Ca faisait des années à présent que je venais passer des moments, et de bons moments chez Michel. Il y avait toute une histoire entre nous, qui avait démarré 15 ans plus tôt. J’avais fait un bac général, mais rien ne m’attirait, sauf la mécanique auto. Les voitures, leur extérieur aussi bien que leur intérieur me passionnaient depuis que j’étais tout petit. J’étais parti sur des études généralistes parce que mes parents estimaient que le professionnel était dégradant. Jusqu’à me trouver dans un cul-de-sac. Après un moment d’introspection j’avais pris une décision radicale : faire enfin ce dont j’avais envie, ce qui avait d’ailleurs occasionné une rupture radicale dans mes relations familiales, mes parents projetant leurs ambitions sur moi. J’avais démarré à 19 ans ce que j’aurais dû faire à l’âge de 16. Je me suis trouvé un contrat d’alternance dans la méca auto et j’ai commencé les études. Un patron d’une marque japonaise avait accepté de me prendre après que j’aie essuyé pas mal de refus, peut-être parce que, moyennement implanté en France, il était conscient de sa différence et acceptait la mienne.

C’était comme ça, en tout cas, que j’avais connu Michel. A l’époque, il était le mécanicien chef d’une équipe de six. Il m’avait pris sous son aile, et il m’avait vraiment tout appris. Toujours chaleureux, de bonne humeur, il n’avait jamais été cassant, désagréable. Le souci de transmettre son métier, mais aussi une vraie humanité. Assez rapidement, il m’avait invité chez lui. Un dimanche, un déjeuner, une après-midi, puis d’autres moments encore.

C’était comme ça que j’avais fait la connaissance de Christine. Il avait cinquante ans à l’époque, elle en avait trente-cinq. Ils s’entendaient parfaitement, on le voyait bien. Elle était plus jeune que lui, mais ça n’était pas un problème. Ils s’étaient apportés mutuellement ce dont ils avaient besoin.

Christine avait beaucoup de choses pour elle. Grande brune, une très jolie femme, avec une énorme dose de sensualité, et qui savait mettre en valeur son corps de femme . Même le dimanche, elle n’était jamais négligée, J’avais été, dès le départ, très sensible à ses charmes multiples. Trop sans doute. Pour moi, il était inconcevable de désirer la femme de quelqu’un qui était à la fois un tuteur, un ami, un guide…Et pourtant, c’était bien le cas. Difficile pour un homme de ne pas désirer une femme extrêmement troublante, et ce d’autant plus quand tout est un appel, pas forcément volontaire, une jupe coupée très court qui dévoile des jambes, un pantalon très moulant, une robe transparente à contre-jour, un sexe féminin juste enveloppé d’un collant que l’on entrevoit quand elle croise les jambes, un décolleté plus que profond…Sans compter les moments intimes que j’avais pu surprendre quand j’étais chez eux, et j’y étais souvent. Je me souvenais de cette scène, très intime, très féminine aussi, une parmi d’autres, j’étais arrivé chez eux. Les beaux jours. Michel était dehors, je m’étais assis…Christine pas encore visible. ‘Elle finit de se préparer…’On avait bu frais, avant que je ne m’éclipse aux toilettes quelques instants.

Je connaissais la maison par cœur. Les toilettes étaient juste à côté de leur chambre. La porte de celle-ci était entrouverte. Christine était calée sur le lit, entièrement nue, assise, les jambes ouvertes, et elle ajustait un tampon dans un applicateur. C’était une chose de voir une fille le corps souligné par un vêtement, ou révélé par celui-ci, une autre que de la découvrir entièrement nue. Deux formes de séduction sans aucun doute. Je n’aurais su dire laquelle me troublait plus, en tout cas, j’ai été hypnotisé, pris dans un voyeurisme peut-être malsain dont j’aurais été incapable de me détourner, souffle court, ventre en feu. A la voir ainsi toute nue, on pouvait comprendre pourquoi Michel s’était épris d’elle. Une silhouette longiligne, des seins fermes, qui se dressaient orgueilleusement, leurs tétons durs, la fraîcheur de la pièce peut-être, une taille fine, son nombril creusé dans sa chair, des hanches bien marquées, des jambes incroyablement délicates, et entre ses cuisses, le dessin de son sexe, une fente ouverte en dessous d’un triangle brun qu’elle avait choisi de tailler sur le modèle du fameux ticket de métro, comme pour mieux pointer vers son sexe, dont dépassaient deux copieux morceaux de lèvre.

