Lettre au Porn Noël numéro 5 : Pornélope

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Auteurs Musardine


confessionsoft


Petit Porn Noël,

Quand tu descendras du ciel, avec tes joujoux par milliers, n’oublies pas de venir rendre visite à ma cheminée, que j’ai faite ramoner spécialement pour toi. Je peux t’assurer que les petits ramoneurs s’en sont donné à cœur joie pour faire disparaître les traces de toutes les grosses bûches incandescentes qui s’y sont succédé. Tu pourras t’y introduire sans souci.

N’oublie pas mes petits souliers, ils t’attendent sagement au pied du sapin. Tu les reconnaîtras aisément, ce sont ces bottes de latex aux talons en aiguille que tu m’as gentiment apportées l’an dernier. J’ai aussi beaucoup apprécié les petits joujoux qui les accompagnaient, et notamment cet adorable petit sapin métallique au corps ventru et à la cime bien pointue. Il ornait la table basse du salon jusqu’à ce que je découvre par hasard – un stupide accident domestique alors que je passais l’aspirateur nue – que je pouvais aisément m’y assoir dessus et qu’il épousait parfaitement la forme de mon cul. Depuis il me suit partout (oserais-je dire qu’il me file au train ?), de nuit comme de jour, me rappelant à tout instant que le bonheur peut surgir de toute part. Je confesse qu’il me permet surtout, ces derniers temps, de tempérer mon impatience à te voir revenir. J’ai beau ouvrir jour après jour la petite case du calendrier de l’Avent et d’en sucer consciencieusement le bonbon qu’elle recèle, je n’en compte pas moins avec une brûlante excitation les jours qui me séparent de ta venue.

Alors, cher Porn Noël, je t’en fais la prière, à genou sur le tapis en peau de bête qui s’étale devant l’âtre, les mains jointes sur la poitrine : viens me rendre visite en cette douce nuit, dépose ton offrande et n’hésite pas à t’attarder dans mon foyer, le temps de prendre un peu de repos bien mérité ! Mieux, emmène-moi avec toi ! Prends-moi ! Prends-moi dans ta folle aventure nocturne ! Fais de moi ton renne, le mors aux dents, harnaché de cuir. Je tirerai ton traîneau aussi loin qui tu le désireras. Et si la cadence faiblit,  n’hésite pas à donner du fouet, ma croupe ferme et rebondie n’attend que ça ! Je ne craints pas la nuit glaciale, qui fait pointer mes tétons. Avec toi je n’aurai jamais froid, ni aux yeux ni ailleurs.

Emporte-moi vers ton pays de neige et de glace, tout là-haut dans le Grand Nord ! Je saurai réchauffer tes longues soirées d’hiver, je fleurirai ton printemps, j’embraserai tes brèves nuits estivales, et ton automne passera comme un songe. Tu verras que mes fesses constituent la plus belle des aurores boréales…

Cher Petit Porn Noël, je me permettrai une dernière, une toute dernière requête : abandonne donc, s’il te plaît, cet affreux accoutrement rouge dont on t’a affublé pour de sombres raisons mercantiles et retrouve le vert originel de ta houppelande, pour redevenir, pour moi, rien que pour moi, le cher Petit Père Vert que j’aime tant…

Je t’embrasse chaleureusement,

Ta petite Pornélope

PS : Que la Mère-Noël – qui t’assiste certainement dans l’ouverture du courrier – n’en prenne pas ombrage ! Il n’y a pas lieu d’être jalouse, car si, certes, ta barbe blanche me fait frémir de désir, je saurai me montrer aussi docile et sensuelle avec elle qu’avec toi. Quant aux lutins, qu’ils sachent que je suis toujours partante… pour lutiner !

 

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