J’étais exacte au rendez-vous au haras. Le patron m’avait prévenue que le client était assez à cheval sur la ponctualité.

J’ai garé ma voiture et je me suis avancée vers ce qui me semblait être la maison principale. J’ai sonné. Parce qu’on ne venait pas, j’ai sonné à nouveau, toujours sans succès. Visiblement, il n’y avait personne.

J’ai regardé autour de moi. Un peu plus loin, il y avait le haras proprement dit, avec plusieurs écuries. Je me suis dit que je trouverais peut-être quelqu’un qui pourrait me renseigner. Je devais au moins savoir si mon client m’avait posé un lapin et s’il était utile que j’attende.

J’ai parcouru la trentaine de mètres qui me séparait du premier bâtiment. De l’extérieur, cela ressemblait à une très grande grange avec pour seule ouverture un portail à double battant.

En m’approchant, je pouvais voir que le portail n’était pas fermé. L’un des deux vantaux était entrebâillé. Je m’apprétais à appeler parce que j’entendais des gens parler à l’intérieur. Mais j’ai jeté un oeil par l’ouverture et ce que j’ai vu m’a littéralement figée.

Un instant j’ai pensé m’enfuir mais, je ne sais pas pourquoi, je suis restée. De toute façon on ne me regardait pas et je devais être difficilement repérable à travers la petite ouverture. De mon côté, je voyais toute la scène. Un choc !

Le plus effarant, c’était la femme. Elle était juchée sur une sorte d’imposant cheval d’arçon. Elle était allongée dessus, sur le ventre. Les bras et les jambes tombaient le long des pieds de la structure. Sa posture rappelait celle d’un indien chevauchant à cru, le torse allongé jusqu’à l’encolure de sa monture.

Elle était attachée par des cordes d’un bon mètre à des anneaux fixés au sol, par les poignets et par les chevilles. Son menton reposait sur l’assise. Mais ce qui était hypnotisant, c’est qu’elle était nue. À l’exception d’un détail tout à fait surprenant et, d’une certaine façon, comique. Elle avait une queue. Une queue de cheval, en crin. À ce qu’il me semblait, cette queue était plantée dans l’anus. De là où j’étais, je voyais bien l’ouverture de son sexe tellement ses jambes étaient écartées. Il faut dire que le support auquel elle était fixée avait la largeur d’un cheval et ses jambes épousaient la partie la plus externe de ce qui représentait la croupe. Toute la raie était exhibée, de l’anus au clitoris. En plus, la femme était totalement épilée.

Elle ne semblait pas contrainte, au contraire. Elle ne faisait rien pour tenter de se dégager. Elle semblait détendue, malgré sa position probablement inconfortable. Heureusement pour elle, nous étions en été et la température me semblait élevée dans la grange. Autant que je pouvais en juger à distance, elle me paraissait même excitée, avec des lèvres ouvertes sur une vulve d’un rose assez révélateur

Elle n’était pas seule. Un homme se tenait debout, de dos par rapport à moi. Lui était habillé. Le style gentleman farmer, des bottes en cuir, des culottes de cheval, un polo et une casquette. Il tenait un immense cheval par la bride. Je ne m’y connais pas beaucoup en chevaux mais celui-là ressemblait à un cheval de course, ce qu’on appelle d’ordinaire un pur-sang.

C’était incongru cette femme nue ainsi immobilisée, cet homme en tenue d’équitation et ce cheval.

Un autre homme est entré dans mon champ de vision en s’approchant du cheval. Lui aussi était nu. Il était visiblement très excité lui aussi. C’est plus facile à voir chez un homme.

Il est d’abord allé rejoindre la femme attachée. Il tenait une petite bouteille dont il a versé le contenu sur le bas du dos. Il s’est mis à répartir le liquide un peu partout sur les hanches et les fesses, y compris sur le sexe et sur la queue en crin. Il a particulièrement insisté sur la fente en finissant d’y vider la bouteille et en fourrant sa main entière dans le vagin sans ménagement et apparemment sans difficulté. Je n’avais jamais imaginé qu’une main puisse entrer dans un vagin. Dans le mien, ce serait tout à fait impossible. Pourtant, à la réflexion, une femme donne la vie.

