Messire Geoffrey

12345
Loading...

lecourbe


BDSMhistoriqueold-schoolSM


Des jours et des jours qu’il suivait des vallées et des crêtes ventées, désertes et glaciales sans en voir la fin. Ses compagnons de route l’avaient tous quittés un à un pour rejoindre ce qui restait de leurs domaines après ces années passées en terre sainte. Lui aussi continuait sa route dans l’espoir de retrouver sa baronnie. La nuit et le froid venaient de tomber brutalement et la forêt qu’il découvrait devant lui n’augurait rien de bon. Putain de croisade ! Quelle connerie ! Et dire qu’en partant, il y croyait à tout ce baratin bien huilé. Une simple guerre déguisée, évidemment ! Rien d’autre qu’un prétexte. Il avait suffi de donner un permis de tuer et de violer à des hommes un peu encombrants pour les voir foncer têtes baissées au nom d’une religion. Malin comme plan. Au lieu de les laisser guerroyer entre eux dans leurs petits fiefs en mettant le pays à feu et à sang ou encore comploter, on les avait expédiés loin pour augmenter l’omniprésence du clergé en cheville avec quelques nobles intéressés par le pouvoir royal. Une tuerie infâme dans des contrées lointaines souvent bien plus évoluées que la nôtre, toujours engoncée dans l’archaïsme de cette société moyenâgeuse. Trois années de sa vie à tuer du soit disant barbare avant de comprendre… Mieux vallait tard que jamais !

Sans même la voir, l’odeur de la fumée le sortit de ses réflexions. Il s’approcha précautionneusement de ce qui devait être un village. Geoffrey avait appris la prudence et même s’il était de taille à se débarrasser seul de quelques coquins mal intentionnés, une observation préalable des lieux lui sembla préférable. Discrètement, à l’orée d’une grande clairière, il aperçut les modestes maisons de bois organisées autour de la place centrale. Ce qu’il vit ne fit que renforcer sa décision de ne pas se précipiter. Cinq cavaliers noirs, lourdement armés, tenaient en respect les habitants rassemblés. Deux autres destriers étaient tenus par les rênes par l’un d’entre-eux. L’homme qui se tenait debout, au centre, s’adressait visiblement à l’assemblée en faisant de grands gestes, un lourd fouet de punition à lanières entre les mains. De sa position, Geoffrey était trop loin pour comprendre le discours mais il avait une vue imprenable sur la scène. Il distinguait nettement le poteau solidement ancré au sol devant le soudard sur lequel une femme était attachée, poignets liés, haut au-dessus de la tête. De la chemise qu’elle portait, il ne restait déjà plus que quelques lambeaux qui pendaient lamentablement le long de son corps. De toute évidence, la punition avait débuté depuis un bon moment, cruelle et sanglante. Les lanières maniées avec force avait transformé le dos et les fesses de cette femme en gelée de groseille.

Résignés, les villageois ne semblaient pas réagir. Seules quelques clameurs de mécontentement s’élevaient. Pas de révolte chez ces pauvres bougres apeurés. Le bourreau se retourna pour toiser la foule avant de fouetter à nouveau la pauvre villageoise qui hurla à chaque nouveau coup qui déchirait son dos nu. Geoffrey n’aimait pas du tout ce qu’il voyait et il allait enfourcher son fidèle étalon pour demander des comptes à ces hommes en noir. Il n’en eut pas le temps car le dernier cavalier déboula sur la place en traînant deux jeunes filles terrifiées, mains liées dans le dos. Les cris de protestations se firent plus nets et un mouvement de foule se dessina. Réaction inutile ! Les deux filles furent aussitôt jeter en travers des montures de deux soldats et les soudards détalèrent au grand galop.

Geoffrey savait qu’il était en terre inconnue. Vu l’équipement de ces hommes, il était probable que le seigneur du coin était puissant et pas forcément bien intentionné à son égard. Il décida de gagner le village pour en savoir davantage. Son arrivée déclencha une nouvelle panique chez les habitants qui fuirent pour la plupart en le voyant entrer sur sa monture. Seuls quelques uns lui firent face lorsqu’il stoppa son cheval sur la place.

-Je suis Geoffrey, chevalier de la Hume, fils du baron de Domfront en Normandie. Je ne vous veux aucun mal. Qui est le chef de ce village?

– C’est moi, répondit un vieil homme aux cheveux blancs argentés qui s’avança vers lui. Que nous voulez-vous ?

