LES HORREURS DE SOPHIE

12345
Loading...

Comte de Ruges


à plusieursen familletabou


LES HORREURS DE SOPHIES

CHAPITRES 10, 11, 12, 13

CHAPITRE DIXIEME
L’accident

Camille, ayant un jour achevé de nettoyer de sa langue le minou velu de sa sœur, lui proposa une promenade. Madeleine y consentit avec plaisir. Elles appelèrent leur gouvernante.

Élisa, lui demandèrent-elles, tu viens te promener avec nous ?

De quel côté voulez-vous aller ?
— Près de la nationale, répondit Camille, au niveau du virage du « Nouveau Monde » (appelé ainsi à cause du nombre impressionnants d’accidents mortels). Cela te plairait, Madeleine ?
— Oh, oui ! dit Madeleine. Comme ça, on verra passer de belles voitures. J’espère qu’il y aura des Porche !

Voilà les deux sœurs bien contentes. Elles couraient devant leur gouvernante, et arrivèrent à la barrière qui les séparait de la route assez fréquentée.

Une voiture s’annonçait, venant de la droite. Élisa, Camille et Madeleine se tordirent le cou pour être la première à l’apercevoir. Le moteur était puissant et vrombissait. Une luxueuse Mercedes apparut, lancée à toute vitesse. Les deux sœurs, immobiles de stupeur, entendirent les freins siffler, virent avec frayeur les pneus crisser contre le gravier de la chicane du virage, et la voiture fit une embardée. Le véhicule sembla augmenter encore sa vitesse et s’élança vers un fossé profond, qui séparait la route de la barrière derrière laquelle se tenaient Élisa, Camille et Madeleine, toutes trois pâles d’effroi. la Mercedes versa dans le fossé, entraînant avec elle un bruit de tôles froissées, puis plus rien.

Quelques instants se passèrent avant que la gouvernante fût assez revenue de sa frayeur pour songer à secourir les malheureux passagers. Peut-être n’étaient-ils que blessés ? Aucun bruit, ni aucun son, ne provenait de l’amas de tôles de la voiture. Élisa se hasarda à s’en approcher, Camille et Madeleine sur les talons, tremblantes et pelotonnées l’une contre l’autre.

Je vais essayer d’ouvrir la portière du passager, dit la gouvernante. Mais n’approchez pas ! Ce n’est peut-être pas beau à voir ! 

Élisa ouvrit la portière du côté conducteur et vit une femme inanimée, affalée contre l’airbag du volant. Couchée sur la banquette arrière gisait une petite fille. Camille et Madeleine attendaient, anxieuses. Ces deux malheureuses grossiraient-elles de leur nom la liste des nombreux tués de ce maudit virage ?

Élisa, espérant qu’elles n’étaient qu’évanouies, détacha la ceinture de sécurité de la gamine, et parvint à la sortir du véhicule. Elle était pâle et inanimée. La gouvernante demanda aux deux sœurs de l’étendre à terre, et de la recouvrir de leurs vestes. L’aînée s’exécuta, mais Madeleine, se trouvant pour la première confrontée à un mort, restait pétrifiée de frayeur. Elle laissa sa sœur lui retirer son blouson, et Camille en recouvrit les jambes nues de la petite fille. Elle posa sa jolie tête encadrée de cheveux bruns sur ses cuisses. Madeleine lui appliqua son mouchoir, qu’elle avait été mouiller dans la fontaine toute proche, sur le front. Elle soupira mais vit la poitrine plate de la malheureuse se soulever. Donc, elle respirait.

Elle vit ! Elle vit ! s’écria-t-elle toute joyeuse. Oui, elle respire. Elle ouvre les yeux…

L’enfant reprenait en effet connaissance. Elle regarda autour d’elle d’un air effrayé.

Maman ! geint-elle. Je veux ma maman !

Ta maman va venir, ma petite, répondit tendrement Camille. Ne pleure pas et reste avec ma sœur et moi.

La gouvernante, aidée de deux automobilistes qui s’étaient arrêtés, avait extrait de la voiture la mère de la petite fille. Elle était inanimée, mais son cœur battait. Un des hommes appela les secours depuis son mobile.

