L’ORGIE (1)

Iryna m’ouvre la porte en souriant. Dès que j’aperçois sa longue robe du soir noire qui moule superbement sa silhouette, je réalise que je ne suis pas assez habillée par rapport aux critères vestimentaires de la soirée. Ma petite robe courte, que je trouvais pourtant jolie jusqu’à la seconde précédente, me semble soudain ridicule. Si Iryna est embarrassée également, elle n’en laisse rien paraître. Elle m’invite à entrer et me débarrasse de ma veste. La plupart des invités sont déjà là ; une quinzaine de personnes à première vue, dont manifestement quelques couples. Iryna me les présente tous, et je ne retiens aucun nom. Ils sont tous plus âgés que moi et je ne connais personne. Iryna tente de me rassurer en me disant qu’une belle jeune fille comme moi ne devrait avoir aucun mal à faire des rencontres ce soir.

En effet, alors que je prétends être occupée à contempler les amuse-gueule du buffet, un homme d’une trentaine d’années vient m’adresser la parole. Il dit s’appeler Daniel et travailler dans la publicité. Il est assez grand, costaud, plutôt mignon et un peu lourd. Il me baratine sur ses vacances en Californie en jetant régulièrement des coups d’œil qu’il voudrait discrets sur les bosses qui tendent mon décolleté. Il est le seul à parler, pourtant il se rappellera demain avoir eu une très intéressante conversation avec moi. Je l’écoute fanfaronner en m’efforçant de sourire et de ne rien dire de stupide, les rares fois où je peux en placer une.

Iryna arrive à ma rescousse et m’entraîne par le bras pour me présenter un couple d’amis qui vient d’arriver. Craig a une quarantaine d’années et est architecte. C’est un homme massif, aux sourcils broussailleux. Sa chevelure poivre et sel est soigneusement brossée en arrière et il porte un costume de confection, sans cravate. Lorsqu’il me sert la main, j’ai l’impression qu’il transperce mon âme de son regard d’acier et, face à mon trouble manifeste, son sourire découvre une rangée de dents éclatantes et pointues, parfaitement alignées. Scarlet est beaucoup plus jeune, peut-être vingt-cinq ans. Elle est assez petite, blonde, l’allure sportive, souriante et dynamique. Ses cheveux sont taillés court sur la nuque et retombent en mèches indisciplinées sur son front, mais il semble évident que cette apparente négligence est le fruit de plusieurs minutes d’attention d’un talentueux coiffeur. Son bronzage récent met en valeur ses magnifiques yeux verts où brille un éclair de malice et d’intelligence. Elle est photographe, très en vogue en ce moment, et elle expose dans une grande galerie. Et moi ? Moi, je suis étudiante à Boston. Au revoir, Madame. Une soirée épouvantable en perspective.

Je remarque une porte-fenêtre entrouverte qui semble donner sur une terrasse et, sous le prétexte d’aller prendre un peu d’air frais, je m’éclipse et me dirige vers l’extérieur. Au milieu du salon, quelques couples ont commencé à danser. Je n’ai décidément rien à faire ici.

Sur la terrasse, je me sens enfin plus à l’aise. Sitôt passé le seuil, je pénètre dans un monde de silence peuplé exclusivement du chant des insectes et du clapotis de la piscine au bout de l’allée. Je décide de faire quelques pas dans le jardin pour réfléchir à si je reste ou si je commence à chercher une excuse bidon pour rentrer chez moi. Comme souvent dans ces cas là, pour mieux profiter du calme de la nuit, je m’efforce de marcher le plus silencieusement possible et de contrôler ma respiration. Puis, soudain, j’entends des pas et des rires étouffés s’approcher rapidement. Instinctivement, je me cache dans l’ombre d’un buisson. Je n’ai pas envie de bavarder.