– Simplement que vous m’expliquiez ce qui s’est passé ici, demanda Geoffrey. Mais avant détachez cette femme et soignez la.

– Les hommes du seigneur nous l’ont interdit. Elle doit rester ainsi exposée jusqu’à ce soir. Si on désobéit, ils reviendront brûler le village.

– Vous leur direz que c’est moi qui en ai donné l’ordre, ajouta avec autorité Geoffrey. Emmenez-la et prenez soin d’elle. Occupez-vous aussi de mon cheval et offrez l’hospitalité à un croisé bien épuisé. Je veux savoir pourquoi elle a été punie si durement par ces hommes.

Le vieil homme lui raconta dans le détail comment un cavalier accompagné d’une dizaine d’hommes armés était venu d’on ne sait où et avait profité de l’absence du maître des lieux, parti comme lui en croisade. Habile, il avait persuadé son épouse restée au château que son mari était certainement mort et lui avait proposé sa protection. En réalité quelques mois plus tard, il était bien installé dans la place et agissait en tyran, réclamant toujours plus d’impôts aux paysans et aux villageois pourtant si pauvres. Justice expéditive, tous les rebelles se virent pendus haut et court et il fit même enlever les plus jolies filles. Depuis peu, quelques hommes s’étaient révoltés et avaient gagné la forêt pour s’y cacher. Le mari de la femme punie par le fouet en était le chef. La semaine passée, lors d’une embuscade, armés d’arcs rudimentaires, ils avaient réussi à tuer trois cavaliers noirs déclenchant la fureur du félon. Malgré la douleur du supplice, elle n’avait pas dévoilé leur cachette dans la forêt. Malheureusement, ils avaient trouvé et capturé leurs filles. La révolte était mal embarquée !

Allongée sur le ventre, le spectacle de son corps massacré par les lanières fit un effet curieux à Geoffrey. Deux femmes étaient en train de passer un onguent sur les plaies laissées par le fouet. Une fois parties, ne pouvant supporter la moindre étoffe pour la couvrir, elle resta ainsi, nue devant le chevalier. Le supplice l’avait brisée physiquement mais il put lire sur le magnifique visage qu’elle tourna vers lui une force incroyable. Maintenant qu’il était près d’elle, la beauté de cette femme le déstabilisa quelque peu. Avait-il le droit de ressentir la moindre excitation alors qu’elle venait d’être maltraitée et que ses deux filles étaient aux mains d’un usurpateur cruel et sans pitié ? Sûrement non. Pourtant, cette vision réactivait quelques émotions lorsqu’il se lia d’amitié avec un prince arabe qui refusait comme lui cette guerre stupide qui aurait dû faire d’eux des ennemis. Geoffrey y séjourna plusieurs mois pour soigner une vilaine blessure et assista à plusieurs reprises à la punition de très jolies femmes du harem. D’abord choqué par la pratique, il comprit assez vite que le fouet était manié certes vigoureusement mais avec une sensualité latente. Bien souvent, les fautes étaient d’ailleurs volontairement commises par les naïades pour avoir le privilège d’attirer encore plus l’attention du prince lors de la flagellation. Ce dernier lui avait avoué que les marques laissées par la fine lanière l’excitaient prodigieusement et qu’il faisait venir systématiquement la suppliciée du jour dans ses appartements. Après cette discussion, il lui offrit le privilège de disposer à sa guise d’une de ses belles épouses, très attirée par le chevalier français. Un cadeau qui ne se refusait pas ! Avant de le laisser profiter des charmes de cette superbe femme, le prince lui avait mis dans les mains un petit fouet arabe en lui conseillant d’en faire un usage immodéré. Selon lui, elle adorait cela ! Geoffrey put vérifier les semaines suivantes que c’était vrai. Cette beauté à la peau mate et aux seins lourds atteignait un plaisir extrême après avoir été marquée par le cuir. Mais là, devant cette villageoise, l’érection qu’il ne pouvait contenir lui sembla déplacée. Il avait déjà décidé de ce qu’il ferait le lendemain mais avant de partir, il voulait la prévenir.

-Je sais que le père de vos filles mène la révolte et qu’il se cache. Dites-lui que j’ai l’intention de l’aider.

-Et mes filles ?Que va-t-il leur arriver ? demanda-t-elle d’une voix faible.

-Je vais aller au château pour entrer dans la place. Je ferai tout mon possible pour les retrouver. Surtout, dites à leur père d’attendre mon retour. Qu’il reste caché avec ses hommes. J’irai le voir le moment venu.