Et puis il y a eu ce geste, intime, plus qu’intime, dont j’ai pu bénéficier. Je n’étais même pas sûr que son mari avait eu la chance de la voir ainsi glisser un tampon dans son vagin.

Elle a baissé les yeux sur son ventre, et elle a amené l’ensemble, applicateur plus tampon vers son sexe. Geste que faisaient chaque jour des millions de femmes, mais qui prenait, sous mes yeux, une dimension toute particulière, parce que c’était elle, parce que c’était moi. Elle a calé le tampon pile au milieu de son ouverture, et elle l’a fait rentrer avec l’applicateur. Ce que j’ai pensé bien sûr, et je crois que n’importe quel homme aurait pensé pareil, c’est que j’aurais aimé que ce soit ma queue qui rentre en elle, et sans aucun doute, ce tampon qui glissait en elle c’était quand même, le pouvoir de l’imagination et de la substitution le cas.

Le tampon bien ajusté, elle a retiré l’applicateur. Son sexe l’avait avalé, dont sortait le traditionnel cordon, qui lui permettrait de l’enlever. Je trouvais ce détail infiniment excitant. Je me suis vu un instant attrapant le cordon, plus tard, lui proposant de l’enlever, tirant pour récupérer le cylindre de coton qui avait été planté en elle toute la journée, m’entendant dire:

–Et si tu mettais ta queue à la place de mon tampon?

Et moi venant planter ma queue en elle, entouré par la soie de son sexe, caressé jusqu’à la jouissance. J’aurais bien pris aussi, sans aucun doute d’être son tampon, me métamorphoser, et passer la journée dans son sexe, chaud et doux.

Elle avait des vêtements près d’elle, et elle a commencé à s’habiller, sans me voir. Je me suis dit plus tard qu’en fait, elle ne pouvait pas ne pas me voir, même si j’étais en décalage. Et donc que, peut-être pas au début, elle s’était offerte à mon regard. Elle a passé un soutien-gorge rouge, puis un crop top. Elle pouvait se permettre de montrer son ventre, il était impeccable.

Je m’étais souvent posé la question non pas de savoir si elle omettait de mettre un slip, mais plutôt de savoir si elle en mettait jamais. J’avais déjà eu droit à des transparences sans équivoque, des positions qui avec une jupe, laissaient voir qu’elle n’avait rien en dessous, des pantalons très moulants qui la dessinaient avec tellement de précision qu’il semblait évident qu’elle n’avait même pas un string dessous. J’en ai eu la preuve ce jour-là, puisqu’elle a attrapé un caleçon, lui aussi posé sur le lit, et elle a commencé à le faire remonter le long de ses jambes sans avoir passé de culotte avant. Après un moment de pause, et comme si elle pensait à quelque chose, elle a immobilisé le caleçon au niveau de ses genoux, et elle s’est basculée en arrière. Le caleçon couvrait ses jambes, mais dans cette position, les jambes en l’air, je voyais parfaitement son sexe, dont l’aspect avait évolué en quelques secondes. Il y avait plus de lèvre sorti d’elle, elles étaient nettement plus gonflées, et luisantes de ses jus intimes. Dans un mouvement circulaire, elle a entrepris de se caresser. Un spectacle qu’elle m’offrait, une envie de jouir, ou les deux ? Il est des questions qu’on se pose qui n’ont jamais de réponse, même si j’ai bien compris au fil du temps que, si certaines femmes avaient des envies de sexe proche du zéro, elle au contraire avait des besoins énormes. Il en allait ainsi de chaque personne…Michel avait fait le bon choix en l’épousant, sur ce plan-là aussi.