Un couple, relativement jeune pour les standards de la soirée, dévale le talus en courant. Arrivés en bas, ils se jettent dans les bras l’un de l’autre et se laissent rouler sur l’herbe. Le garçon se retrouve sur le dessus et embrasse sa copine en lui maintenant les mains sur le sol. Elle rit. Elle se tortille sous lui de façon à ce qu’il ne l’écrase pas mais remonte ses genoux pour qu’il ne s’échappe pas non plus d’entre ses jambes. Sa jupe s’est relevée jusqu’aux hanches. Il me semble qu’elle ne porte pas de culotte mais je n’en suis pas certaine. Elle sert son mec contre elle en lui caressant tendrement les cheveux et en ondulant du bassin pour se frotter contre la bosse de son pantalon. Ils n’ont pas envie de discuter non plus. Ils vont baiser là, dans le jardin, sous mes yeux, j’en suis sûre.

Je trouve ça très excitant mais il ne faut pas que je reste là. Il faut que je retraverse le parc et que j’aille trouver Iryna pour lui dire que je dois rentrer tout de suite. Encore sous le choc, je chancelle en reculant d’un pas et me heurte à quelque chose de gros, lourd et mou : Daniel !

Ça te plaît, petite voyeuse ?

La terreur s’empare de moi. Je me retourne d’un bond et détale vers la maison. Mais il est plus rapide et m’attrape par le bras.

Attends ! Ça ne te dirait pas de t’amuser comme eux ? Ne me dis pas que tu n’aimes pas ça.

Je…

Je n’ai pas le temps de répondre qu’il m’a déjà enlacée et que sa bouche bâillonne la mienne. De ses bras musclés, il me tient juste assez fort pour que je ne puisse pas m’enfuir, mais sans me faire mal. Je ne peux pas crier sans attirer l’attention du couple et me mettre aussitôt dans l’embarras, alors ses mains caressent mon dos en me serrant plus fort contre lui et ses lèvres absorbent les miennes dans un baiser ardent. Je réalise qu’il n’y a plus d’issue. Mes jambes flageolent. Je chavire. Après tout pourquoi pas ? Pourquoi pas lui ? Pourquoi pas maintenant ? J’aimerais trouver une bonne raison, mais je n’en entrevois aucune. Je ferme les yeux. Malgré moi, je pose mes mains sur ses larges épaules et desserre lentement ma mâchoire. Les lèvres lâches, je lui offre ma langue en réponse à son baiser. Je rencontre la sienne qui prend immédiatement possession de ma bouche. C’est tellement mieux quand il ne parle pas.

Il me plaque contre le mur. Une main s’empare de ma poitrine. L’autre me malaxe fermement les fesses. Il m’embrasse dans le cou. Je frissonne. Son eau de toilette me grise. D’une main, il retrousse ma robe. Un triangle de coton blanc apparaît au clair de lune. Un peu trop précipitamment, il tire sur ma culotte pour me mettre le cul à l’air. Tout ça va beaucoup trop vite. Pour qui il me prend, celui là ?

Il s’accroupit devant moi pour baisser ma culotte sur mes chevilles. Fausse manœuvre, Casanova ! Dès qu’il m’a libéré une jambe, je le repousse fermement du talon et je décampe comme une dératée vers les lueurs de la maison, pendant qu’il roule à la renverse sur l’herbe tendre. Je l’entends rigoler derrière moi, mais il ne me poursuit pas.

Je me rue dans le salon encore toute décoiffée et je cherche Iryna du regard. Je ne la vois pas. Quelqu’un a manifestement baissé l’intensité lumineuse car il règne dans la pièce une pénombre ambrée. Pantelante, je cherche à reprendre mon souffle et je découvre des invités fort occupés :

