’une île d’abandon éperdu à la vitesse d’un cheval au galop, et de, très rapidement, s’en remettre aux urgents reflex salutaires d’une sociabilité avantageuse et courtoise qui les garderaient, oh ! illusion singulière, et les tiendraient à respectueuses distances, oh ! illusoire imposture, de ces ouragans des sens qui, s’ils se déversaient sur leurs têtes si bruyantes, incendieraient dans leurs mortels sillons de lave tout ce que tant de siècles de tant de vertus et de tant de raisons ont eut tant de peine et tant de soins à bâtir : cette civilisation d’ordre et de progrès si salutaires à leurs deux âmes en déroute…

Il parla alors, comme pour chasser de ses esprits l’image qui lui venait de cette femelle rouge et noir qui s’agenouillait gourmande à ses pieds pour lui faire un collier des perles carmines de ses lèvres humectées d’une si douce salive que des anges se seraient déchu pour n’en goûter ne serait-ce qu’une larme abandonnée :

« Merci précieuse et plaisante demoiselle. L’ombre ouaté de vos intérieurs feutrés paraît si joli que je n’ose m’introduire plus avant en vos intimes pièces avec cette tenu que m’impose mon métier rude et certainement sale et fort vulgaire à vos yeux limpides et prudents. Ayez l’obligeance je vous prie de bien vouloir me guider en cet indéchiffrable dédales de couloirs et de mystères qui forment vos appartements et égarent les frustres et modestes habitudes en lesquelles je demeure ordinairement. Mais n’allez me conduire pour ce bref repos que vous désirez si plaisamment m’offrir, en de trop flamboyant endroits dont l’éclat opportun ou l’intimité trop peu dissimulée de vos secrets logements heurterait l’indigne sobriété de mon humble condition d’ouvrier n’ayant que les habilitées industrieuses de ses mains et les forces brutales de sa puissante carrure pour nourrir son corps pitoyable et déshérité ou bien satisfaire les espoirs légitimes et prudents de ses affectionnés contemporains. »

À ces sages paroles, elle rétorqua d’un silence discret et fluet et elle laissa filer dans cet instant de muet acquiescement un frêle et discret soupir, comme pour que se dissipe en elle les tenaces étiolements de sa vertueuse naïveté qui lui hurlaient en chacun des canaux de son cerveau saturé de démence que nulle écluse ne savait plus maintenant retenir, de laisser choir à ses pieds nus et tout nimbés d’impatiences capiteuses et fraîches comme des ruisseaux aurifères où babilleraient d’exaspérés têtards, cette ridicule et inutile et encombrante et rouge tunique orientale qui sur l’heure l’agaçait et l’énervait dans sa grande et parfaite incapacité à masquer complètement aux regards qu’elles espérait avide d’elle et de luxure, la lisse et parfaite anatomie de ses formes suppliantes et accablantes qui rêvaient de subitement et immédiatement s’abandonner aux violences des étreintes de ce charpentier luisant comme l’éclatant phœnix qui reviendrait sans cesse l’arracher aux flammes du sol glaciale de sa frustration sans age et qui miroitait en sa cuirasse de muscles toutes les promesse d’un enlacement enfiévré et plus enivrant que ces odes de nectar que nulle ruche grouillante d’exaspération ne sut jamais féconder.

Un improbable courant d’air fit soudain claquer la porte. Comme elle eut voulu que ce puissant flux d’air lui arracha dans sa fougue importune et désinvolte ses ridicules et prudes vêtements tout comme ses tout aussi ridicules et prudes hésitations de vierge effarouchée, qu’il laisse enfin, aussi soudain que ce claquement de porte, éclater au grand jour brillant de ses désirs l’étendu glorieuse de son excitation farouche et téméraire. Étrangement, son regard loucha une fébrile seconde sur l’entre-jambe de l’ouvrier. Il ne s’en aperçut point. Mais comme il eut voulu qu’à ce brusque signal, la retentissante érection qui se présenta alors déchire le fondement de son crasseux pantalon et les faux-fuyants de ses visions avides qui peinaient à masquer les teneurs effrayantes de ses terribles imaginations.

« Suivez-moi je vous prie. » Balbutia-t-elle.

