Seconde chance

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frederic mancini


soft


Ça avait été quand elle était disparue qu’il avait compris qu’il tenait extrêmement à elle et qu’il s’était haï de ne pas s’être rendu compte de cela plus tôt

Elle s’était étiolée comme peut s’étioler une fleur, en quelques semaines seulement. Une leucémie foudroyante.

Dans ses derniers jours il avait réalisé qu’au-delà du respect qu’il éprouvait pour elle, de son amitié pour elle, de son admiration pour elle, il y avait un autre aspect, quelque chose qui tenait au désir qu’un homme peut éprouver pour une femme. Il avait pensé que leur relation était chaleureuse mais dénuée de ces envies qui encombrent souvent les rapports homme/femme, mais il se rendait compte à présent qu’il n’avait fait que refouler au fond de lui quelque chose qui ressurgissait à présent, et se teintait de la culpabilité de ne pas avoir pu profiter de moments autres. Car il y avait bien une loi implacable : On ne pouvait pas revenir en arrière. Et elle était bien trop faible à présent pour que quoi que ce soit se passe entre eux. Dans un moment de désespoir, perdant le sens des réalités, il avait souhaité trouver un moyen, la magie, n’importe quoi, pour remonter le temps et vivre ce qu’il avait loupé.

Trop tard. C’était bien trop tard. Il était passé à côté d’une relation qui aurait été d’une rare richesse, même si ce qu’ils avaient vécu ensemble, en se côtoyant pour collaborer l’avait été. Ca aurait été une dimension supplémentaire, quelque chose qui aurait rendu encore plus fort le lien bien réel qui les unissait.
Ce fut deux mois après sa disparition qu’il eut l’occasion, pourtant, non pas tant de remonter dans le temps que d’avoir une seconde chance.

Cela se passa un soir où il s’arrêta dans un petit restaurant en centre-ville. Quelque chose de très simple, à l’image de ses tenanciers. Quelques tables, un comptoir. On pouvait y manger des pizzas, des salades, des glaces…

Et il l’avait aperçue.

Il était à une table, il venait de commander une salade niçoise à la patronne, une brune dans la cinquantaine dotée d’une jolie silhouette et d’un joli sourire.

Elle était au comptoir, assise devant un Irish coffee king-size.

Il y avait là quelque chose de curieux : c’était qu’il aurait dû la voir plus tôt, quand il était arrivé dans le bar. Ou au moins arriver et s’installer pendant qu’il était attablé. Or ce n’était pas le cas. On aurait dit…Qu’elle était apparue comme par magie. Et ça, ça n’était pas possible. Plus troublant était sans doute le fait qu’il avait l’absolue certitude de n’avoir pas laissé son regard vagabonder ni son attention d’ailleurs. Depuis toujours, il aimait observer les plus petits détails dans un lieu tel que celui-ci. A la fois par curiosité et comme un exercice.
Et il ne l’avait pas vue pousser la porte du bar, rentrer, avancer, se poser là, commander, puis commencer à déguster cette glace copieuse dont le patron avait le secret.

On aurait dit…Qu’elle était apparue soudainement. Comme par magie.

Mais ça n’était pas possible.

Les choses ne se passent pas comme ça dans la vie.

Il venait de se heurter à la réalité la plus douloureuse qui puisse être pour penser que le monde autour de lui puisse receler quelque chose qui tienne du miracle, et qui soit un événement heureux. Même d’un bonheur léger. Le décès de Marielle avait gommé en lui toute possibilité d’optimisme.

La femme qui était positionnée au bar, devant cet irish coffee, dont il voyait le dos, les jambes, et le reflet du visage et du torse dans le miroir était magnifique.

Et elle ressemblait étrangement à Marielle. C’en était troublant. Un rien différente, et pourtant tellement semblable.

Ca ne le surprenait pas outre mesure. Il avait lu autrefois, cliché ou réalité, qu’il y avait de par le monde 34 types physiques, ce qui faisait qu’on allait forcément retrouver des morphologies très proches.

Elle était en tout cas superbe.