Sur le canapé, d’abord, un couple est en train de s’embrasser goulûment et l’homme pétrit sans ménagement la poitrine de la fille. Celle-ci se laisse faire, tout en promenant ses longs doigts sur la braguette de son partenaire. Dans le coin bibliothèque, une rousse aux jambes interminables est adossée contre un meuble, deux hommes en costume à ses pieds. Leurs quatre mains disparaissent sous la robe trop courte et la femme se pâme sous leurs invisibles caresses, les yeux mi-clos et la tête renversée en arrière. Sur la piste, deux jouvencelles enamourées dansent un slow en se roulant des grosses pelles bien baveuses sans se soucier de l’homme d’une cinquantaine d’années qui les observe intensément. Dans une alcôve à peine voilée par un rideau, j’entends plus que je n’aperçois un couple dévêtu qui se roule sur un petit lit tendu de satin. Sur le canapé, l’homme a plongé sa main dans le décolleté de la fille et en a extrait un sein finement galbé qu’elle exhibe impudiquement aux regards de l’assemblé. Elle se laisse peloter avec complaisance, écartant perceptiblement les cuisses.

Iryna apparaît.

Ah, te voilà enfin ! me dit-elle en me prenant par le bras. Viens, je veux te présenter quelqu’un.

Je voudrais protester mais son ton n’autorise aucune réplique. Qui plus est, d’un bref coup d’œil vers mes chaussures, elle me fait remarquer que ma petite culotte est toujours accrochée à ma cheville. Rougissant comme une idiote, je me baisse pour la ramasser et je suis docilement Iryna vers une antichambre attenante au salon, la culotte à la main.

Une jeune fille blonde en tailleur blanc nous attend nerveusement au milieu de la salle. Elle est plutôt mignonne, la peau très pale, de grands yeux bleus, un peu timide. Iryna fait rapidement les présentations. La demoiselle s’appelle Kelly et elle est stagiaire assistante juridique depuis six mois chez un ami d’Iryna qui est avocat à Somerville. Notre hôtesse nous explique qu’elle a pensé que ça nous ferait plaisir à toutes les deux de rencontrer quelqu’un de notre âge ce soir. Elle m’informe que Kelly travaille dans un grand cabinet de juristes, très renommé, et qu’elle est extrêmement « disciplinée ». Ce dernier mot, sur lequel elle a curieusement insisté, me laisse perplexe et Iryna ne manque pas de s’en apercevoir. Comme pour expliciter ses paroles, elle se tourne vers Kelly et lui donne un ordre sec :

Montre-lui tes seins !

J’écarquille les yeux comme des soucoupes pendant qu’Iryna se retient de sourire. Kelly est visiblement embarrassée. Cependant, en baissant les yeux vers le sol, elle entreprend de dégrafer un à un les boutons de son chemisier. Puis elle en écarte lentement les pans, dévoilant une poitrine lourde mais ferme, nettement plus avantageuse que la mienne, dont la peau translucide apparaît finement marbrée de veinules bleutées. Elle ne porte pas de soutien-gorge mais son buste d’albâtre pointe fièrement vers moi comme exonéré des méfaits de la gravité. Lorsqu’un courant d’air frais traverse soudainement la pièce, ses auréoles se hérissent d’une couronne de minuscules picots et ses tétons se rétractent en deux petits bourgeons fripés. Je réalise avec effroi que je suis incapable de décoller mon regard de ce torse magnifique et qu’Iryna en est parfaitement consciente. Je comprime ma petite culotte dans mon poing crispé en essayant, sans succès, de déglutir silencieusement. Puis Iryna nous prend toutes les deux par la main et nous entraîne vers une porte au fond du vestibule qui nous mène à une petite chambre sans fenêtre.

Si le spectacle de l’orgie naissante m’avait déjà abasourdie, celui qui se présente sous mes yeux à présent me pétrifie littéralement. La pièce, parée de tentures sombres, est meublée principalement d’un grand lit à baldaquins couvert d’un dessus satiné. Dans un coin, on a aménagé un salon à la française de style Empire, avec une table basse en chêne massif aux volutes habilement sculptées et trois fauteuils tendus de velours bordeaux. Deux hommes nus sont allongés sur le lit. Le plus jeune, blond et imberbe, est sur le dos, les jambes écartées, les bras tendus en arrière pour s’agripper aux montants du lit. L’autre, un grand gaillard de type nord-africain est à plat ventre, la tête entre les cuisses du blondinet. Le chibre du jeune homme disparaît presque entièrement dans la bouche de l’autre qui lui prodigue une fellation passionnée. Le brun pompe avec application en caressant tendrement le ventre du blond, sans se soucier des autres personnages de la salle qui ne semblent d’ailleurs pas leur prêter la moindre attention.

