SENSITIVE ACADEMIA

2 – Mon arrivée à Sensitive Academia 

Juste après la pluie, la nuit gémissait de milles râles. Un frangipanier offrait ses bouquets de pétales blancs à l’air ruisselant d’humidité. Un couinement s’échappa d’une ombre noire zigzaguant entre deux arbres. Je reconnu le museau fouisseur d’une musaraigne. Un couple de roussettes s’acharnait sur la même mangue dans un concert de ting-ting métallique. Malgré son envergure, le ventilateur qui tournait au-dessus de ma tête ne faisait que brasser un air chaud. Je suais à grosses gouttes, une transpiration grasse et poisseuse qui m’indisposait tant elle était odorante.

À mon arrivée à Sensitive Academia, je fus accueilli par un vieil édenté qui me conduisit à ma chambre sans prononcer un mot. Un accueil ordinaire, sans fanfare ni collier de fleurs passé autour du cou. La chambre était spartiate, les murs et le plafond d’un blanc immaculé. Collé au mur se trouvait le lit, contre le mur d’en face une armoire où ranger mes vêtements. Les toilettes et la douche se situaient dans un minuscule réduit attenant à la chambre. Une piaule banale, genre cellule de cloître. Il fallait que je prenne une douche et que je dorme, le voyage m’avait épuisé. À peine, avais-je quitté ma chemise que quelqu’un frappa à la porte.

C’est ouvert ! criai-je un peu trop précipitamment. Je me retrouvai torse nu face à une belle inconnue vêtue d’un peignoir de bain marron assorti à sa chevelure châtain. La jeune femme ne paraissait pas surprise de me voir ainsi, le ventre mou et les épaules tombantes.

Je suis ta voisine de palier ! se présenta-t-elle pour détendre l’atmosphère. Je suis venu voir si tu n’avais besoin de rien ! Tu veux manger un morceau ?

J’ai surtout besoin de prendre une douche et de dormir ! répondis-je platement. Je m’appelle Anton Krieger !

Scarlett O’Hara, se présenta-t-elle à son tour en me tendant la main.

Scarlett était une jeune fille superbe, au jugé un mètre soixante-quinze, soixante kilos, de longs cheveux châtains qui lui tombaient jusque dans le creux des reins ; des yeux verts à tomber à la renverse et à en juger par le renflement de son peignoir de bain, une poitrine lourde et généreuse. Pour faire bonne figure, je tentai de rentrer le ventre. Sans succès !

Tu pourrais me dire ce qu’on apprend dans cette école ?

Personne ne t’a rien dit ?

Rien dit sur quoi ?

Ce n’est pas à moi de te le dire ! Demain il est prévu que tu déjeunes avec la directrice de l’Académie. Sois prêt à six heures pétantes, Antonella Hidalgo ne supporte pas les retardataires. Je viendrai te chercher à cinq heures quarante cinq !

Scarlett n’attendit même pas ma réponse qu’elle regagnait déjà sa chambre en fermant la porte derrière elle.

Quelle drôle d’école, pensai-je en me reniflant les dessous de bras.

Scarlett O’Hara frappa effectivement à ma porte à cinq heures quarante cinq précises. Elle portait un paréo turquoise enroulé autour du corps. Avec mon short de toile grossière et ma chemise froissée, je me sentais dans la peau d’une bête collant au cul de la belle. Je n’avais réussi à dormir que par intermittence, tournant et retournant dans mon lit comme un hamster en cage. Toute la nuit, j’avais eu la désagréable sensation de respirer de l’air liquide. La beauté fatale qui me conduisait à mon petit déjeuner n’était pas non plus étrangère à mon insomnie. Pendant des heures, je l’avais entendu gémir, de plaisir ou de souffrance, je n’en savais trop rien. Nous arrivâmes devant une table recouverte de fruits aux parfums subtils : mangues, ananas, papayes, grenadilles, goyaves, corossols et bananes se trouvaient artistement arrangés dans des corbeilles en osier. Une femme d’une soixantaine d’années dégustait son café au bord de la piscine. Scarlett salua la femme d’une gracieuse génuflexion.

Avez-vous passé une bonne nuit Anton ? me demanda la directrice.

J’ai dormi comme un loir Madame ! mentis-je du mieux que je pus. Je sentis que le ton de ma voix ne l’avait pas convaincu.

Asseyez-vous Anton que nous discutions un peu ! Scarlett, nous ferais-tu l’honneur de partager notre déjeuner ?

