Sans un mot

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frederic mancini


au travailMILF


Quand j’arrive, il fait encore nuit. Sur le coup de 7 heures, je me gare sur le parking et je rejoins la grande salle de pause. Celle que nous partageons à la Chambre des Métiers. La CDA comme on a l’habitude de dire.

Il y a différentes strates de personnel. Ceux qui dirigent, ceux qui forment, ceux enfin qui entretiennent et nettoient. Trois castes qui ne se mélangent pas.

A cette heure, la salle est vide. Isolée. C’est le personnel de maintenance et de nettoyage qui est le maître à ce moment de la journée.

Elle me rejoint quelques instants plus tard. Un sourire. Mais, même sans sourire, elle est resplendissante. Elle dégage quelque chose de très fort, de très sensuel, d’animal.

Elle vient se caler juste devant moi. Elle ne se départit jamais de son sourire. Un sourire qui veut dire beaucoup de choses. Son bonheur de vivre, d’aller de l’avant et de faire fi des obstacles, des difficultés, des contrariétés. Mais aussi la conscience que le plaisir est une chose merveilleuse, qui permet de cicatriser pas mal de blessures, de s’oublier et d’oublier ses chagrins dans un moment intense, sans cesse renouvelé et différent. Il y a sans doute aussi, dans ce sourire, une certaine insolence. Un sourire magnifique, en tout cas. Des dents blanches, des lèvres charnues. C’est rare, les belles lèvres, si on y regarde bien.

Elle a passé la quarantaine, mais elle est resplendissante, même si certains charmes juvéniles s’en sont allés. Sa beauté a quelque chose de moins flamboyant, mais de nettement plus sensuel. Il est vrai que son visage et son corps sont impeccablement dessinés, elle est l’incarnation d’une beauté très classique, et elle tire une grande partie de son charme de ça.

Il y a certainement des femmes qui sont aussi jolies qu’elles, mais peu qui ont cette sensualité à fleur de peau qui la caractérise. C’est une fille consciente de son charme, qui aime les corps d’homme, qui aime le plaisir, dans toute sa diversité, et qui n’est ni lassée par rapport à cela, ni dans un moralisme puritain qui lui ferait rejeter certaines options, je le sens bien. Elle prend le plaisir quand il vient à elle, mais donne aussi.

Elle s’approche de moi, et elle défait sa blouse.

Pour nettoyer, le personnel d’entretien a des tenues fournies.

Pas toutes identiques, mais qui se ressemblent, quelle que soit la couleur. Du bleu, du rose, du blanc, rien que de très classique, avec des hauts différents, boutonnés sur le devant, sur le côté, ou pas boutonnés du tout, voire avec fermeture éclair, et des pantalons qui eux restent des pantalons.

Aujourd’hui, elle est en blanc. Elle est juste devant moi. A un pas de moi. Elle ne me touche pas, mais elle ne pourrait pas être plus près de moi sans que nos corps se touchent.

Elle change souvent de parfum. Tous ont pour point commun d’être troublants. Elle essaye des choses assez improbables, des parfums pour jeune fille, des parfums bon marché, et d’autres plus classiques. Tout lui va. Aujourd’hui, il y a autour d’elle une odeur de fraise qui me plaît, et qui envahit mes narines.

Avec ce sourire éclatant qui est l’une de ses marques, indubitablement, elle défait sa blouse. Bouton après bouton.

Ses blouses sont transparentes. Pas tout le temps. Par moments. Une question d’angle. De positionnement par rapport à la lumière. D’ailleurs à ce moment, sous le tissu blanc, ses seins sont parfaitement visibles. Ouverte, la blouse dévoile une partie de ses seins. Des seins qui sont parfaitement galbés. C’est plutôt rare. Ni trop petits, ni trop gros, avec une belle forme, un ovale parfait que les années n’ont pas détruit. Ovale parfait, couronné par une belle aréole, et un téton dur. Il me semble toujours que ses tétons sont constamment en érection. Le fait de frotter contre le tissu ? Ou alors c’est tout simplement leur forme, même au repos.

Elle s’est concentrée pour défaire les boutons, du premier au dernier, et écarter légèrement les pans. Elle entame la seconde manœuvre, elle écarte les pans de la blouse, se dévoilant ainsi totalement.