Puis il s’est tourné vers le cheval et s’est placé en face de sa croupe. Il a passé sa main sous le ventre pour le caresser. C’était le fourreau qu’il frottait, énergiquement. Le sexe a commencé à s’allonger. C’était impressionnant, de plus en plus démesuré.

En le voyant faire, j’ai compris où ils voulaient en venir tous les trois. C’était pourtant inimaginable. Mais quelle autre explication ? La morale aurait commandé que je n’en regarde pas plus. Mais ma curiosité était à son paroxysme maintenant que j’avais compris ce qui allait se passer.

Quand l’érection lui a semblé convenable, l’autre homme a tiré sur la bride pour obliger l’étalon à se positionner derrière le cheval d’arçon. L’animal était docile. Mais dès qu’il a eu ses naseaux en face des fesses de la femme, il s’est un peu excité et a commencé à s’ébrouer, inclinant et relevant alternativement la tête, tapant du sabot sur le sol, faisant fouetter sa queue de gauche à droite.

J’ai eu l’impression que la femme se raidissait. Elle semblait serrer les montants auxquels elle était attachée. Son visage était tendu lui aussi sans pour autant exprimer une peur quelconque. On aurait dit qu’elle attendait anxieusement.

Le cheval s’est mis à lécher les fesses de la femme. La langue passait largement sur toute la raie. Juste après, il s’est dressé, levant ses antérieures pour les poser sur le dos de la femme. Cela m’a fait un coup au coeur. J’avais mal pour elle du choc qu’elle avait dû subir en recevant les deux sabots sur le bas de ses reins.

Le cheval a piétiné sur place, cherchant à se positionner correctement. En même temps, il s’est avancé pour couvrir celle qu’il considérait comme sa femelle. Les jarrets ont glissé le long du torse et le ventre s’est posé sur le dos nu. Elle devait sentir le poil rêche de la robe frotter sur sa peau.

Le poids devait être formidable. La femme semblait résister, mais ses seins étaient écrasés sous les épaules. Je ne comprenais pas comment elle pouvait encore respirer.

Les deux hommes étaient postés de part et d’autre de la croupe du cheval. Ils essayaient de l’aider à pénétrer la femelle. Les mouvements étaient désordonnés, les sabots martelant le sol, le sexe dodelinant, se redressant pour se tendre vers les fesses de la femme, tapant le haut de la cuisse ou retombant sur les reins. Pourtant, l’entrée était totalement dégagée. La queue en crin, fichée dans l’anus, ne permettait pas d’erreur de cible. Et selon ce que j’avais vu un instant auparavant, l’accès était largement ouvert.

L’homme en tenue équestre a réussi à s’emparer de l’extrémité du sexe et avec dextérité, en un instant, est parvenu à la placer face au vagin. Au même moment, le cheval venait de donner une impulsion vers l’avant. Il a dû sentir que ça ne résistait pas, que ça rentrait.

J’avais peur de ce qui risquait d’arriver à la femme si l’animal poussait son sexe à fond. Jamais un vagin n’aurait pu contenir une telle longueur. Malheureusement, je n’étais pas suffisamment proche pour me rendre compte de la profondeur de la pénétration. Je voyais seulement le cheval pousser en avant. Ce n’étaient pas de grands coups comme on l’aurait cru. L’amplitude des mouvements restait raisonnable. Peut-être l’animal, instinctivement, freinait ses ardeurs en s’adaptant à la femelle qu’il était en train de saillir.

Dès la pénétration, la femme avait gémi. Ce n’était pas un cri qu’elle avait poussé, plutôt une expiration bruyante, comme si ce premier choc lui avait vidé les poumons. Les deux hommes, une fois l’animal en action, se sont écartés. Ils regardaient la bête prendre sa jument de circonstance. Celui qui était nu se masturbait doucement.

Le cheval, pendant qu’il s’activait sur la femme, lui flattait l’encolure de sa tête. Il lui touchait le cou avec ses naseaux, comme s’il l’embrassait. Il ne semblait pas la considérer différemment d’une jument.