Il y eut une pointe de douleur en lui, d’abord sourde, puis qui grandit. Il se hait de ne jamais avoir eu ce type de pensée concernant Marielle…Ils étaient proches, ils passaient énormément de temps ensemble, mais il ne s’était jamais dit : C’est une jolie femme, elle est magnifique…Ca devait être au fond de lui…Et sans doute aussi se censurait-il…Il avait regardé Marielle comme une amie, comme une sœur…Jamais comme un homme regarde une femme…Sur le moment, il s’était dit que c’était très bien…Aujourd’hui, il pensait exactement le contraire. Il y avait, il en était maintenant convaincu, une intensité relationnelle qui passait forcément par les sentiments amoureux et le sexe. Ca ne voulait pas dire que leur relation avait été fade. Mais l’osmose intellectuelle, ce n’est pas tout. On est un esprit. On est aussi un corps.

Il la regarda un long moment. Au fil des minutes, la différence entre Marielle et l’inconnue sembla s’estomper. Elle était vraiment très proche de…Fallait-il dire l’original ? En tout cas celle qu’il avait connue.

Voir en tout cas cette jeune femme lui rappelait, douloureusement, à quel point Marielle avait été resplendissante, sur tous les plans.

Il y avait pourtant quelque chose d’étrange…Quand il la regardait, il se produisait un phénomène curieux. C’était comme s’il y avait, par moments, du flou autour d’elle. Comme si…Toutes les parties de son corps n’étaient pas visibles en même temps et que certaines se teintaient de brume…Quelque chose d’étrange…

S’il n’avait rien fait, il l’aurait regretté. Et pourtant, il était tout sauf le genre de personne à aller draguer une femme. Il avait toujours été plutôt réservé…Mais là…Une force intérieure le poussait. Elle ressemblait trop à Marielle. Il voulait simplement, même si elle restait dix minutes à sa table, retrouver celle qu’il avait perdue, et qui lui manquait à chaque minute, à chaque seconde. Dont il n’avait pas fait le deuil, c’était une évidence.

Il s’était approché d’elle. D’abord un rien en retrait, mais suffisamment proche, pour percevoir ce qui est propre à tout être humain, le poids de son corps, son épaisseur. Qu’il le veuille ou non, c’était une manière de retrouver Marielle, elle dont la présence avait été remplacée par du vide.

Une seconde chance ? Oui et non. Car ce n’était évidemment pas elle. Juste quelqu’un qui lui ressemblait.

Il y avait pourtant quelque chose…De différent…A vrai dire, il n’avait pas la sensation classique que l’on peut avoir lorsqu’on est près de quelqu’un, ou lorsque quelqu’un est près de vous. Étaient-ce ses capteurs qui étaient en défaut ? En tout cas, il avait physiquement une perception différente de celle qu’on peut habituellement avoir quand on est proche d’un individu.

Malgré tout, faisant preuve d’une audace à laquelle il n’était pas pas accoutumé, il s’était posé près d’elle sur le haut tabouret sur la droite.

Il n’avait pas pris de dessert. Il n’en aurait d’ailleurs peut-être pas pris s’il n’avait eu ce prétexte pour l’aborder.

Il avait goûté une fois une très bonne glace à la menthe. Boules de glace à la menthe, sirop de menthe, liqueur de menthe, chantilly, l’ensemble ravissait les papilles.

Il fit signe au patron qui s’approcha. Il lui commanda une glace à la menthe. Il se tourna ensuite vers la femme d’âge mûr.

–Je peux vous tenir compagnie quelques instants ?

Il n’attendait pas grand-chose en fait. Pas même qu’elle lui parle, à vrai dire. Simplement, de passer quelques moments près d’une femme qui lui rappelait Marielle, et lui permettait de la retrouver quelques instants.

Elle se tourna vers lui et elle lui fit un grand sourire. Plein de chaleur.

À cet instant, c’était comme si Marielle était revenue d’entre les morts. Elle avait, à ce moment, à cause de ce sourire, un visage identique au sien. C’en était…Troublant.

–Ce sera avec plaisir.

Le patron lui amena une glace à la menthe. Aussi volumineuse que celle que l’inconnue avait à moitié dévoré, prenant tout son temps pour la déguster.

–Ici, ils font des glaces délicieuses, copieuses, et à un prix défiant toute concurrence.

