Rouge et noir

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frederic mancini


voyeurisme


Dans une existence souvent morose, on se raccroche à des détails qui donnent, certes, de micro-joies, mais celles-ci font passer une pilule souvent amère.

C’est comme ça que je retrouvais régulièrement sur les sucettes de la ville deux voire trois fois par an les affiches vantant les mérites de la lingerie Rouge et Noir. C’était une marque du département une franchise qui avait su prospérer en quelques années. On pouvait commander par correspondance, mais on trouvait aussi la marque dans toutes les boutiques du département. Il y avait une campagne qui mettait en scène une fille toujours jolie, qui portait un ensemble, slip et soutien-gorge, parfois des bas en plus, ou alors un corset et un slip…Bref une jolie femme, de la jolie lingerie…Elle donnait envie aux femmes, sans doute de commander de jolies parures, avec l’espoir ou pas, d’égaler le charme de la pin-up de service, mais aussi aux hommes des idées pour offrir de la lingerie à leur copine, leur femme, leur maîtresse…Et à d’autre simplement le rêve.

J’étais assez vieux pour avoir connu la période du poster, aujourd’hui quasiment disparu, Internet avait tout tué, que l’on achetait, et qu’on pouvait coller dans sa chambre. Vendu en supermarché, en boutique spécialisée, il mettait en scène souvent une icône, masculine ou féminine, un objet culte, un paysage, une affiche de cinéma. Et je regrettais ce temps-là. Ces affiches me le rappelaient.

C’est la dernière affiche, celle qui est sortie en novembre que j’ai trouvée, pour la première fois, troublante.

Le modèle, une fille à la peau sombre, avait ce que d’autres n’avaient pas auparavant. Elles étaient froides, et ne dégageaient rien. Elle, elle avait une sensualité à fleur de peau.

J’ai regardé le poster différemment.

Métisse, elle semblait grande, un corps tout en formes, avec une chevelure épaisse et bouclée, et un immense sourire sur le visage. Elle avait une pose réellement décontractée, naturelle. On voyait bien que le photographe avait voulu saisir un moment où la rigidité était moindre…Et qu’il y était parvenu. Elle portait un ensemble rouge, un soutien-gorge, un slip, un porte jarretelles qui ceignait sa taille en forme de mini-corset et des bas.

Elle m’a troublé. Pour la première fois, j’avais sous les yeux un modèle qui ne me semblait pas inaccessible. Une fille saine, simple, que j’aurais pu croiser dans la rue, sans d’ailleurs savoir qu’elle faisait du modeling.

Je me suis surpris le soir, en sirotant un verre d’alcool, à jeter un coup d’œil à la sucette, illuminée, visible dans la nuit, à l’entrée de l’immense parking en bas de chez moi, quasi vide à cette heure, qui servait surtout pour les gens qui venaient travailler et pouvaient se garer ici sans rien payer.

Ma vie était dénuée de toute présence féminine ces derniers temps, et cette jolie fille me faisait rêver. Je ne la connaissais pas et je ne la connaîtrais jamais, mais je me disais que ça serait peut-être agréable de passer une soirée avec elle, même sans lendemain. Je l’imaginais bonne vivante, aimant les plaisirs de la vie. Dont le sexe.

Elle a rythmé mon quotidien dans les jours qui ont suivi. Je la voyais le matin en partant travailler, le soir en rentrant, et dans la soirée, en regardant par la fenêtre.

Ca s’est produit trois jours après que, pour la première fois, j’aie posé mon regard sur l’affiche.

Je rentrais chez moi. Une soirée de décembre, bien sombre, bien humide, et bien triste.

Au bout du parking, quand j’en suis sorti, j’ai jeté un coup d’œil à l’affiche.

Un rien surpris.

Il y avait toujours les lettre rouges de la marque ROUGE ET NOIR et le fond noir, mais la fille avait disparu.

Ça m’a semblé…Très étrange…Que s’était-il passé ? On ne pouvait pas considérer que quelqu’un avait enlevé l’affiche, puisqu’il restait le fond et le lettrage de la marque.

Vraiment étrange.

Pour rentrer chez moi, il fallait remonter une ruelle, puis je débouchais sur une place. Le petit immeuble où j’habitais était là.

Je cherchais la clef de la porte qui fermait l’immeuble, en bas, quand j’ai senti une présence.

Je me suis tourné vers la zone d’ombre, sur ma gauche.

Dans la vie, il y a toujours des moments où on est surpris.

Mais sans doute pas autant qu’à ce moment.

J’ai été totalement décontenancé.

Devant moi, s’approchant de moi, il y avait une fille magnifique, grande, métisse, en sous-vêtements, qui s’approchait de moi.

Et cette fille…Hé bien c’était le portrait craché de la fille de l’affiche.
À tel point que j’ai compris qu’aussi invraisemblable que cela puisse paraître, c’était bien elle.