Le coït n’a pas duré longtemps. En à peine quatre ou cing saccades ce fut fini. Ça avait été court mais extraordinairement intense. La femme ne m’aurait certainement pas démentie tellement ses gémissements lors de chaque impact étaient réels, primitifs.

Après un dernier coup de reins, l’animal s’est immobilisé. Puis il a fait mouvement vers l’arrière, se dégageant du vagin. Un flot de semence s’est échappé et le sexe est ressorti tout entier, toujours aussi long, mais flasque, pendant sous le ventre. L’animal a fait un effort pour descendre de la femelle, lui labourant certainement encore une fois le dos. Du sperme gouttait, du sexe du cheval et de celui de la femme.

L’homme nu s’est dirigé vers le derrière de la femme en se tenant le sexe. Il a enfoui son visage entre les fesses, poussant sur ses jambes pour aller le plus loin possible. On avait l’impression qu’il voulait retourner d’où il venait. En même temps, il se masturbait, frénétiquement cette fois. Il a été très rapide à jouir, avec un cri rauque, sans retenue. Quand il a sorti sa tête de la raie, il ruisselait de jus.

Les hommes se sont alors affairés à délivrer la femme, détachant ses membres. Quand elle est descendue de son perchoir, j’ai vu que l’assise sur laquelle elle était allongée était évidée au centre. C’est probablement ce détail qui lui avait permis de respirer pendant qu’elle avait le cheval sur son dos.

Je n’ai pas attendu plus longtemps. Je ne voulais surtout pas qu’on me surprenne comme une voyeuse, être impliquée dans leur histoire. J’ai fait demi-tour, rejoint ma voiture et je suis partie.

Je n’ai pas roulé longtemps. Après quelques kilomètres, j’ai cherché un chemin où je puisse m’isoler. J’ai assez vite trouvé. C’était une piste en terre, probablement utilisée par un paysan pour rejoindre ses champs. Au moment où la route traversait un petit bois, je me suis arrêtée dans une clairière. J’avais le feu au ventre, je n’en pouvais plus. J’ai regardé autour de moi pour m’assurer que j’étais bien seule.

J’ai baissé ma culotte à mi-cuisses. Mon sexe était trempé, poisseux, presque dégoulinant. Je me suis masturbée furieusement. J’ai joui en moins d’une minute.

J’ai remonté mon slip et je suis restée pendant un long moment sans rien faire. J’avais besoin de reprendre mes esprits. Je réfléchissais. Je prenais conscience que ce rendez-vous avec ce client était un get-apens. Cela expliquait par exemple son insistance pour que je sois ponctuelle. Je me demandais si mon patron était complice. Je n’en avais pas l’impression. Ce genre de sexualité, ce n’était pas son genre du tout.

J’ai aussi pensé que puisqu’ils m’avaient pour ainsi dire convoquée, c’est qu’ils devaient épier mon arrivée. Donc, ils avaient dû m’entendre arriver. Mais aussi repartir, en entendant le bruit du moteur. Par conséquent, ils savaient que j’avais tout vu. Que je n’avais pas fui au premier regard. Que j’avais supporté le choc et que même j’avais été suffisamment curieuse pour regarder l’acte jusqu’au bout. La seule chose qu’ils ne savaient pas, c’est ce que je venais de faire dans ce bois.

Je suis rentrée au bureau. Mon patron m’a demandé comment ça s’était passé. J’avais eu le temps pendant le chemin du retour de mettre au point un scénario plausible. J’ai prétendu que le client était absent, tout simplement. Je me promettais de l’appeler un peu plus tard pour fixer un nouveau rendez-vous, et surtout pour éviter de me retrouver piégée dans mon mensonge à mon chef. Je savais que ce coup de fil serait difficile, parce que le client savait que je savais et que ses projets ne s’arrêtaient certainement pas à cette exhibition.

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Je l’ai appelé en fin de journée. Je voulais lui laisser le temps de revenir chez lui, mais pas trop pour laisser le moins de place possible au risque de me voir confrontée à sa version du lapin.