Je suis resté figé à la regarder se donner du plaisir. Ça n’a duré que très peu de temps, deux, trois minutes peut-être, mais deux trois minutes qui ont duré une éternité/ Sa main rapide sur elle, cherchant un orgasme pour soulager une tension sexuelle. Mouvement hypnotique. C’était particulier, parce que sa position, les jambes en l’air, masquait son visage et le reste de son corps, mais laissait bien voir son sexe…Je percevais bien toutefois ses frémissements. Elle a fini par se figer, et, de manière plus surprenante, elle a craché plusieurs jets de liquide qui sont partis dans les airs. Elle est restée quelques instants immobile, pour reprendre ses esprits, avant de se contorsionner, et de remonter le caleçon sur elle.

Je me suis éclipsé dans les toilettes ; Sortant ma queue de mon pantalon avec comme une évidence le fait que mon envie de pisser était passée au second plan ; J’étais gorgé de sang, bien dur, avec le corps en feu, et je n’avais qu’une envie, me faire jouir, même si j’aurais préféré que ce soit elle.

J’étais tellement excité que, et je le savais déjà en encerclant ma main autour de ma queue, je n’allais pas tenir très longtemps. Mais je voulais juste me faire jouir pour apaiser cette tension, intense, qui était en moi. J’ai eu un des meilleurs orgasmes que j’avais jamais eu, une jouissance forte, j’aurais crié sans doute dans un autre contexte, qui m’a rempli et est restée en moi avec des échos, pendant que je crachais mon sperme dans tous les sens.

Le reste de la journée a eu une autre dimension. Je la regardais évoluer autour de moi, avec ce caleçon qui la collait étroitement et rendait d’autant plus ses détails les plus intimes qu’il n’y avait rien entre le caleçon et sa chair. Si j’avais pu avoir des doutes, je n’en avais plus à présent, et j’étais fasciné de voir ses fesses bouger librement sous le tissu, ou son sexe se dessiner nettement, y compris pour le renflement des lèvres sorties de sa fente, écrasées contre le tissu.

Ce soir-là, en rentrant chez moi, perturbé, hypnotisé, j’ai passé la soirée à me donner du plaisir en pensant à elle, à son corps, à ce moment que j’avais surpris, et qu’elle avait peut-être mis en scène…Je ne savais plus trop. Tout ce que je savais, c’était cette fascination sans bornes pour elle.

Les années qui ont suivi se sont inscrites à la fois dans la progression et l’immobilisme.

Il faut croire que j’ai donné une totale satisfaction, puisque, bien avant même la fin de mon stage, on m’a proposé de devenir employé du garage. Ca me comblait. Un emploi stable, la possibilité de continuer à voir Michel, mais aussi d’évidence, je ne me mentais pas, son épouse qui représentait pour moi la quintessence de la féminité, une féminité qui, j’en étais bien conscient, ne serait jamais mienne.

Entre les heures de boulot et les invitations le week-end, je passais plus de temps avec Michel qu’avec ma propre famille. Je n’avais jamais eu de bonnes relations avec celle-ci, et j’avais trouvé dans mon cercle extérieur ce que je n’avais pas chez moi.

C’était d’ailleurs tout le problème. Je ne me voyais pas trahir Michel alors qu’il aimait profondément son épouse, ça se voyait. Elle l’aimait aussi, mais j’avais acquis au fil des années la certitude qu’elle avait des besoins irrésistibles, et que pour elle, on pouvait aimer sans être fidèle. Jusqu’à ce que j’aie la preuve de ce que je pensais.

Je voulais en tout cas pouvoir me regarder dans une glace.

Au fil des semaines, des mois, des années, j’ai surpris une quantité innombrable de moments de sexe qui la mettaient en vedette. Hasard, manipulation, mise en scène? Il y avait un peu de tout.

