—     Salut ! ça va ?

—    Que veux-tu ? Il faut bien que je m’habitue.

—    Je comprends, ton ex ?

—    Qui d’autre ?

—    Tu devrais prendre des distances avec tout ça. Tu sais Amélia, je t’aime bien et ça me fend le cœur de te voir dans cet état.

—    Depuis qu’il est à la colle avec cette gamine, je n’existe plus. Puis, s’enserrant la tête de ses mains, il me pique les enfants, et eux sont conquis par cette pouffe de première. Avec Camille, c’est chouette. On peut tout faire. Elle est cool ! Elle nous a acheté des tas de vêtements et de cadeaux. Wouah ! et qu’est-ce qu’elle est belle. Gnagnagna gnagnagna… J’en crève. Lui et sa putain les achètent, je te le dis !

—    Ok ! Mais toi finalement ça te donne du temps, n’est-ce pas ? Je me rappelle que tu te plaignais de ne pas en avoir assez. Tu pourrais en profiter pour te reconnecter à toi-même. Par exemple, faire un truc que tu ne peux pas quand tu as la garde des mioches.

Amélia, haussant les épaules, je reconnais que ce serait opportun.

Eve regardait sa collègue avec empathie. À la préfecture de police, on les avait baptisées le binôme. Elle, grande mince aux cheveux courts, de couleur jais, et Amélia alias « Frimousse », petite et un peu ronde. La blonde parfaite. Le visage garni de quelques taches de rousseur. Voilà deux ans qu’elles travaillaient ensemble et, entre elles, malgré des profils différents, ça avait été comme une évidence. La première, heureuse célibataire, libre et sûre d’elle ; la seconde divorcée, mère de deux enfants, en quête d’autonomie.

—    Tu veux qu’on sorte ce soir pour en parler ?

—    Non, je suis chiante pour le moment.

—    Chez Gino, après le boulot. On se bourrera d’apéros.

—    OK, après tout.

Après une journée qui leur sembla interminable, elles se rendirent à leur gargote favorite, le célèbre Gino, roi de plats italiens arrosés et osés. Il avait la main lourde sur les épices ce qui avait tendance à pousser les convives à picoler. Ce n’était un secret pour personne, et ce mélange détonnant d’épices et d’alcools permettait à l’assemblée d’oublier tracas et difficultés de la vie. Le lieu était idéal pour se changer les idées et relativiser les problèmes.

Prenant le taureau par les cornes, les filles commandèrent un apéritif suivi d’un second bien tassé. De toute évidence, l’ambiance était festive. Tout un groupe d’Italiens visitant la capitale était là en train de chanter et de plaisanter.

Les deux filles n’arrêtaient pas de se raconter des bêtises, des ragots du bureau. Elles prenaient particulièrement plaisir à baver sur leur chef :

—    Hier, je me suis imaginée au lit avec lui. Beurk !

—    Quoi ? Avec ce gros porc ? Hahaha ! Ne me dis pas que tu fantasmes sur ce mec. Même sa femme n’en veut plus.

—    Mmmh ! Imagine, il a de l’autorité ; et surtout une grosse…

—    Une grosse quoi ? Pouah !

Les collègues, hilares, mais dans leur bulle, oubliaient la salle surchauffée des Italiens en goguette. Quand tout à coup, elles aperçurent un mec qui les regardait avec insistance. Le sourire aux lèvres, le jeune homme les fixait avec aplomb.

—    Oh, mon Dieu, t’as vu ?

—    Oui. J’adore le petit côté mafioso.

—    Oh ! Arrête ! Hihihi !

—    Tu sais ?

—    Quoi ?

—    J’me le ferais bien.

—    Ève…

—    Ben et toi ? ça te ferait du bien, une bonne bite entre les fesses.

—    Mais t’es dingue ou quoi ?

Ce n’était pas qu’Amélia soit prude, non. C’était juste qu’elle ne s’autorisait pas encore vraiment à coucher avec un autre homme que son ex-mari. Jusqu’à présent, à chaque fois qu’une occasion s’était présentée elle avait culpabilisé. C’était idiot.

—    Jusqu’à quand Amélia ?

—    Que veux-tu ? J’aurai encore l’impression de le tromper.

—    Si tu n’y vas pas, moi j’y cours…

Eve lança son regard de braise au type et entre eux ce fut un véritable incendie. Elle se leva et dit simplement : Tu sais copine j’dois aller aux toilettes. Commande du vin, j’arrive. Puis elle disparut vers la porte du fond. Amélia se dit qu’effectivement il faisait soif et fut ravie de se boire un verre de chianti. Dans la trattoria l’ambiance montait crescendo. Les touristes riaient de plus belle. Les femmes, splendides comme des déesses, se gondolaient à gorge déployée. Les mains se montraient baladeuses. Certains s’embrassaient avec fougue. Amélia ne savait quelle attitude adopter et surtout elle se sentait seule. Sa copine était toujours aux w.c.. Elle se dit que, la vessie pleine, il était temps pour elle aussi d’aller pisser. Dans un brouhaha terrible, elle se dirigea vers les toilettes et, tout en frôlant la longue table des convives, elle fut joyeusement apostrophée. Eh, mademoiselle, vous êtes très jolie, venez vous amuser avec nous ! Guido est seul, il a un fameux cazzo ! Les rires fusaient. Quelqu’un mit en avant la poitrine de sa femme et illico des chemisiers s’ouvrirent sous les doigts agiles d’hommes échauffés. L’amicale Calabraise, pleine d’entrain, entonna quelques nouveaux chants.