Un quart d’heure plus tard, Élisa fit signe à l’ambulance. Les infirmiers procédèrent aux premiers soins et réanimèrent la jeune femme. Elle était un peu groggy, mais n’était pas sérieusement blessée. Une hospitalisation n’était même pas nécessaire.

Sa fille, pendant ce temps-là, s’était totalement remise. Elle ne pleurait plus et, dissimulée avec Camille et Madeleine dans un sous-bois, elle subissait sans se plaindre leurs caresses coupables. La plus jeune des sœurs lui avait relevé sa courte jupe écossaise, dévoilant une petite culotte rose et sage. Elle lui palpa son petit cul rebondi par dessus le tissu. L’aînée, par contre, avait glissé sa main à l’intérieur du slip et, de ses doigts vicieux, triturait le pubis imberbe et enfantin. Rapidement habituée aux deux frangines, qui la comblèrent de caresses, elle consentit à les suivre jusqu’au château, tandis que sa mère s’y rendait en ambulance.

Tout en marchant, Camille et Madeleine questionnèrent la petite fille.

Comment t’appelles-tu, ma chérie ? demanda Camille.
— Je m’appelle Marguerite.
— Et comment s’appelle ta maman ?

Hélène de Boudur.
— Où allais-tu aussi vite avec ta maman ?

J’allais voir ma tante. Je l’aime pas ! Elle est moche, elle est grosse, elle est vieille et elle me gronde toujours. J’aime mieux rester avec maman… et avec vous, ajouta-t-elle en baissant les yeux.

En même temps, l’étreinte de sa main se fit plus forte sur celle de deux sœurs.

Comment vous vous appelez ?
— Je m’appelle Camille. Et ma sœur, c’est Madeleine.

Dès l’arrivée des nouvelles venues au château, Madame de Fleurpine ordonna que l’on préparât le grand lit de la chambre bleu, afin d’y coucher Madame de Boudur. Elle reprenait peu à peu ses esprits et répondait aux question simples des infirmiers : quel était son nom ? Que jour nous étions ?…

Soudain, elle réclama sa fille, en la nommant, et on la lui amena. Marguerite entra tout doucement dans la chambre, car on lui dit que sa maman était malade. Camille et Madeleine l’accompagnaient. La cadette des sœurs, par derrière, avait insinué une main contre les fesses enfantines et les caressait à l’abri de la jupe, qui retombait en corolle.

Attention, lui souffla Marguerite à l’oreille, quand elle s’approcha tout près de sa mère.

La main douce et caressante l’abandonna.

Pauvre maman. Tu as mal à la tête ?

Oui, ma chérie. Bien mal, répondit Madame De Boudur d’une voix faible.

Je veux rester avec toi.

Non, ma puce. Embrasse-moi seulement, et puis tu iras jouer avec ces deux grandes filles. je vois qu’elles sont très gentilles avec toi.

Oh oui, maman.

Marguerite n’en dit pas plus. Elle décocha un bisou sur la joue de sa mère.

Madame De Fleurpine, trouvant que la malade s’était trop agitée, demanda aux filles d’aller jouer dans leur chambre. La fillette se tourna une dernière fois vers sa mère, puis saisit fermement la main de Madeleine. En même temps, celle de Camille se plaqua sur ses petites fesses. Du doigt, elle souleva doucement la culotte de coton et toucha un sexe juvénile, tiède et sec.

Les sœurs de Fleurpine avait hâte de voir cette mignonne créature entièrement nue.

CHAPITRE ONZIEME
De nouvelles colocataires

Demande-nous tout ce que tu voudras, Marguerite, dit Madeleine. Tu veux qu’on s’amuse avec nos minous ?

Oh oui ! J’aime bien jouer toute seule avec le mien, quand maman ne le sait pas. Vous ne lui direz pas, hein ?

Camille baissa sa jupe et sa culotte :

Bien sûr que non. Faudrait être bête.

Les deux sœurs se déculottèrent prestement, attendant que la fillette en fasse autant. Au lien de ça, celle-ci, fascinée, s’accroupit face aux deux sexes exposés, si dissociables et si différents.

Oh, qu’est-ce qu’il y a comme poils sur celui-ci. Écarte mieux les cuisses, Camille, je vois rien. Comme on voit bien ta fente à pissette, Madeleine, et le petit trou. C’est tout rouge à l’intérieur. Le petit bouton en haut, à quoi ça sert ?