En chemin, elle se plut à imaginer le regard attentif inquisiteur du mâle au torse glabre et musclé qui lui emboîtait le pas. Elle laissa, bien que tirant un peu plus inutilement d’une main distraite sur l’ourlet de sa veste, s’exprimer l’étendue des attente fébriles de son cul moulé à la plus délicieuse des louches et dont la raie s’humectait déjà du jus savoureux qu’exhalait la délicate ouverture de son vagin tout détrempé qui s’épanouissait, s’élargissant telle la sauvage orchidée en la plantureuse foret du duvet de ses poils maintenait complètement détrempés par ces ondes douces et cruelles que les frêles dentelles de la culotte ignoraient nonchalamment de contenir. Impitoyables et soumis aux tumultueuses cadences des cuisses, les deux globes des fesses laissaient balancer l’inertie mole et ferme de leur générosité en d’affirmatifs mouvements d’horloger qu’elle se pressait de transmettre au bas de son dos assoupli par l’avidité de ses appétits qui se contorsionnait, adroit et fier, en une danse empreinte de fièvre enamourée d’ardeurs enchanteresses. Elle s’efforçait de donner aux mouvements de ses hanches cet air de détermination effrénée et sourde qui, elle se l’imaginait ainsi, aurait su se jouer du membre tendu de l’ouvrier englouti en sa vulve gourmande, s’abandonnant béatement ravi par les ondulations savantes de son corps tendu à l’extrême, des fastes extravagances de ses plaisirs inassouvis et indicibles.

Lui, béatement ravi du spectacle, se complu dans l’image de ce bassin qui précipitamment basculerait pour lui offrir brusquement une croupe rose comme le sexe des juments et ouverte généreuse comme ces gouffres d’abîme où les doutes s’éprennent de vertige lorsqu’ils percent sous les pas du voyageur épuisé qu’il se sentait devenir, ces paysages de nuées de néant appelantes et suppliantes comme le chaud et noir manteau d’une faucheuse providentielle. Percer ce cul, et y aller et venir dans une fougue inédite justement : unique obsession plantée en son front bouillant et définitivement perdu en ces réflexions éperdues.

« Prenez place ici. Les mouvantes caresses de ce fauteuil sauront apaiser un instant je l’espère vos chairs tourmentées par cet été extrême et par l’arasant travail qui vous assoiffe si implacablement. Vous prendrez bien une bière. J’en possède de savoureusement froides et pour sûr réconfortante qui désaltéreront j’en suis persuadée cette soif qui vous encombre et vous accable plus que ce soleil ou cette courageuse profession qui vous contraint chaque jour à frôler les cieux et les plus hauts étages de ce monde pour couvrir mon toit de vos célestes attentions. »

En prononçant ces dernières paroles, elle se laissa choir sur la bassesse d’un abrupt tabouret de bois ferme et raide comme le glaive assuré brandi au ciel d’un guerrier de céleste renommée. Un éclair glacial la transperça toute entière. C’est qu’elle adorait à la folie les soins de l’enculage et que le rude et subit contact du bois alluma en elle les effluves étincelantes d’avides et d’inavouables appétits bestiaux qui étranglèrent son gosier telle la brutale et abondante giclé de foutre versée en sa gorge gourmande qu’elle se plaisait tout autant à inventer. Elle se mordit la lèvre inférieure dans le rictus torve d’un sourire de circonstance espérant trouver en cette douleur volontaire la salutaire évaporation de ces dernières et envoûtantes images. Mais hélas, rien n’y fit et elle se contenta de se lever pour se mettre en quête du salutaire et désaltérant breuvage.

« Je reviens de suite. Ne vous évaporez en cette absence que je m’efforcerai de rendre la plus courte possible. »

Fichtre, qu’elle fut troublante cette vision qui, durant la pincé d’un instant où elle s’assit pour se relever aussitôt, lui fit entrevoir l’antre vertigineuse de l’intérieur de ses cuisses en une si brève et si tendue seconde qu’elle lui parut faite de l’éternité du pas suspendu d’une cigogne au toit de ses songes, et ses esprits s’égarèrent longtemps et loin en ces sommets où les blancheurs des dentelles entrevues le transportèrent aux proximités enneigées de cet autre toit, celui de ce monde, où les solides charpentes qu’il s’ingénia alors d’agencer en ce rêve soudain lui parurent porter en eux les secrets d’un abri suffisamment vaste pour pouvoir lui confier les pressantes élucubrations que ses folle illusion lui faisait éclater à la face. Il se ressaisi en songeant précipitamment que si elle venait inopinément à le sucer pendant qu’ils buvaient leurs canettes, cela donnerait sûrement un goût à la bière de la jeune fille, ce qui viendrait gâcher la qualité du pétillant breuvage si sagement offert. Maigre présage…

« Voilà pour vous. » Fit-elle en revenant. « Je ne vous retiens pas car l’urgence d’un travail que je devais faire aujourd’hui vient de se rappeler à mon souvenir un instant égaré par les vapeurs trop chaudes de cet après-midi douloureux. Merci pour votre agréable compagnie et soyez prudent, tout là-haut, sur le toit de ma maison et si près de mon ciel… »

Lorsque la porte se referma, définitive comme un linceul, le hurlement strident et silencieux qu’elle éructa à la face vide et livide de l’univers stria l’immuable infinité des désirs avides qui lacérèrent, en cet instant et à jamais, l’étendu immortelles de son corps définitivement bouleversé.

 

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