J’ai fréquenté pas mal de filles au fil de ce temps, qui avaient toutes leurs qualités, étaient toutes désirables, avec l’évidence pourtant que celle que je désirais vraiment, c’était elle. Elle ne me donnait pourtant aucun signe de vouloir venir vers moi. Et puis, de toute façon, ce n’était clairement pas envisageable. Je ne voulais pas trahir Michel.

Parmi mes souvenirs les plus forts, sans doute ces moments où je la surprenais, que j’arrive tôt chez eux, que je me balade dans la maison quand elle n’était pas avec nous, occupée à se masturber. C’était toujours très fort et très troublant pour un homme que de voir une femme se caresser, et ces moments me fascinaient, me perturbaient, et par un effet de ricochet, me faisaient me donner du plaisir en pensant à elle. Je trouvais d’ailleurs un charme infini à cette mécanique. Appuyée contre un mur, le pantalon baissé, allongée sur un lit, ses frottant le sexe, voire utilisant un gadget qu’elle faisait aller et venir en elle…Autant de moments gravés en moi pour l’éternité.

Par contre, j’étais moins sûr concernant les moments de sexe avec son époux. J’ai compris avec le temps qu’elle l’entraînait dans des moments de plaisir quand elle pensait que je pouvais en être témoin.

La toute première fois, elle lui faisait une fellation. Je venais d’arriver, un dimanche matin, sur le coup de 11 heures, ils étaient dans leur immense jardin. C’est assez curieux, parce que je connaissais bien Michel, et ce couple depuis peu, mais je n’avais pas formalisé un acte sexuel. On n’imagine pas forcément les personnes que l’on connaît en train de faire l’amour. Et là, je me trouvais devant un moment intime, et excitant. Pas forcément d’ailleurs parce que je m’imaginais à la place de Michel…Non, c’est simplement toujours excitant de voir les autres faire l’amour…D’ailleurs une partie du côté excitant tenait justement à découvrir une couple dans sa vie la plus intime, sans réelle projection, une grande curiosité, sans aucun doute malsaine.

Daniel avait une queue comme je n’en avais jamais vu, pas très longue, mais d’une épaisseur impressionnante, on aurait dit qu’il avait tout pris dans la largeur. Sa chair était sombre, et couverte de veines qui ressortaient. Il y avait quelque chose de vraiment fascinant dans ce membre…Je me suis dit qu’une femme qui le prenait dans son ventre devait vraiment éprouver du plaisir, ses muqueuses internes caressées…En tout cas, Christine en éprouvait à caresser cette queue d’une langue souple et habile. Elle tournait dessus avec intensité. La tige, le gland ,sa langue dansait dessus, ne s’attardant pas, dans un frôlement dont la vitesse était le gage du plaisir masculin.

Autant que la fellation elle-même, ce qui m’a tordu le ventre, ça a été de remarquer que, si son torse était couvert, en l’occurrence d’un T-shirt, qui laissait voir un soutien-gorge de couleur orange dessous, elle avait dénudé ses jambes et ses parties intimes. Il y avait une jupe sur le dossier de l’autre fauteuil de jardin, orange, avec un slip de la même teinte. Ses jambes, parfaitement dessinées, étaient gainées de bas stay-up et c’était bien tout ce qu’elle portait. Dans sa position, à genoux, près de Michel, posée sur le bord du siège de jardin, on voyait parfaitement se dessiner son sexe, son renflement, l’ouverture qui l’ouvrait en deux, et ses lèvres épanouies à l’extérieur, dont le volume disait son excitation tout autant que les filets de sécrétions qui en pendaient. Il y a eu un moment, où tout en continuant, dans un mouvement qui ne devait s’arrêter qu’au moment où Michel jouirait, elle a amené sa main sur son sexe, et elle s’est mise à se caresser, dans un mouvement d’avant en arrière régulier et hypnotique. Pour rien au monde je n’aurais détourné les yeux. Et j’ai eu raison, car, les minutes qui ont suivi, je ne les ai jamais oubliées. Pas plus que tout ce que j’ai pu voir par la suite. Elle a encore tourné de sa langue sur la queue avant de ramener sa bouche au sommet du membre, et de faire glisser celle-ci. Son épaisseur tendait ses joues au maximum, comme je n’avais jamais vu des joues tendues. Elle a gardé sa queue dans sa bouche un moment, ses lèvres contractées sur la racine du membre. J’ai cru comprendre pourquoi. Sa main, sur son sexe, tournait avec intensité, et j’ai pensé qu’elle allait jouir.