Découvrant des réalités qu’elle n’avait jamais soupçonnées, pas même sur son propre corps, Marguerite assomma de questions les deux sœurs. Mais elle consentit enfin à se déculotter, apparaissant nue du nombril jusqu’à ses socquettes blanches d’écolière.

Camille fit s’allonger l’enfant sur son lit, les jambes ouvertes. Madeleine se pencha au-dessus du sexe offert, très court. Aussi long qu’une amande, les lèvres étaient inexistantes et l’ensemble dépourvu de poils. Elle osa une caresse du bout de l’index. Marguerite soupira et sa vulve tressaillit au contact vicieux.

Les deux sœurs échangèrent un regard complice et gourmand. Elles pensaient toutes les deux à la même chose : pervertir la fillette, l’initier à leurs jeux lesbiens et les lui faire aimer.

Pendant que les filles se gnougnoutaient, un médecin diagnostiqua que Madame De Boudur n’avait aucune blessure sérieuse. Elle avait simplement besoin de repos et devait rester couchée jusqu’à ce qu’elle se sente mieux.

Marguerite venait voir sa mère plusieurs fois par jour, avant ou après avoir livré son jeune sexe aux caresses interdites. Mais elle ne restait pas longtemps, pour ne pas la fatiguer. Au bout de trois jours, la jeune femme put se lever. Le lendemain, on la conduisit au jardin. Le soir du sixième jour, Madame De Fleurpine vint border son invitée. Elle insinua une main sous les draps. Quand elle atteignit la chatte fournie et humide, elle la masturba rapidement, prenant soin de ne pas la faire jouir, ce qui l’aurait épuisé. Pendant sa convalescence, Madame De Boudur exprima souvent le regret de devoir quitter le manoir, si calme et si agréable.

Pourquoi ne pas vous installer ici, chère amie ? lui demanda Madame De Fleurpine. Pourquoi, ne pas vivre ensemble ? Votre petite Marguerite est parfaitement heureuse avec Camille et Madeleine. Et vous me tiendrez compagnie de vos conversations si intéressantes.

Mais ne serais-je pas un sujet de ragots, aux yeux des villageois et de votre personnel ?

Madame de Fleurpine l’embrassa sur la joue.

Non. Je vis dans un grand isolement depuis la mort de mon mari. Vous êtes également veuve, nous ne pouvons que nous entendre.

Madame de Boudur lui rendit son baiser, mais sur la bouche.

Et bien, c’est d’accord, ma chère amie. Vous me le proposez avec tant d’amour, de tendresse et de reconnaissance, que nous demeurerons ensemble.

Madame de Fleurpine lui pelota les seins.

Comme je vous aime, Alice. Je vais porter cette heureuse nouvelle à nos filles. Elles seront ravies.

Caressez-moi d’abord, Margot.

Les deux femmes tombèrent enlacées sur le lit.

Madame De Fleurpine entra dans la chambre de ses filles tandis qu’elles étaient occupées à enfiler un doigt dans l’anus inviolé de Marguerite. Elle se désola presque de les interrompre.

Mes chers enfants, je viens vous annoncer une très bonne nouvelle. Madame De Boudur et Marguerite ne nous quitteront pas, elles restent habiter ici.

Comment ? demanda Camille.Tu veux dire qu’elles ne partiront pas comme c’était prévu ?

Non. Elles resteront avec nous.

Pour toujours ? demanda Madeleine.

Pour toujours.

Marguerite, les fesses à l’air, courut embrasser Madame de Fleurpine.

Qu’est-ce que je suis contente.

La mère lui vissa son auriculaire dans le trou du cul, pour s’apercevoir que ses filles l’avaient bien graissé. Elle se tourna vers elles et leur dit :

Mes chéries, si vous voulez me rendre toujours fière de vous, continuez consciencieusement à initier Marguerite à vos jeux polissons. Je me charge de sa maman. Nous les rendrons les plus heureuses du monde. Je compte sur vous !

Oh, maman, merci ! Et sois tranquille ! Grâce à nous, Marguerite deviendra la plus jeune gourgandine de la région. Nous te le promettons. N’est-ce pas, Madeleine ?

Absolument. Elle arrive déjà à nous branler. C’est une élève très appliquée.

Je serai toujours bien sage, je vous écouterai et je chercherai toujours à vous faire plaisir, dit Marguerite.