–Bonsoir, elle m’a dit. Puisque tu me regardes avec tant d’admiration, chaque fois que tu passes devant mon poster, j’ai pensé que tu pouvais me donner l’asile pour une soirée. Je m’emmerde trop à attendre ainsi.

Je me suis dit que j’avais deux options. Soit penser que j’avais perdu la raison, soit accepter les choses telles qu’elles venaient, sans me poser de questions. J’ai choisi la deuxième option.

–Dans ce cas…Venez avec moi.

–Tu peux me tutoyer, non ? Quand tu penses à moi, et que tu rêves qu’on fasse l’amour ensemble, tu me tutoies, non ?

Lisait-elle dans mes pensées ou bien faisait-elle une hypothèse ? Bah, ça ne me dérangeait pas vraiment.

Il y avait juste quelque chose que je voulais vérifier, et que j’ai pu vérifier en l’invitant à pénétrer dans l’immeuble. Je me suis effacé, mais pas suffisamment, de telle sorte que son corps a frôlé le mien, et j’ai senti, au bout de mes doigts de la chaleur. Quoi qu’elle soit, elle avait une dimension humaine. Souvent dans la fiction, les revenants, les morts-vivants étaient froids. Ce n’était pas son cas. Elle semblait bien vivante, son corps avoir une épaisseur. Elle était juste sortie d’une affiche…Bon, mieux valait ne pas se poser de questions.

On a cheminé ensemble jusqu’au deuxième étage, où j’avais mon appartement. Pas vraiment côte à côte. Elle marché à côté de moi, mais j’étais décalé, légèrement en retrait. Je voulais lui laisser de la place, et puis j’en profitais pour la regarder. L’image ne m’avait donné qu’une dimension d’elle, et là, sous mes yeux, j’avais son profil, son dos…La photo ne mentait pas, pas photoshopée…Un corps épanoui, charnu…Elle était vraiment séduisante. Ses fesses dansaient sous le tissu du slip. Elle avait des bottines au pied, noires et zippées. Ses jambes étaient bien dessinées, cuisses bien galbées, et mollet parfait, souvent le point faible chez les filles.

–Mais…Il y a une question que je me pose, je lui ai dit, une fois qu’on a été pile devant sa porte et que je me suis mis) chercher ma clef dans ma poche, profitant de son côté pile. Ses seins tendaient le soutien-gorge, mais on voyait parfaitement qu’ils étaient bien dessinés, et que si on enlevait la parure qui les maintenait, ils seraient non seulement bien galbés, mais également fermes. Le tissu était en tout cas transparent, et si on ne le voyait pas bien sur l’affiche, maintenant qu’elle était devant moi (Ce qui était totalement…inconcevable…) deux aréoles bistre apparaissaient, ainsi que deux tétons. Mon regard a glissé le long de ses hanches, sur le ventre plat, jusqu’à constater que le slip l’était aussi, partiellement, laissant voir une toison, ou plutôt ce qu’il restait d’une toison. Car retaillée en un triangle parfait, comme la nature n’en donnait pas.

–Enfin…Si vous êtes la fille de l’affiche…Il y a bien un modèle qui a posé…

–Oh, et bien une fois l’affiche tirée, nous avons une autonomie. Un peu comme si on était ses filles…

–Il doit y avoir une bonne douzaine d’affiches dans la ville…Ça veut dire qu’en ce moment, tes clones sont entrain de batifoler ?

–Je ne sais pas ce qu’elles font…Moi je vis ma vie…

La porte débloquée, elle est passée devant moi. Mieux valait ne plus se poser de questions et profiter du moment présent.

Je me suis approché de la fenêtre pour tirer les rideaux.

Ce n’était pas une hallucination, plus bas, l’affiche était vide.

Je me suis retourné vers elle. J’allais lui proposer quelque chose à boire, mais ma phrase s’est bloquée dans sa gorge. Elle venait se faire descendre le slip le long de ses jambes, dévoilant la nudité de son pubis, le dessin de son sexe. Elle a défait le mini corset après avoir décroché les bas. Il ne restait plus que le soutien-gorge. Un dernier double geste gracieux, elle a été chercher l’agrafe dans son dos, et elle l’a défaite. Elle a ramené ses mains devant elle pour attraper le morceau de tissu.

Effectivement ses seins étaient pleins, charnus, et fermes.

Je me suis rendu compte que j’étais tout dur.

C’était bien la première fois que j’éprouvais du désir pour une fille qui, d’abord en dimension unique, s’était matérialisée en trois dimensions devant moi.

L’affiche en bas était pourtant bien vide de toute présence.

–J’ai envie de prendre une douche. Ça te dit de m’accompagner ?