Il se produisit quelque chose d’étrange, pour la deuxième fois, alors qu’il la regardait. Il aurait eu du mal à l’expliquer et sans doute à le comprendre par la suite. Il éprouva quelque chose de vraiment particulier. L’impression que, sous mes yeux, elle se réajustait, c’est-à=dire que ce qui lui semblait différent se modifiait, pour ressembler plus précisément à Marielle…Ou alors c’était son regard qui s’affinait, et comprenait qu’il n’y avait pas de variations, là où il avait pensé qu’il y en avait…

Ils avaient dégusté leurs deux glaces en silence, mais dans un silence totalement serein. Il la regardait, d’un regard admiratif, qu’il ne cherchait pas à dissimuler. Marielle était une très belle femme, et il n’avait pas su suffisamment la regarder, et la regarder avec admiration.

Rares étaient les femmes qui avaient un corps vraiment harmonieux, dont chacune des parties s’équilibrait avec les autres. C’était pourtant son cas. Elle avait un corps souple et fin d’une grande féminité, et quand elle avait été malade, l’idée que la maladie puisse briser ce corps, le souiller, l’avilir, l’avait remué, tout comme de savoir qu’elle souffrait, dans sa chair, même si elle s’efforçait de ne rien montrer.

Il retrouvait ce qui faisait ce charme, ces charmes sur lesquels il n’avait pas voulu m’appesantir.

Il aimait en particulier ses longues jambes, qui étaient parfaitement dessinées, parfaitement galbées, sans aucune faille. Sa robe, qui était remontée haut, les donnait bien à voir.

–Vous savez que vous me rappelez quelqu’un dont j’étais très proche, aujourd’hui disparu, malheureusement, et à qui je tenais vraiment.

Elle tourna son visage vers le sien. Un visage qui ressemblait vraiment énormément à celui de Marielle, il n’arrivait pas à voir une différence, et elle lui dit :

–Dans la vie, il se peut parfois qu’on ait une seconde chance. Il faut savoir la saisir.

-Si ça pouvait être vrai. Je tenais beaucoup à cette personne, mais je n’ai pas su comprendre qu’en fait je l’aimais, ni lui dire que je l’aimais, et je m’en veux énormément.

–Vous l’aurez fait à travers moi, et cela atténuera cette peine que je sens en vous.

Et effectivement, dire ainsi les choses à celle qui n’était pas elle mais son sosie, lui apporta du soulagement. C’était une manière de réparer. Avoir une seconde chance ? Cette idée, saugrenue, lui traversa l’esprit. Oui, il pouvait avoir une seconde chance. Ce n’était pas Marielle. Mais quelqu’un qui lui ressemblait d’une manière confondante.

Il se rendit compte qu’il était passé, malgré lui, à une étape supérieure. Qu’il éprouvait du désir pour elle. Ce qui n’avait pas été le cas au premier abord. Il avait surtout été surpris et perturbé par la ressemblance.

La robe de lainage qu’elle portait collait à son corps, en soulignant les charmes sans excès, et ses jambes, superbes au naturel, étaient-elles rehaussées par du nylon. Parce qu’elle bougeait sur le siège, la robe remontait, et il fut troublé de constater qu’elle portait des bas auto-fixant. Les images arrivèrent très vite, et il vit le haut de ses jambes nues, et un slip collant au renflement de son mont de Vénus.

En quelques secondes il glissa vers ce qu’il n’aurait pas même imaginé cinq minutes plus tôt. L’idée d’une relation amoureuse, même d’un soir, ce pouvait être très intense, s’imposait à lui. Ses tourments seraient peut-être moindres, s’il faisait enfin ce qu’il aurait du faire bien plus tôt, même avec un ersatz : se rapprocher de Marielle charnellement. Des éléments, des moments auxquels il repensait, lui laissaient penser que c’était ce qu’elle aurait souhaité.

–Quand on aura fini nos deux glaces, on pourrait aller chez toi. J’ai envie de faire l’amour ce soir.

Le message était clair, et balaya toutes les hésitations qu’il pouvait encore avoir. Pour une fois dans sa vie, il fallait qu’il mette sans sa poche cette overdose de réflexion qui l’avait empêché d’avoir des relations plus saines, plus sincères, plus directes avec les gens.