« Bonjour. Je voudrais parler à monsieur M. s’il vous plaît. »

« Moi-même. »

« Je voulais vous demander de m’excuser pour ce matin. Je n’ai pas pu passer. J’ai essayé de vous joindre chez vous, mais personne n’a décroché. »

« J’étais à l’écurie et je n’ai pas pu entendre la sonnerie du téléphone. J’ai eu à m’occuper d’une saillie. Vous pourriez passer demain ? »

Comme quoi, le mensonge le plus crédible, c’est encore la vérité. Mais pour que ça reste un mensonge, il suffit de raccourcir un peu la vérité. En tout cas, il ne perdait pas de temps.

« Oui, bien sûr. À la même heure, ça vous convient ? »

« D’accord. À demain, à la même heure. »

J’ai eu du mal à dormir cette nuit là. Je ne sais pas si mon mari s’est rendu compte de mon état. J’étais énervée, inquiète de mon rendez-vous du lendemain. Je sentais que mon client jouait à un jeu pervers. Mais d’une part professionnellement je ne pouvais pas me défiler puisque mon patron m’avait confié cette affaire. Ce client était important pour la boîte. C’est par notre agence qu’il était passé pour acheter son haras, une bonne dizaine d’années plus tôt.

D’autre part, je ne voulais pas me l’avouer mais j’étais tourmentée depuis la scène de l’écurie.

Le lendemain matin, bien que cette fois le client n’avait pas insisté sur la ponctualité, j’étais encore à l’heure. J’ai jeté un oeil à la grange. Le portail était fermé, ce qui d’une certaine façon me rassurait. Il n’y avait pas de traquenard.

Je me suis dirigée vers la maison. Je n’ai pas eu à sonner. Monsieur M. m’a ouvert et m’a fait entrer. On arrivait dans un grand hall avant de passer à un vaste espace combinant un salon et une salle à manger. C’était meublé dans un style campagnard ancien. On s’est installé dans la partie salon. Il m’a désigné un fauteuil et il s’est assis en face de moi, dans un grand canapé. Une copie du dossier se trouvait sur une table basse.

Nous avons parlé affaire, sans la moindre allusion à la veille. J’ai assez vite réussi à me concentrer sur notre échange et oublier momentanément tout ce que j’avais en tête avant de venir.

Au bout d’une bonne heure de travail, nous en avions terminé pour cette fois. Monsieur M. me regarda et me demanda :

« Vous avez un moment ? J’aurais besoin de votre aide. »

Je n’ai pas senti venir le danger. J’ai répondu instinctivement, en commerciale :

« Bien sûr. Je n’ai pas d’autre rendez-vous ce matin. »

Si j’avais été plus méfiante, j’aurais immédiatement pu prétexter un emploi du temps chargé pour me défiler sans décevoir mon client. Mais je m’étais piégée moi-même. Ceci dit, l’homme était habile. Il vous impliquait d’abord et seulement après vous demandait votre consentement.

« Venez avec moi. C’est à l’écurie. »

Ça m’a glacée. J’ai tout fait pour masquer mon émotion. Il s’est levé et s’est dirigé vers le hall sans même vérifier si je le suivais. Je me suis levée à mon tour, essayant de me rassurer en imaginant un motif rationnel à sa proposition. Il voulait peut-être simplement me faire visiter. Mais il avait parlé d’un coup de main.

Il a ouvert un vantail du lourd portail et nous sommes entrés. Je retrouvais le même espace que la veille, sauf que les personnages n’étaient plus là. Il y avait le cheval d’arçon, les anneaux. L’étalon n’était pas là non plus. Nous étions seuls tous les deux et je n’étais pas rassurée.

« Vous savez ce que c’est ? »

Il me montrait l’énorme support sur lequel la femme avait été attachée. Sa question était perverse. J’ai fait l’innocente. Il m’a expliqué :

« C’est un dispositif pour la saillie. On s’en sert pour recueillir la semence de l’étalon. Vous savez, dans l’élevage de pur-sang tous les moyens sont bons pour gagner de l’argent. Bien entendu, il y a les courses qui rapportent quand le cheval est vainqueur. Mais il y a aussi les saillies, avec des juments pour faire des poulains ou pour récupérer de la semence. On la revend pour l’insémination artificielle, qui est plus sure, moins hasardeuse que les accouplements. »

Il avait un ton tout à fait innocent en me donnant toutes ces explications. Il parlait à l’agent immobilier, pas au témoin du spectacle de débauche immorale.