Elle a sans doute vu que j’hésitais. Non que je n’aie pas envie, mais la situation me semblait tellement décalée que je me demandais sur quel pied danser. Elle s’est approchée et a écrasé son corps contre le mien. J’ai senti ses formes contre moi, le poids de ses seins, de son ventre, sa chaleur. A partir de ce moment, et c’était sans doute ce qu’elle souhaitait, je n’ai plus eu aucune réticence. J’étais juste un homme désirant une femme. Quelle que soit sa nature et son origine.

Elle a glissé sa main jusqu’à mon pantalon, m’a défait et est venue gainer mon sexe roide de sa paume.

–Tu as une queue bien dure. C’est exactement ce qu’il me fallait pour me changer les idées.

Elle m’a masturbé un moment, une main souple et rapide, sachant interrompre son geste quand elle sentait que j’étais au bord de la jouissance. Cela faisait longtemps qu’une fille ne m’avait pas masturbé, et j’avais oublié à quel point cela pouvait être bon.

Ce qui était par contre une première fois, ça a été qu’elle me déshabille. Il y avait une réelle expression de contentement sur son visage, un bonheur, comme si ce moment lui avait procuré du plaisir, la sortant de l’ennui. Ses mains couraient sur moi, et je me suis retrouvé nu sans m’être rendu compte de grand-chose.

Elle m’a attrapé par la main, et elle m’a entraîné vers la salle de bains. Une main chaude et douce, dont la chaleur m’a irradié, rempli et a sans doute achevé de me faire totalement basculer. Je ne me suis plus posé de questions à partir de ce moment,

Elle a glissé la première dans la cabine de la douche. Son corps était bien celui que j’admirais depuis plusieurs jours sur l’affiche, et je pouvais à présent en profiter pleinement. Un vrai corps de femme, avec tout ce que cela impliquait de formes, de charnu, de bonheur aussi pour celui qui posait son regard dessus, et dont la verge frémissait de désir à cause de cette proximité.

Elle a réglé l’eau, qui allait couler du pommeau de la douche. Bien chaude, comme une caresse apaisante. Elle nous a bientôt enveloppé. Elle s’est retournée vers moi, m’a souri, et m’a tendu le pain de savon. Je me suis enduit les mains d’une couche crémeuse et j’ai commencé à la parcourir. Le but, bien sûr, c’était moins de la nettoyer que pour moi de découvrir son corps, et pour elle de se faire caresser. Je me suis dit qu’il fallait que je mémorise tous ces moments dans leur plus infimes détails. Ils me reviendraient et m’aideraient à tenir dans des périodes plus sombres.

J’ai tourné sur ses seins, son ventre, ses hanches, venant sur son dos, ses fesses, descendant sur ses jambes, remettant du savon sur mes mains. Elle se pâmait, ravie. Me laissant continuer de la parcourir, elle a enduit elle aussi ses paumes de savon, et elle est venue se balader sur moi.

Notre nettoyage mutuel a pris un tour plus particulier quand nous nous sommes attaqués mutuellement à nos zones plus intimes…J’avais envie de glisser dans le sillon sombre et profond qui fendait son cul plein en deux et je n’ai pas résisté.

J’ai senti qu’on basculait sur autre chose, de plus intime, de plus sexuel, quand la pointe de mes doigts s’est posée en haut du sillon et a commencé à descendre au contact de la chair intime, que j’ai trouvée infiniment délicate…La caresse devait être bonne, car elle a poussé un gémissement en se cambrant, et il m’a semblé qu’elle a été plus forte quand j’ai frôlé sa muqueuse anale.

Mon membre était dilaté d’excitation. Je l’ai approché d’elle. Elle n’a vu aucune objection à ce que mon gland dilaté remplace mes doigts, semblant au contraire éprouver du soulagement à ce qu’on bascule vers un contact plus intime.

Je me suis mis à aller et venir dans la fente profonde, jusqu’à me concentrer sur une zone plus réduite, et la caresser doucement sans me glisser en elle. Elle se cambrait, tendait son cul vers moi, me l’offrait, tout au bonheur de la caresse.

Penchée en avant, elle semblait éprouver un plaisir intense, qui s’est prolongé quand elle s’est retournée, a attrapé ma queue, et avec une expression radieuse sur le visage, est venue balader son gland sur ses lèvres, longues, chaudes et gonflées. Les sensations avaient afflué, intenses, l’épaisseur des lèvres, leur chaleur, leur humidité. Une sensation très forte, qui avait agité ma queue de spasmes, et l’avait faite encore se dilater. Elle avait semblé éprouver un plaisir intense à cette caresse, son sexe réagissant aussi, comme le mien, et de manière visible. Ses lèvres se gorgeant encore plus de sang, s’épaississant, s’allongeant, son clitoris, jusqu’à présent invisible se manifestant, sortant de sous la peau qui le masquait, volumineux morceau de chair, mais aussi ses liquides intimes ruisselant sur ma queue dans un flux qui gagnait en abondance de seconde en seconde.