La fillette dit tout cela en haletant, car la main de Madame De Fleurpine allait et venait le long de la fente vulvaire, l’accompagnant jusqu’à l’orgasme. Quand ce fut fait, Marguerite gémit en se mordant les lèvres, et en pleura de bonheur. Elle allait être sage et docile. Elle tiendrait ses promesses, sachant que Camille et Madeleine la remercieraient, la féliciteraient et la récompenseraient en nature.

CHAPITRE DOUZIEME
Les fleurs abîmées

Mon dieu, que je m’ennuie toute seule ! se dit Marguerite en se rendant dans le jardin.

Elle avait été priée de sortir, pour laisser Camille et Madeleine faire leurs devoirs de vacances. Cherchant une occupation qui pourrait faire plaisir à ses amies, elle se mit à courir vers le jardin des deux sœurs. Elle le nettoya, balaya les feuilles tombées et se mit ensuite à examiner toutes les fleurs. Elles étaient belles et odorantes.

Marguerite s’adossa au tronc d’un arbre et, constatant qu’elle était seule, elle fit descendre sa petite culotte le long de ses jambes, puis troussa sa jupe en la coinçant dans sa ceinture. Elle porta la main à sa motte juvénile et tressaillit en enfonçant son doigt là ou Madeleine avait déjà introduit le sien. Elle le glissa délicatement dans sa blessure intime. Pliant les jambes et se cambrant pour se donner de la facilité, la gamine se pénétra le vagin. Elle fit aller et venir son index, comme s’il s’agissait d’une minuscule quéquette. Elle remonta sa main vers le haut de sa vulve, en haletant de plaisir, y dénicha le clitoris. Il n’était pas très charnu, pas plus gros qu’un petit pois et présentait une teinte rose pâle. Celui des sœurs De Fleurpine, à force d’être léché et tripoté, était écarlate.

Marguerite se pinça le bouton entre pouce et index, tira dessus et en ressentit une cuisante douleur. Elle n’insista pas et suivit la longueur limitée de sa fente, jusqu’au périnée, entre ses cuisses un peu grassouillettes. En remontant la main, elle sentit son vagin moite. Se remémorant les caresses interdites de Madeleine, Marguerite hasarda un doigt à l’intérieur. Il s’introduisit sans problème. Elle s’y prit tout doucement, de peur de se faire mal. Pourtant novice en la matière, elle se fit du bien. Elle enfonça son doigt jusqu’à la garde, sans que cela ne lui arrachât le moindre cri de douleur.

Oh, que c’est bon ! murmura la fillette en sentant la jouissance monter en elle. Oui, oui, oui, c’est trop bon !

Elle sentit ses jambes trembler, flageoler et se dérober sous elle, incapable de la porter plus longtemps. Gardant ce doigt fiché dans son intimité, elle se laissa tomber à terre, sur les fleurs de Camille et Madeleine. Atteignant l’orgasme, elle détendit ses jambes, ses bras et tout son corps, écrasant de son poids œillets, giroflées, dahlias, jasmin et lilas.

Quand elle eut retrouvé ses esprits, c’est catastrophée que Marguerite se rendit compte de l’état désastreux du petit jardin. Il restait quelques fleurs qui avaient échappé au massacre, mais elles étaient peu nombreuses. Se sentant coupable, la fillette les cueillit pour en faire un bouquet. Elle prit soin de remonter sa culotte et de rabattre sa jupe avant de retourner au château. Elle entra précipitamment dans la chambre où travaillaient les deux sœurs.

Tiens, Camille ! Tiens, Madeleine ! Regardez ce que je vous apporte, comme c’est beau ! J’ai cueilli tout ça pour vous, » leur dit-elle, « pour que ça sente bon dans votre chambre !

Camille et Madeleine se regardèrent en souriant. Il est vrai qu’une odeur de filles en chaleur stagnait constamment dans leur chambre. Même en l’aérant tout au long de la journée, on identifiait un parfum mêlé de sueur, de sécrétions vaginales et d’urine.

Où as-tu cueilli ces belles fleurs, Marguerite ?

Dans votre jardin.

Quoi ? s’écrièrent en chœur les deux sœurs, qui n’avaient plus envie de sourire. Comment ça, dans notre jardin ?