Elle a lâché la queue, qui est restée roide, figée dans une érection qui se ne dissipait pas. Tout en continuant de se masturber, elle a lentement ouvert la bouche, le sperme dont elle avait la bouche pleine a ruisselé sur son menton, et trempé le T-shirt et le soutien-gorge en dessous. L’éjaculation avait été copieuse, et la semence n’en finissait pas de couler. Troublé par ce spectacle, Michel a éjaculé à nouveau, balançant cette fois des traits de sperme copieux dans les airs. Puis ça a été elle qui a explosé, ayant peut-être franchi la limite grâce au spectacle de cette queue dilatée, le détail qui fait basculer dans la jouissance. Elle a éjaculé comme un homme, se figeant et poussant son ventre vers lui, et il a bien vu, comme moi, son sexe cracher de multiples jets d’un liquide clair, qui a trempé la chair et les vêtements de Michel.

Ce que je n’attendais pas, par contre, même si ce n’était pas vraiment surprenant tant la scène était excitante, c’était de sentir que j’allais jouir moi aussi. Je me suis dit ‘Putain, non’, mais la jouissance m’a traversé, aussi intense que fulgurante. Mon sperme a jailli en traits épais, souillant mon caleçon.

Je me suis figé sur place, emporté par la jouissance, avant de reprendre le contrôle. Le retour à la réalité, c’était l’évidence que mon caleçon était trempé de sperme. Je me suis éclipsé pour revenir à la voiture où je gardais toujours des vêtements de rechange. Un caleçon propre plus loin, je reprenais le chemin de leur maison. Je les ai trouvés dans une attitude innocente, moins rhabillés que changés. Le restant de la journée, je l’ai revue, le ventre nu, se masturbant en même temps qu’elle caressait buccalement son mari, ou prenant le membre dans sa bouche pour recueillir son sperme avant de le laisser couler de sa bouche, avec un regard teinté de provocation.

Des scènes comme ça, il y en a eu des dizaines.

Un autre des plaisirs du couple, c’était pour lui de se faire masturber, pour elle de le caresser d’une main aussi habile que sa langue qui savait aller et venir sur la tige, tourner sur elle, se concentrer sur une partie, jusqu’à ce qu’il explose de plaisir, crachant son sperme, toujours copieux, alors qu’elle se donnait aussi du plaisir, quelle que soit sa position, et qu’elle jouissait elle aussi.

Et toutes ces années, je l’ai sans aucun doute désirée, mais aussi j’ai compris l’impossibilité d’une relation entre nous. Elle ne le souhaitait certainement pas. Et moi…Michel était quelqu’un qui comptait beaucoup pour moi. Je ne me voyais pas le trahir.

Pourtant, ce qui paraît être le plus établi change. Alors même qu’on n’a pas idée qu’il puisse y avoir la moindre évolution.

Les années sont passées sans l’abîmer. Au contraire. En quinze ans, elle a encore gagné du sex-appeal. Comme une patine qui la rendait plus séduisante que jamais. Un cran supplémentaire, si c’était possible, de sensualité et de séduction. Elle aurait encore pas mal d’années pour troubler les hommes, avant ce moment final où une femme perd ce qui a généralement guidé une partie de son existence: sa capacité de séduction.