Il put lire sur le regard de la femme une infinie tristesse. Sans doute imaginait-elle ce que ces brutes allaient faire subir à la chair de sa chair mais il lui sembla voir aussi un peu d’espoir dans le sourire reconnaissant qu’elle lui lança lorsqu’il quitta la pièce.

L’accueil que Geoffrey reçut à son arrivée au château fut tel qu’il l’avait imaginé. Faux et fin stratège, celui qui se présenta sous le nom de Richard lui proposa immédiatement de séjourner autant qu’il le souhaitait mais resta très discret sur ses origines. Les yeux de la maîtresse des lieux trahissait sa peur. Geoffrey comprit immédiatement qu’il devrait jouer serré s’il voulait la sortir des griffes d’un tel roturier rêvant d’acquérir par la force des lettres de noblesse. Une trentaine d’hommes composait la garnison. Des bandits de grands chemins ou des mercenaires reconvertis pour la plupart. Pas de cerveau mais très bien armés et habitués au combat. L’affaire s’annonçait compliquée sans renfort. La ruse plutôt que l’affrontement. Au moins dans un premier temps.

Au bout de quelques jours, il lui sembla qu’on le surveillait moins et profitant du relâchement des gardes au milieu de la nuit, Geoffrey s’introduisit dans les escaliers qui s’enfonçaient profondément sous un bâtiment à l’écart des logements. C’est là qu’il découvrit des cachots où croupissaient une dizaine de jeunes femmes toutes plus belles les unes que les autres. Enchaînées, à même la terre battue, entièrement nues, leurs corps portaient tous les traces de tortures dont certaines paraissaient anciennes. Marques du fouet et brûlures et, pour certaines, de profondes plaies sur les seins et les cuisses. Endormies ou inconscientes, aucune n’avait remarqué sa présence et il s’avança jusqu’à la dernière cellule. C’est là qu’il découvrit les deux sœurs enlevées au village. Sales mais toujours habillées, à genoux, elles avaient les poignets menottés et la chaîne reliée aux anneaux scellés dans le mur les forçaient à garder les bras en l’air. Geoffrey aurait voulu les libérer immédiatement mais leur évasion ne pouvait s’improviser. Au moins, elles n’avaient pas l’air d’avoir été trop maltraitées. Il leur faudrait patienter. Geoffrey resta discret pour éviter de les faire réagir mais espéra de tout son cœur qu’il y parviendrait avant qu’il ne fut trop tard.

En poursuivant son exploration, il découvrit une grande salle voûtée qui n’avait rien à envier à celles utilisées par l’Inquisition. Dans un recoin caché, une autre femme était suspendue par les poignets. Nue et inconsciente, ses pieds ne touchaient même pas le sol. De toute évidence, son tour était venu. Geoffrey n’eut pas de temps de s’appesantir sur son sort. Des bruits de pas et la voix reconnaissable du félon résonnèrent dans l’escalier. A peine le temps de se cacher à l’opposé, dans un angle sombre et il les vit entrer, Richard en tête tenant par la main celle qui fut jadis la femme aimée du seigneur légitime. Il reconnut immédiatement l’homme trapu qui les accompagnait. C’était celui qui avait manié le fouet avec tant de cruauté sur la place du village.

Observateur de la scène, Geoffrey alla de surprise en surprise. S’il s’attendait bien à voir le soldat tourmenter avec sadisme la pauvrette après l’avoir réveillée d’un grand saut d’eau froide, il n’aurait jamais imaginé Richard déshabillant brutalement la femme qui partageait son lit avant d’emprisonner sa tête et ses bras dans un pilori. Geoffrey le vit baisser son juste au corps, cravache en main, avant de se placer derrière le cul somptueux mis à nu. Tandis que les seins de la femme suspendue subissaient les tourments d’une tenaille énorme maniée avec dextérité par le soudard en déclenchant chez elle des cris déchirants, Richard assénait avec la régularité d’un métronome de violents coups sur les fesses blanches offertes. Les gémissements qu’elle laissait échapper donnèrent pourtant l’impression à Geoffrey qu’elle n’était pas si contrainte que cela. Les coups de martinet qui rougirent ensuite intensément les seins de la fille attachée semblèrent avoir excité davantage Richard. Un membre court mais épais dépassait maintenant de son bas-ventre et, sans ménagement, il embrocha le cul couvert de traces rouges. Quelques va-et-vient suffirent à le faire jouir et Geoffrey put voir la semence s’écouler quand il se retira brutalement sans un mot.