Elles étaient si belles et sentaient si bon !

Camille et Madeleine se regardèrent d’un air consterné et douloureux. Elles réservaient toutes ces fleurs pour offrir un bouquet à leur mère, le jour de son anniversaire, qui avait lieu le surlendemain. Sans le vouloir, Marguerite venait de réduire à néant les efforts des deux sœurs, qui avaient travaillé d’arrache-pied pour obtenir d’aussi belles fleurs.

Nous t’avions dit de ne toucher à rien ! Tu n’écoutes pas ! Rappelle-toi ce que tu nous a promis, et devant maman, en plus !

Marguerite baissa honteusement la tête et commença à pleurer. Nullement touchée par son chagrin, Camille saisit la fillette par la taille et la coucha en travers de ses genoux. Elle lui baissa rapidement son slip et leva la main, s’apprêtant à lui asséner un premier coup.

Madeleine arrêta son geste.

Attends ! Il reste peut-être assez de fleurs pour faire un beau bouquet !
— Hélas, non, il n’en reste plus une.
— Comment ça, il n’y a plus aucune fleur ? Qu’est-ce que tu as fait ?
— Je me suis caressée comme me le fait si bien Madeleine. En jouissant, je me suis écroulée sur les fleurs. J’ai cueilli celles qui n’étaient pas abîmées.

Rouge de colère, Camille abattit une première claque sur les fesses blanches de l’enfant. Elle poursuivit avec toute une série, jusqu’à avoir mal aux bras. Son petit cul en feu et rougeoyant, Marguerite ne pleurait plus. Elle subissait la punition affligée par l’aînée des sœurs De Fleurpine avec docilité. Elle avait fait une bêtise, il fallait qu’elle en payât le prix.

On la laissa se remettre debout et, sans hésiter, Camille et Madeleine insinuèrent une main entre les cuisses de la gamine. Le plaisir faisant place au chagrin, celle-ci se trémoussa sous les caresses.

Je suis désolée, dit-elle d’une voix troublée. Je ne l’ai pas fait exprès. Mais je m’ennuyais tellement…

Pour lui montrer qu’elles ne lui en voulaient pas tant que ça, Camille et Madeleine promenèrent leurs lèvres sur le visage de Marguerite, allant jusqu’à butiner sa bouche, honorer sa moue enfantine d’un baiser poussé. Toutes les trois se rendirent ensuite au jardin, pour se rendre compte du désastre.

Plus aucune fleur n’était intacte. Les sœurs regardèrent tristement et en silence leur jardin, dévasté par une petite peste. Marguerite avait bien envie de se remettre à pleurer. Madeleine la consola du mieux qu’elle put.

Fort heureusement, Camille et sa sœur avaient des économies pour acheter un cadeau. Leur choix se porta sur un pot-pourri, à l’intérieur d’une petite céramique. Il plut beaucoup à Madame De Fleurpine, et même s’il n’avait pas la beauté des fleurs, il était tout aussi odorant.

CHAPITRE TREIZIEME
Le retour

Peu de temps après notre arrivée aux États-Unis, mes parents se tuèrent dans un accident de voiture. Je vécus alors quelque temps chez Paul et ses parents. Madame Chifini, ex-femme de l’homme dont mon père et mon oncle avaient hérité, et qui n’avait pas d’enfants, proposa de m’adopter. Elle devint légalement ma tutrice et l’administratrice de la fortune léguée par mes parents jusqu’à ma majorité. Elle décida que nous rentrerions en France, pour habiter dans le manoir familial. Au lien de passer deux ans aux États-Unis, comme c’était initialement prévu, je n’y restais que huit mois.

Madame Chifini n’était pas une femme aimante. Elle ne supportait pas grand-chose, qu’on lui tienne tête et qu’on ne baisse pas les yeux quand elle vous remettait à sa place, par exemple. Ma belle-mère me traitait plus comme une bonniche que comme une fille. Brimades et humiliations devinrent rapidement mon lot quotidien.

Un jour, je n’en crus pas mes oreilles quand elle me dit que nous passerions l’après-midi chez Madame De Fleurpine. Ainsi, je reverrais Camille et Madeleine, qui avaient dû changer. Je me demandais si la cadette avait déjà un peu plus de seins et des poils fournis.