Nos étreintes le matin sont toujours intenses et à chaque fois différentes. C’est ce qui fait leur charme. Je me souviens de chaque moment. C’est mon trésor. Quand tout sera fini, et ce le sera forcément un jour, j’aurai eu au moins ces souvenirs.

Ma bouche vient envelopper un téton, que je sens délicat, et pourtant ferme. Mais que je sens aussi s’allonger, même s’il était déjà dur et érigé, au moins partiellement.

Elle pousse un petit gémissement.

Une de mes mains glisse le long de son dos, l’autre vient caresser son ventre. Devant comme derrière, une peau douce. Son corps frémit.

C’est elle qui est venue vers moi la première. Mais elle ne voulait pas simplement me donner du plaisir. Elle voulait en prendre aussi.

Tout est pour ainsi dire minuté, on ne traîne pas, car on sait qu’on n’a que quelques minutes. Mais sans doute que dans ces quelques minutes, nous vivons ce que d’autres vivent dans un temps plus long.

Elle se recule, et elle défait le cordon qui maintient le pantalon à sa taille.

Dessous elle n’a pas de slip, et d’ailleurs, pour qui sait regarder, quand elle est habillée, sa nudité apparaît, troublante au possible. Mais la plupart d’entre nous, pris dans des obligations, ne sait pas regarder autour de lui, Moi-même, la première fois où elle est venue tourner dans cette salle, je l’ai à peine remarquée.

Et puis il y a eu un déclic. Un déclic fait de plusieurs éléments partagés.

Sans aucun doute, d’abord, cette grâce naturelle qu’elle avait lors de ses déplacements, sa beauté pure aux lignes fines, et puis sans doute plus simplement, et plus animalement, le fait de se rendre compte qu’elle était généralement nue sous sa tenue.

Le basculement, ç’avait été ce moment que je ne risquais pas d’oublier.

Dans la salle, il y avait une cafetière que le premier arrivé garnissait, pour que ceux qui viendraient après puissent avoir du café le matin.

Elle avait entrepris, ce matin-là, de nettoyer la cafetière. Elle avait pris une éponge et posé l’engin sur une table haute à un pied, un peu comme certaines tables de bar, même si c’était du mobilier réservé aux collectivités, mais elle ne me regardait pas, elle nettoyait l’objet machinalement. Il était vrai que la cafetière avait bien besoin d’un reboot, car nous la garnissions machinalement, sans jamais la nettoyer.

Mon regard s’était posé sur elle par hasard, il y était resté de surprise et d’intérêt. Ce jour-là, avais-je tenté d’analyser par la suite, sans forcément tomber juste, il y avait sans doute eu la double conjoncture de deux bains de lumière croisés. Était-ce la vraie explication ? En tout cas, les tissus, dans le croisement entre deux bains de lumière, celle qui venait du plafond, et celle qui venait de la gauche, par les baies, avait un effet de résistance nul.

On voyait tout.

J’avais bien failli ne rien voir. Mais j’avais au final tout vu. Redressant les yeux, peut-être guidé par mon instinct.

Elle était absorbée par sa tâche.

La première chose que j’avais remarqué, ç’avait été le triangle sombre, bien visible sous le tissu, en harmonie avec sa chevelure abondante, qu’elle attachait pour travailler. Je m’étais dit : ‘C’est pas possible !’ Il fallait croire que si. Le tissu était un simple voile qui magnifiait, plutôt que de cacher.

Mon regard s’était collé à elle. J’aurais été bien incapable de regarder ailleurs. Un regard chaud, qui l’enveloppait, collait à sa peau…Aussi chaud sans doute que mon ventre, et ma queue que je sentais se durcir. Je m’étais dit qu’elle en était forcément consciente, mais j’aurais bien été incapable de détourner mon regard d’elle.

Dans les jours qui avaient suivi, tout avait changé. Bien sûr, elle était déjà venue dans la salle avant, mais j’avais été trop aveugle, je ne l’avais pas regardée.