Je me demanderai toujours pourquoi il y a eu ce tournant. Y avait-il une panne sexuelle chez Michel ? Pourtant, deux mois plus tôt, j’avais été témoin d’une fellation, encore une, sa queue était toujours bien épaisse et crachait toujours autant de sperme. L’envie d’un autre partenaire ? Ou peut-être, plus simplement, une attirance qui était frustrée depuis trop longtemps…C’était mon cas…Je n’avais jamais pu me raisonner, me dire ‘Bon, maintenant tu ne t’intéresses plus à elle…’, arriver au degré zéro du désir, à l’indifférence en fait…Quinze ans après notre première rencontre, mon désir était aussi intense qu’au premier jour. Mais elle ?

On était un dimanche, au milieu de l’après-midi…Une douce journée, chaude sans excès. Moi, Michel, Christine, et la sœur de Michel, Estelle.

–J’ai envie d’aller en ville, voir le vide-greniers. On trouvera peut-être quelque chose d’intéressant, a annoncé Estelle. Vous venez ?

–Je t’accompagne, a dit Michel.

–J’ai pas envie de bouger, a répondu Christine.

–Moi non plus.

Même s’il ne se passait rien entre nous, j’appréciais les moments où j’étais seul avec elle. J’avais l’impression de mieux profiter d’elle, sans interférence.

Michel et Estelle se sont levés et sont partis. Le portail a claqué derrière eux.

Christine portait une jolie robe, avec un imprimé coloré, qui soulignait autant ses formes que la finesse de sa taille. Elle s’arrêtait à mi-cuisse, dévoilant ses jambes toujours parfaites.

Il y a eu quelque chose dans son regard. Quelque chose que je n’y lisais pas à l’accoutumée. Elle était posée sur le siège en face de moi. Elle s’est redressée. J’ai pensé un instant qu’elle allait chercher quelque chose à l’intérieur. C’était tout sauf ça.

-Regarde, et dis-moi si ça te fait envie.

Elle a attrapé l’ourlet de sa robe, qui lui arrivait au niveau du genou, et elle l’a lentement remontée. Bien sûr, et sans surprise, j’ai été fasciné par le spectacle qu’elle m’offrait. En quinze ans, mais ça je le savais déjà puisque je la voyais régulièrement nue, qu’elle se livre à des actes sexuels avec son compagnon ou qu’elle se masturbait, son corps n’avait pas bougé, il était figé, comme si elle avait été dans une parenthèse temporelle. Je me disais que peut-être il y aurait un jour un coup en retour, qui la ravagerait en quelques mois, une année, comme une cruelle compensation pour l’avoir gardée intacte aussi longtemps mais ce n’était pas le cas pour l’instant.

Une chose était sûre, en tout cas, elle m’inspirait le même désir qu’au premier jour, si j’avais pu avoir des doutes à ce sujet. On avait perdu quinze ans, on était remontés dans le temps pour revenir à ce premier jour, où le désir mutuel, j’étais à présent bien certain qu’il avait été réciproque, aurait du s’exprimer mais ne l’avait pas fait. Du temps gâché? Non, en fait, ce n’était pas le moment, point à la ligne.

Elle m’a dévoilé une fois encore sa nudité, source de trouble et de désir. Je la connaissais par cœur, et pourtant c’était comme si je la découvrais pour la première fois. Et c’était en tout cas la première fois qu’elle s’offrait à moi. Ses cuisses pleines, son sexe ouvert, son ventre plat, ses seins bien ronds aux tétons dressés…Elle a tenu à se retourner et à me faire profiter de sa partie pile, dont l’élément essentiel était sans aucun doute ses fesses rondes et dures, coupées en deux par un sillon dans lequel j’avais toujours eu envie d’enfoncer mes doigts, ma langue et ma queue.

Je pensais qu’elle allait laisser redescendre la robe sur elle, mais, à la place, elle l’a faite passer par-dessus ses épaules, m’offrant sa nudité. Avec un sourire, elle s’est avancée vers moi, en me disant:

–Ca fait quinze ans que j’ai envie…J’ai été trop stupide…C’est seulement il y a peu que j’ai compris qu’il ne fallait pas avoir de scrupules…Il ne faut jamais rater une occasion d’être heureux quand elle se présente à soi. Je ne veux pas avoir de regret quand je serai en EHPAD.