La fille fut aussitôt détachée et le soldat l’emmena. Geoffrey ne se faisait aucune illusion. Il allait la violer dans son cachot mais se dévoiler maintenant aurait mis tout son plan par terre. Il attendit donc le départ des deux autres et regagna sans encombre la chambre qu’on lui avait attribuée. Une nouvelle surprise l’y attendait. Assise au bord de son lit, une des plus jeunes dames de compagnie était là, immobile.

-Que faites-vous dans ma chambre madame ?

-Messire, surtout ne me renvoyez pas ! Sinon, il me fera fouetter jusqu’au sang ! supplia la femme.

-C’est Richard qui vous l’a ordonné ?

-Oui, dit-elle, les larmes aux yeux.

-Ne vous inquiétez pas, approchez sans crainte mais jurez-moi de ne pas lui dire que je n’étais pas dans ma chambre à votre arrivée.

Geoffrey vit du soulagement dans deux yeux bleus magnifiques et, lorsqu’il l’eut déshabillée et caressée longuement, il fut certain qu’elle avait une grande envie de sentir son sexe dur et massif entrer en elle. Elle hurla de plaisir sans retenue en le chevauchant, donnant à Geoffrey la vision idyllique de deux seins laiteux bougeant au rythme des mouvements de son bassin. Il jouit aussi sans retenue, indéniablement excité par ce qu’il venait de voir dans la salle de torture.

Geoffrey passa la journée du lendemain à cogiter et sa conclusion fut sans appel. Sauf s’il parvenait à faire entrer des renforts, il ne pourrait pas gagner la partie et il fallait faire vite s’il voulait éviter aux deux captives des souffrances extrêmes et un viol en règle. Il réussit à quitter seul le château en prétextant le besoin de faire galoper son cheval et rejoignit la mère des deux filles qui se remettait doucement. Il la rassura du mieux qu’il put sur leur sort puis, grâce à ses indications, il retrouva les révoltés qui savaient déjà qu’un allié était prêt à les aider. Impatients de prendre tous les risques pour se débarrasser du tyran et libérer les pauvres prisonnières, ils tombèrent d’accord sur l’attaque prévue pour la nuit suivante. Geoffrey leur donnerait un accès en jetant une corde par dessus le mur d’enceinte nord, jamais surveillé car donnant sur une falaise escarpée. L’approche serait dangereuse mais l’effet de surprise serait total pour neutraliser les hommes de mains de Richard dont la majorité dormirait, tous saouls comme des cochons. Il leur recommanda de ne pas faire de quartier s’il voulait éviter que les gardes reprennent leurs esprits et organisent le combat. Leur armement serait à coup sûr supérieur. Lui s’occuperait personnellement du félon. Une fête en son honneur était d’ailleurs organisée dans les logis du seigneur. Geoffrey se demandait bien quel programme le scélérat avait concocté. Une chose était sûre, le moment venu, il agirait de son côté sans état d’âme avec l’assurance de faire une bonne action.

Une fois la corde discrètement mise en place, le chevalier s’habilla en prenant soin de glisser une dague aiguisée dans sa ceinture. Masquée par l’ample chemise qui mettait en valeur sa carrure impressionnante, c’était la seule arme qu’il pouvait dissimuler. Arrivé plus équipé aurait alerté Richard à coup sûr. Mais ce qui inquiétait davantage Geoffrey c’était de contrôler le sbire préféré de Richard, toujours à ses côtés et qui le regardait d’un air soupçonneux. Vins et victuailles à profusion sur les tables, le banquet battait son plein. Les courtisanes autour de leur dame et Richard, très occupé à échanger avec son capitaine, profitaient de la musique de troubadours venus pour l’occasion. Geoffrey comprit en voyant l’homme de main quitter subitement la salle et Richard se lever que les festivités ne se limiteraient pas à ces agapes. Il frissonna en voyant le soldat revenir avec les deux filles du chef des rebelles, juste couvertes par de fines chemises, si transparentes que toute l’assistance put admirer la beauté de leurs corps. L’une était aussi blonde que la seconde, sans doute la plus âgée, était brune. Fines et élancées toutes les deux, la blonde avait une poitrine plus opulente que celle de sa sœur et tous pouvaient admirer les mamelons qui pointaient au travers de l’étoffe. Sa sœur était d’une beauté encore plus impressionnante et dotée d’un caractère bien trempé. Richard se mit à rire lorsqu’elle cracha dans sa direction en le traitant de voleur et de mécréant. L’envie d’intervenir immédiatement en sortant ma dague fut difficile à refréner pour Geoffrey. Mais il eut encore plus de mal à résister lorsqu’il vit le capitaine la retourner sans ménagement pour l’attacher solidement à l’un des piliers de la salle avant de déchirer la mince étoffe qui la couvrait encore, dévoilant à la vue de tous de fines épaules, un dos blanc superbe et des fesses d’une beauté à faire se damner un moine !