« Venez avec moi. »

Je n’osais pas m’opposer de quelque façon que ce soit. Il me demandait de venir avec lui et je le suivais. Bien entendu, j’étais inquiète. Je ne savais pas où il voulait en venir. Il semblait jouer avec moi, avec des allusions de plus en plus précises à l’exhibition qu’il m’avait insidieusement imposée.

Il est allé dans le fond de la grange où il y avait une stalle. Le cheval était là, tranquille.

« Je vous présente Atlas. C’est un pur-sang arabe. Il est trop âgé pour la course, bien qu’il soit encore jeune. Mais c’est un très bon reproducteur. Il est habitué à monter des juments. L’expérience, c’est important vous savez. »

Il était grivois sans en avoir l’air. Un peu comme le pince sans rire fait de l’humour cynique avec un air innocent. Il parlait de sexe comme s’il s’agissait de quelque chose d’aussi neutre que le trot ou le galop.

Tout en me parlant, il équipait son cheval en lui passant un licol avec une courte laisse. Il l’a sorti du box et l’a amené vers le cheval d’arçon. Il m’a tendu la laisse.

« Tenez le pendant que je vais chercher le vagin artificiel. Vous pouvez le caresser. Il est très doux et il adore qu’on le cajole. »

Le mot « vagin » m’a soufflée, me ramenant d’un coup à la séance orgiaque de la veille. Mais j’ai pris la bride sans rien laisser voir de mon trouble.

Monsieur M. s’est éloigné pendant que je faisais connaissance avec Atlas. Nous nous regardions. Je me suis enhardie en frottant tout doucement sa joue et son chanfrein. Il était très grand par rapport à moi. Il faut dire que je ne mesure qu’un mètre soixante cinq. Son garrot me dépassait d’une bonne tête.

Mon client ne m’a pas laissée seule très longtemps. Il portait une sorte de fourreau en tissus épais. Il s’est dirigé vers l’arrière du cheval d’arçon. J’ai vu qu’il attachait le sac à la structure avec un jeu de sangles adaptées. Une fois le dispositif en place, cela avait un aspect à la fois un peu ridicule mais tout à fait évocateur. Le ridicule venait du côté totalement artificiel du montage : le cheval d’arçon n’avait rien d’une jument et le pseudo vagin faisait plutôt penser à la housse d’un fusil. À ceci près que l’entrée était presque entièrement obstruée par une sorte de valve, qui devait, j’imagine, jouer le rôle du muscle vaginal. Mais en même temps, il était difficile de ne pas comprendre la fonction de tout cet attirail et d’en être d’une certaine façon émoustillé.

Une fois que le vagin artificiel a été attaché, monsieur M. est venu vers moi et m’a repris la laisse.

« Je vois que vous avez fait connaissance. Atlas est très calin. Quand il était plus jeune, il était impulsif. Maintenant, il n’est fougueux que quand il copule. Le reste du temps il est plutôt docile. Allez vous mettre près de sa croupe. »

Il avait une façon d’ordonner qui ne vous laissait pas le choix. Ce n’était pas un ordre au sens propre du terme, qui peut vous donner envie de vous rebeller. C’était une directive, qui paraissait de bon sens. Il aurait été incongru de s’y opposer.

Je me suis placée derrière le cheval.

« Non, pas derrière. C’est toujours imprudent de se tenir derrière un cheval. Une ruade est toujours possible. Et pour ce que nous allons faire, il faut que vous soyez sur le côté. »

Je me suis repositionnée.

« Voilà, vous êtes à la bonne place maintenant. »

J’étais en face de la patte arrière.