Dans le coin opposé, je reconnais Scarlet, la belle photographe, à genoux sur un tapis épais. Elle est entièrement nue, à l’exception du foulard de soie noire qui lui bande les yeux. Sa peau est intégralement cuivrée, son corps fin et tonique. Ses petits seins bombés surplombent un ventre plat parfait. Son sexe fraîchement épilé est surmonté d’un petit triangle de paille d’or soigneusement taillé. Trois hommes nus gravitent autour d’elle tandis qu’elle cherche à tâtons leurs verges tendues pour les sucer à tour de rôle. Sans discernement, elle laisse les trois sexes anonymes s’enfoncer alternativement dans sa petite bouche en cœur, se délectant des glands turgescents qui distendent ses lèvres. Elle les branle sur toute la longueur avec énergie en tétant fiévreusement, transie par l’excitation, les nœuds prêts à exploser à tout moment. Craig, son architecte, est avachi dans un des fauteuils Empire. Il a extrait de son pantalon un dard épais et se masturbe à pleine main en regardant sa femme tailler des pipes à l’aveuglette. Kelly, dépoitraillée, et moi, déculottée, débarquons dans la partouze comme deux agnelles écervelées au milieu d’une meute de loups en rut. Iryna, qui est restée en retrait, s’est adossée au chambranle de la porte et nous prive de toute retraite.

Regardez-moi ce pauvre Craig, nous dit-elle d’une voix mielleuse. Contraint à se branler tout seul pendant que sa cochonne de femme taille des plumes à des inconnus. Kelly, ma chérie, ne reste pas plantée là comme une idiote ! Va vite lui faire une bonne pipe !

Sans broncher, Kelly se débarrasse complètement de son chemisier qu’elle laisse tomber sur le parquet et s’agenouille aux pieds de Craig. Elle lui décoche un vague sourire servile que Craig ignore totalement, les yeux toujours rivés sur Scarlet, puis elle prend le gros gland dans sa bouche.

Sur le lit, l’homme brun a relevé les fesses de son compagnon et lui lèche maintenant la raie à grands coups de langue. À chaque fois que la lécheuse s’attarde sur la rondelle plissée du petit blond, celui-ci gémit un peu plus en se contorsionnant sur le couvre-lit. Il écarte ses fesses à deux mains pour faciliter l’intrusion de la langue dans son fondement.

Un genou à terre, Kelly s’active vaillamment sur le phallus de Craig. Un mince filet de bave s’échappe de la commissure de ses jeunes lèvres. Iryna pose une main ferme sur mon épaule et me demande d’un air sévère :

Et toi alors, qu’est-ce que tu attends pour la rejoindre ?

Ne trouvant rien d’intelligent à répondre, je m’approche docilement de Craig qui ne semble même pas me remarquer. Je m’accroupis à côté de Kelly qui déplante la grosse trique de sa bouche pour la tendre vers moi. Je me retourne un bref instant vers Iryna, le regard hésitant, mais d’un signe de la tête elle m’intime de continuer. M’appuyant alors sur la cuisse de Craig, j’engloutis sa belle verge luisante dans mon gosier et me concentre sur la fellation imposée, en glissant néanmoins une main sous ma robe pour me caresser la fente…

Il est inutile, je suppose, de préciser que quand j’atteins ce point de mon récit, ma vulve est déjà bien humectée et que mes phalanges disparaissent presque entièrement sous ma toison humide. Allongée sur mon lit, je me contracte comme une forcenée tandis que la petite bille de mon clitoris roule sous mes doigts endiablés. En imaginant la trique de Craig coulissant sur ma langue, j’enfonce lentement mon majeur entre les lèvres suintantes de ma moule. Mais les démons de mon appétit onirique se contentent rarement de si peu.

