MARIE, CHARLINE ET MOI

ça à commencé jour où Marie et Charline sont arrivées dans l’entreprise et se sont installées dans mon quartier.

Elles ont débarqué fin août. C’est mois qui gère tout ce qui est administratif, j’avais donc reçu les papiers annonçant leur arrivée. Elles remplaçaient deux départs en retraite.

J’avais trente-deux ans, elles en avaient trente l’une comme l’autre. Elles étaient aussi dissemblables qu’inséparables. L’une commençait une phrase, l’autre la finissait. L’une comme l’autre étaient des prédatrices à grande gueule, à qui il fallait tout, et qui croyaient avoir tous les droits.

Marie n’était pas très grande. Mais ça ne l’empêchait pas de se mettre en avant. Elle savait masquer ses défauts et mettre en valeur ses qualités. Ainsi, elle portait toujours des talons qui donnaient du galbe à ses jambes et ses fesses et se vêtait avec des tenues moulantes qui collaient à ses formes charnues.

Charline, à l’opposé, atteignait le mètre quatre-vingt-dix sans ses talons ! Alors avec… Elle n’avait pas un visage très gracieux, mangé par l’acné qui avait subsisté après l’adolescence. Son corps par contre était parfait quel que soit l’angle, et le regard le plus critique ne pouvait qu’acquiescer face à cette évidence. Sa minceur mettait encore plus en valeur ses courbes naturelles. Poitrine et fesses généreuses, hanches marquées, cuisses pleines. Une prédilection pour les robes et les jupettes vraiment très courtes, qui dévoilaient des jambes impeccablement galbées, gainées par des collants. Et les talons la galbaient encore plus. Elle attirait tous les regards masculins, et pas mal de regards féminins aussi. Elle avait l’habitude d’exhiber sa petite culotte, et chacun dans la boite avait des souvenirs émus… Charline assise les jambes ouvertes, Charline se pliant en deux, Charline montant sur une table pour changer une ampoule, à une échelle pour attraper un bouquin dans une bibliothèque…

Et moi dans tout cela ? Il est temps que je me présente. Je suis grosse, en surpoids, comme vous voudrez. Ça n’est pas une question de nourriture, loin de là. J’ai toujours mangé frugalement. C’est génétique. Dans la famille, on a toujours été bien en chair…

Alors oui, je suis large, et je n’ai pas la taille fine. À un moment, j’ai même eu l’idée ridicule de vouloir à tout prix perdre du poids. Mais comment en perdre, alors que déjà on mange peu ? Et équilibré, qui plus est ? Alors, autant accepter ce que je suis. D’ailleurs ça ne m’a jamais posé problème dans mes relations avec les autres. Ça peut paraître surprenant, mais il y a quelque chose que j’ai appris depuis longtemps : quand une fille sait bien le branler, le sucer, et de manière générale le faire jouir, un homme se moque bien que sa compagne d’un moment soit en surpoids.

Le hasard, l’ironie, ou les deux, ont fait que l’une comme l’autre sont venues s’installer dans mon quartier. Il se trouve que l’ouest de C… est occupé par un ensemble de maisons construites par une entreprise aujourd’hui disparue pour ses employés, dans les années cinquante. Les plus grandes pour les rangs supérieurs, les plus petites pour les ouvriers. Elles se ressemblent dans leur conception, élaborées par un architecte très connu ans le coin, même s’il y a des variations de taille selon qu’elles étaient réservées pour quelqu’un qui appartenait à la chaîne de commandement, ou un simple exécutant. Trois étages, des escaliers en colimaçon, un vaste sous-sol…J’avais acheté une de ces maisons en arrivant. L’entreprise ayant fermé, elles avaient été vendues à des particuliers.

Je les ai vues débarquer un jour, avec un camion de déménagement commun. Elles s’installaient, en location, dans deux maisons jumelles. Pas étonnant, vu leur proximité. Elles m’ont aperçu, et m’ont fait un signe de la main. Je ne pouvais par faire autrement que d’aller les saluer. Je rentrais des courses, et j’ai d’abord terminé de tout ranger.