Nous arrivâmes au manoir en début d’après-midi. Madame De Fleurpine et ses filles nous attendaient sur le perron. Je me précipitai pour les saluer et les embrassai.

Avant de suivre son hôtesse à l’intérieur du manoir, Madame Chifini me saisit violemment par ma queue de cheval et m’obligea à rejeter la tête en arrière.

Je te conseille de te tenir à carreau. Sans cela, il se pourrait que tu revois plus tes petites copines avant un moment.

Et comme je me taisais, elle ajouta :

Tu n’as pas de langue, petite effrontée ?
— Oui, belle-maman.

Ma belle-mère me lâcha et rejoignit le salon. Avant d’y pénétrer, elle se retourna et jeta sur moi un regard lourd de menaces. Camille et Madeleine restèrent stupéfaites.

Quand nous nous retrouvâmes seules, je levai lentement la tête et m’approchai de mes amies.

Pourquoi ta belle-mère t’a-t-elle menacée ? me demanda Camille. Qu’est-ce que tu as fait ?

Rien du tout. Elle est toujours comme ça.
— Allons dans notre jardin, nous y serons tranquilles. Viens avec nous Marguerite.

Une petite venait de faire son apparition sur le haut du perron.

Qui c’est, cette gamine ?

Celle-ci nous rejoignit.

C’est notre nouvelle petite amie. J’espère que tu l’aimeras, Sophie. Nous lui avons appris plein de choses et elle est très appliquée. Elle s’appelle Marguerite.
— Comme la fleur.

Madeleine me raconta succinctement comment sa sœur et elle avaient fait la connaissance de Madame de Boudur et de sa fille. J’embrassai goulûment la gamine sur la bouche, cherchant sa langue de la mienne. Quand elles entrèrent en contact, la petite prit peur et se retira.

Nous courûmes jusqu’au jardin. Je ne pris pas garde aux jeunes pousses que mes amies avaient plantées, en remplacement des fleurs saccagées par Marguerite.

Fais attention, tu marches sur les oignons de tulipes !
— C’est bon ! Je veux juste sentir le parfum de ce jeune rosier.

Mais t’écrases tout ! Ça poussera jamais si tu piétines tout.
— Lâche-moi !

Cherchant à m’éloigner de l’endroit des jeunes plantations, je poussai Marguerite, avec tant de force et si rudement, que la pauvre enfant tomba par terre, sur des pensées toutes nouvelles. Aussitôt, Camille s’élança sur moi et m’appliqua une vigoureuse gifle. Je me mis à crier. Marguerite éclata en sanglots et la sœur de Madeleine était rouge comme une furie.

Nous avons passé des journées entières à planter des fleurs pour remplacer les nôtres ! Et toi, tu saccages tout !

C’est même pas vrai, d’abord ! rétorquai-je en levant la main, prête à répliquer.

Au même instant arrivèrent Mesdames De Fleurpine, De Boudur et Chifini. Cette dernière me troussa la jupe, comme elle avait pris l’habitude de le faire. Je ne portai pas de culotte, à sa demande. Ainsi elle montra aux autres mon cul nu. Mes petites fesses blanches étaient encore rouges des coups reçus. Ma belle-mère me vissa un doigt dans l’anus, ce qui me fit mal.

Je t’avais prévenue, petite insolente ! dit Madame Chifini.
— Madame, c’est moi qui ai commencé, répondit Camille.

Madame Chifini la regarda avec surprise.

Comment, Camille ? demanda madame Fleurpine. C’est toi qui a frappé Sophie en premier ?

Oui ! C’était parce que…

Une main de Madeleine la bâillonna avec vivacité et l’empêcha d’en dire plus.

Tais-toi, je t’en supplie, murmura-t-elle. La mère Chifini n’a pas l’air commode.
— J’ai très mal agi, maman. Je te demande pardon.
— Présente tes excuses à Sophie et n’en parlons plus.

Camille m’attrapa par la taille, m’attira contre elle et scella sa bouche à la mienne en un baiser poussé. Nous nous roulâmes un langoureux patin sous les yeux des mères.

Je m’excuse de t’avoir frappée, se repentit-elle.

Madame de Fleurpine estima que l’incident était clos et regagna le manoir, Mesdames de Boudur et Chifini sur les talons.

