orgasmic-fantasy (chapitres 15-16-17)

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martial rauch


fantastique


ORGASMIC-FANTASY (CHAPITRES 15, 16, 17)

Chapitre 15

Comme l’auteur est superstitieux, il se refuse à écrire un chapitre 15. En plus, il ne se passe rien d’intéressant qui soit digne d’être raconter dans ce chapitre… Juste Gourdin qui encule distraitement le Hobbit, mais comme il va recommencer et que l’auteur veut éviter les redites, on saura comment plus loin…

Chapitre 16

Les langueurs épuisées du chemin berçaient en ces instant le chétif corps de Fleurette. Mais, malgré leur indolence, ils n’arrivèrent à lui faire oublier la troublante et obsédante, bien que nécessaire vérité qui venait subrepticement de jaillir en elle et qui cognait, insistante et tenace, aux portes closes de ses entrailles du dedans intérieur si tièdements et confortablement capitonnées dans les chairs de son chétif corps de femelle presque humaine, vérité qui la poursuivait et l’asservissait honteusement sans cesse ni merci depuis les tout débuts – débuts tellement enfouis loin dans les tréfonds des limbes abyssales de sa maigre mémoire chancelante et oscillante de sa si petite existence et qui lui dictait à intervalles certains et réguliers tels les coups de semonce des battements de cœur d’une pendule essoufflé et asthmatique, les actes les plus intimes et les plus vitaux, ces oboles versées en rançon pour ce temps passé à habiter un corps vivant de femelle quasi-humaine – comme moi et comme tant d’autres qu’on ne saurait les dire – qu’elle se devait de porter – si lourd et encombrant fardeau – tels des lambeaux usés sur le dos de son âme fatiguée, cette chaire qui par tout les supplices de ses vitales et vibrantes tensions ne connaissait ni repos ni répits et exigeait cet incessant flux et reflux – étranges et troublantes marées, comme je vous devine et vous comprends – de fluides et de matières variées assurant expressément mais sûrement le bon fonctionnement des vitales fonctions de cette machine vivante qu’est ce sac d’os et de peau, l’obligeant à la soumission la plus totale envers cette impérieuse et interminable obligation de se vider pour pouvoir se remplir afin de se vider à nouveau, sans cesse ni répits, assurant ainsi la survie de ce corps de femelle. C’est ainsi que des vents discrets et précurseurs, annonçant tel un archange lumineux à la mère de Dieu, un urgent besoins de déféquer qui n’allait plus tarder à venir tambouriner à la porte de ses entrailles en feu la rappelant ainsi à ses obligations de femelle vivante – hélas. Mais pour l’heure elle n’entrevoyait encore aucune possibilité de pouvoir chier tranquille dans cet envoûtant et pourtant mystérieux décors forestier. Faussant discrètement compagnie à ses compagnons, elle s’accroupit les vêtements prudemment relevés dans l’auguste pose d’un penseur inspiré de fatales dialectiques. Et tout en produisant ses efforts, elle s’interpella ainsi dans son for intérieur du dedans…

« Je peux en cet instant me dépeindre ainsi : accroupie en cette foret bruissante de la multitude des vies qui la composent et qui pourront garder en leurs mémoires le témoignage de cet acte pressant et nécessaire que j’accomplis humblement ici et qui, garant de ma survie, me rappel que s’il est un temps pour se remplir, il en un autre pour se vider, et que cet ordre éternel est bien la seule loi en ce monde qui soit digne d’être infiniment contemplée et intimement honorée. En conséquence je comprends ce que je suis et ce dont je suis fait : je suis une subdivision particulière de ce monde car je fais partie de lui, mais en ces limites particulières que sont les miennes, je ne puis en ingérer quotidiennement qu’une partie infime à la fois, et rendant par la suite quotidiennement de divers manière des parties de cette partie infime à la terre, cette dernière fera de ces parties que sont mes étrons, de nouvelles parties qui passant de parties en parties divers et se transformant à leurs tour en de nouvelles matières, serviront par la suite de repas à d’autres parties de ce monde. Toutes choses étant égales par ailleurs, il faudra que chaque parties rendues fournissent et rendent autant de parties qu’il est nécessaire aux autres parties pour se nourrir : chaque partie prise devant inévitablement être rendue à un moment. Il en découle qu’il ne saurait y avoir de différence de nature entre moi, le vers qui se nourrira de mon caca, l’oiseau qui mangera le vers ou la plante que cet étron fertilisera pour donner un fruit qu’un autre être, une autre partie intime et particulière de ce monde, absorbera et rendra d’une manière qui lui conviendra sous forme d’autres parties qui à leurs tours absorberont et rendrons en proportions équivalents de telle manière que le grand cycle de la vie se perpétue de son simple et unique mouvement qui, nous le voyons déjà, se suffit à lui-même. Ainsi démontrée, la vie n’est rien d’autre qu’une disposition spéciale de la matière, une potentialité particulière de la matière, une potentialité animé par ce mouvement suffisant mais inéluctable de mangeages et de chiages d’êtres finis et limités tout comme moi et ouvert de divers orifices utiles à ces actions d’accueillir du monde et d’offrir au monde dans des proportions qui leurs sont propre les utiles matières de l’univers que sont les excréments que tous nous produisons quotidiennement. Et il est indispensable à cette vie, à toute cette vie et toutes ces vies, que je mange et que je chie dans les grandeurs qui sont les miennes tout comme il est indispensable que tous et chacun mange et chie dans les proportions qui le déterminent. Ainsi rien ne meure vraiment jamais, toutes matières passant et repassant, se diffusant et se transformant en les intérieurs de corps multiples et variés, ouverts mais limités, et qui n’ont de cesse de croître, de se multiplier et de se varier et dont la croissance, la variété et la multiplicité de chacun sert à la croissance, la variété et la multiplicité de tous les autres.

Chapitre 17

« Mes amis, nous approchons de l’auberge qui fera la première étape de notre périple.

Patience ne perdez

Et en joie demeurez… »

Et effectivement, s’extrayant enfin de la touffue foret, le chemin débouchait sur une vaste plaine plantée en son centre d’une demeure énorme qui de sa cheminé crachait au ciel couchant les senteurs capiteuses du plantureux repas appelant de ses promesses rassasiées la petite compagnie, lui instillant dans les veines un sursaut de regain d’entrain salutaire et salvateur. Tant et si bien qu’en une pincé de temps saupoudrée d’allègre destiné, ils poussèrent en cœur un large soupir de soulagement et la lourde porte de l’auberge. C’est ainsi qu’ils eurent le loisir d’admirer et d’évaluer les progressions de l’aubergiste qui leur tournait le dos, le cul à l’air, et s’employait fort appliqué à prodiguer les rudes assauts de son sexe à l’Ogresse dénudée à plat ventre sur l’une des robustes tables que l’on devinait être de la salle à manger.

« Que nénies ! Je vous le redis, vaste femelle en chaleur » Hurlait l’aubergiste. « En les largesses de votre calice, le vaillant compagnon qui m’honore trouvoit le confort fort séant et la demeure bien douillette.

– Cesse don de parlementayer et touille hardi. Tu t’vas quand même pas m’tailler la bavette en plein pâmoison que j’suis. Vas pas t’user les muqueuses à me broutasser tes boniments et à m’refaire le monde quand j’suis ta l’orée d’mett’ les chaussettes à la f’nêtre pour grimper au lustre du septième ciel. Non mais gard’ ta bave et ton soufflant dans ton clapet et active un peu du manche à gigot dans la dent creuse d’ma cramouille, faut batt’ la crème quand elle est fraîche. Stop don ton jaspinage et agite toi un peu ferme du tromblon à grelot dans c’te baratte. Laisse un peu quimper Guignol. Qu’il y fasse ses grosses commissions dans ma boutique à mouille. Mais applique toit don ! Vas pas t’dégonder le joyeux d’à trop vite coulisser. Tu vas me désècher les parois. Garde ta sauce pour l’bouquet final et vas pas t’émanciper l’émancipation trop tôt. Et tant qu’t’y es ta main lib’, bouche moi l’trou du souffleur ‘vec ton gros doigt : j’y sens comme un courant d’air dans ma trompe à étrenne. Ouh… Mais qu’a ce qui se passe d’un coup ? T’as maigri ? T’as perdir du gras d’la queue ? Vla que j’te sens mollir du dard. Vas pas te péter la rotule du glands. Ça pardonne pas ça monsieur ! Y en a qui sont resté invalide d’la braguette après d’tel échauffourées. À vie t’en plus ! Tu t’casse la tige en deux à mollir en plein affûtage comme t’es. R’tir tes doigts du cul et fours z’y ta raide dans l’rectal. Ça t’chang’ra les sensations aux cheuveux. La… Va doucement mon gras. Et attends un peu qu’j’y sers bien les miches. Tu verras y a pas mieux pour t’refaire la santé joyeuse. Et quand tu sens qu’sa r’prend, accélère, tu rattrape ton lapin à la course à pieds. Mais baluchons ! Fourre toi jusqu’à la garde ! Que j’sente tes bourses me batt’ la moule. Ouh la attend ! R’tire toi du trou que j’pète. J’sens un mistral ben gris qui vient du burlingue à gras double. Ferme ton tube nasal si tu veux pas qu’le v’lour d’mon buffet rose t’en vienne te déplanquer le cervelet. Oups ! J’a du lâcher un peu d’gras avec c’te lampé. Pleurniche pas. J’a pas tacher le drap. Et rent’ vite au chaud. Vas pas t’attraper une luxation de coulage de rhume au casque. Vas z’y d’d’ans tant c’est encore humide. Et fais pas ton grincheux : plus y a d’jus plus qu’y a d’plaisir. Oh pis attend : r’tourne moi d’face et donne moi ton gland merdeux, foure z’y entre mes chicots que j’y r’donne une grandeur nuptiale d’un coup langue. Tu vas voir que j’sais pas que jaspiner du crachoir, en deux coups j’t’y r’donne des couleurs à ton anchois. Attend que j’me r’mett’ séant d’la devanture. Mais t’as du monde ta la porte. J’veux dire la vrai porte derrière toi. Mais que vois-je ? Ciel mon mari ! »

Et tous interloqués à en perdre la voix.

« Je sens qu’il faudroit que je m’éclipsasse un instant. Permettez gentes dames et messieurs que je me finalisasse en ma cuisine. Je vous laisse à vos retrouvailles. » Supplanta l’aubergiste en érection.

« Et moi que je me réhabillassois. » Sortit l’ogresse.

Et tous de s’installer en silence en espérant un accueil plus conventionnel à venir.

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