Ce que j’ai surpris m’a donné la mesure de leurs capacités, sans grande surprise d’ailleurs. Elles étaient avec deux types qui les avaient aidées, puisqu’il s’agissait de camionnettes de location, des amis, des collègues, je n’ai jamais trop su. Au moment où je suis arrivée, à quatre, elles avaient tout descendu. Souvent, quand on finit de déménager ainsi, on fait un goûter. Elles étaient parties sur autre chose de radicalement différent. Mais c’était sans doute une manière de les remercier que les garçons ne pouvaient qu’apprécier.

Les maisons avaient toutes une volée de marches qui amenait dans le couloir d’entrée, lequel ouvrait sur plusieurs pièces.

La première sur laquelle je suis tombée, c’était Marie. Accroupie, elle faisait une fellation à l’un des types. Elle était face à moi, sa langue se baladant sur la queue épaisse du type, qui avait un gros gland. Sa jupe noire, courte, était remontée sur ses hanches et elle avait descendu à ses genoux son collant et sa culotte pour avoir accès à son sexe, qu’elle caressait fébrilement. Elle était entièrement rasée, et je pouvais voir ses lèvres, toutes gonflées, et que ses chairs étaient mouillées. Il y avait un point en haut de ses lèvres, son clitoris, sorti, qui pointait hors de sa gaine. Elle s’est concentrée dessus.

Elle m’a jeté un regard de défi. Le message était clair et je l’ai bien compris. « Moi, j’ai toutes les queues que je veux, je suis plus forte que toi… »

J’aurais du reculer et partir, mais je suis restée, un mélange de curiosité et de fascination malsaine. Sur ma droite, installée sur un canapé qui venait sans aucun doute d’être installé, Charline se faisait fouiller par la queue de l’autre homme. Elle était à quatre pattes, robe retroussée, slip à mi-cuisses, offrant à l’homme sa croupe charnue, ouverte dans cette position. Même si l’homme la masquait en partie, je pouvais nettement apercevoir ce qu’elle avait de plus intime, les plissements de son anus, et sa vulve, toute gonflée, nichée entre ses cuisses. Vulve dans laquelle la queue dure de l’homme, enveloppée de latex, allait et venait. Des filets de sécrétions pendaient, accrochés à ses chairs…Elle gémissait, parlait, alors que Marie était plutôt silencieuse, encourageant le type qui, à mon avis, n’avait pas vraiment besoin de cela.

Bourre-moi, c’est trop bon… Enfonce ta queue aussi profond que tu peux dans mon ventre… Je veux que tu me la remontes jusque dans la gorge…

Sa main était aussi posée sur son clitoris, et le frottait d’un mouvement rapide, saccadé.

Il y a eu une sorte de point de rupture où je me suis dit ‘Il faut que tu partes…’ Mais à ce moment, tout s’est dénoué. Marie s’est tendue, et elle a fermé les yeux, éjaculant plusieurs traits de sécrétions blanches, alors que le type balançait un liquide de la même couleur mais d’une nature différente sur son visage pendant que le type extrayait sa queue, arrachait le préservatif et arrosait la croupe de Charline qui elle aussi s’est libérée dans un orgasme.

J’ai reculé pour revenir sur le perron. Ça s’est bouclé en quelques secondes, et on a fait comme si rien ne s’était passé. Rajustés, les deux hommes sont passé devant moi en disant bonjour, sont montés dans le camion et ont disparu, tandis que les filles surgissaient. J’avais à la main une bouteille de vin et un gâteau que j’avais fait le matin même, pour une soirée. J’en ferais un autre.

Je suis venue vous souhaiter la bienvenue dans le quartier.

Rien n’a été dit bien sûr, mais il y avait dans le regard de l’une comme de l’autre une ironie qui n’a pas disparu tout le temps que je suis resté avec elles, qui disait clairement « Tu as vu ce que nous sommes capables de faire…Nous allumons les hommes et nous les baisons… Et toi, tu peux faire quoi ? » Puisque, si Marie m’avait forcément vue, je me trouvais face à elle, Charline m’avait elle aussi aperçue, dans le miroir qui faisait face au canapé.

On a parlé de tout et de rien, puis je me suis éclipsée.

Dans les jours et les semaines qui ont suivi, j’ai eu mille occasions de retrouver Charline et Marie. On aurait difficilement pu faire autrement, alors même qu’on travaillait ensemble, mais aussi qu’on habitait le même quartier.

Au travail, lors de réunions, elles s’affirmaient, imposant un point de vue qui n’était pas forcément cohérent, mais comme on le dit souvent, c’est la loi du plus fort qui triomphe, et elles passaient en force, même si ce qu’elles disaient était absurde. Mais il y avait bien d’autres raisons pour lesquelles elles se faisaient apprécier, et qui sans doute permettaient de faire passer leurs pires élucubrations. Un matin, je suis passée voir mon supérieur hiérarchique pour lui amener différents documents que j’avais rédigés. Je ne m’embarrassais pas à frapper. Cette fois-là, d’évidence, j’ai eu tort. Il était, comme souvent installé derrière son bureau, mais ce n’était pas pour travailler sur son ordinateur ou lire les rapports que je lui amenais. Le bureau me masquait une partie de leurs corps, mais il était difficile de ne pas comprendre ce qui se passait. Charline était installée sur lui, me faisant face, yeux révulsés, se faisant monter et descendre sur lui. Il la tenait par la taille, mais c’était elle qui donnait le mouvement, les mains posées sur les accoudoirs, se faisant monter et descendre. C’était peut-être aussi bien d’imaginer ce que je ne pouvais voir, et je n’avais aucun mal à l’imaginer, il est vrai, le sexe gorgé de sang allant et venant entre ses muqueuses.

Dans le quartier…Hé bien c’était quasiment la même chose. Un soir, en rentrant, j’ai été intriguée par un attroupement autour d’une voiture. Il y a avait une dizaine de jeunes types. Je me suis inquiétée. A tort. J’ai compris, en m’approchant.

Marie et Charline étaient arrivées ensemble, dans la même voiture. Avaient-elles donné rendez-vous aux garçons qui avaient la queue nue autour d’elles ? Sans doute que oui.

Elles s’étaient installées dans une position spéciale, qui a confirmé l’hypothèse que j’avais faite, sans avoir jusqu’à présent la moindre preuve, à savoir qu’elles aimaient jouer entre elles. Je me disais, depuis que j’avais fait la connaissance, que la symbiose qui les liait ne pouvait passer que par le sexe.

Charline était installée sur le siège du conducteur, mais tournée vers l’extérieur. Son éternelle robe courte était retroussée, de toute façon c’était juste une question de centimètres, dévoilant ses jambes. Elle ne portait pas, ce jour-là, de collant, mais des bas stay-up. Je crois bien que c’est la première fois où je me suis dit qu’elle avait des jambes magnifiques, ans doute parce que je les voyais dans son intégralité. Longues, interminables, et cependant bien galbées.

Marie était accroupie entre ses cuisses, et elle la léchait avec autant d’envie que de savoir-faire, tournant sur ses chairs intimes avec ardeur. Était-ce pour exciter les garçons qui les entouraient ou simplement pour se donner du plaisir en même  temps qu’ils en éprouvaient ? Sans doute un peu des deux.

Les hommes autour d’elle avaient de vingt à trente ans. Comment étaient-ils arrivés là ? Je devais découvrir plus tard qu’elles avaient des comptes sur certains sites sociaux sur lesquels elles s’exhibaient complaisamment et qu’elles fixaient des rendez-vous à des hommes à travers la ville. Ceux qui étaient là les suivaient et avaient répondu à leur proposition. Le froc baissé, ils masturbaient leurs queues, les faisant épaisses, attendant qu’elles s’occupent d’eux. Charline en avait deux en main, qu’elle branlait l’un comme l’autre, la tête penchée vers eux. Le sperme a jailli de la première queue. Elle a ouvert la bouche, et même si l’un des jets est parti sur son menton, j’ai vu clairement la semence rentrer dans l’orifice ouvert. Elle s’est tournée vers l’autre queue, en prenant déjà une troisième dans sa main gauche, et a refermé sa bouche sur le gland. Elle a du le frotter de la langue. J’ai vu la queue agitée de soubresauts, alors qu’elle resserrait encore ses lèvres pour ne rien perdre.