Je m’étais dans un premier temps posé la question de savoir si ce jour-là, qu’elle soit nue sous sa tenue n’ait pas été un accident. Je ne savais pas si elle se mettait en tenue ici ou chez elle. Il se pouvait qu’elle ait souillé pour une raison ou une autre son slip, qu’elle n’en ait pas de rechange, qu’elle ait préféré rester nue dessous, pensant qu’on ne le verrait pas…Ou bien simplement, elle aimait se sentir à l’aise quand elle travaillait, et n’était pas consciente qu’on pouvait la voir. Quoi qu’il en soit, pas d’hypothèse foireuse, ce n’était pas un accident, elle ne portait jamais rien sous ses tenues. C’était d’ailleurs sans doute une tarte à la crème de l’érotisme, mais je ne pouvais m’empêcher de penser qu’elle était mille fois plus troublante ainsi, dévoilée à travers un vêtement, et ce même si pas grand-chose n’était laissé au hasard, plutôt que si elle avait été nue.

C’était en tout cas quelque chose dont j’avais du mal à me remettre. Ca hantait mes journées. Et en même temps, ça leur donnait de l’intérêt, du piment. Je sortais de cette routine dans laquelle je n’ai vraiment eu conscience de m’enliser qu’après avoir posé les yeux sur elle.

Elle continuait de nettoyer la cafetière, couverte de traces de café séché, il est vrai. Ca prenait du temps. Le temps de la regarder.

J’ai toujours aimé les files qui ont des poils. Goûts d’une autre génération, peut-être, mais ce sont les miens. Je voyais parfaitement, une transparence impeccable, ce qui ne devait pas toujours être le cas par la suite, ce triangle bien taillé, entretenu. Juste en dessous, il y avait son sexe, un bourrelet de chair coupé en deux par une déchirure dont émergeait un bout de lèvre.

Le tissu ne déparait pas son sexe, il y collait, y rendant hommage en le soulignant. Il rendait aussi hommage à son ventre bombé, et, en remontant plus haut, au niveau de la cafetière qui prenait un meilleur aspect, ses tétons qui tendaient le tissu, semblaient durs…Frais, excitation ou simple état naturel, des tétons au point zéro qui auraient été simplement fermes et un rien allongés, plus que la moyenne, en tout cas ? Si ç’avait été dû à une quelconque excitation, son sexe aurait dû être dans un tout autre état…

Ca avait été enfin bouclé. Mais ces quelques minutes avaient eu un goût d’éternité. Elle avait ramené la cafetière à sa place d’origine. Un regard sur son derrière bombé, coupé en deux par une fente profonde, ses jambes bien galbées. Elle s’était éclipsée.

J’avais su, depuis, la regarder différemment. Déjà la regarder. Et avoir la confirmation que sa nudité sous ses blouses n’était pas un accident.

L’occasion, ça c’était une certitude, de pouvoir l’admirer sous toutes ses coutures, et pas que les coutures de ses blouses qui constituaient son seul parement.

Elle présentait toujours son anatomie avec beaucoup de grâce. Sans que je ne lui trouve de défaut. Ses postures diverses modifiaient l’angle de son corps, masquaient un aspect, en valorisant un autre.

Je m’étais très vite posé la question de notre rapport l’un à l’autre, étant donné que je la voyais de plus en plus souvent dans la salle. Ou alors je n’avais pas su la voir avant, et elle était là aussi souvent…

Elle ne me regardait jamais, ne me parlait pas, mais je commençais à me demander quelle était la nature réelle de nos relations. Voulait-elle me séduire ? Y avait-il une envie de ma part ? Il y en avait en tout cas une de la mienne.

Mais rien n’est jamais sûr. Surtout quand il n’y a pas vraiment de signe. A moins que sa nudité soit un signe, mais j’avais le sentiment qu’elle était à poil sous sa blouse depuis très longtemps.

Le plus étrange, dans cette situation, c’était qu’on ne se parlait pas. J’avais d’abord pensé qu’il y avait entre nous une différence de catégorie sociale, dont elle était consciente, un frein, un mélange de timidité et de défiance. Quand elle arrivait dans la pièce, elle ne me disait même pas bonjour. Et je ne lui disais rien non plus.

Je m’étais demandé aussi si ça n’était pas un jeu entre nous. Quelque chose qui rendait la relation excitante. Tout passait par les regards.

Difficile de savoir.

Ca n’avait en tout cas pas été un obstacle qui aurait pu empêcher d’aller plus loin.