–On a encore un peu de temps devant nous…

–C’est pour ça que je veux en profiter.

Elle a mis immédiatement en œuvre ce principe. Elle s’est penchée sur moi, et sa bouche est venue chercher la mienne, en même temps qu’elle attrapait mes mains et qu’elle les plaquait sur ses fesses. Je les ai senties douces et bien fermes contre mes paumes. Sa bouche s’est collée à la mienne, pour y rester longtemps, dans un baiser qui n’en finissait pas, avant qu’elle n’amorce un double mouvement, glissant sa langue dans ma bouche pour caresser la mienne, et une main dans mon pantalon de survêtement pour venir chercher ma queue qu’elle a trouvé roide d’un désir de quinze ans. Elle m’a masturbé doucement pendant que nous caressions mutuellement nos langues. Mes mains ont glissé sur son ventre, pour le masser laissant une main tourner sur son ventre, l’autre sur son sexe, premier contact avec cette intimité que j’avais tant rêvé de caresser de la bouche, des doigts et de la queue. Pas un seul instant, dans les minutes qui ont suivi, je n’ai cessé d’éprouver le bonheur intense de voir un rêve impossible enfin se réaliser. J’ai bien perçu le relief de ses lèvres, toutes gonflées de sang, et le flux de ses sécrétions intimes qui sortait d’elle, disant son excitation et son envie de sexe.

On a continué comme ça quelques minutes, avant que, se détachant de ma bouche, elle ne me dise :

–Ils en ont pour une bonne heure, mais le temps passe vite…J’ai envie qu’on ait du plaisir ensemble maintenant…On pourra prendre beaucoup de temps à d’autres moments. La semaine prochaine, il part deux jours pour une randonnée…Tu pourras venir passer ces deux jours à la maison. Là, on aura vraiment le temps…Tu pourras mettre ta queue où tu voudras…

Le genre de perspective qui me ferait fantasmer de ce point jusqu’au moment où nous nous retrouverions.

Lâchant ma queue, elle a disparu dans la maison d’un mouvement souple, ses hanches et ses fesses ondulant sous mon regard, pour revenir quelques secondes plus tard avec un préservatif emballé.

–Vous utilisez des capotes ? j’ai demandé.

–J’ai encore quelques années à être féconde, et j’en avais assez de prendre la pilule. Et puis j’aime bien qu’il remplisse la capote de sperme, et le laper après.

Elle a calé la capote au creux de sa paume, et d’un mouvement habile, elle m’en a enveloppé. Je me suis retrouvé gainé de latex avant même d’avoir pu m’en rendre compte. Gardant ma queue au bout de ses doigts, elle est venue se placer au-dessus de moi, et elle m’a guidé vers ses lèvres. J’avais déjà vu la queue de Michel se glisser en elle je ne savais combien de fois, je n’avais jamais vraiment pensé que cela puisse m’arriver aussi. C’était le moment de bonheur et de magie, comme quand on gagne au loto. Inimaginable, et pourtant ça se produit. Mon gland et ses lèvres sont rentrées en contact, elle a souri, ça collait bien, il ne lui restait plus qu’à se laisser descendre sur moi. La suite a été aussi logique qu’évidente. J’ai glissé entre ses muqueuses, ressentant immédiatement la délicate caresse de celles-ci, la chaleur intense de son ventre et le ruissellement de ses liquides les plus intimes sur ma queue…Elle m’a souri en se laissant descendre sur moi, jusqu’à ce que mon gland vienne cogner contre son utérus, et que ma queue soit entièrement en elle. J’ai pensé à Michel et à sa sœur au milieu du vide-greniers pendant que Christine était assise sur moi, empalée sur ma queue, avalée jusqu’au dernier centimètre. Il y avait une félicité sur son visage qui me laissait penser qu’effectivement, elle avait envie depuis aussi longtemps que moi, et avoir enfin mis en pratique ce doit elle rêvait était un aboutissement heureux.