« Je vais vous expliquer ce que j’attends de vous. Nous allons recueillir la semence du cheval. D’habitude, c’est un vétérinaire qui m’assiste. Ou plutôt, il opère et je l’assiste. Mais là, il n’est pas disponible. Vous me direz que j’aurais pu attendre qu’il le soit. Mais il se trouve qu’Atlas a monté une femelle pas plus tard qu’hier matin. Vous vous souvenez ? Je vous ai dit que j’étais occupé à l’écurie au moment de notre rendez-vous manqué. Et le meilleur sperme, c’est celui qu’on récolte après une saillie. Vingt-quatre heures de délai c’est l’idéal pour qu’il produise des spermatozoïdes tout frais. »

De nouveau, j’étais confrontée à un jeu subtil. J’aurais pu refuser tout net. C’est d’ailleurs probablement ce que j’aurais fait s’il n’y avait pas eu hier. Mais refuser, c’était en quelque sorte endosser le rôle de celle qui avait vu. Or jusqu’ici, je jouais le rôle de celle qui n’était pas venue. J’ai donc tout naturellement continué à jouer l’innocence, bien que ni l’un ni l’autre nous n’étions dupes.

« Caressez lui le ventre. »

J’ai posé ma main sur le flanc de l’animal et j’ai commencé à frotter dans le sens du poil.

« Non, pas si haut. Il faut mettre votre main bien dessous, à l’aplomb du sol. »

Je déplaçais ma main, obéissante. C’était assez malcommode parce que je devais me pencher un peu et tourner mon bras pour placer ma paume sur la robe.

« Bien. Rapprochez vous du fourreau. Vous savez ce qu’est le fourreau, n’est-ce pas ? »

Je reculais mon geste vers le renflement.

« Parfait. Pour qu’il éjacule, il faut bien évidemment d’abord le mettre en érection. Il n’y a que deux façons de faire. Soit on lui montre une jument, soit on le fait soi-même. Je n’ai pas de jument aujourd’hui, donc nous allons nous débrouiller. Vous êtes prête ? »

Une nouvelle fois, je m’étais laissée entraîner sans m’en rendre compte. Il n’y avait que de la logique et du médical dans ce qu’il disait. Mais en somme, il me demandait de masturber le cheval, ni plus ni moins. J’étais au pied du mur et je n’avais pas tellement le moyen de reculer, sauf à m’offusquer de façon ridicule.

« Maintenant, vous allez empoigner le fourreau et vous allez le serrer entre vos doigts. Ensuite, vous ferez un mouvement que vous connaissez j’imagine, n’est-ce pas ? »

J’ai fait comme si je n’étais pas troublée le moins du monde. Prendre un air détaché, comme si tout cela n’était qu’une action technique. Pas la moindre connotation sexuelle. « Empoignez » avait-il commandé : j’empoignais. Le volume, bien qu’au repos, était déjà hors norme par rapport à ce que j’avais déjà « empoigné ». « Serrez » m’avait-il ordonné : je serrais. Je sentais le membre sous mes doigts. Il était encore à l’abri dans sa protection, mais il n’était pas inerte. « Faites le mouvement que vous connaissez » avait-il prescrit : je bougeais le fourreau d’avant en arrière, ce qui eut pour effet de dilater nettement son contenu.

« Bien, le gland apparaît. Vous vous y prenez très bien. Atlas vous en sera très reconnaissant. Continuez. Accélérez votre masturbation. Il faut qu’il bande complètement. Quand le sexe va commencer à vraiment s’allonger, vous devrez y mettre les deux mains, d’une part pour le soutenir, d’autre part pour en faire le tour. Vous verrez, le sexe est vraiment très impressionnant une fois complètement déployé. »

Maintenant que j’étais dans l’action, que je ne pouvais plus me soustraire, il avait changé de vocabulaire. C’était moins imagé, moins feutré, plus direct, plus cru. Il était décidément très psychologue. Il savait que ses mots allaient accentuer mon trouble. Mais je continuais à mener ma tâche à bien, sans rien laisser paraître de mon émoi grandissant.

En quelques instants, le sexe est sorti du fourreau. Le gland n’avait rien de la demi-sphère rosâtre. Il avait plutôt l’aspect d’une boursouflure entre le gris et le marron, avec un gros trou au milieu. Son épaisseur était incroyable. Je me rappelais la scène de la veille et je ne pouvais imaginer qu’un tel morceau puisse pénétrer un vagin de femme. Pourtant, elle l’avait reçu. Il était entré en elle. Je me demandais à quel point le vagin devait être élargi pour que ça passe.

Comme il l’avait annoncé, le membre s’est allongé démesurément. Ça n’en finissait pas. J’ai dû le prendre à deux mains, comme un joueur de tennis qui veut augmenter la force de sa prise. C’était une chose de voir l’érection prendre forme de loin. C’en était une autre d’être juste en face.