Rouge comme une tomate, Amélia visant la porte des w.c. se dirigea vers le fond de la salle. Il était temps d’échapper à la meute. Des rires et des compliments sur son physique la suivirent. Eh, belle blonde reste avec nous ! Tu veux que je t’accompagne ?

Elle n’eut que le temps de voir Gino, le patron, courir fermer les stores à double tour en jurant : Ça recommence ! Ils remettent ça ! Vite ! Là, un concours de la plus belle poitrine se lançait alors qu’une femme soupesait la masse génitale de son mari et en vantait l’efficacité.

Lorsqu’Amélia se retrouva dans la cour sombre, à l’air libre, enfin sauve de ce tumulte, ce fut pour elle comme saisir une planche de salut. À gauche, une pissotière sous un toit branlant. Une ombre laissait penser qu’elle était occupée. Devant elle, une autre porte donnant certainement sur une petite toilette. Elle alla s’y asseoir. Mais elle est ou Eve ? Vraiment elle exagère.

Maintenant que soulagée elle avait éliminé une bonne partie de sa vessie, elle prenait le temps de se calmer et d’observer. C’était pas le grand luxe, ça non. Ça foutait même les jetons. Au plafond, une ampoule inefficace donnait à la pièce un air lugubre. Face à elle la porte de bois ne semblait pas bien tenir. Quelqu’un avait découpé une forme de cœur, ce qui lui permettait aussi bien de voir l’intérieur de la cour que d’être observée. Elle avança les yeux et vu une masse sombre bouger. Quand la porte donnant sur les cuisines s’ouvrit, elle illumina la cour et un pizzaiolo sortit fumer une cigarette. Tout à coup, elle découvrait son amie à genoux devant le mafioso de tout à l’heure. Putain, je l’avais oublié celui-là. La robe légère jetée sur une poubelle, Eve était nue. Lui, le brigand à demi-assis sur une rambarde, le sexe sorti comme un étendard, semblait aux anges. Copine engloutissait la queue du gonze avec un plaisir non feint. Que soudain la lumière apparaisse dans la cour ne semblait pas distraire les amants. Au contraire, il y avait de l’insolence dans cet acte d’exhibitionnisme. Ça vous plaît ? Vous voulez voir ? semblaient-ils dire. Vous allez être servis.

Eve n’avait pas de gros seins. Elle était mince, presque maigre ; à la peau mate. Le gars enfonçait son pieu au travers de ses babines. Le rouge à lèvres abondant et de mauvaise qualité de sa maîtresse donnait à sa bite une teinte rouge écarlate. La fille n’avait aucune hésitation et n’était là que pour prendre du plaisir. Sauvage, elle suçait comme si sa vie en dépendait. Putain, comme tu suces bien ! J’ai l’impression de te prendre le cul !

Dans l’encadrement de la porte des cuisines, le pizzaiolo fumait une cigarette tout en se délectant de la scène. Puis il ouvrit sa braguette et, sans gêne, sortit son bastringue. Lentement, se faisant son kif, il se lustrait le piston. Amélia n’en croyait pas ses yeux. C’est que ça commençait drôlement à lui titiller la moule. Deux doigts dans la chatte – y’a pas de honte – ravie, elle contemplait elle aussi le tableau.

Quand l’Italien dit : Attends, attends, je vais envoyer la purée, tu vas trop vite. Je vais te prendre par-derrière, le pizzaiolo excité augmenta la cadence de sa branlette. Amélia aussi.

Eve, écrasée contre le mur des chiottes, se faisait maintenant limer par son amant. À chaque poussée de bassin, la fille était propulsée vers le haut, son corps râpant et effaçant les graffitis du mur. Elle avait maintenant tout un dessin obscène sur le torse et gémissait terriblement. De sa position, Amélia était incapable de voir si elle se faisait prendre la chatte ou enculer. Au son, c’était pareil. Son amie en voulait, y’avait pas à discuter. Dans les chiottes, Amélia se mit à couiner ; c’est que c’était une situation vraiment obscène, et qu’elle n’en avait pas l’habitude. Elle vivait un manque de sexe effroyable et voilà que tout à coup on lui offrait un show en live. Au diable la bienséance. Suivant le rythme des deux amants, Amélia se branlait crûment ; elle avait fait autour d’elle une sorte de bulle, perdant conscience de ses cris. C’est que dehors, elle n’était pas seule. Elle gueulait et ça s’entendait. Le cuisinier, ayant fini sa cigarette, se rendit compte des gémissements venant de la toilette. Intrigué, il arriva à la porte légère des w.c. et, jetant un œil au travers du cœur, découvrit la jeune femme en train de se donner du plaisir. D’un coup, il ouvrit la porte. Quand il découvrit une petite frimousse blonde, ronde et parsemée de taches de rousseur, les jambes écartées, la main dans son antre, la bouche ouverte en cœur, il lui présenta sa queue battante. Surprise, Frimousse saisit le sexe du gars du bout des doigts. Vas-y, lui dit-il, je vois bien que t’en as envie. Et délicatement, elle déposa un baiser baveux sur le gland rougi. Derrière le cuistot, Eve se faisait toujours enculer par son Calabrais. Ça donnait des idées cochonnes à Frimousse qui saisit cette fois la verge des deux mains et commença à la branler. N’hésitant plus, elle enfouit l’engin tout au fond de sa gorge, presque jusqu’au vomissement. Tout à coup, plus rien n’avait d’importance. Finie la bienséance, la fidélité à un ex l’ayant si souvent trahie. À elle le cul ! À elle la bite ! Dieu, il y avait donc une justice.