Pour la première fois depuis que je les surprenais, j’éprouvais une réelle excitation. Cette scène là était un déclencheur, pas les autres. J’aurais voulu être partout à la fois. J’aurais voulu lécher le sexe de Charline. J’aurais voulu aussi m’installer à ses côtés, et m’occuper de ces queues… Je lui aurais laissé la majeure partie, mais j’en aurais prises une ou deux.

Mais ça n’était qu’un rêve, j’en étais bien consciente. Marie et Charline formaient un seul bloc. Un bloc auquel je ne m’intégrerais jamais. Il y avait elles, et il y avait moi.

Charline s’est gorgée de sperme. Queue après queue, elles ont toutes craché leur semence dans sa gorge. Elle s’efforçait, c’était visible, de ne pas en laisser perdre une goutte, même s’il était impossible d’arriver à ce qu’elle souhaitait, et qu’inévitablement, de la semence partait sur son visage, ses joues, son menton… C’est quand elle a eu vidé les dernières couilles qu’elle a porté son attention sur sa jouissance à elle, son ventre secoué de spasmes…Elle a éjaculé, comme je l’avais vu faire Marie, crachant des jets de liquide puissants, dont le premier a giflé Marie en plein visage, sans que cela paraisse la déranger d’ailleurs.

Je me suis éloignée avant que le petit groupe ne se disloque. Je ne tenais pas à ce qu’elles me remarquent. C’était peut-être le cas, mais ils étaient tous trop absorbés pour m’avoir remarquée.

Elles avaient déjà débarqué chez moi plusieurs fois à l’improviste, au prétexte que nous étions voisines, avec des victuailles, de l’alcool… « Et si on passait la soirée ensemble ? » J’avais accepté, par politesse, sans réel enthousiasme, parce que je préférais être seule, me détendre, après une dure journée de travail. Mais je m’étais dit que je ne pouvais pas être impolie .On était à la fois collègues et voisines.

J’aurais du les mettre à la porte.

Ce n’est pas que la soirée se soit mal passée. Au contraire, elle a été plutôt agréable. On a bu, mangé, plaisanté, parlé de tout et de rien. Elles se sont montrées plus humaines, plus abordables que les filles hautaines qui abreuvaient les collègues de leurs remarques dans l’entreprise. Mais leurs conseils à mon encontre étaient on ne peut plus blessants. Je ne suis même pas sûre qu’elles en étaient conscientes, tellement elles étaient imbues d’elles-mêmes et certaines que tout ce qu’elles disaient relevait de la parole divine. C’était : « Ma pauvre, tu devrais perdre du poids, ça irait mieux pour toi ! » Ou encore : « Il n’y a pas d’homme dans ta vie, non ? » Ou « Tu pourrais nous demander des conseils pour trouver des hommes, nous on connaît bien la question, comme tu as pu le constater ! » Quelques échantillons sur les dizaines de phrases qu’elles ont pu l’une comme l’autre me dire. Il n’y avait même pas la volonté de me blesser. Simplement, elles étaient totalement imbues d’elles-mêmes, convaincues qu’elles seules réussissaient parfaitement leur vie, et qu’elles pouvaient se permettre de donner des conseils aux autres, de leur dire comment réussir leur vie, qui était forcément un échec.  

Il y a eu deux ou trois soirées comme ça, avant que Charline ne propose, une fin d’après-midi, à la boite, on était à la photocopieuse, Marie, elle et moi :

Si on allait en boite toutes les trois demain soir ? Ça nous changerait !

Elle avait le regard posé sur moi, et je voyais clairement ce qu’elle pouvait penser. « Ma pauvre fille, tu feras tapisserie, pendant qu’on se tapera tout ce qui bouge. »

J’aurais pu dire simplement non, mais je ne voulais pas être celle qui refuse. Je voulais leur montrer que je tenais le choc.

Il y a apparemment une boite qui est très sympa ici, le Sycomore…Tu la connais, Myriam ?

J’ai souri en mon for intérieur.

Je m’y suis rendu une ou deux fois, oui, quand j’avais envie de sortir…

On a qu’à y aller demain soir, a dit Marie.

Me regardant, elle a rajouté :

On aura peut-être l’occasion de te trouver un mec là-bas…

Je n’ai rien répondu. Il n’y avait sans doute rien à répondre.

Le lendemain, avant qu’on ne quitte le bureau, Marie est passée et elle m’a jeté :

A ce soir ! Fais-toi belle !

Et bien sûr, il y a avait pas mal d’ironie dans sa voix.

Elles sont passées un peu avant huit heures. On dit souvent qu’on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre, et c’était clair qu’elles avaient bien compris ce principe. Elles avaient poussé le phénomène d’identification qui les rapprochait assez loin, puisque, dans une taille différente, chacune portait la même robe. Une robe en lamé, très courte, avec des bretelles, fendue haut sur la jambe. Jambe gainée de bas stay-up dont on voyait clairement la jarretière. Elles avaient choisi de porter des chaussures avec des talons très hauts qui les cambraient et les affinaient. Maquillées, coiffées, parfumées, elles étaient très attirantes et il était bien certain que tous les hommes qui allaient les croiser ce soir-là auraient la queue dure.

Je crois bien que ce soir-là, pour la première fois, je les ai surprises. En effet, c’était la première fois que je délaissais mes classiques tenues, floues, mais confortables, pour quelque chose de plus sexy. Elles en étaient surprises, mais elles l’étaient aussi par le fait que, même grosse, je puisse être ainsi désirable dans une robe rouge aussi courte que la leur, décolletée, fendue haut, et que je porte des cuissardes rouges  qui montaient à l’assaut de mes jambes. Mais elles n’ont rien dit, pour une fois, il n’y a pas eu de remarque déplaisante.

Le Sycomore était une boite qui avait été mise en place sur une friche industrielle par un Américain, qui, parce qu’il cherchait un nom pour le local, et parce que le terrain était entouré de platanes, avait opté pour ce nom, celui, Américain, des platanes. L’ancienne usine avait été convertie en une boite à plusieurs étages, et divers univers, ce qui faisait son attrait. Toutes les générations pouvaient se retrouver ici.

Leur première surprise, ça a été quand on est arrivées à l’entrée. Il y avait bien sûr les deux videurs, ou physionomistes, le terme fait plus classe, qui étaient là. Ils m’ont aperçue et leurs visages fermés se sont éclairés.

Salut Myriam, ça fait plaisir de te voir ! Tu as amené des copines ?

Elles se sont regardées, aussi surprises l’une que l’autre. Comment était-il possible que j’aie une vie nocturne, que je sorte le soir… Elles n’auraient pas imaginé que cela soit vrai.

Elles partaient pour s’installer dans la grande salle du rez-de-chaussée, mais je leur ai dit :

On va aller se poser à l’étage, je pense que cela vous plaira mieux.

On a monté les marches. Elles étaient devant moi, et j’avais une vue impeccable sur leur absence de culotte.

L’étage était différent du rez-de-chaussée, mais c’était voulu. Une ambiance plus cosy, tamisée, des boxes isolés par des plantes, rien à voir avec le bas, lumineux et ouvert.

On a avancé jusqu’à une table sur la gauche. Nous sommes passées devant un jeune couple qui faisait l’amour sans aucune pudeur. Mais celle-ci n’était pas de mise en ces lieux. La fille était installée sur le garçon, et elle le chevauchait, se faisant monter et descendre sur sa queue. Elles qui étaient pourtant sur tous les coups, sans aucune pudeur, ont quand même été surprises.

Nous nous sommes installées à la table, et j’ai proposé d ‘aller chercher des consommations au bar. Le barman me connaissait bien lui aussi. On a discuté plusieurs minutes, le temps qu’il prépare les cocktails.

Mais tu es déjà venue ici, s’est exclamée, assez naïvement, Marie, une fois que j’ai été de retour à la table.

Ça te surprend que j’aie une vie ? Tu vois on peut être grosse et avoir une vie le soir.

C’ est pas ce que j’ai voulu dire, elle a mollement répondu.

C’est pourtant que je toi et Charline vous avez souvent sous-entendu, j’ai répondu.

Bien que grande gueules, elles ont quand même préféré se taire.

Il ne s’est passé que quelques minutes avant que Peter ne surgisse dans le local, et n’avance vers moi. On avait fait connaissance en ces lieux, et on était sex friends. Il existait une très grande complicité entre nous, mais sans aucun lien encombrant. J’allais parfois passer la nuit chez lui quand j’avais envie de sexe. Bien sûr, ça n’était pas aussi exubérant, aussi voyant, aussi flamboyant que les excès de Marie et de Charline.

Ça l’est devenu quand il s’est penché sur moi et que nos bouches se sont jointes, et nos langues accrochées. Du coin de l’œil, j’ai vu les deux filles rester bouche bée. Si je n’avais pas eu la bouche prise, j’aurais sans doute ricané. Comment un aussi bel homme que Peter pouvait m’embrasser, moi, alors qu’il n’aurait eu avoir d’yeux que pour elles ? J’étais grosse, j’étais moche. Et pourtant, même s’il les avait vues, il ne leur avait pas accordé un regard.

Demain après-midi, je suis à la maison. Je viens de rentrer de mission… Ça te dit de passer ? On ne s’est pas vus depuis deux semaines…

Je suis libre moi aussi… Au fait, je te présente mes deux collègues et voisines, Marie et Charline.

Elles lui ont tendu la main. Il y avait en elle, dans leur attitude, sur leur visage, un désir de séduire auquel il est resté totalement indifférent, à leur grand dépit.

J’ai envie que tu t’occupes de ma queue, là, maintenant.

Pas de problème, je lui ai dit, en le défaisant.

Peter avait une belle queue. Je la connaissais bien, à présent. Il bandait à moitié. Je l’ai masturbé doucement, le faisant durcir et s’allonger, avant de donner des coups de langue dessus. J’avais autant, sinon peut-être plus d’expérience qu’elles, pour faire des fellations.

Sa queue, érigée, était épaisse, longue, et courbée vers le haut.

Je vais te prendre entre mes seins, je sais que tu aimes ça…

Elles venaient de comprendre que, si je les avais conduites à l’étage, c’était parce que c’était l’endroit de toutes les possibilités, du libertinage.

J’ai fait glisser les bretelles de ma robe pour mettre ma poitrine à nu. Dessous, j’avais un soutien-gorge rouge assorti au reste de ma tenue. Je l’ai dégrafé.

Je savais que ma poitrine était l’un de mes atouts. Elle était pleine et bien galbée avec de larges aréoles, et des tétons qui érigés étaient longs et très durs. J’en maîtrisais parfaitement l’utilisation, et je pouvais faire mal de choses avec.

Je les ai attrapés, écartés, et je suis venue gainer sa queue avec, la faisant disparaître au cœur de ma chair. Je l’ai caressé doucement. Marie et Charline regardaient, fascinées. Avaient-elles déjà fait des cravates de notaire ? Rien n’était moins sûr, malgré toute leur audace. J’ai finalement fait émerger la tête de son sexe. Elle était dilatée de sang, et toute rouge. J’ai baladé ma langue dessus, le goût amer du liquide séminal me remplissant. Il s’est mis à gémir.

Oh putain, que c’est bon ! Il n’y a que toi pour me sucer comme ça !

Les deux filles étaient décomposées. Moi, la grosse, la moche, on me disait ça.

Ça n’était pourtant que le début. Je l’ai dégagé et j’ai empoigné un de mes seins. Le mamelon était long et dur. Je l’ai posé sur son gland et je me suis mise à caresser sa chair. Ça l’excitait terriblement mais moi aussi ça me mettait dans tous mes états. J’avais l’impression qu’une fontaine s’était déclenchée dans mon ventre, qui inondait mes chairs intimes et le fauteuil sur lequel j’étais installée.

J’ai fini par le pénétrer avec mon téton, en enfonçant celui-ci dans son méat. Je l’avais déjà fait, il aimait ça, et moi aussi.

Les filles étaient totalement fascinées. Elles observaient, se disant sans doute que ce serait potentiellement à reproduire  avec leurs prochaines proies. Moi qu’elles avaient si longtemps méprisée, je leur apprenais quelque chose ! Le monde à l’envers, et la fin de leurs certitudes !

J’ai doucement fait aller et venir mon téton dans le méat, comme il aurait pu le faire si sa queue avait été dans ma chatte… Mais ça, ce serait pour le lendemain après-midi… C’est quand j’ai retiré mon téton une fois de plus que le premier trait de semence est sorti, qui est arrosé mon visage. Je l’ai laissé me couvrir le visage à de sa semence, copieuse, comme toujours, pendant que la main entre mes cuisses, j’appuyais sur mon clitoris pour avoir un orgasme.

J’ai remballé sa queue en riant.

A demain après-midi.

Il s’est éloigné. J’ai pris mon verre en main, et j’ai bu plusieurs lampées. Les deux filles étaient tétanisées, elles éternelles grande gueules n’osaient plus rien dire.

Les filles, vous voulez que je vous emmène dans un endroit comme vous n’en avez jamais vu ?

Charline a fini par dire :

Comme tu veux.

Je me suis levée la première après avoir recouvert mes seins. Encore qu’en ces lieux, ça n’aurait pas été un problème si j’avais traversé la salle seins nus. Les filles m’ont suivi, alors que je marchais vers une tenture rouge. Je l’ai écartée. Au-delà il y avait un couloir, allez long, des murs blancs contrastant avec les couleurs chatoyantes de la pièce qui était derrière nous, et des portes. J’ai résolument avancé, jusqu’à une porte entrouverte. Je me suis glissée à l’intérieur, suivie par les deux filles. Les cabines étaient volontairement vastes, vu leur destination, on pouvait sans mal y tenir  à plusieurs.

Il y avait au centre de la pièce un fauteuil, qui aurait pu sembler incongru en ces lieux, mais aussi des tabourets. Elles n’ont pas remarqué immédiatement, moi j’avais l’habitude, les cercles ronds découpés dans les cloisons, à des hauteurs diverses. Marie a eu le réflexe de se poser sur un tabouret, pendant que Charline restait debout.

Qu’est-ce qui doit se passer maintenant ?, elle a demandé.

Je la sentais aussi décontenancée qu’irritée.

Ça, j’ai répondu simplement.

Une queue en pleine érection venait de s’encadrer dans l’un des trous, tout près de Marie. Celle-ci, d’habitude si prompte à agir, était totalement figée. Je suis venue près d’elle, et j’ai attrapé la verge, qu’un spasme agitait alors que je l’entourais doucement de mes doigts. Je suis tombée à genoux, et j’ai caressé lentement la queue gorgée de sang. C’en était trop pour le type qui était derrière, qui n’est pas parvenu à se contenir et qui a craché d’épais jets de semence, qui  m’ont éclaboussé, mais ont aussi éclaboussé Marie qui était tout près. Elle d’habitude si prompte à boire du sperme semblait presque dégoûtée. Je n’ai pas pu m’empêcher de rire.

C’est ce rire qui a tout déclenché. C’en était trop pour elles. J’étais d’ailleurs surprise, vu leur caractère, qu’elles aient tenu aussi longtemps, puisqu’elles avaient été copieusement humiliées de constater que l’image qu’elles avaient de moi était loin de ce que j’étais en réalité, et pour ce genre de fille, c’était tout bonnement insupportable.

J’ai entendu leurs talons, alors qu’elles s’éloignaient. Je ne les ai pas suivies. J’étais bien ici, et puis d’autres queues apparaissaient dans les trous. Je savais que le samedi soir, des hommes m’attendaient. J’étais connue pour être expertes de mes mains, de ma bouche et de mes seins.

Comment ça s’est passé par la suite entre Marie, Charline et moi ? Ce soir-là elles ont pris un camouflet qui était intolérable pour elle. Elles ont choisi de m’ignorer totalement. Quand elles me croisaient dans les couloirs de la boite, elles faisaient comme si elles ne me voyaient pas. Pendant les réunions, j’étais également invisible. Et elles ne m’ont plus jamais rendu visite chez moi. Je n’en ai d’ailleurs pas vraiment souffert. J’avais de vraies amis, de vraies amies aussi, et beaucoup d’occasions de prendre du plaisir, contrairement à ce qu’elles avaient cru, avec tant de mépris.

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