Les choses s’étaient formalisées pour moi un jour où elle avait passé un produit, un détergent, sur plusieurs surfaces. Elle était penchée en avant, et, une fois encore, la transparence faisait des merveilles. Le bombé de ses fesses charnues, le sillon profond qui le coupait en deux, et le dessin du renflement de son sexe, en haut de ses cuisses…

J’avais eu à ce moment vraiment conscience de mon désir quand je m’étais vu me dressant, dénudant un sexe érigé, m’approchant d’elle, descendant le pantalon et venant glisser ma queue entre les lèvres de son sexe pour un plaisir partagé.

Un fantasme bien sûr, mais j’avais eu l’étrange certitude que ça aurait pu lui plaire.

Ce moment avait été tellement réel…Que je m’étais vu un instant me lever…Avant de revenir à la réalité.

Quand elle était partie, pour la première fois, son regard avait accroché le mien. J’y avais lu un mélange de colère, de frustration, de reproche. Ce dont j’avais rêvé, était-ce au final ce qu’elle attendait ? Et ce fantasme n’avait-il pas été, non seulement un de mes rêves, mais, au-delà, une sorte de message qu’elle m’aurait envoyé par la pensée, et qui me serait parvenu ?

Ca avait été le lendemain que les choses avaient réellement pris forme. Au propre comme au figuré.

J’étais en pleine lecture d’un journal en ligne, attendant d’aller travailler, quand elle avait fait irruption dans la pièce. Comme d’habitude. Mais rien ne s’était passé comme d’habitude.

J’avais ironiquement pensé, en arrivant, que les choses étaient stables, en souhaitant une évolution.

Je n’avais pas été déçu.

Je finissais ma lecture. Je pensais qu’elle allait nettoyer quelque chose. Je m’étais soudain rendu compte qu’elle était juste à côté de moi.

Elle a eu des gestes précis et rapides. Les mêmes gestes qu’elle avait quand elle faisait son travail. C’était un peu déconcertant de voir dans ses mouvements une sorte de prolongement de son travail, le souci de la même efficacité. Mais, en même temps, c’était aussi excitant, parce que cela donnait une dimension autre au sexe.

Elle a défait le bouton qui tenait mon pantalon à ma taille, puis tiré sur la fermeture éclair, se ménageant un espace. Son visage était éclairé par un sourire éclatant. Elle a attrapé les pans du jean, pour le descendre, et je me suis légèrement soulevé pour l’aider. J’avais un caleçon qui a suivi le même chemin. Elle a découvert ma queue, déjà à moitié érigée. Un premier afflux de sang quand elle était rentrée dans la salle. Elle me faisait énormément d’effet. Mon érection s’est prolongée alors qu’elle me défaisait. Elle a pris une nouvelle dimension lorsqu’elle m’a enveloppé de sa main.

Je me suis dit que ce n’était pas vraiment possible que ça arrive. Et pourtant, en même temps, je n’étais pas vraiment surpris. Ca me semblait une sorte de prolongement des dernières semaines, mais aussi un aboutissement.

Elle a enveloppé ma queue d’une main caressante, et elle s’est mise à me masturber. Avec une habileté et une souplesse qui m’ont laissé penser que ce n’était pas la première fois qu’elle s’adonnait à cet acte. Ca me ramenait loin en arrière, à ma première petite copine, Cindy, une fille que j’adorais, une ravissante blonde avec qui j’avais flirté pendant longtemps, des flirts de plus en plus poussés, qui nous avaient conduits à nous caresser mutuellement. Mes doigts puis ma bouche sur son sexe, ses doigts puis ma bouche sur ma queue. Des moments très bons, cassés par un déménagement. D’autres filles m’avaient caressé, mais je retrouvais ce moment, cette fraîcheur, et, alors que le temps avait passé, alors que les deux jeunes femmes étaient radicalement différentes, le même plaisir à caresser, à donner du plaisir.

Un moment simple, intense et puissant.

Sa main avait couru sur moi, ne négligeant aucune partie, pour un plaisir varié et intense,

Je me suis posé la question de savoir si elle, elle avait envie que je la caresse. Pour le moment, elle se contentait de me donner du plaisir, souriant, ses yeux collés à ma queue, remontant à mon visage. J’avais envie de parler, et j’étais en même temps conscient, parce qu’à force, même sans un mot, je savais qu’il y avait quelque chose qui passait entre nous, de quasi télépathique, qu’elle avait envie qu’on continue ainsi.