Iryna, qui n’a pas bougé, contemple la soumission de ses deux plus jeunes invitées avec l’expression satisfaite d’une maîtresse de maison consciente d’avoir orchestré une soirée parfaitement réussie. Kelly et moi pompons toujours à tour de rôle un Craig qui feint inlassablement l’indifférence. Parfois, nous le suçons toutes les deux en même temps. Une sur les bourses, l’autre sur le bout du gland. Parfois, nos deux langues s’effleurent sur la peau tendue de la hampe. À chaque fois, ce contact nous électrise toutes les deux, sans qu’aucune n’ose jamais aller plus loin. J’ai pourtant l’impression qu’elle cherche à m’embrasser mais je persiste à éviter systématiquement son contact, ce qui ne la met pas en confiance. Elle finit par se résigner, convaincue de ce qu’elle doit interpréter comme des préjugés homophobes de ma part.

J’ai cessé de me caresser pour branler la pine de Craig dans la bouche de Kelly tout en suçotant les poils drus de son pubis lorsque, soudain, je sens qu’Iryna s’est approchée subrepticement de moi et qu’elle est accroupie dans mon dos. Je perçois son souffle chaud très près de ma nuque alors que son parfum léger réveille subtilement mon odorat. Elle se plaque contre moi et la pression de sa poitrine sur mes omoplates m’emplit tout à coup d’un trouble nouveau. Ses mains se posent doucement sur mes cuisses et entament bientôt une lente mais inexorable ascension. J’ignore si mon inappétence pour les avances homosexuelles de Kelly lui à sincèrement échappée ou si elle a simplement décidé de n’y prêter aucune attention. Quoi qu’il en soit, elle soulève délicatement l’arrière de ma robe, dévoilant mes fesses pales qu’elle contemple un instant, puis me trousse jusqu’aux aisselles sans autre forme de procès et entreprend de me débarrasser du vêtement. De toute façon, je suis déjà bien trop excitée pour l’empêcher de me déshabiller, et je ne me sens pas à même de contrarier notre hôtesse. J’abandonne un instant le sexe de Craig à Kelly pour lever les bras et lui faciliter la tâche. Lorsqu’elle y est parvenue, elle extrait délicatement la verge de la bouche de Kelly et m’appuie sur la tête pour m’indiquer que c’est à nouveau mon tour. Réciproquement, Kelly s’attelle à masturber Craig pendant que je le suce.

Iryna dégrafe mon soutien-gorge et libère mes seins en caressant mes épaules et mes bras. Je surprends le regard de Kelly sur ma poitrine dénudée et je détourne les yeux, un peu honteuse. Vraisemblablement agacée tant par l’audace d’Iryna que par ma passivité, elle commence à branler Craig avec plus d’énergie. J’ai peur qu’il ne s’oublie et jouisse d’un moment à l’autre, surtout qu’il semble passablement excité. En effet, un des hommes vient d’éjaculer généreusement dans la bouche de Scarlet qui a énormément de mal à tout avaler. Tandis qu’elle hoquette, les joues gonflées, sur la verge vibrante, Craig m’empoigne les cheveux et commence à me secouer la tête en me bourrant le gosier à grands coups de reins. Je me prépare à tout recevoir dans la gorge, mais il semble tenir bon. Quand il se calme enfin, Iryna me rassure tendrement en me caressant le ventre. L’homme qui a joui dans la bouche de Scarlet retourne vers le grand salon, probablement pour reprendre des forces en matant les autres. Je continue à sucer.