Quand les deux coupes furent vides, elle posa sa main sur son avant-bras. Un contact étrange, parce que sa main était plus froide que le souvenir qu’il avait de la main de Marielle. Mais elle n’était pas elle, alors qu’il se mettait vraiment à penser le contraire. Juste quelqu’un qui lui ressemblait énormément. Il allait vaciller sans cesse entre la certitude qu’elle était Marielle, et l’évidence qu’elle ne l’était pas.

Il habitait pas très loin. Ils marchèrent en silence dans la rue. Leur relation, il le sentait bien, n’avait pas besoin de paroles.

Ce fut dans l’escalier qui conduisait au troisième, où il avait son appartement (un vieil immeuble, sans ascenseur…) que ça éclata.

Ce fut elle qui prit les devants. Elle l’attrapa par les épaules, dans un élan teinté de maladresse, mais dont la force et l’intensité étaient communicatives. Il sentit ses seins pleins contre lui, le poids de son ventre aussi alors qu’elle venait prendre sa bouche pour une série de baisers brefs, puis plus longs. Il la caressa maladroitement à travers sa robe, avant d’oser, mais elle ne s’y opposa pas, se glisser dessous. Il vint caresser son dos, avant de se risquer, sans doute plus audacieusement, à poser ses mains sur ses fesses. Elles étaient rondes et rebondies, et le fait qu’elle porte un string laissait sa chair à nu, une chair qu’il caressa.

–Viens, on ne va pas rester toute la soirée dans l’escalier.

Elle le suivit dans l’appartement. Le temps pour lui de mettre de la lumière, il la retrouva posée sur le divan. La manière qu’elle eut de se comporter, dans les minutes qui suivirent, lui firent penser que Marielle, si c’avait été elle, et pas son sosie, se serait comporté comme cela.

Devant lui, elle souleva sa robe, lui laissant voir laissant voir l’intégralité de ses jambes, la partie de chair laissée nue par les bas stay-up et un simple string noir, qu’elle fit glisser le long de ses jambes, amené à ses genoux, puis à ses chevilles. Elle eut un geste gracieux, érotique et féminin, quand elle dégagea une de ses jambes et qu’elle balança le string à côté d’elle, d’un coup de cheville. Elle ouvrit les jambes et passa ses doigts, dans un mouvement de bas en haut sur son sexe, en lui disant :

–Viens…J’ai envie que tu le caresses avec tes doigts et ta bouche…

Le message était clair.

Il avait eu un instant une pointe de regret, quelque chose qui n’avait pas duré longtemps, qui avait été très fort. Ce que lui donnait le quasi-sosie de Marielle, elle ne lui donnerait pas. Il s’entretenait dans une illusion, mais la réalité était bien plus moche. Il n’avait pas su aimer Marielle, et l’aimer ça passait par des contacts physiques.

Puis l’illusion qu’il s’était construite avait repris le dessus.

Magnifique corps d’une femme épanouie.
Il s’approcha d’elle, et ses mains effleurèrent ses jambes parfaitement dessinées. Un sourire s’épanouit sur son visage, qui ne la quitta plus. Le sourire du bonheur simplement. Le bonheur dans un rapport entre un homme et une femme.

Il effleura sa chair, à travers le nylon, puis au-delà de celui-ci, une peau d’une douceur incomparable. La seule chose qui le perturbait un peu, c’était de sentir que son corps était tiède, quasiment froid, bien plus froid que tous les corps de femme qu’il avait pu caresser.

Mais pour le reste, c’était bien un vrai corps de femme. Sous ses yeux il y avait une vraie toison pubienne, rare en ces temps de rasage intégral, Une belle toison que le rasoir ou tout autre artifice avait su domestiquer, mais qui restait étalée, en un large triangle, sur son pubis. En dessous de sa toison, il y avait l’ouverture de son sexe, qui, dans l’axe de son regard, et alors que ses mains glissaient sur elle, s’était métamorphosée, sa fente s’ouvrant nettement, et laissant jaillir ses lèvres, qui sous ses yeux d’abord, sous sa langue ensuite, gonflèrent et s’épanouirent.

Si sa peau n’était pas aussi chaude qu’il aurait pu le souhaiter, son sexe fonctionnait par contre comme tout sexe de femme. Il était ultra-sensible, elle gémit déjà quand sa langue vint se promener sur ses chairs intimes, une première caresse de quelques secondes, Et son liquide intime se mit à couler, pour ne plus cesser d’inonder la bouche de son partenaire, le temps qu’il fut sur elle.