Dans la pissotière, le jeune rital arrêta ses mouvements. Sans doute était-il encore proche de la jouissance. Il lui fallait à nouveau changer de position sous peine de conclure un peu trop vite. C’est qu’il avait une réputation à tenir !

Il prit Eve face à lui et l’assit sur la goulotte ; les jambes sous les bras, il présenta et enfonça son dard avec puissance. La fille râla un bon coup. Il lui fallait tenir bon. À chaque poussée, elle avait l’impression de jouir comme une truie. Ce type était un pro et comprenait ses exigences. De la dynamite, pas moins. Tenant fermement sur ses bras, elle lui présentait sa chatte comme une animale offerte à une saillie. Putain ! Baise-moi encore et encore ! Tiens-la bien !

Amélia n’en pouvait plus de voir son amie à poil, en train de se faire foutre par cet inconnu. Elle avait toujours eu un faible pour sa collègue. Elle la trouvait sexy et plus d’une nuit elle avait rêvé d’elle. Elle se transformait en une chienne esclave et, au dernier moment, Eve sortait immanquablement un énorme gode qu’elle utilisait pour la faire jouir. Elle aimait se sentir soumise. C’est dire si le spectacle lui plaisait. Alors que le pizzaiolo continuait à lui limer la gorge, il entreprit de lui secouer le clito. Ça devenait insoutenable ; elle jouit en un long jet ; ça lui arrivait parfois quand la tension sexuelle était très intense. Le cuisinier excité comme un molosse donna un dernier coup de reins et, à fond dans la gorge d’Amélia, lâcha toute sa sauce. Le sperme coulait de partout. Frimousse recrachait le liquide, il lui coulait sur le menton. Trempée, son rimmel s’était dilué sur son visage. Sa vision en était troublée. De loin, elle discernait avec peine Eve se faire baiser. Soudain, elle crut voir sa copine se mettre à genou et sucer une seconde bite. Elle avait l’impression que d’autres gens étaient là, en train de travailler sa copine. Amélia croyait délirer, l’alcool faisant toujours son effet. Son excitation était au plus haut. Quand le pizzaiolo qui venait de jouir dans sa bouche se retira et partit, elle se retrouva face à deux autres mecs. Merde pensa-t-elle, l’amicale Calabraise à la queue leu leu. En un instant elle se fit retourner sur la planche des toilettes, prise par-derrière, une queue entre les fesses. Que c’était bon une bite dans le cul ; elle en avait oublié le plaisir. Pourtant le type qui la baisait n’était pas spécialement beau, non, plutôt grassouillet, mais sa bite était des plus efficaces. Elle allait se caresser les seins quand un autre type lui saisit la main et la referma sur sa verge. Machinalement, elle se mit à lui branler le membre. Elle ne se rappelait pas avoir été prise par plusieurs hommes à la fois. Elle regrettait de ne pas avoir testé la chose plus tôt. Elle entendait Eve rugir de plaisir : Encore, encore, bande de chiens. Allez-y, traitez-moi comme une pute ! et ces cris déclenchaient chez elle des chapelets de spasmes. Soudain les Calabrais eurent une idée étrange. Eve et Amélia furent saisies et emmenées dans les cuisines. Sur la longue table carrée, gainée de zinc, elles furent jetées. Leurs corps saupoudrés de farine firent la joie des convives. Des femmes à gros seins se jetèrent également dans la partie, et les mecs chantant et buvant les baisèrent sans aucune retenue ni honte.

 

Au petit matin ni l’une ni l’autre ne se rendit au travail. La préfecture attendrait bien. Elles dormirent dans le même lit et, entièrement baignées des souvenirs de la veille, elles s’offrirent des câlins bien mérités. Depuis, Gino les invite régulièrement lors de ses soirées débridées.

Il leur a promis une fiesta inoubliable en compagnie de l’équipe de foot napolitaine.

En Italie, les chiottes de chez Gino remportent, paraît-il, un franc succès. Mamamia !

 

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  1. Ryta le à
    Ryta

    Belle écriture!

  2. Em le à
    Em

    @Ryta. Merci beaucoup pour votre commentaire. Emmanuel

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