C’est à ce moment que je me suis vraiment prise au jeu. L’acte n’était plus tellemet médical pour moi. J’avais l’impression de branler un mâle particulièrement bien doté par la nature. Le sexe était devenu dur. Je sentais le sang battre dans la chair.

Depuis que j’avais mes deux mains en action, j’avais dû me pencher pour presque passer sous le ventre. Je ne voulais pas tordre ce formidable phallus, le garder horizontal, au milieu du ventre.

L’homme m’a laissé faire. Je me rendais compte que ma posture était devenue plus suggestive, ainsi penchée, ce qui tendait ma robe, et tenant un sexe à deux mains.

J’avais le gland devant mes yeux. Je tenais une partie claire, juste à la base du renflement de l’extrémité. L’autre bout du sexe, celui qui allait jusqu’aux bourses, était sombre, luisant, veiné.

Je pensais à la femme, à ce qui était entré en elle. Quelle longueur avait-elle bien pu absorber ? Malgré moi, j’ai senti que mon sexe se contractait, comme si cette évocation reprenait réalité.

« Bien. Il est suffisamment raide maintenant. On va l’amener au vagin artificiel pour lui faire monter sa jument, comme hier. Enfin, sa jument factice. »

Il n’a pas ajouté que pour la jument, c’était autant du faux que la veille. Mais au moment où il me disait cela, il me regardait et son regard était éloquent.

« Pour le moment, vous allez me laisser faire. Mais quand il sera monté sur sa simili femelle, vous viendrez m’aider à guider son sexe jusqu’à ce qu’il pénètre le vagin. Ça ira ? »

J’ai lâché le sexe et en rejoignant l’homme, je lui ai fait comprendre que j’étais prête.

Monsieur M. a guidé le cheval pour le placer face à la croupe artificielle qu’on lui proposait. L’étalon s’est dressé et a posé ses sabots sur le support. Il a avancé son poitrail tout en laissant ses antérieures descendre et enserrer la fausse jument. Le membre battait dans l’air. Mon client a pris l’ouverture du vagin de tissus dans une main et a essayé d’attraper le sexe de l’autre.

« Venez m’aider ! Attrapez lui le gland et immobilisez sa verge ! »

Je me suis précipitée, consciente de l’importance de mon rôle à ce moment crucial. Je me suis mise sous le ventre. Le vagin artificiel touchait mon crâne. Je faisais face au pénis. Après plusieurs tentatives, j’ai réussi à l’empoigner. J’avais le méat juste devant mon visage, à quelques centimètres. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à ce qui arriverait s’il éjaculait juste à cet instant.

J’ai soulevé la verge pour la placer à hauteur du vagin. L’homme de son côté suivait le même mouvement pour qu’à nous deux nous mettions le cylindre et l’orifice en contact. Ce n’était pas simple parce que l’animal ne nous laissait pas faire. Il essayait de son côté et ses tentatives contrecarraient les nôtres.

Après plusieurs minutes d’essais infructueux, le cheval a soudain senti la résistance de l’entrée. Il s’est rué en avant, me faisant lâcher prise. Il a pénétré le fourreau sur toute sa longueur, d’un coup. C’était brutal.

J’étais aux premières loges pour apprécier la force de l’impact. J’étais courbée en deux sous l’animal mais je ne regardais pas le sol, je vous prie de me croire. Je me rappelais le cri de la femme lorsqu’elle-même avait été pénétrée par ce même sexe. Il y avait de quoi gémir, assurément.

Le pseudo vagin avait été bien fixé. Il résistait à la formidable poussée de l’animal. L’étalon a donné encore quelques coups de reins puissant puis s’est immobilisé.

Comme la veille, le coït avait été bref mais d’une puissance pharamineuse. Personne ne peut rester insensible. Ceux qui le prétendent feignent sans nul doute l’indifférence ou le blasement. Pour ma part, je n’étais ni l’un ni l’autre et j’avais du mal à le cacher.