Ma queue se dilatait, elle devenait plus épaisse, plus longue, et je suintais. La jouissance se rapprochait.

Elle m’a lâché un instant, elle s’est soulevée, et elle a fait descendre son pantalon, à la même hauteur que le mien. C’était suffisant pour qu’elle s’ouvre, et me laisse voir un sexe qui s’était autant métamorphosé que le mien, d’excitation. Gorgé de sang, ouvert sur ses muqueuses internes, avec ses lèvres épanouies hors d’elle, aussi gorgées de sang que ma queue, et un clitoris qui pointait. Elle a attrapé ma main, et l’a posée sur elle. J’ai entrepris de la caresser, en pensant que j’étais sans doute bien moins habile qu’elle, mais que ça valait quand même la peine que je m’efforce de lui donner du plaisir. Elle me guiderait si ce que je lui faisais ne lui plaisait pas. Je suis venu caresser le relief de ses lèvres, avant de monter sur son clitoris. Elle s’est cambrée et a poussé un petit gémissement. Il était vrai que le clitoris, c’était le point ultra-sensible pour une femme. Ses jus intimes avaient été jusqu’alors plutôt discrets, ils coulaient d’abondance à présent.

Ensemble, avec un étrange sentiment de proximité, alors que nous n’avions pas encore échangé un mot, nous nous sommes fait jouir…Elle caressait divinement, et j’ai atteint un point de non-retour, au-delà duquel je n’ai pas pu me retenir. Un orgasme a explosé en moi, un orgasme intense, exceptionnel, à l’image de cette situation. Mon sperme a jailli en tous sens. Je ne pensais pas être à sa hauteur, je suis pourtant arrivé à la faire jouir. Son corps a été secoué de spasmes, elle s’est tendue, et elle a craché des jets d’un liquide translucide qui sont venus souiller ses cuisses et son pantalon.

On s’est rajustés tant bien que mal et on s’est séparés, toujours sans un mot.

On avait pris un risque énorme. Quelqu’un aurait pu rentrer, à l’heure où tout le monde nettoyait, ou alors quelqu’un qui serait arrivé très tôt, comme moi. La porte était ouverte à tous vents.

Ca ne nous a pas empêché de recommencer dans les jours qui ont suivi. On se disait sans doute qu’on parviendrait à masquer. Et puis il y a le plaisir de prendre un risque. Et sans doute qu’avec quelques contorsions…Les gens voyaient ce qu’ils voulaient voir, au final.

Dans les jours, les semaines qui ont suivi, nous nous sommes engagés dans ce qu’on peut considérer être un flirt poussé. Sans un mot. Flirt poussé, cela a signifié énormément de cunnis, de fellations, des caresses avec les doigts, avec ses seins, dans ma bouche, sur sa queue, mais aussi sa bouche. Elle adorait, apparemment, prendre la mienne, mordiller mes lèvres, mais aussi venir frotter sa langue autour de la mienne, l’envelopper, la caresser, la frotter. Aucune fille avant elle ne m’avait jamais embrassé ainsi. Je trouvais ça fort, érotique. Je repensais à ce que j’avais lu un jour dans un magazine, un sexologue qui disait qu’un baiser c’était quelque chose de très fort, d’érotique, comme une pénétration.

Et toujours pas un mot.

Je ne me posais pas de questions. Je vivais ce moment, sans chercher à le comprendre. Il était fort, intense, unique. Et orientait sans doute ma journée. J’avais déjà eu des copines, j’avais passé de bons moments, mais sans doute qu’il n’y avait jamais eu cette intensité. Ce plaisir…Qui traînait en moi toute la journée.

C’était peut-être bien que ce soit ainsi, quelque chose de bref, Si on devait s’installer dans la durée…Ce serait lassant…

Je l’apercevais de temps en temps quand je finissais tôt dans l’après-midi. Elle finissait sur le coup de trois heures. Je la voyais, marchant vers le bus. Ca me faisait drôle de la reconnaître, et en même temps de la trouver totalement différente, puisqu’elle était en vêtement de ville. Souvent des pantalons très moulants, des hauts colorés, qui soulignaient sa silhouette sans faille.