Elle m’a fait rentrer en elle de quelques centimètres, sans me pousser jusqu’au fond. Notre position, d’ailleurs, n’aurait pas permis une pénétration plus complète. Mais c’était suffisant pour la sentir autour de moi, pour sentir la chaleur de son sexe, la manière dont il pouvait m’envelopper, et pour éprouver un plaisir intense. Elle s’est mise à me caresser à coups de bassin, allant et venant sur le tiers de ma queue qui était en elle.

–Tu pourras jouir en moi, tu sais, je ne risque rien, et toi non plus.

Ses paroles avaient donné un contour à ce qui s’est produit dans les minutes qui ont suivi. L’intensité de ce moment, la beauté de cette fille, d’autant plus désirable que j’avais longuement fantasmé sur elle, cette manière de venir naturellement vers moi, de chercher et de prendre du plaisir, en toute simplicité, et sans tabou, a fait que j’ai senti le plaisir monter en moi. À dire vrai, je n’aurais peut-être pas joui si je n’avais été témoin de sa montée vers l’orgasme, corps frémissant, visage ravagé…J’ai explosé, et elle a joui aussi, partiellement en sentant mon sperme venir taper contre ses muqueuses.

Ce n’était pourtant que le début. On est restés encore un moment sous la douche, avant de s’éponger et de partir vers ma chambre, après un passage entre deux serviettes et un essuyage mutuel qui a maintenu une excitation qui n’avait de toute façon pas vraiment diminué. On a glissé directement sur mon lit. Je n’avais pas imaginé passer la nuit accompagné. Surtout par quelqu’un qui était sorti d’une affiche.

Elle avait glissé à quatre pattes, m’avait jeté un regard gourmand.

–Viens, prends-moi en levrette…Ce sera un bon début…J’aime avoir l’impression que la queue d’un homme s’enfonce plus loin dans ma chair à chaque mouvement de va-et-vient.

Sa position, son visage tourné vers moi, son regard, son sourire. Tout était un appel auquel je n’ai pas résisté, venant glisser, aussi lentement que possible, pour bien avoir les sensations, jusqu’au fond, cette fois, ce son sexe bien ouvert.

J’ai perdu la notion du temps. Tout ce que j’ai su, c’est qu’on a eu, ensemble, des moments intenses. Un corps souple, chaud, ouvert, des changements de position. Il y a eu du plaisir, de la jouissance.

Quand je me suis endormi, il était déjà très tard. Je me suis réveillé quand le réveil à sonné. Sans grande surprise, elle avait disparu.

Un rêve ? Une réalité ? Les draps froissés, l’odeur forte de nos jouissances mais aussi des souvenirs très précis disaient pourtant tout le contraire

Quand je suis descendu, ce matin-là, elle était revenue à sa place, dans l’affiche, figée, immobile.

La vie peut souvent être étrange, donc je n’ai pas cherché à me poser plus de questions.

J’ai repensé toute la journée à ces bons moments. Ce corps charnu, opulent, cette complicité qui avait existé entre nous, ces moments de sexe intense. Je ne savais quelle était la véritable nature de nos relations, s’il fallait considérer que c’était un fantasme, un rêve, ou quelque chose de bien réel, le surnaturel mordant dans notre monde. Il ne fallait sans doute pas, tout simplement, se poser de questions.

Je m’en suis pourtant posé quand ce soir-là, en rentrant chez moi, je l’ai vue sortir de l’ombre.

Elle. Dans la même tenue que la veille. Tout aussi désirable.

Et pourtant, en même temps, j’ai bien su que ce n’était pas elle. Une question d’instinct.

Ce n’était certainement pas l’original. Il était loin d’ici.

Il y avait 12 sucettes dans la ville. L’une des douze filles ?

Elle me l’a confirmé, en me disant :

–Numéro 8 nous a raconté. Alors on avait envie de venir te voir…Ce soir c’est moi. Demain, ce sera une autre.

La rationalité m’avait définitivement quitté, et rien ne me déstabiliserait. Au contraire, cette expérience me troublait et me plaisait. 12 filles, semblables, aussi désirables l’une que l’autre, et pourtant, en même temps, certainement différentes. Le temps que les affiches seraient encore présentes, j’allais pouvoir apprendre à les connaître, expérimenter ce qui les différenciait dans leurs goûts…Et avoir des moment aussi intenses qu’intimes…

–Je crois que vous allez prendre froid à rester comme ça en petite tenue dehors…Venez-vous réchauffer chez moi…

Oui, de bons moments en perspective…

Bien sûr tout se dissoudrait quand l’affiche serait enlevée…Mais si je me souvenais bien il y avait deux, voire trois campagnes par an…

 

 

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