PLAN À TROIS DANS LA SUITE VIP

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boris sullivan


à plusieurshôteltriolisme


PLAN À TROIS DANS LA SUITE VIP

Après avoir été éjectée d’une galerie d’art qui avait déposé le bilan, j’avais fait croire à un collectionneur néophyte que j’étais curatrice en art contemporain et que j’allais lui créer sa collection d’art moderne. A demi convaincu il m’avait envoyé à la FIAC avec un billet VIP, une grande chambre dans l’un des hôtels partenaires et pour mission de ramener des contacts, des artistes et des œuvres. En déambulant à travers les coursives, à distribuer mes cartes de visites j’avais fini par remarquer deux jeunes visiteurs un peu perdu. Un blond et un brun, avec une légère dégaine de jeunes artistes en devenir. J’avais entamé la conversation pour rapidement m’improviser guide.

Mon intention était surtout de faire croire qu’ils m’accompagnaient pour éviter de paraître seule dans un salon. Ce qui est toujours de mauvais augures si on veut donner bonne impression lorsqu’on fait de la prospection pour un tiers. Comme ils réagissaient bien je les utilisais comme prétexte pour échanger avec des prospects potentiels, les présenter à quelques personnes, au fur et à mesure de la soirée j’avais réussi à obtenir quelques rendez-vous prometteurs et des informations sur les derniers acquisitions des galeries d’art. Pour les remercier de leur aide inattendue, je les avais invités à prendre un verre dans ma chambre d’hôtel.

Nous sommes tous les trois dans la chambre d’hôtel. Ils sont sagement assis comme deux garçons bien élevés. Je mets de la musique, Abatina de Calypso Rose. J’adore son mélange de rythme afro antillais et l’énergie que dégage la chanteuse. La musique me détend et je commence à faire des petits mouvements au son du Calypso tout en me rapprochant par petites saltations cadencées vers mon beau blond, et sans prévenir, je suis colle un baiser furtif sur le coin de sa bouche. Il est un peu surpris, a un mouvement de recul, mais j’ai eu le temps de discerner dans sa bouche un léger goût de vin, mais aussi de cannabis. Il a dû fumer à un moment donné, peut-être dans le but de se détendre ou se donner du courage parce que tout à l’air nouveau pour lui.

Réflexion faite, je penche plutôt pour le courage et vaincre sa timidité. Pourtant lors de nos discussions pendant le cocktail, il ne me paraissait pas très timide. Quoique je me rappelle de l’avoir vu contenir maladroitement un fard devant la suite Made in Heaven de Jeff Koons. Je tourne la tête, mon beau brun commence à avoir les regards gênés, il sent clairement qu’il a perdu la bataille de la séduction, ce n’est pas lui qui a osé faire les premiers pas, le premier vrai contact prélude d’une nuit placée sous le signe de l’extase. Je capte son regard, je l’ai déjà vu, je l’ai déjà ai vécu, lorsque le garçon que je convoitais roulait des galoches à ma meilleure amie.

Alors doucement pendant que mon blond s’enhardit en attaquant ma nuque tout en traçant avec ses doigts de merveilleux sillons de sensualité, je fais ramper ma main vers mon brun. Nos doigts entrent en contact, il a un léger soubresaut de recul, il est surpris, nos yeux se croisent et mon regard est droit dans le sien. Il comprend que le jeu vient de commencer et qu’il doit rester.

La musique est lente et langoureuse, les hauts parleurs de la chambre enveloppent la pièce des sonorités de Caresse mwen, alors je les prends chacun par la main et je les invite sans un mot à danser. Mon beau Blond m’enserre par la taille derrière moi et je place mon beau Brun face à moi. Et nous chaloupons, guidé par la voix suave de Marie José Alie.

Petit à petit, par petite reptations synchrones, j’accompagne mon beau Blond plus près de moi et j’affirme mes mains sur ses fesses. Je les sens, elles sont musclées, fermes, sous l’étoffe de son pantalon de toile. Il a l’air d’être habité par la musique, une forme de transe hypnotique. Sans attendre, je plante ma main sur les cuisses de mon beau Brun derrière moi.

La cambrure de mon dos vient s’enchâsser dans son ventre, et la peau de mon dos distingue chacun de ses abdominaux comme autant de tuiles d’acier brûlantes. Simultanément ses mains atterrissent à mi-hauteur sur mes cuisses et entreprennent de les remonter doucement.

Je m’arc-boute pour sentir sa barre verticale dans le creux de mes fesses et je m’amuse à coulisser de bas en haut en jouant des muscles de mes fesses. Je sens la bosse qui se forme au travers de pantalon. Il est gêné et esquisse un mouvement de recul, mais ma main plaquée sur ses fesses le maintient fermement. Je le guide encore plus serré contre moi et sa bosse vient caresser encore plus ma raie des fesses au travers de ma petite robe noire, au travers de ma culotte. Le sentir à la fois excité et gêné électrise mon être et un foyer chaud s’allume au creux de mon ventre.

Alors je mets mes mains en coupe autour du visage de mon beau Brun, je pose mes lèvres sur les siennes. Ses poils de barbe sont drus et viennent picoter mes lèvres comme des minuscules aiguilles et je force ma langue au travers de ses lèvres pulpeuses pour chercher la sienne. Je souris et je ris alors que ma langue finit par goûter la sienne, il a une saveur fraîche de champagne, un goût de ruisseau tumultueux au milieu d’une forêt sauvage.

Je me dérobe à son baiser juste pour regarder son torse, ses pectoraux jouent sous sa chemise en soie blanche et j’aperçois en transparence au travers ses deux petits mamelons avec leur auréole de chair noir anthracite contrastant avec le blanc laiteux de la chemise. Ses trois boutons du haut ouverts jusqu’au sternum trahissent le sillon de son thorax, petite déclivité qui sépare ses deux plaques pectorales.

Je décoche ma main autour de sa taille, je glisse ma jambe autour de ses hanches, il pivote dans un mouvement de surprise mais je le maintiens contre moi. A travers son pantalon je sens son sexe qui vient s’écraser sur mon mont de venus. Sa barre chaude irradie au travers des habits et je laisse échapper un gémissement de surprise au moment de l’impact. J’anime mon bassin d’un mouvement langoureux, syncopé par la musique de House of the Rising Sun et je sens son sexe qui grossit encore contre moi.

Il ne le sait pas mais ses petits mouvement de balancier font glisser l’entrejambe de ma culotte sur le côté et finissent par mettre à l’air libre mon minou. Je renverse ma tête en arrière, la nuque offerte, ma main remonte la nuque de mon beau Blond et je plonge mes doigts dans la racine de ses cheveux, puis d’une délicate pression je guide son visage vers mon cou. Sa barbe vient racler délicieusement mes joues, son murmure grave effleure mes oreilles d’un picotement sur mes tympans qui étincelle sur toute ma peau.

J’attrape ses mains, nos doigts s’enchevêtrent et je les amène vers mes hanches, puis vers mes cotes, et je les fais remonter vers mes seins. Le tissus de ma robe accompagne le geste et grimpe le long de mes cuisses, jusqu’à ma culotte dont l’entrejambe coincé dans un repli de l’aine exhibe mon minou. Ses mains sont immenses et forment chacune un petit berceau dans lequel repose chacun de mes seins. J’abandonne ses mains, dont les doigts s’amusent avec la pointe de mes tétons dressés les tissus, pour me concentrer sur mon beau brun. Je plonge mes yeux dans les siens, je l’embrasse à pleine bouche avec fougue, nos dents s’entrechoquent, je lui mords le menton et j’attrape son visage pour le faire descendre d’abord vers mon abdomen.

Mais il semble hésiter, réticent à descendre plus bas, je me penche vers son oreille pour lui murmurer « croque moi ». Pour lui c’est un signal, sa posture change et ses mains empoignent mes fesses et il me couvre de baisers, je le guide vers mon pubis et il découvre ma culotte entrebâillée sur mon minou. Il dépose un premier baiser, chaud dodu de ses lèvres épaisses, un soupir de plaisir vient éclore sur mes lèvres. Il glisse sa main sous l’élastique de ma culotte pour la faire glisser vers le sol tout en déposant de sa langue épaisse des baisers passionnés. Il s’enivre de mon odeur.

Je les prends tous les deux par la main et les dirige vers le lit, assis tous les deux sur le rebord, je dépose un baiser fougueux à l’un puis à l’autre. Conjointement, ma main gauche et ma main droite sur chacun de leur poitrail, je les fais doucement basculer en position allongée sur le dos. Mes mains jouent avec leur beau torse musclé, glissent sous leur chemise et descendent sur le haut de leur pantalon. Leur paquet est dur, mes mains se faufilent sous leur slip et je sens leur sexe en érection. Leur peau à chacun est douce et satinée et leur gland deux petites fraises moelleuses et chaudes au touché avec en leur sommet la petite goutte du désir qui suinte de leur bourgeon et que je m’amuse à titiller avec mes index.

Je me redresse, et adagio, au rythme de Let’s get in on de Marvin Gaye, en dévoilant d’abord le dos, je hisse un bras au travers de ma brettelle, puis je passe mon autre bras dans l’autre bretelle, ma robe glisse lentement le long de ma silhouette pour former un minuscule petit tas à mes pieds. Je suis nue, j’ai envie de ces deux hommes.

Je me jette dans l’espace qui les sépare pour embraser l’un puis l’autre et puis les deux en même temps. Nos trois langues s’entrecroisent tandis que mes mains dégrafent leur ceinture et les boutons de leur pantalon pour libérer leur désir de leur contention textile. Mon beau blond s’accoude pour tirer sa chemise par le haut, tandis que mon beau Brun lutte pour arracher son pantalon. Mes deux étalons sont rapidement aussi nus que moi alors que je couche sur le ventre de mon beau Blond, mes seins contre ses pectoraux.