Il la caressa du mieux qu’il le put. Conscient qu’il lui fallait bien faire, c’était un hommage qu’il rendait à Marielle, même si ça n’était pas vraiment elle, mais sachant en même temps qu’il n’y aurait sans doute que cette fois unique, et que c’était QUAND MÊME une manière de lui rendre hommage et de vivre ce qu’il n’avait jamais vécu avec elle. Se mettre à jour avec ses regrets.

Il tourna sur elle, prenant l’empreinte de ses parties intimes, de la manière dont elles évoluaient à mesure que le plaisir s’installait en elle, mais aussi éprouvant quelque chose d’intense, et une plénitude comme il n’en avait pas vécu depuis longtemps. Pourquoi seulement maintenant ?

Mais il n’avait pas à se plaindre, il avait une seconde chance.

–Donne-moi ta queue. J’ai envie de la voir, et de la toucher.
Sa queue, il l’avait dans sa main. Pour soulager la tension qui le tenait, une tension faite de désir, il s’était dégrafé, et il faisait aller et venir sa main sur lui, verge gorgée de sang, qui s’épaississait encore, tout comme les lèvres de la ravissante se gonflaient et son clitoris prenait de la chair, pour se dessiner nettement en se décalottant.

Il se redressa, rompant le contact pour qu’il revienne sous d’autres angles et d’autres approches. Elle tendit la main vers sa verge congestionnée, il se dit qu’il n’avait jamais eu une telle érection, aussi développée, volumineuse, mais elle était sans aucun doute en proportion du désir qu’il ressentait pour elle.

Il y avait eu à cet instant quelque chose d’intense dans son regard. Pour la première fois, depuis qu’il était en compagnie de cette splendide créature, il y avait dans son regard une réelle force, une brillance qu’il n’avait pas vue auparavant. Elle avait tendu sa main vers la queue, l’avait à peine effleurée, marquant un temps de pause, avant de revenir dessus, et d’affirmer de minute en minute sa caresse, effleurant le sexe masculin du bout des doigts, puis resserrant ses doigts jusqu’à l’empoigner. Elle l’avait masturbé, et on sentait bien qu’elle était heureuse d’avoir ce membre au creux de la paume. Se penchant en avant, elle avait opté pour une caresse plus audacieuse, dardant sa langue pour venir la promener, d’abord sur le gland, huilé par le liquide qui sortait de son méat, puis, dégageant sa main, le long de la tige épaisse, et qui devait encore s’épaissir sous la caresse buccale. Elle caressait vraiment bien, et ce devint être encore plus vrai quand elle s’attaqua à ses couilles. Il se rendit compte que c’était une zone sensible, et souvent laissée à l’écart par les femmes. A tort, vu le plaisir qu’il éprouvait.

Il était passé à côté de cela…Il aurait pu y avoir…Des années de plaisir avec une femme, qui, il n’en doutait pas, était aussi habile et expérimentée que son sosie.

Il n’avait jamais su grand-chose de la vie privée de sa compagne de travail. Construisant au fil du temps une hypothèse qui lui laissait penser qu’elle vivait seule, mais qu’elle brisait sa solitude avec des coups d’un soir. Sans jamais avoir en fait aucun argument qui lui permette d’aller dans ce sens.

Son double, en tout cas, avait une expérience du sexe qui était évidente. Et elle aimait cela. Il n’y avait qu’à voir, comme, à présent, elle enveloppait sa queue. Il se sentait pris dans ce fourreau chaud et humide, gainé délicieusement, et il devait se retenir de ne pas jouir tellement la caresse était bonne. Elle le sentait en tout cas, car elle relâcha la pression à plusieurs reprises, le remettant à l’air libre, alors qu’elle avait avalé un bon tiers de sa queue, une couille, juste son gland.

Il lui arrivait rarement d’éprouver un tel bonheur. Ce moment, cette parenthèse, était quelque chose d’intense, qui le ravissait. Il ne regrettait pas d’avoir abordé la ravissante amatrice d’ice-cream. La seule chose qu’il regrettait, c’était de ne pas avoir AUSSI abordé Marielle. Ils auraient pu avoir des moments heureux, et pas seulement sexuels. Bien sûr, ils s’étaient vus pendant des années, le matin, le soir, travaillant ensemble, partageant de multiples moments ensemble…Mais il était indéniablement, il en était conscient aujourd’hui, passé à côté de quelque chose.