Je reviens au présent. C’est la première fois qu’elle se déshabille comme cela. Son pantalon part sur le sol. Elle me regarde. Je comprends le message. Elle veut qu’on passe à autre chose.

Elle ramasse sa tenue. Ce serait bien trop risqué de rester là. Si quelqu’un rentre et la voit ainsi, intégralement nue…Aucune excuse ne passera.

Elle ramasse sa tenue de travail, et, me prenant par la main, elle m’entraîne vers la pièce adjacente, qui sert à stocker des consommables. Il n’y a pas de fenêtre, et on peut, un coup de chance, la verrouiller de l’intérieur.

On se retrouve face à face, elle nue, moi habillé, mais elle va chercher ma queue dans mon pantalon, la sort et la caresse, pendant que sa bouche vient chercher la mienne, et que sa langue caresse la mienne. Mes mains courent sur son corps émouvant, ainsi intégralement offert.

Elle se baisse pour prendre quelque chose dans la poche de son pantalon. Je suis intrigué. Pas vraiment surpris de découvrir qu’il s’agit d’un préservatif. Elle en déchire l’emballage, et elle vient gainer ma queue du latex. Ca glisse bien, d’un seul coup.

Elle s’approche de moi, nos corps très proches, et, attrapant ma queue, elle vient la frotter contre les lèvres de son sexe. Les sensations m’assaillent. Le relief, la chaleur de son sexe, ses jus qui ruissellent sur moi. Petit à petit, centimètre par centimètre, elle me fait rentrer dans son sexe. Je suis entouré par sa muqueuse, mais pour seulement le premier tiers de ma queue. C’est suffisant cependant pour me donner du plaisir. Je me dis qu’on va rester comme ça, ça me convient déjà très bien, mais elle me pousse doucement sur une chaise, posée là, près d’une étagère. Je glisse sur la chaise, et elle accompagne mon mouvement. Ma queue est toujours en elle. Elle glisse sur moi et vient m’entourer totalement de sa muqueuse, élastique, souple et chaude. Je suis remué par ce contact. Si certains pensent qu’ils prennent une femme, pour moi la question ne s’est jamais posée. C’est l’inverse. J’aime être pris par un sexe autour de moi, et si je pouvais, je garderais ce délicieux manchon autour de moi pour l’éternité. Du bonheur à l’état pur. D’elle-même, elle se fait monter et descendre sur moi. Je sens bien que son corps vibre, frémit, et nos plaisirs se rejoignent. Je m’accroche à elle. Dire que je voudrais prolonger ce moment très longtemps, pour la première fois j’ai envie de basculer sur d’autres moments de sexe, Mais ce n’était pas raisonnable. Il fallait se contenter de cette jouissance qui a explosé en nous et qui nous a rapprochés plus que jamais.

Elle se rajuste et me quitte après que nos bouches se sont jointes une dernière fois.

J’ai fini mes cours à deux heures trente de l’après-midi. Il était temps pour moi de rentrer chez moi.

J’ai quitté lentement l’établissement.

L’arrêt de bus était loin, il fallait faire cinq cents mètres pour y parvenir. Et devant moi, marchant sur le bord de la route, il y avait une silhouette, moulée dans un pantalon de vinyle noir, avec un top rouge et un blouson, que je connaissais bien.

Sans doute était-ce le moment de changer les choses.

J’ai ralenti, et je me suis arrêté à sa hauteur. Elle a paru surprise.

–Si je te ramenais chez toi ? Ça t’éviterait de prendre le bus.

Elle s’est tournée vers moi et elle m’a souri.

–Au fait je m’appelle Mia.

–Moi Stan. Allez monte.

Elle a ouvert la portière et elle s’est installée près de moi.

–J’habite en centre-ville. 13 rue Albert Schweitzer. Et je vis seule.

Enfin on se parlait.

Elle a posé sa main sur ma cuisse.

–C’est bien que tu te sois arrêté. J’ai envie d’une après-midi sympa. Une après-midi de sexe.

J’ai redémarré avec d’heureuses perspectives au cœur.

 

 

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