–Prends-moi par les fesses et fais-moi bouger sur ta queue.

J’ai obéi, venant envelopper son cul rond et dur, une main sur chaque fesse, pour la faire monter et descendre sur mon membre qui apparaissait, réapparaissait, d’abord inondé d’un jus huileux qui a été remplacé par des sécrétions blanches et crémeuses.

Il y avait une pendule accrochée en haut du mur, juste au-dessus de la porte…Le temps avait glissé très vite, et ça faisait déjà quarante minutes que Michel et sa sœur étaient partis. Elle a compris mon regard, et m’a dit :

–On n’a plus beaucoup de temps, mais je veux qu’on aille jusqu’au bout. J’ai envie de te sentir jouir en moi.

Était-ce pour précipiter ma jouissance, ou l’aurait-elle fait de toute façon, elle s’est redressée, faisant sortir ma queue de son vagin. J’étais beaucoup plus gros et beaucoup plus long que quand je ne m’étais glissé en elle. Le préservatif était saturé de sécrétions blanches et épaisses. Je pensais qu’elle allait me faire jouir avec sa bouche. Ça a été tout sauf ça. Elle a fait glisser ma queue vers sa zone anale, là où son anus dessinait sa déchirure dans ses chairs. Je n’avais jamais vu Michel la sodomiser, par contre, quand elle était seule avec elle-même et qu’elle jouait avec des sex-toys, j’avais bien constaté qu’elle aimait glisser ceux-ci dans tous ses orifices. De la sorte, sa muqueuse s’était assouplie, et j’ai glissé dans cette muqueuse plus étroite sans difficulté. Une autre sensation, un autre plaisir, partagé d’évidence. Elle m’a fait bouger en elle, pour une caresse qui me comprimait. L’orgasme est arrivé rapidement, un point de feu dans mon ventre qui s’est étendu, quelque chose de bon, dans cette nuance unique propre à chaque orgasme. Est-ce de sentir mon sperme taper contre ses chairs qui l’a faite jouir, ou aurait-elle joui de toute façon? Elle s’est tordue sur moi, yeux clos, et dans d’autres conditions, elle aurait sans doute crié.

Elle s’est dégagée. La grande aiguille avait encore avancé. Pourtant, se dégageant de ma queue qui était encore raide, et aurait bien pris d’autres caresses, elle a récupéré la capote. Le réservoir était rempli de sperme, comme si je ne m’étais pas vidé depuis trois mois. Quinze ans plutôt. Elle a étiré le latex, résistant finalement, et elle a lapé la semence jusqu’à ce que le plastique soit transparent.

Ça a été très vite ensuite. Elle a repassé sa robe, et je me suis arrangé.

On a eu vraiment de la chance. Quelques secondes à peine après que le tissu était redescendu sur ses jambes, Michel poussait la porte. 53 minutes.

On s’est regardés, elle et moi. Si on se revoyait, il faudrait vraiment être plus prudent.

Elle m’a souri. J’en aurais encore douté quelques minutes plus tôt, j’avais à présent l’absolue certitude que ce ne serait pas une fois unique mais que nous nous reverrions, et que nous aurions encore des moments de plaisir.

Comme pour me le certifier, alors que son mari et sa belle-sœur pénétraient dans la maison, calée face à moi sur un fauteuil de jardin, elle a ouvert les jambes puis glissé ses deux index dans son sexe, s’ouvrant autant qu’elle le pouvait, me laissant voir son intérieur, une muqueuse bien rose, dont le dessin m’apparaissait nettement ainsi. Elle a laissé son sexe se refermer et réuni ses jambes quand son mari nous a rejoints, ramenant un assortiment de bouteilles, des verres et des glaçons pour bien commencer le début de soirée.

 

 

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