–J’ai envie que tu viennes dans mon ventre. Que tu me prennes comme un homme prend une femme.

Il y avait dans cette demande quelque chose de particulier. Une demande comme peut tout à fait en formuler une femme auprès d’un homme, mais qui avait le ton, étonnant, de la supplique.

Et pour mieux accompagner sa demande, elle se redressa et vint se poser à quatre pattes sur le lit, pensant sans doute que cette position, la plus excitante pour pas mal d’hommes saurait le convaincre, au cas où il n’avait pas envie…

Mais il avait envie.

Elle était vraiment très désirable comme cela, la robe roulée à la taille, son intimité tendue vers lui, fesses pleines, ouvertes sur le dessin de sa muqueuse anale, son sexe se dessinant aussi très nettement entre ses cuisses, bien ouvert d’excitation.

Il chercha autour de lui. Il avait une boîte de préservatifs quelque part….Mais elle lui dit :

–Ne t’encombre pas d’un préservatif. Je ne risque rien…Ni maladies, ni tomber enceinte…Au contraire, je veux sentir ton sperme gicler en moi, et ensuite le garder aussi longtemps que possible.

Puisque c’était ce qu’elle souhaitait…Il était très épais et très long.…Sans doute parce qu’il pénétrait Marielle, ou quelqu’un qui lui ressemblait…Il vint appuyer son gland contre ses lèvres, puis glissa en elle avec une infinie émotion. Il savait d’ores et déjà qu’il n’y aurait pas de deuxième fois. Une occasion unique, il ne reverrait jamais la femme, il la perdrait comme il avait perdu Marielle. Parce que c’était comme ça. Ce moment resterait en lui, apaisant son amertume, son chagrin. Enfin, en partie seulement. Il aurait fallu en fait pouvoir remonter vingt ans en arrière. Engager une relation amoureuse. Que ce soit lui ou elle. Et vivre vingt ans où la complicité intellectuelle aurait été doublée par cette complicité, cette intimité profonde qu’il ressentait à présent, et ce bonheur sans nul pareil alors qu’il faisait aller et venir sa queue dans la gaine caressante éprouvant un plaisir intense auquel faisait écho celui de la ravissante brune, la manière dont son corps frémissait en était la preuve. Sans avoir aucune certitude réelle, il avait le sentiment que son plaisir à elle était aussi fort que le sien, et cela le réjouissait qu’ils soient ainsi proches dans leur plaisir.

Il y eut un moment où il sentit qu’il allait jouir. Et elle aussi. Une onde plus intense que les autres, qui se transforma en une vague qui les submergea. Cet orgasme était vraiment très bon, et il se prolongea tout le temps qu’il cracha son sperme en elle, sentant que son corps à elle se trouvait sur la même longueur d’ondes, la même jouissance, le même plaisir intense.

Suivit une période de flou. Il sombre dans le sommeil. Pas pour très longtemps. Quand il revint à la conscience, elle était habillée.
À ce moment, lucide pour la première fois, il comprit vraiment.

–C’est bien toi, n’est-ce pas ?

–Oui, c’est moi. Je suis revenue. En partie parce que je t’ai entendue. J’ai senti tes regrets. Moi j’en ai eu longtemps, et puis je me suis fait une raison. Je te surveillais toujours de là où je suis…Te sentir ainsi malheureux… J’ai pensé que ce serait bien si au moins une fois, on pourrait avoir cette chance qu’on n’ait jamais eu, parce qu’au final on a été trop idiots tous les deux. On aura eu cette fois…Mais tu vois, toi qui es encore de ce monde, dis-toi bien une chose…Il vaut mieux faire ce dont on a envie, quitte à avoir des remords, que d’être poursuivi par des regrets.

Il lui demanda simplement, en guise de réponse :

–Tu ne peux pas revenir ?

Ce à quoi elle répondit :

–J’ai eu suffisamment d’énergie cette fois pour franchir la barrière, je crains que cela ne puisse se renouveler, ou alors d’ici très longtemps.

Il la regarda s’éloigner et se fondre dans la nuit, partagé entre chagrin et bonheur.

 

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