J’embrassai furtivement, une nouvelle fois, Camille et lui dis tout bas :

Merci de n’avoir pas dit à ma belle-mère que j’avais poussé Marguerite. Sinon, ce n’est pas seulement un doigt dans le cul qu’elle m’aurait enfilé.

Marguerite me regarda d’un air dur.

Méchante fille ! se dit-elle. Je te déteste ! Tu l’emporteras pas au paradis, ça c’est moi qui te le dis !

Un peu plus tard dans l’après-midi, nous nous retrouvâmes au verger. Camille et Madeleine me montrèrent une poire d’espèce nouvelle. Tandis que les sœurs continuaient à faire l’honneur des autres arbres fruitiers, je m’attardai à proximité du poirier. J’avais une furieuse envie de me branler. J’aurais bien voulu me soulager ici, et tout de suite.

Comment pourrais-je éloigner les autres ? Elles sont chiantes à me coller tout l’temps ! Je sais bien que ça fait longtemps qu’on s’est vues, mais bon…

M’arrêtant à proximité d’un genévrier touffu, qui me masquait de la taille jusqu’aux pieds, je regardai les autres filles, qui étaient à côté d’un prunier. Je retroussai discrètement ma jupe et fourrai ma main entre mes cuisses. Du bout des doigts, je tâtai ma motte rebondie et duveteuse. Je suivis le sillon de la vulve, fit saillir mon clitoris sensible et commençai à me caresser vicieusement.

Qu’est-ce que tu fais ? me demanda Camille en se tournant vers moi.

Mais la question était inutile. Les expressions de mon visage qui se congestionnait, se marbrait de rouge, le rictus de plaisir qui tordait ma bouche et le mouvement saccadé de son bras, ne laissaient aucun doute sur la nature de l’activité à laquelle j’étais en train de m’adonner.

Je peux t’aider ? me proposa-t-elle en me rejoignant à l’abri derrière le buisson touffu.

Je ne répondis rien et continuai ma masturbation, en évitant son regard qui me gênait. Mes gestes se firent moins poussés, moins pervers et moins excitants.

Camille arrêta mon geste masturbatoire. Elle écarta ma main de mon sexe adolescent qu’elle voulait revoir, puisqu’elle l’avait déjà vu, et sourit de satisfaction.

Elle s’agenouilla devant moi. Elle me tripota le clitoris, la fente, la vulve et l’ouverture étroite du vagin. Ses doigts forcèrent entre mes grandes lèvres, pénétrèrent dans mon intimité et gardèrent le sexe béant. La langue de Camille remplaça ses doigts et elle téta longuement la saveur acidulée de mon petit con, qu’elle trouva fort différent de celui de sa sœur ou de Marguerite. Je me mis à mouiller, et mes sécrétions coulèrent aussitôt dans la bouche gourmande de ma camarade. Nous éprouvions tellement de plaisir, l’une suçant l’autre, que nous ne nous aperçûmes pas que Madeleine et Marguerite s’étaient approchées.

D’un regard espiègle et lubrique, elles observaient la scène, une bouche collée à un minou, des lèvres embrassant et une langue butinant des nymphes écarlates. Les jambes tremblantes de désir, je tombai à genoux en poussant un râle jouissif. Malgré un orgasme que je ne pris pas la peine de contenir, Camille continua à m’ouvrir les cuisses et à inonder de salive mon pubis.

Madeleine aimait jouer les voyeuses, et Marguerite approfondissait ses connaissances en les regardant avec insistance. Enfin, Camille, à bout de souffle, abandonna mes organes génitaux et s’étendit à côté de moi, une main plaquée sur son sexe, à travers sa jupe et son slip de coton. C’est alors que Madame de Boudur fit son apparition.

Elle venait nous chercher pour le dîner. Elle ne dit rien à propos de ma tenue débraillée, de l’était jouissif de Camille et des joues échauffées de sa fille et de Madeleine. Je permis de façon espiègle à la maman de Marguerite de regarder mon minou pendant un court moment. Durant cet examen, Madame de Boudur s’étonna de sentir son ventre s’alourdir et les mamelons de ses seins raidir.

(à suivre)

********

Retrouvez les autres textes du Comte de Ruges

https://blog.meshistoiresporno.com/author/comte-de-ruges/

Vous avez aimé ce texte, vous aimerez sûrement ...

Donnez nous votre avis !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *