J’ai retrouvé Lilas le lendemain matin. Je me posais la question de savoir comment ça allait évoluer entre nous, si ce qui s’était passé entre nous allait perdurer ou si il s’agissait d’un coup unique.

Elle est arrivée vêtue d’une longue tunique d’inspiration chinoise qui collait à son corps. J’avais remarqué qu’elle aimait les vêtements longs qui mettaient en valeur le délié de son corps. Le bonus, c’était qu’il y avait de chaque côté une fente qui montait très haut, quasiment jusqu’à l’aine. Ses jambes étaient couvertes de nylon, mais c’est quand elle a été assise près de moi que je me suis rendu compte qu’il s’agissait du nylon de bas, la jarretière était bien visible, et même la chair nue au-delà. J’étais comme tous les hommes, même si je voulais être différent, avec un côté Pavlovien très fort. J’aimais les bas, je trouvais ça d’un érotisme torride. Elle avait de jolies jambes, et ça les redessinait bien.

Elle avait toujours son carnet de dessin. Elle l’a ouvert pour me montrer, mais sans que ce soit de manière ostensible, simplement avec le prétexte de compléter, modifier, redessiner, comme elle le faisait souvent, Elle dessinait constamment. Elle a fait glisser mon regard sur ses derniers dessins. Une nette évolution. Avant, il y avait juste quelques dessins un peu osés, et beaucoup de softs. Ces images-là étaient toutes, et plus obscènes, plus fortes, plus troublantes, indéniablement. Ça m’a troublé au possible et inspiré. Le premier dessin mettait en scène un équilibre. Il y avait d’un côté une queue en pleine érection, et de l’autre un visage, le sien, avec sur ses traits une expression de désir remarquablement marquée. Cette scène me semblait moins inspirée de ses caresses buccales de l’autre jour que représentant ce qui pourrait se passer par la suite. D’autres fellations. C’était le cas aussi des autres dessins, qui représentaient des fantasmes. Un premier et une suite, étape par étape…Le premier c’était un sexe de fille, le sien, je le comprenais bien, même si je ne l’avais pas suffisamment pratiqué, dessiné avec un infini réalisme, sur le dessin suivant, elle avait un doigt dedans, sur le suivant encore, ce sexe était entrouvert, deux doigts glissés dedans. Un plan plus large sur les suivants, son sexe, ses jambes, un bout de son ventre, et une queue fichée en elle en partie, la mienne?

Le dernier dessin de la suite mettait en scène cette même queue, mais plantée dans son anus, et elle avait deux doigts dans le sexe. Des dessins irrésistibles en ce sens qu’ils étaient extrêmement évocateurs, et qu’ils faisaient naître la scène dans votre esprit, et qu’elle se déroulait ensuite. Mais sans doute que son pouvoir allait au-delà de simplement faire naître une scène dans l’imagination des gens. La faire naître tout court. Si je comprenais bien tout.

–Mes dessins te plaisent?, elle m’a demandé, avec un immense sourire.

–Ils sont…Très évocateurs…

–J’ai passé la soirée à dessiner. Et j’ai produit plus vite que d’habitude. Ce qui s’est passé hier matin entre toi et moi m’a inspiré. Je crois que ce sont mes dessins les plus réussis.

–Les plus troublants en tout cas.

–J’étais surexcitée en créant. Je dessinais d’une main, l’autre était entre mes cuisses, et je me caressais. Je me sentais tout ouverte, toute gonflée et toute mouillée.

–Tu t’es fait jouir?, je n’ai pas pu m’empêcher de lui demander.

–J’ai eu du plaisir, mais je n’ai pas joui. Je compte sur toi pour ça. On a eu une heure de trou, ca te dit qu’on retourne au même endroit qu’hier ?

–Ca me plairait bien, oui.

On a pris des notes pendant une heure mais je crois qu’on avait l’esprit ailleurs tous les deux. On se rendait bien compte que quelque chose se passait entre nous, ce n’était pas tant de l’attraction que le fait qu’on se sentait à l’aise l’un avec l’autre. Un sentiment curieux.

Ce sentiment qui, sans aucun doute, nous a fait nous retrouver dans cette grande toilette pour handicapés dès le cours bouclé. C’était très différent de la veille. La veille, on avait encore nos hésitations, là, on était totalement dans l’envie.

Comme la veille, mais de manière différente, elle a ôté sa robe. Elle a passé ses mains dans son dos, a tiré sur un zip et la robe est tombée toute seule. J’ai pris sa nudité en plein visage et en plein corps. Le tissu de la robe, plus rêche et plus opaque ne laissait pas deviner son absence de sous-vêtements. Pas de soutien-gorge, il était vrai que ses seins n’en avaient pas encore besoin, ils étaient ronds, fermes, sans aucun signe de relâchement, Et ses tétons étaient aussi dressés que son sexe, enveloppé par nulle culotte était ouvert et ruisselant, et son gland clitoridien saillait en haut de ses lèvres. Elle ne mentait pas quand elle disait qu’elle avait passé la soirée à s’exciter. Et vraisemblablement, la nuit, et le matin aussi.

Elle était très désirable, et une partie de la raison pour laquelle on pouvait la désirer tenait justement au fait qu’elle exsudait le désir. Mais sans doute aussi, plus prosaïquement, le fait qu’elle portait des bas faisait remonter un vieux réflexe de Pavlov, un de plus, chez moi. Gris, avec une jarretière élastiquée, ils rehaussaient sa nudité, et la sublimaient nettement.

