J’ai quitté Paul avec un étrange soulagement.  Je ne m’étais jamais trouvée à l’aise dans ces lieux et devant ce conseiller dont l’attitude m’avait semblé, dès le premier jour, curieuse. Alors que, s’il m’avait fait des avances, je n’aurais pas dit non, il ne me déplaisait pas, il m’avait pris en grippe, cet éclat en était la preuve, et ça m’avait profondément déplu. Pendant qu’on attendait le SAMU, personne n’avait pourtant fait allusion à son début de crise qui n’était pas passé inaperçu. J’imaginais que ce n’était pas la première fois qu’il s’emportait, tout le monde devait y être habitué.
J’ai glissé les feuilles dans mon sac à main.
J’avais d’autres chats à fouetter pour le moment. Un rendez-vous à honorer.
Je ne savais pas si je poserais ma candidature à ce poste.
Ce que j’entrevoyais ne me plaisait pas. Des journées d’un labeur pénible, pour gagner peu, des journées de formation interminables, un salaire trop étroit pour me permettre de satisfaire des envies…Grimper les échelons…Mais au bout de combien de temps? Et puis j’imaginais bien que le passage d’un poste à l’autre ne s’accompagnait pas d’une revalorisation de salaire radicale…
Il fallait bien pourtant que je m’intègre. Et objectivement, ce qu’il disait n’était pas faux. J’avais une chance d’avoir un travail stable, et sans diplômes, de quand même monter dans les échelons, donc une sécurité rassurante.
Pour le moment, j’étais livrée au hasard, à l’incertitude…L’argent rentrait à certains moments…A d’autres pas du tout.
A pied, je suis partie vers le centre ville. C’était la partie la plus ancienne. Des maisons hautes et épaisses, qui avaient été rénovées pour la plupart.
Si quelqu’un m’avait suivi, il aurait peut-être été surpris de me voir rentrer dans une de ces maisons bourgeoises, en tapant sur un code que je connaissais, et qui m’avait été donné par l’une des personnes que j’allais visiter.
Je suis monté au premier, et je me suis glissé dans un appartement plutôt luxueux. Il n’y avait encore personne, mais c’était normal. J’avais conclu avec son possesseur un accord, qui faisait que j’y passais deux fois par semaine, et il me rejoignait dès que c’était possible. Robin habitait ici, et son cabinet était quelques rues plus loin. Il était avocat, et  nous nous étions croisés dans la rue, il y avait dix mois de cela. La trentaine,  beau gosse, avec un costume bien coupé, il m’avait fait penser à certains acteurs américains des années 40, moi qui adorais le cinéma. Si j’avais flashé sur lui, ç’avait été apparemment réciproque. Il m’avait invité à prendre un café et je n’avais pas refusé. Une demi-heure après, j’étais chez lui, à quatre pattes sur le lit, et il me fouillait avec sa queue bien dure. J’avais été surprise que ce soit vraiment bon, mais aussi qu’il ait envie de me revoir. Il existait une étrange alchimie entre nous, une entente, basée essentiellement sur le sexe, mais qui allait au-delà. Comme je lui avais parlé de mon existence pas folichonne, quand nous avions rendez-vous chez lui, il me laissait, je la récupérais en arrivant, une enveloppe que je trouvais sur la grande table de son living, avec de l’argent liquide. A chaque fois une somme conséquence qui me rendait bien service.
J’appréciais beaucoup de choses chez lui, mais sans doute en premier que, comme moi, il aime le sexe, sans fausse pudeur et qu’il sache être imaginatif. Ca nous mettait sur la même longueur d’ondes.
Je me suis préparé un café dans la cuisine. Je le sirotais tranquillement quand il est arrivé, toujours d’une calme élégance, en compagnie d’un homme, blond, dans ses âges, lui aussi séduisant. Il n’était sans doute pas ici par hasard, et les perspectives qui s’ouvraient ont fait que mon ventre s’est embrasé, et mon sexe, qui s’était refermé après le moment délicieux dans le bus s’est rouvert en quelques secondes et s’est mis à suinter. Finalement, je n’étais vraiment heureuse que lorsque je pouvais m’adonner à mes démons.