J’en serais honorée Madame !

Alors tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ! conclut-elle en adressant un signe de main à la servante qui se trouvait de l’autre côté de la piscine.  Je me présente Antonella Hidalgo, j’ai créé Sensitive Academia et j’en assume la direction depuis plus de trente ans. Vous a-t-on dit Anton, ce que nos professeurs enseignent dans cette école ?

Non Madame. Grand-mère n’a rien voulu me dire !

Hilda est une de mes amies les plus généreuses. Ta grand-mère est une femme exceptionnelle à qui je dois beaucoup !

Je ne savais pas que grand-mère forçait autant le respect ?

C’est parce que vous ne connaissez encore rien de la vie mon garçon !

La servante nous apporta un assortiment de petits gâteaux encore chauds de la chaleur du four. Elle déposa aussi sur la table un pot de café fumant après quoi elle s’en retourna aussi silencieusement qu’elle était venue. Scarlett commença à grignoter une brioche du bout des dents. J’en fis de même en essayant d’y mettre autant de tact.

Notre Académie compte à ce jour trente hommes et trente femmes, déclama Antonella avec solennité. Une parité exacte qui fait de cette Institution un modèle de partage, tant sur le plan physique que spirituel. Les études se déroulent en trois cycles de huit mois chacun, chaque fin de cycle étant sanctionnée par un examen qui détermine le passage dans le cycle suivant ou bien le renvoi de l’école.

Mon arrivée a du perturber le sex-ratio, dis-je en mordant dans un croissant.

La directrice me dévisagea sans rien dire. La chaleur moite qu’exhalait la terre me parut soudain oppressante. Un éclair déchira le ciel noir de pluie.

Vous apprendrez que rien dans cette Académie n’est laissé au hasard. Votre grand-mère m’a demandé de vous prendre sous mon giron, ce que j’ai fais sans discuter mais en contrepartie, il m’a fallu renvoyer l’ancien binôme de Scarlett. Le sex-ratio comme vous l’avez souligné doit être respecté pour la simple raison que chacun des vingt élèves du cycle 1 bénéficie de l’aide d’un tuteur du sexe opposé du cycle 2, ces derniers ayant eux-mêmes chacun un tuteur du sexe opposé du cycle 3. La mécanique de cette école est très précise et je dois reconnaître que votre arrivée ici a quelque peu perturbée sa dynamique.

Je sentis comme une menace percer le ton de sa voix. Le croissant que je grignotais par petites bouchées me parut soudain avoir la consistance d’une éponge. Je ne voyais pas où cette femme voulait en venir avec son jargon d’académicienne.

J’ai capté le message, finis-je par dire la bouche pâteuse.

Je n’avais rien compris à ce que m’avait dégoisé la vieille mais subitement, il m’avait semblé qu’il était préférable qu’elle crût que j’étais un garçon intelligent.

Il est temps pour Monsieur Krieger d’évaluer vos compétences en matière de contrôle de soi ! Scarlett va prendre plaisir à mesurer vos capacités, n’est-ce pas ma fille ?

La jeune femme approuva d’un signe de la tête. Antonella nous demanda de la suivre. Nous longeâmes les eaux turquoise de la piscine après quoi nous pénétrâmes à l’intérieur d’un jardin luxuriant au centre duquel se dressait une demi-sphère de verre. L’atmosphère chaude des lieux sécrétait une odeur de terre puissante. Une profusion de feuilles me frôlait le visage, mes pieds foulaient un parterre de mousses spongieuses. Le paréo turquoise de Scarlett glissa à ses pieds, me révélant son pubis et ses cuisses glabres. Elle était aussi belle que la plus parfaite des statues grecques. Un visage d’ange, des seins magnifiquement galbés, des bras minces mais musclés, des jambes fuselées… je sentais mon sexe devenir dur comme la pierre.

La règle du jeu est simple, Anton ! Chacun de vous devra retenir son orgasme et ce, malgré les efforts acharnés que vous allez mettre en œuvre pour faire jouir votre partenaire. Le premier qui craque a perdu ! Si vous avez bien compris les règles du jeu alors vous pouvez commencer !

Je demandai à Scarlett qu’elle se positionne à genoux. Elle obtempéra en me gratifiant d’un sourire candide. Je décidai d’être doux avec elle ! Attention d’autant plus délicate de ma part que je ne la connaissais que depuis hier soir.