Elle s’est laissé tomber sur le siège, et, dans un geste compulsif, pour soulager les tensions qui l’habitaient, elle s’est mise à se masturber, tournant sur elle dans un mouvement compulsif et large qui enveloppait ses lèvres et son gland clitoridien. Je me suis rapproché. Je voyais nettement son sexe se dilater, même s’il était déjà bien ouvert quand elle avait ôté sa robe, vu son état d’excitation, mais aussi ses jus intimes couler avec une abondance que je n’aurais jamais crue possible chez une femme.

J’ai posé mes mains sur ses jambes, au niveau de ses chevilles. J’avais envie de caresser ses jambes, leur galbe parfait, sentir leur chaleur monter en moi, mais aussi d’avoir la sensation excitante du nylon contre la pulpe de mes doigts. J’avais souvent eu cette envie sans forcément la matérialiser, je sentais, comme une révélation et une évidence, qu’avec elle, c’était possible. Tout était possible. Pour la première fois.

Le nylon était à la fois doux et électrique contre mes paumes, et mon plaisir intense, simplement en la caressant ainsi. Sa chaleur est remontée le long de mes bras, m’envahissant, rajoutant à la chaleur qui était déjà dans mon corps. Ma caresse a semblé lui plaire, en complément de celle qu’elle se prodiguait. Je m’étais dégrafé et j’avais mis ma queue à nu. J’avais l’impression, erronée d’évidence, de n’avoir jamais été aussi dur, Je frottais ma queue contre le carrelage pour me soulager. Je sentais que je suintais.

Elle a fini par me dire:

–Je voudrais sentir ta langue sur ma chatte, et après ta queue dedans. Tu crois que c’est possible?

C’est à ce moment-là que j’ai remarqué qu’il y avait quelque chose qui dépassait d’entre ses seins. Elle s’est rendu compte que je l’avais effectivement remarqué, et elle a souri.

–Donne-moi ta queue. Je vais t’envelopper de latex, comme ça tu pourras venir en moi quand tu veux.

Je me suis redressé.

–Tu ex plus dilaté qu’hier…

J’ai eu envie de lui dire que c’était aussi vrai pour elle. Elle pensait sans doute la même chose que moi. Le rêve d’une harmonie sexuelle peut-être enfin réalisé. Elle est venue balader sa langue sur mon gland. Dans une sorte de réflexe, et sans jouir, j’ai balancé un trait de sperme copieux, qui a atterri en travers de sa joue, ce qui l’a faite rire. Elle a cueilli la semence de ses doigts et l’a avalée. Elle a déchiré enfin l’emballage l’aluminium et la rondelle de latex est apparue, toute grasse de lubrifiant.

–On va essayer un truc…

Le ‘truc’ en question, c’était de plaquer la rondelle de plastique contre ses dents et de se pencher ensuite sur moi, sa bouche se rapprochant de ma queue…Elle m’a enveloppé de sa bouche, très brièvement, m’avalant totalement, et donc faisant glisser un tiers de ma queue dans sa gorge pour descendre jusqu’à la racine. Une sensation de chaleur, une caresse autour de moi, elle s’est retirée doucement, la capote m’enveloppait. Elle a tiré sur le réservoir pour l’agrandir. Ma queue était prête, prête à rentrer en elle. Mais avant elle avait envie d’un autre plaisir…Et moi aussi.

Elle s’est ouverte autant qu’elle le pouvait, écartant bien ses jambes pour s’offrir à moi. La position autant que le fait qu’elle soit dilatée la faisait béante, et je voyais une grande partie de son intérieur, le dessin complexe de ses muqueuses. Je me suis penché sur elle, et j’ai donné un grand coup de langue sur ses lèvres, épaissies par l’excitation, de bas en haut, ma bouche envahie par un torrent de sécrétions au goût sucré. Je suis venu la caresser, puis la fouiller avec un plaisir intense, tournant sur ses chairs, buvant ses liquides les plus intimes. Il y a des moments qu’on n’oublie pas, ce simple cunni devait rester en moi, autant par les dimensions de ce sexe hors normes, le plaisir que j’ai éprouvé mais aussi le plaisir que je lui ai donné. Jusqu’à basculer sur un moment où son envie et la mienne étaient au diapason. J’ai repensé à ses dessins. Ce qui allait venir n’était pas justement dans les dessins, ce serait un autre moment, un autre schéma, sans doute qu’ils étaient destinés à rester un fantasme, même si ses créatures prenaient vie. Je me suis calé différemment et j’ai amené mon sexe tout près du sien. On a regardé tous les deux ma queue se glisser entre ses lèvres jusqu’à ce qu’elle soit totalement avalée par ses muqueuses. Le tout c’était maintenant, de faire durer le plus longtemps possible.

On a basculé dans une phase de plaisir intense, nos sexes se caressant mutuellement. Elle a chopé ses tétons, et elle s’est mise à les tordre, apparemment sensible des seins. Elle dégoulinait sur ses chairs et sur les miennes, nous trempant. Il y a eu un moment où elle m’a dit :

–Je crois que je vais jouir…

Ca n’était pas une certitude, mais ça s’est transformé en évidence dans les minutes qui ont suivi. Comme la veille, un orgasme en a entraîné un autre. À travers ma queue, je sentais son corps frémir, et j’ai joui moi aussi, la semence qui a rempli le réservoir tapant contre ses chairs les plus intimes et démultipliant encore sa jouissance à elle.

 

 

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