J’ai également subodoré ce dont j’ai eu la preuve quelques minutes plus tard. Il y avait entre les deux hommes une intimité profonde, qui rejoignait celle que j’avais avec lui.
C’était sans doute le moment de mettre les deux en commun.
—Je te présente Colin, c’est un ami à moi qui travaille dans les assurances. Anna est une bonne amie qui me rejoint certains matins…
Il n’y avait pas besoin de parler plus. Je suis tombée à genou et j’ai mis leurs queues à nu. Si Robin était déjà bien dur d’anticipation, ce n’était pas le cas de son pote, dont la queue reposait, quasiment au niveau zéro, sur ses couilles. C’est à elle que je me suis attaquée en premier. Il n’y avait rien que j’aimais plus que d’être la cause de l’érection d’un gars, à force de le travailler de la langue et des doigts, avec patience. Et puis il y avait toujours quelque chose de magique dans le fait de voir une queue s’allonger. J’ai commencé par donner quelques coups de langue, et elle s’est mise à s’épaissir, avant de jouer de la main dessus…Après ça a été très vite. De ma main libre, j’ai caressé Robin, tandis que je tournais de la langue sur le membre qui s’est finalement révélé dans toute sa splendeur. Deux queues gorgées de sang, qui commençaient à suppurer, il n’en fallait pas plus pour mon bonheur.
On a trouvé, ensemble, une bonne position pour démarrer. Ils se sont posés sur le divan, avec moi au milieu, et j’ai été d’une queue à l’autre de la bouche, caressant celle que je négligeais de la main. Deux queues à présent bien roides, bien suintantes, comme je l’aimais. Je n’avais pas imaginé ce schéma-là en arrivant, mais c’était précisément ce que j’appréciais avec Robin, j’étais surprise à chaque fois.
Eux en ont profité pour me caresser, de leurs mains avides. Mains glissant sur et sous la robe, sur et sous le collant. J’appréciais énormément qu’on me caresse. Et deux mains valaient mieux qu’une.
Oui, finalement de tels moments étaient plus riche moralement et financièrement, ils me rapportaient plus que si j’allais travailler dans un supermarché, à un poste ingrat, qui, de plus, me prendrait toute ma journée, et me laisserait épuisée pour avoir des moments de tels moments de plaisir. Je ne retournerais pas chez Paul. Je m’étais présentée parce que j’espérais une prise en charge, à un moment de désespoir, mais rien ne m’obligeait à faire appel à eux.
Au vu des nombreuses rencontres que je faisais, une des précautions que je prenais toujours, c’était d’avoir des préservatifs avec moi. J’avais posé mon sac à main sur la table basse, j’ai plongé dessus pour récupérer deux capotes. L’une et l’autre ont glissé, au creux de ma main, le long de leurs chairs turgescentes. C’était une garantie en plus de la pilule, qui me rassurait amplement. Ma plus grande crainte, c’était de tomber enceinte. Après on pouvait toujours trouver des pis-aller, mais j’aimais trop avoir des sexes dans le ventre. C’était vraiment bon par là. Sentir une queue à l’intérieur, frotter mes muqueuses, m’apportait un plaisir qui n’avait pas d’équivalent.
J’avais une petite idée de ce qui pouvait se dessiner pour nous dans les minutes qui allaient suivre. Je me suis en tout cas laissée glisser sur la queue de Robin, qui m’a remplie. Je voulais caresser son pote de la main, mais il s’est redressé sur le canapé pour amener sa queue près de mon visage.
J’avais beaucoup de partenaires, mais c’était la première fois que je glissais sur un rapport à trois. Source d’une nouvelle excitation. Robin m’avait attrapé par les hanches, et il me faisait monter et descendre sur son sexe, que je sentais très bien, dur dans mon ventre, suffisamment pour venir frotter contre mes muqueuses, le gland cognant contre mon utérus. La queue de Colin elle était offerte à ma bouche, et si je l’avais jusqu’alors simplement caressée de la langue et des lèvres, je l’ai avalée, en prenant les trois-quarts en moi avant d’aller et venir dessus, ma salive et son liquide pré-sécrétif se mêlant. J’avais envie de le prendre en gorge profonde, mais je l’avais fait une fois et ça ne s’était pas bien passé. Mais il semblait quand même satisfait.