Mais comme pour le reste, l’homme a fait comme si de rien n’était. Je savais que son flegme apparent masquait une observation très attentive de mes faits et gestes, à l’affût de mes sensations, de tout ce que je pourrais laisser filtrer. C’est pour cela qu’il m’avait donné ce rendez-vous de travail. Me montrer Atlas qui couvrait la femme n’était qu’une étape dans son esprit.

« Faites attention ! Vous risquez de recevoir du sperme quand il va ressortir. Vous feriez mieux de ne pas rester en dessous. »

Je me suis relevée à côté du cheval, quittant un peu à regret mon exceptionnel poste d’observation.

Atlas a poussé sur ses pattes arrières pour se redresser. Il a relevé ses antérieures et les a reposées sur l’assise du cheval d’arçon. Je me souvenais comment il avait piétiné le dos de sa partenaire la veille. J’ai eu mal pour elle rétrospectivement. En tirant, il a sorti son sexe de la gangue. La fermeture du vagin était suffisamment resserrée pour que rien ne soit perdu. Seul le bout du gland perlait encore de sperme.

Le sexe était devenu flaccide. Il avait toujours toute sa longueur mais il pendouillait entre les pattes de l’animal. Puis, assez vite il a réintégré son fourreau. C’était hypnotisant de le regarder se rétracter, autant que ça l’avait été lors de l’érection. La dilatation et la contraction étaient si rapides.

Le propriétaire a ramené Atlas vers son box. Je restais immobile, ne sachant que faire. Puis il est revenu récupérer le vagin plein de semence. Il l’a détaché soigneusement, attentif à ne pas le renverser.

« Tenez ! Regardez ! Ça fait une belle quantité de liqueur, n’est-ce pas ? »

Il me tendait l’ouverture du fourreau en l’écartant pour que je puisse voir son contenu. Il y en avait bien un bon verre, en partie liquide et transparent, en partie blanchâtre et épais. Une grande quantité, de quoi remplir un vagin de femme jusqu’au débordement, comme j’avais déjà pu le constater. Je me demandais avec quelle force le sperme était expulsé au moment de l’éjaculation et ce que la femme avait ressenti à ce moment là.

L’homme a pris le chemin de la sortie.

« Il faut vite mettre la semence au frigo. »

Je lui ai emboîté le pas. Une fois dans la cour, je lui ai dit que je rentrais au bureau.

« Merci beaucoup de votre aide madame. Cela a été assez instructif, je crois, n’est-ce pas ? »

Je ne sais pas s’il parlait de moi ou de lui, sans doute des deux. L’une avait appris comment on récupérait du sperme de cheval et l’autre avait étudié son cobaye et en avait certainement déduit plein d’enseignements.

« J’espère que cela ne vous a pas trop retardé dans vos occupations. Vous vous souvenez qu’on se revoit la semaine prochaine pour faire avancer notre dossier, n’est-ce pas ? »

Il ne voulait apparemment pas que nous en restions là.

« Bien sûr, oui, la semaine prochaine. »

J’ai repris ma voiture et j’ai roulé jusqu’au chemin de terre où je me suis isolée un bon moment avant de retourner au bureau. J’étais encore plus excitée que la veille, mais pas seulement. Je me rendais compte en me masturbant que les images qui me venaient étaient celles du cheval avec la femme. J’étais capable de combiner ce que j’avais vu la veille de loin avec ce que je venais de voir de près. J’ai joui quand j’ai vu dans ma tête le sperme gicler et envahir le vagin de la femme jusqu’au fond de son utérus.

En reprenant la route, je me suis sentie si honteuse de mes pensées. Ma sexualité qui avait été si ordinaire jusqu’ici, prenait un tour tellement immoral. Cela m’effrayait.

 

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  1. Assas le à
    Assas

    bonsoir,
    Bien raconté et fantasme souvent évoqué par les cavalières quelque soit leur âge , mais irréaliste en ce qui concerne la 1ère partie avec la femme remplie. Le poids d’un cheval sur un corps de femme provoquerait un accident. Un étalon au moment de la saillie est toujours nerveux. Avec un chien oui, un jeune âne compliqué et un étalon impossible. Dommage car la seconde partie est réaliste. Vous devriez assister à ce genre d’exercice avant d’écrire. Bonne soirée

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