Richard qui venait de prendre place dans le grand fauteuil placé sur l’estrade fit venir l’autre fille qui fut déshabillée de la même façon. La jolie blonde en sanglot semblait prostrée alors que le fidèle adjoint de Richard la forçait à s’agenouiller devant son maître, visage à hauteur du sexe. Le dessein était clair mais Geoffrey n’imaginait pas le niveau de perversité atteint par son hôte. Tant qu’elle ne lui donnerait pas satisfaction avec sa bouche sa sœur serait fouettée sans merci. Un silence pesant se fit lorsqu’il exprima son vœux. Le chevalier vit la dame se mettre à pleurer entourée par des courtisanes tétanisées. Les musiciens aussi semblaient effarés par ce qu’ils voyaient et n’osaient plus bouger. Impossible pour Geoffrey non plus d’agir. Ses hommes n’étaient pas encore dans la place et s’il était éliminé à ce moment leur plan serait voué à l’échec.

Au signal de Richard, le soldat pris un martinet à fines lanières de cuir qui pendait accroché au mur et il attendit que son seigneur sorte son sexe mou. Comme pour inciter la sœur à agir, le premier coup tomba au travers des épaules de la jolie brune. Pas un son ne s’échappa de sa gorge mais le second claquement plus net des lanières fit réagir la blonde qui prit maladroitement le membre dans sa bouche et commença son œuvre. Le temps parut s’écouler trop lentement à Geoffrey. De fines stries rouges apparaissaient sur la peau blanche et le bourreau prenait un malin plaisir à faire porter l’extrémité des lanières sur les bords des seins de la suppliciée. Partagé entre l’impatience de faire cesser la flagellation et l’envie de prolonger une scène qui l’excitait terriblement, il se retint encore un bon moment en espérant l’arrivée des villageois. Mais en entendant les cris qu’elle ne parvenait plus à retenir et, voyant le sang perler à plus d’un endroit sur son dos et ses fesses, il décida de sortir de sa réserve. Le capitaine le sentit arriver mais, tellement absorbé par sa tâche, sa réaction fut trop tardive et les réflexes de Geoffrey tellement affûtés par des centaines de combats qu’il n’eut même pas le temps de dire un mot. Il s’effondra, la dague venant de lui déchirer le ventre déclenchant des cris de panique dans l’assistance.

Richard tout à son plaisir fut lui aussi surpris mais il réussit à repousser la fille pour se réajuster et, du haut de l’estrade, il toisait maintenant Geoffrey en souriant, sûr de sa force. Le chevalier prit la mesure du danger en voyant la lourde épée qu’il avait réussi à décrocher du mur et en l’entendant crier pour appeler ses hommes à la rescousse. Malgré la supériorité évidente que lui donnait son arme longue et tranchante, Geoffrey avança résolument vers lui. Plus question de reculer, il mourrait peut-être mais aurait certainement le temps de blesser ou de tuer cet homme immonde qui représentait tout ce qu’il détestait. Évitant de justesse les moulinets que Richard effectuait, il fit une feinte et se précipita sur son flanc pour tenter de l’embrocher. Malheureusement, le félon parvint à le repousser et, déséquilibré, Geoffrey se retrouva au sol à la merci de la lame tranchante qu’il vit se lever. Le temps pour lui de penser à l’ironie de la situation. Réussir à échapper à la mort durant des mois de batailles acharnées dans des contrées hostiles pour mourir bêtement au royaume de France en tentant de venir en aide à de simples villageois qu’il aurait pu tout aussi bien abandonner à leur sort. Le bruit de la lourde porte et le sifflement d’une flèche le sortit de sa méditation désespérée. Le sourire qui se dessinait sur le visage de Richard se transforma subitement en une grimace terrible. Le trait venait de se ficher en plein cœur de l’usurpateur qui s’effondra.