Le temps tourne Anton et le temps, c’est de l’argent ! se plaignit la directrice.

Cette garce se foutait pas mal des minutes qui passaient, ce n’était de toute façon pas le temps perdu qui grèverait le budget de l’Académie. Antonella Hidalgo voulait tout simplement se rincer l’œil. Je vais lui en refiler pour son argent à cette vieille bique. Je lui ferai même regretter de ne pas être à la place de celle qu’elle m’avait placé entre les pattes.

Je pénétrai Scarlett doucement puis procédai à quelques va-et-vient lents mais puissants pour bien la lubrifier. J’écartai les deux lobes de ses fesses pour admirer ma queue entrer et sortir de l’écrin rose. Scarlett exsudait une cyprine odorante. Cette odeur lourde doublée du bruit mouillé de nos sexes me procurait un plaisir inhabituel. Je jetai un coup d’œil rapide dans la direction d’Antonella. Ses yeux étaient rivés sur nos sexes luisants. Comme j’augmentai la cadence de mes coups de reins, j’affermis le contrôle de mes émotions. Un grand coup en avant puis plus doucement, un long retrait en douceur ! Un grand coup en avant…

Pas si profond… gémit Scarlett dans un souffle.

Rebelle jusqu’aux bouts des ongles et histoire de me délecter de la trogne déconfite de la directrice, je ruai de plus belle.

Ouuuuuchh ! protesta cette fois ma partenaire.

Surtout ne pas modifier ma stratégie, maintenir le gland à l’entrée de la vulve puis, d’un coup de rein brutal, enfoncer l’engin jusqu’à la garde. Je renouvelai mon exploit vingt fois de suite et vingt fois de suite Scarlett râla comme une bête blessée. Mon regard était rivé sur cette intersection des corps où les chairs s’enrobaient des sucs poisseux de la passion. J’augmentai la cadence en prenant soin de penser à autre chose, dévier mon esprit de ce vagin brûlant que je prenais tant de plaisir à pénétrer. Scarlett se défit soudain de mon emprise. Elle me somma de m’allonger sur le dos. La walkyrie plaqua sa chatte contre mes lèvres en même temps que je sentis les siennes de lèvres happer mon pénis. Son abricot sentait l’odeur de l’amour. Contre mon estomac pesait ses deux seins gonflés par le plaisir. Mes lèvres lapaient la liqueur de son ventre tandis que ma langue enrobait le clitoris. Je buvais sa cyprine au goût salé. Sublime élixir aux vertus aphrodisiaques ! Scarlett frottait sa vulve contre ma bouche tout en aspirant ma queue de puissantes contractions des lèvres. Jamais je n’avais connu de femme sucer avec autant de conviction. Cette velléité m’inquiétait, mes barrières mentales s’effritaient. Je ne sus d’ailleurs pas comment la diablesse s’y prit pour deviner mon état de grande instabilité mais le fait est que d’une savante pirouette, elle vint s’empaler sur mon vit. Mon extension douloureusement tendue entra dans son ventre aussi net qu’un poignard dans les chairs. Un acte guerrier qui me fit perdre tous mes moyens. Je me déversai en elle en de longues giclées brûlantes. Foutre de manikou, cette petite salope m’avait terrassé avec une facilité déconcertante. Elle me toisait d’un regard arrogant, le ventre creux et la poitrine bombée. Les applaudissements de la directrice me firent savoir qu’elle avait apprécié le spectacle.

Cette jeune fille a fini par vous avoir d’une manière fort peu orthodoxe, me lança-t-elle sarcastique. Vous avez trouvé votre maîtresse Anton Krieger !

Je reconnais qu’il ne faut pas se fier aux apparences ! répondis-je vexé par ma défaite.

Votre séjour à l’Académie ne manquera pas d’affermir le contrôle de vos émotions. Il en ira de votre survie dans cette école mon ami ! D’ailleurs Scarlett vous accompagnera tout au long du cycle 1, je la nomme officiellement votre binôme à compter d’aujourd’hui !

La jeune femme vint se planter devant moi en me dévisageant de la tête aux pieds.

T’as peut-être une queue qui fait des ravages gros dur mais va falloir que tu me muscles tout ça ! dit-elle en me pinçant le gras du bide.

Je me rendais compte surtout que les trois fois huit mois que dureraient les trois cycles de ma formation allaient être riches en péripéties. Que de situations palpitantes n’allais-je pas explorer durant les vingt-quatre prochains mois de ma formation !

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