Je tourne la tête pour mieux contempler leur corps de rêves grâce aux miroirs de la pièce et je découvre avec surprise que mon beau Brun a pris en bouche le sexe de son ami. Je veux goûter à son plaisir alors j’applique ma bouche sur la sienne pour gober chacun de des petits râles de plaisir qui filtrent à travers ses lèvres.

Je roule sur le dos, mes deux hidalgos se redressent, tout deux debout, s’approchent l’un de l’autre. Leur corps de kouros s’emboîtent ventre contre ventre, s’égrainent de dizaines de petits bisous sur le front, l’arête du nez, sur les pommettes et concluent par un long baiser passionné. Je pourrai les regarder comme ça, juste à admirer les courbes fabuleuses de leur torse, de la lumières de la pièce qui reflètent les petits muscles secs de leurs bras, de leurs côtes et de leur fesse. Tout à ma contemplation de la scène, je m’étonne de ma main droite qui commence à me caresser les seins et la gauche qui chahute mon entrecuisse. Je veux les sentir, Brun et Blond, tous les deux contre moi.

J’entoure mes deux Ganymède de mes jambes, pour conduire leur tête entre mes cuisses. Mon minou devient le nouveau partenaire de leur long baiser gourmand et amoureux et je sens leur langue qui s’enroule l’une dans l’autre et viennent s’écraser sur mon petit capuchon qui palpite en accord de leur passion. Les miroirs de la pièce renvoient les images de la scène sous tous les angles. Mes mains enfoncées dans leurs cheveux, je m’abandonne à la douce farandole des sens aiguillés par ce baiser à six lèvres.

Mon beau blond se redresse, s’assoie, me prend par la taille. Ses bras enroulés autour de ma poitrine, je sens son sexe chaud, dur, palpitant contre mon pubis. J’attends le contact, je m’adosse tandis que je glisse son sexe en moi. Il me pénètre lentement et chacun des centimètres envoie des ondes de plaisir qui rebondissent en cascade au plus profond de mon être.

Chevauchant son sexe, j’ouvre les cuisses pour exposer mes sensations, accueillir la vibration les jambes écartées. J’attrape mon beau Brun pour l’envoyer plus bas, croquer mon petit capuchon. Il s’exécute et sa langue vient lécher simultanément mon clitoris et le sexe de son ami qui entame son mouvement de va et vient en cadence avec mes soupirs. Je ferme les yeux, je gémis, le plaisir monte en moi gonfle à chaque pénétration, à chaque coup de langue et je laisse le délice m’envahir une nouvelle fois.

Mon beau Brun est couché sur le dos, je dépose mon bassin sur son visage, il empoigne mes fesses et enfonce sa langue en moi tandis que je me coule en direction de son entrejambe. Je l’attrape pour le mettre en bouche, il est chaud, légèrement salé et il pulse de la chaleur sous ma langue comme une fraise d’été fondante. D’un coup, mon beau Blond me pénètre par derrière et mes doigts enserrent la base du pénis de mon beau Brun et alors que je malaxe tendrement ses deux petits sacs doux.

Leurs mouvements s’accélèrent, les coups de reins vont crescendo tandis que mon beau Brun étouffe ses soupirs en gourmandant mon capuchon. Je sens mon beau Brun qui vibre dans ma bouche. Quand à mon beau Blond, il halète, ahane, son souffle rauque vient torréfier mon dos. Ses mains accrochées fermement à mes hanches, son bassin claquant mes fesses staccato, il s’enfonce encore plus en moi et tout mon corps se cambre pour l’accueillir plus profondément.

Dans un chant canon à trois voix, le jus de mon beau Brun se répand dans ma bouche alors que mon beau Blond bande tous ses muscles dans un cri de jouissance. Je me contracte, mes orteils se crispent se recroquevillent, mes pupilles se dilatent, les muscles de mon ventre éclatent en un milliard de petits soleils et mon cerveau s’éteint pour un instant d’éternité.

Avec cette petite parenthèse je réalisais que c’était plus qu’un peu petit moment de plaisir. La sensation de contrôle et des éléments surprenants que j’avais provoqué pendant lors de cette journée m’avait montré que je maîtrisais mon destin mieux que ce que les apparences pouvaient laisser croire, et que d’une certaine façon, j’avais pris ma vie en main depuis longtemps. Une vie pleine de surprises, de découvertes, de rencontres, de nuances, de plaisirs et de sensations. Une vie hors du commun dont j’écrivais déjà les lignes.

Nous sortons tous les trois de la chambre et je les regarde partir, tous les deux mains dans la main, et tandis qu’ils s’éloignent, je vole une photo.

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