Au bout d’un moment, je me suis dégagée. J’ai proposé:
—Si on allait sur le lit…Ce sera plus commode.
Ils m’ont suivi. J’avais une envie, et une image très précises dans la tête, sans savoir s’ils avaient la même, et s’ils allaient me suivre sur ce fantasme. Mais je pensais que ce serait le cas. Rien ne ravit plus un homme que de pouvoir enfoncer son sexe dans la muqueuse d’une femme.
Je suis venu à nouveau masser leurs queues, enveloppées de latex. Il y avait un moment de latence. Ils attendaient certainement de moi que je les guide, que je prenne l’initiative. Ce que j’ai fait. Je me suis approchée de Robin, et je suis venue me positionner au-dessus de lui. J’étais toute excitée à l’idée de ce qui allait se passer. J’ai saisi sa queue, qui suintait dans le préservatif, tachant l’intérieur du latex d’une substance huileuse, et j’ai posé le gland contre ma muqueuse anale. J’ai appuyé un peu, et sans surprise, ce n’était pas la première fois que je me faisais sodomiser, sa queue a glissé en moi…Je me suis laissée descendre sur lui, avalant un bon tiers de son membre. Posée sur lui, j’offrais ainsi mon sexe à son copain. Pour lui faire comprendre, au cas où il aurait douté, j’ai glissé mes doigts dans mon sexe pour l’ouvrir, lui faisant voir la cible à atteindre, ma muqueuse. Je ne sais pas si c’est cette vision qui l’a incité à agir, ou si à ce moment, son envie était forte, mais il s’est approché et il a glissé en moi.
La simple sensation d’avoir ainsi deux queues en moi était tellement forte que j’ai failli jouir sur le champ. C’est pourtant quand ils ont commencé à bouger que je me suis rendue compte que la membrane qui séparait mes deux orifices étaient vraiment fines, et que c’était comme si leurs queues avaient été collées l’une à l’autre, en moi. Ils se sont adaptés, se rendant compte que remuer en moi était difficile, et qu’il valait mieux que l’un reste immobile pendant que l’autre bougeait. Ca m’a troublée, parce que j’avais le sentiment que, s’ils éprouvaient du plaisir à être entourés par mes chairs, ils en avaient tout autant, sinon plus, à sentir la queue de l’autre contre la leur. C’est d’ailleurs ce qui m’a inspiré pour la suite. Leurs queues, frottant mes muqueuses, me mettaient les nerfs à vif, une tension qui s’est exprimée dans un orgasme qui m’a déchirée.
Je sentais qu’eux aussi allaient jouir, leurs queues avaient gonflé dans mon ventre, dilatées à l’extrême. Je les ai expulsés de mes muqueuses, et j’ai enlevé les préservatifs qui les couvraient. Ils pensaient certainement que j’allais les caresser, l’un et l’autre pour les pousser jusqu’à la jouissance,  jouant sur le fil du rasoir, pourtant j’ai agi différemment, et j’ai bien vu que je les surprenais. J’ai fait pivoter leurs queues, de telle manière qu’elles soient en face l’une de l’autre, et je les ai faites frotter. Ils ont lâché une espèce de cri l’un et l’autre avant de s’arroser mutuellement de sperme. Cette vision m’a tellement excitée que j’ai joui sans me toucher, en regardant la semence jaillir sans fin et souiller la chair de l’autre.
Il y a eu une sorte de pause, avant qu’on se rhabille. Un café ensemble et je suis partie, calculant qu’avec les deux enveloppes que j’avais déjà reçues, je pouvais tenir jusqu’à la fin du mois. Ca ne me donnait pas envie de m’engager sur cette proposition de travail en supermarché.

 

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