Le mec sur le lit est maintenant en train de gueuler son plaisir car son copain lui a enfoncé un doigt dans le cul. Tout en lui suçant voracement la queue, le brun lui fouille les entrailles, sa main velue décrivant de lents mouvements circulaires pour dilater l’anus offert. Puis, d’une claque sèche sur les fesses, il intime à sa proie consentante l’ordre de se mettre à quatre pattes. Il l’enjambe et, d’où je suis, je vois nettement le gland violacé s’appuyer au centre de l’anneau qui se relâche sous la poussée. Le petit blond gémit un peu quand le bourrelet du gland force son sphincter mais, l’instant d’après, je perçois qu’il soupire de satisfaction. Le membre virile continue alors à s’enfoncer inexorablement. Quand l’homme s’est enfin planté jusqu’à la garde dans le cul du jeune, il l’empoigne fermement par les hanches et commence à le défoncer sans douceur. Le jeune homme n’attendait rien de moins et ses cris de plaisir remplissent bientôt la pièce.

Un des hommes dont Scarlet s’occupait la soulève soudain par la taille et la dépose sur le lit à côté des deux qui s’enculent. Il la couche sur le bord du matelas et prend place entre ses jambes. Son gland disparaît immédiatement entre les lèvres lisses ornées d’or fin. L’autre homme s’approche de Kelly et lui présente sa tige à sucer. Iryna m’encourage à continuer ma pipe en me murmurant des obscénités à l’oreille. Ses doigts explorent mon corps. Elle prend mes seins dans ses mains et fait rouler les mamelons entre ses ongles manucurés. Sa bouche me couvre de baisers malicieux, sur la nuque, derrière l’oreille, dans le cou. Une de ses mains glisse le long de mon abdomen et atteint ma toison pubienne. Son doigt s’appuie sur mon bourgeon, puis serpente le long de mes grandes lèvres. Elle me découvre trempée et je devine sa satisfaction. Lentement, elle commence à me branler sans cesser de pincer mes mamelles. Sa main gauche s’active habilement sur mon clitoris tandis que son autre main délaisse bientôt ma poitrine pour venir caresser mon dos et ma chute de reins. Elle effleure sensuellement les globes de mes fesses puis glisse ses doigts sur mon périnée, séparant d’un ongle les lèvres humides à l’orée de ma vulve. Après quelques agacements délicieux, elle enfonce par derrière son majeur dans mon vagin affamé. Elle me branle ainsi un long moment, titillant mon clitoris par-devant et me pénétrant lentement par en dessous avec son autre main. J’ai de plus en plus de mal à sucer Craig tellement elle me donne de plaisir.

Kelly non plus n’est pas très concentrée sur la fellation qu’elle pratique à l’inconnu. Chaque fois que je croise son regard, je m’attriste des œillades amères qu’elle me dédie. Je voudrais lui expliquer que je ne souhaite pas aller plus loin avec Iryna, mais personne ne m’en laisse l’occasion. Bientôt, Iryna me demande abruptement de relever les fesses tout en gardant la bite de Craig bien en bouche. Penchée ainsi en avant, les jambes tendues et les seins pendants, je me sens exposée à toutes les pénétrations. C’est alors qu’Iryna demande au type que Kelly est en train de sucer de venir se placer derrière moi. Lorsqu’il pose ses mains sur ma croupe, je plie légèrement les genoux pour mieux me cambrer. Sa queue se pose à l’entrée de ma fente et entame sa lente progression. Je sens mes chairs s’entrouvrir pour le laisser me pénétrer. Son manche me remplit entièrement. Je ne peux plus bouger. Quand il est bien à l’aise, il entame un interminable va-et-vient qui envahit mes profondeurs. Kelly, assise par terre, me regarde me laisser baiser devant elle, son regard auparavant si doux à présent consumé de jalousie et de mépris.

To be continued…

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  1. vermicelle le à
    vermicelle

    J’attends la suite avec impatience … et je ne dois pas être le seul

  2. Ana Paola le à
    Ana Paola

    Merci ! C’est fait ! Mais c’est en attente de modération…

    1. Auteurs Musardine le à
      Auteurs Musardine

      Bonjour Ana,
      J’ai pris un peu de retard pour cause de lancement du nouveau titre de la collection Les Nouveaux Interdits, mais je m’y remets bien vite !

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