Six mois s’écoulèrent ensuite durant lesquels Geoffrey accepta de rétablir un ordre juste et régulier. Les rebelles n’avaient pas fait dans la dentelle la nuit de l’attaque. Ils avaient tué tous les cavaliers noirs qui constituaient la garde de Richard. L’épouse du seigneur qui se confondit en excuses d’avoir cédé si facilement à ses envies de sexe si bien exploitées par Richard accepta de donner autorité au chevalier sur le domaine. Il veilla à former les rebelles au maniement des armes pour assurer la sécurité de tous face aux ennemis ou aux brigands que le fief intéresserait. Surtout, il leur enseigna les valeurs de justice et leur rappela que l’impôt pouvait être juste et accepté s’il était raisonnable.

Cette période fut pour lui un bain de jouvence mais ses racines lui manquaient et l’envie du retour au pays de plus en plus forte. Conscient que son départ pourrait laisser la porte ouverte à d’autres personnages peu scrupuleux et fort intéressés par le siège laissé libre, Geoffrey hésitait à annoncer sa décision. Mais le plus improbable se produisit. Le seigneur des lieux, certes affaibli par une grave blessure qui l’avait bloqué en pays hostile arriva un beau matin, sale et en haillon, mais tellement heureux de retrouver son domaine qu’il pardonna tous ses errements à sa femme, prêt à reprendre sa place. Apprécié des villageois, son retour fut considéré partout comme une bonne nouvelle. Informé du rôle que jouèrent Geoffrey et les villageois rebelles pour se débarrasser de la clique de Richard, il fut très ému et se confondit en remerciements. Il éleva immédiatement au grade de capitaine celui qui avait pris la tête de la révolte. Les mois qui s’étaient ainsi écoulés avaient renforcé la relation de Geoffrey avec cette famille. Une amitié indéfectible avec Arthur le père s’était créée et… il leur rendait souvent visite… très souvent.

Le pas régulier du destrier de Geoffrey le rapprochait toujours plus de sa destination finale. Il avait lui aussi ressenti une grande tristesse en partant le matin. Mais plus rien n’était pareil aujourd’hui car il ne chevauchait pas seul. Une jolie brune aux grands yeux montée sur une jument aussi élégante que sa cavalière avançait à ses côtés. Les larmes du départ d’Aurore, tellement peinée de quitter sa sœur Isabelle et ses parents, avaient vite séché lorsqu’il l’avait prise dans ses bras tout en caressant le petit ventre qui s’arrondissait chaque jour un peu plus. En chemin, elles s’étaient vite changé en sourire et en questions pour connaître tout de cette baronnie où elle allait vivre désormais avec lui. Il s’amusait de cette curiosité insatiable, tellement épris de cette femme, et répondait à toutes ses demandes avec entrain.

Il faisait si chaud qu’ils décidèrent de dormir à la belle étoile. Bien cachés dans la forêt, ils profitaient du calme juste troublé de temps à autre par le bruit d’un animal sauvage. Geoffrey regarda avec envie le corps d’Aurore qui s’était levée en faisant glisser un à un les vêtements qu’elle portait. Entièrement nue, il s’attendait à la voir venir vers lui et fut donc surpris quand elle lui tourna le dos pour poser ses mains sur le tronc du chêne centenaire sous lequel ils s’étaientt installés.

-Geoffrey, regarde dans la sacoche, là. J’ai emmené un souvenir ! lui dit-elle, un sourire coquin sur les lèvres.

Sans comprendre, il s’exécuta, ouvrit le rabat en cuir et découvrit le fouet à lanière qui avait si durement marqué la peau de sa belle cette fameuse nuit. Interloqué, il sentit une chaleur intense monter dans son bas-ventre en même temps que se formaient des images excitantes dans sa tête.

-Tu crois que tu saurais t’en servir ? ajouta-t-elle en tendant ses fesses vers les lanières. Moi, j’en crève d’envie Messire.

Geoffrey sut à ce moment qu’il était au paradis des chevaliers.

 

CETTE HISTOIRE VOUS A PLU ? N’OUBLIEZ PAS DE LA COMMENTER ET DE LA PARTAGER !

Vous êtes auteur ? Voici quelques conseils pour écrire les vôtres : https://blog.meshistoiresporno.com/2020/08/23/meshistoiresporno-mode-demploi-et-nouvelle-formule/

 

 

Vous avez aimé ce texte, vous aimerez sûrement ...

Donnez nous votre avis !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *