1
On s’est retrouvés chez lui. Une fin de journée. J’étais exténuée. Comment ne pas l’être après huit heures d’un travail aussi usant?
—C’est pour bientôt, pas vrai, je lui ai demandé en même temps que ma main glissait vers son pantalon et mettait sa queue à nu. Je l’ai caressée doucement, et elle a vite pris une forme intéressante.
—Demain soir.
—C’est un plan en or, je l’ai rassuré.
—Un plan qu’on aura élaboré à deux.
Sa queue était à présent toute dure. J’ai plongé dessus, pour caresser son gland de ma langue. Il a gémi de plaisir.
—Alors on va profiter de nos derniers moments ensemble. Si tu te fais prendre…Il faudra que je trouve un autre partenaire.
—Ne me porte pas la poisse…
—Ca te détendra, un peu de sexe…
—Tu ne penses qu’à ça…C’est aussi pour satisfaire tes pulsions, non?
—Je ne vais pas dire le contraire.
J’ai bien tourné sur son gland, avant de faire coulisser ma bouche le long de la tige bien raide. Je n’allais pas le nier. Le plaisir que je pouvais avoir avec lui était intense et immense. J’aimais le sexe, j’aimais les rapports sexuels qu’on avait lui et moi. C’était une bénédiction le soir.
C’était d’ailleurs comme ça qu’on s’était connus lui et moi. On habitait le même quartier, lui à un bout de la rue, moi à l’autre. Il s’était posé dans un petit pavillon qu’il louait, et quand je finissais en soirée, j’arrivais à pied, il était invariablement là, devant chez lui, entrain de siroter un cocktail. Et je sentais son regard sur moi. Il avait toujours un sourire un rien narquois. Mais justement, il me plaisait bien comme ça. Il était vraiment beau gosse, et sa manière d’être, on le sentait bien, un peu détachée de tout, était quelque chose d’attirant.
Un soir, je suis passé et, alors qu’on ne se disait absolument rien jusqu’à présent, je lui ai dit:
—C’est bien de boire un coup en solo, mais vous pourriez offrir un verre à quelqu’un qui ferait une pause après une journée fatigante en buvant quelque chose de frais.
Il avait souri.
—S’il n’y a que ça pour vous faire plaisir…Venez, rentrez…
J’avais poussé le portail, et je m’étais glissée à l’intérieur. Il avait disparu à l’intérieur, pour revenir avec un verre semblable au sien.
—J’adore faire des cocktails, et je les réussis plutôt bien je pense. Ca c’est un gin fizz…Vous en avez déjà goûté?
—Ce sera la première fois.
J’ai trempé mes lèvres dans le breuvage. C’était délicieux.
—Vous êtes doué…Barman?
—Je l’ai été.
—Et en ce moment, vous faites quoi?
—Je vis de l’argent que j’ai économisé. Tranquille, sans me poser de questions.
On a fini tous les deux nos verres, très tranquillement, en parlant de tout et de rien, jusqu’à ce que je lui dise:
—J’ai envie de sexe. Très envie en fait. Je n’ai pas eu de rapports depuis plusieurs mois, et je suis très en manque. En passant devant chez toi, chaque soir, je me dis que !a serait vraiment bien si toi et moi on faisait quelque chose ensemble. Un moment de plaisir. Tu as tout pour plaire à une femme. Mais je crois que tu en es tout à fait conscient, non?
Il n’avait pas tout à fait fini son gin-fizz. Il s’est envoyé la dernière rasade, avant de dire:
—Viens, on rentre, je pense qu’on peut faire quelque chose d’intéressant.
Ca avait été très simple. Mais ce n’était pas parce que c’était simple, que ce n’était pas efficace. Je portais une jupe serrée. J’avais d’abord pensé la rouler à ma taille, mais j’avais simplement défait le zip, et je l’avais descendue le long de mes jambes, pour finalement la ramasser. Je l’avais posée sur une grande table, dans le living, contre laquelle j’étais appuyée, et j’avais tiré mon slip jusqu’à mes genoux. Une culotte noire. Je m’étais pliée en deux. J’aimais me faire prendre comme ça, parce que je trouvais qu’on sentait mieux la queue rentrer en soi, et qu’on avait la sensation d’être plus remplie, avec le délice supplémentaire que la queue, alors qu’elle allait et venait sembler aller plus loin, plus profond. Ca je n’y résistais pas.
—Tu as une capote?
Il m’a agité un préservatif emballé sous les yeux.
—J’ai tout ce qu’il faut.
J’ai poussé un long gémissement quand j’ai senti la tête de sa queue appuyer contre mes lèvres. Une queue dure et chaude…Difficile pour moi de vivre sans ça. Il m’a laissée bien la sentir avant de rentrer en moi. Je m’étais dit, alors que sa queue frottait contre mes muqueuses intimes, que, finalement, j’aurais du attaquer plus tôt. Enfin, pas de regret. Sa queue était dans ma vulve, et elle allait et venait, me procurant du plaisir.
Comme s’il avait lu en moi, il avait dit:
—Tu aurais du t’arrêter plus tôt!
Le temps avait passé…Moi aussi, devant sa porte, mais je n’allais pas plus loin. Tous les soirs ou presque, on passait un moment ensemble, qui me mettait de bonne humeur et me détendait.
—C’est un anniversaire, aujourd’hui, j’ai dit en lâchant sa queue, que je bouffais depuis un quart d’heure, pour me défaire, je portais un pantalon moulant, avec un string dessous, attraper une capote dans mon sac, et venir m’asseoir sur sa queue. Il s’était posé sur le divan, et ce soir, comme d’autres soirs, j’avais envie de sexe, même si cette soirée était un peu spéciale.
Il est venu prendre mes fesses à pleines mains et il m’a fait monter et descendre sur sa queue. Plusieurs semaines avaient passé, mais je n’étais pas rassasiée de tous ces moments à la fois exceptionnels et banals. J’ai joui, d’un orgasme intense quand son sperme est venu cogner contre mes parois intimes.
On a diné ensemble après.
—On se retrouve demain soir, je lui ai dit, en partant.
—C’est certain.
Mais ça ne l’était pas forcément.

2
Comme tous les matins, je suis arrivée sur le coup de huit heures. Je me suis garée sur l’immense parking. Je démarrais à huit heures trente très précisément, et je finissais à quinze heures trente. On avait des horaires glissants.
Après j’étais de repos mardi, et je reprenais mercredi et jeudi onze heures trente jusqu’à la fermeture. Vendredi libre, et samedi je refaisais huit heures trente/quinze heures trente. Mon horaire de la semaine.
Je me suis examinée dans le rétro intérieur. J’étais présentable. Bien coiffée, bien maquillée.
Et j’avais mis une jolie robe. Rouge, longue et moulante. J’aimais bien me faire élégante, même si, sous ma blouse, on ne voyait qu’une partie de mes vêtements. C’était pour moi plus que pour les autres.
Ca faisait cinq ans que j’étais hôtesse de caisse (c’est un terme plus élégant que caissière) au centre EL à G…L’énorme mastodonte qui dominait cette ville moyenne et ses environs…Ce n’était pas forcément le premier employeur de la zone, mais, en tout cas, il avait su drainer un personnel dont les origines étaient diverses, exploité et mal payé. Moi, à 29 ans, je m’étais reconvertie après avoir tenu un commerce bio avec une copine. On n’arrivait pas à faire rentrer un chiffre d’affaires suffisamment important, il était donc arrivé un moment où il avait malheureusement fallu fermer le magasin, à mon grand désespoir. J’avais donc postulé ici parce qu’il y avait un important turn over. Des gens qui s’étaient lassés d’être exploités. Au début, ça avait été très dur…Et puis…Je m’y étais faite, comme on se fait à tout. On avait la chance d’être soudés, c’est important.
Je suis descendue de voiture et j’ai traversé le parking. Devant moi, il y avait l’entrée du magasin côté personnel. Un code à taper sur un clavier digital, une porte d’acier à tirer, et on était dans les entrailles du magasin. Une sorte de gigantesque labyrinthe, totalement artificiel. Un rez-de-chaussée et un étage, un escalier qui permettait d’accéder au haut. Un ensemble de pièces qui avaient des fonctions diverses. Bureaux, archives, vestiaire, plus certains endroits inoccupés. L’entrepôt, celui où se trouvait le matériel se trouvait en face, de la sorte qu’ici, rien n’était stocké, à part du high-tech.
Il n’y avait personne quand je suis arrivée devant l’entrée des personnels. D’habitude, il y avait toujours des employés. Il est vrai que j’arrivais tôt, j’aimais bien être en avance.
Ca s’est passé très vite.
J’ai tapé mon code. Le voyant vert s’est allumé. J’ai attrapé
l’épaisse poignée de porte. J’ai tiré.
Un rien surprise quand j’ai trouvé, pile face à moi quelqu’un. Une silhouette brune, fine, un homme qui avait mes âges. Un visage bien dessiné. Quelqu’un de vraiment attirant. Il tenait une mallette à la main. Il m’a souri, puis m’a contourné, et il est parti, tranquillement, en direction du parking.
Je me suis retournée et je l’ai regardé s’éloigner.
Je me suis glissée dans le vestiaire. J’ai attrapé ma blouse, je l’ai passée.
Il était huit heures vingt. Je me suis rendu au local qui, à l’entrée arrière de la zone magasin, constituait le point de passage obligé avant de rentrer sur la surface de vente proprement dite. Il fallait s’y présenter quand on démarrait et quand on finissait. La responsable, sur un logiciel, rentrait votre heure précise de début, votre heure de fin, et vous donnait une caisse, un bloc de métal qui contenait de la monnaie ainsi qu’un trousseau de clefs qui vous permettait, une fois le tiroir emboité dans la caisse, de mettre tout en marche. Il fallait compter devant elle la monnaie, et faire la procédure inverse, évidemment plus longue en partant.
Il était neuf heures moins cinq, les grilles encore fermées, les premiers clients attendant devant quand le chef de la sécurité est venu se caler le long des caisses. C’était un type trapu, qui avait une main en moins, et qui était extraordinairement désagréable.
—Je vous demande votre attention à tous.
Il avait une voix aussi rauque que forte, et il était évident que dans le magasin, au delà de la première ligne des caisses, tout le monde l’entendait.
—Le directeur vient d’arriver. Il m’a informé qu’on lui a volé une mallette contenant de l’argent liquide. Quelqu’un a-t-il vu quelque chose? Une personne suspecte qui aurait quitté les lieux avec une mallette à la main.
Personne n’a évidemment bronché.
—Je vais vous demander d’avoir accès à vos effets personnels dans le vestiaires. J’imagine que tout le monde est d’accord. J’ose espérer qu’aucun d’entre vous n’est complice.
Il a fallu retarder l’ouverture du magasin pour que chacun lui ouvre son casier. Il a sans doute été très déçu.
J’étais en plein effort, sur le coup de onze heures, quand j’ai vu le directeur et le chef de la sécurité raccompagner plusieurs gendarmes.
J’avais une pause un quart d’heure après. Solène est venue me remplacer. J’ai été boire un café dans notre salle de repos. Il y avait toujours quelqu’un. J’ai demandé à Marina, qui s’était posée sur une chaise, et buvait de l’eau:
—Qu’est-ce qui se passe?
—Une grosse somme d’argent en liquide a disparu.
—La monnaie et les billets qu’on récupère des clients?
—Non apparemment pas.
—Ca m’aurait étonné. Tout est transféré le soir, avec un minimum dans le coffre pour le lendemain.
—Apparemment c’est autre chose, mais je n’en sais pas plus.
Tout le temps que je suis restée, j’ai vu le chef de la sécurité tourner dans le magasin. Il avait l’air agité. Il s’est approché de moi avant que je termine mon service.
—Tu finis dans dix minutes?
—Effectivement.
—Je voudrais te parler quand tu auras fini. 
Je ne l’appréciais pas du tout, et évidemment, ça ne m’a pas fait du tout plaisir qu’il me convoque ainsi. En même temps, je comprenais bien que tout le monde était suspect. Et j’imaginais bien que tout le monde y passait.
J’ai fini, je suis revenue à la case départ, on a fait le compte du liquide, des chèques, et je suis montée au premier. Il y avait quelqu’un dans le bureau, une collègue, et j’ai du attendre cinq minutes. Je me suis enfin trouvée face à lui.
—Je vais t’expliquer ce qui s’est passé. Le patron a toujours avec lui une mallette qui contient une grosse somme. Tu sais qu’il démarche sans arrêt des producteurs locaux pour qu’ils vendent ici. Il leur file une commission quand ils s’engagent, et ensuite régulièrement, pour les remercier. Parce que, si ça leur permet de gagner leur vie, ça lui fait également énormément d’argent. Les gens sont attirés aujourd’hui par le bio et le local.
—Et c’est légal, je n’ai pas pu m’empêcher de demander?
—La légalité, c’est pour les cons. Ceux qui se font prendre.
—Et je suis suspectée d’avoir volé cette mallette.
—Quelqu’un l’a fait en tout cas. Monsieur Malbenq l’avait laissée dans son bureau hier, ce matin, elle avait disparu.
—Il ne l’a même pas mise dans un coffre?
—Ca fait des années qu’il laisse la mallette dans son bureau, et tout se passe toujours très bien.
—Il aura suffi d’une fois.
—Tu n’as rien à y voir? (Son regard froid me scrutait.)
—Ecoutez, je vous propose de fouiller ma voiture. Je suis arrivée à 8 heures avec et je n’y suis pas retournée. Et ensuite vous venez chez moi, et vous fouillez tout, de fond en comble.
Mes arguments ont apparemment fait mouche.
—Désolé, il a dit, mais je suis obligé de suspecter tout le monde. Et tu n’as vu personne qui aurait eu un comportement étrange?
—Absolument personne.
Ma journée était enfin terminée. J’ai repris le chemin de ce modeste quartier pavillonnaire où j’habitais. Je me garais toujours avant sur un parking public gratuit.
Il était là, occupé à siroter un cocktail. Depuis trois jours, il essayait les daiquiris. Il les réussissait bien.
Je me suis glissée dans la maison sans attendre.
—Tu l’as mis où?, je lui ai demandé.
—Dans la chambre, à l’étage.
J’ai monté l’escalier quatre à quatre.
Les bilets étaient rangés dans un carton.
—Je me suis débarrassé de la mallette au cas où il y aurait eu un mouchard.
Je me suis assise sur le lit, et j’ai passé ma main dans les billets. C’était une sensation bien agréable.
—Il y a exactement soixante-deux mille euros. Les numéros des billets ne se suivent pas, et ils ne sont pas marqués.
—Tu sais ce que je voudrais? Faire l’amour à côté de cette grosse somme…Je crois que ça démultiplierait mon plaisir.
Sans doute qu’il en avait autant envie que moi. C’était un moment exaltant. On avait réussi.
J’ai soulevé ma robe, jusqu’à mes épaules pour exhiber mon corps. J’aimais la jolie lingerie, et dessous mon ensemble de dentelle rouge était plutôt sympa. J’ai fait passer la robe par dessus mes épaules, comme un pousse au crime, au cas où il aurait hésité. Il s’est approché de moi, s’est défait, me présentant ce sexe dur que je connaissais maintenant par coeur. Long, très dur, et bien décalotté. Il a frotté son gland contre mon sexe à travers la dentelle de mon slip. Ca m’a fait gémir de bonheur. La double sensation, celle de sa chair, et du tissu était irrésistible. On était debout l’un face à l’autre. Je me suis laissée tomber sur le lit, l’attirant à moi. Il a continué sa caresse à travers le tissu, alors que je passais mes mains dans le carton rempli de billets. Il a fini par descendre mon slip et il a plongé sur moi de la langue, parcourant mes chairs intimes avec énergie. Les cunnis, c’était mon point faible, ou fort, c’est selon, et j’ai joui très rapidement, et plusieurs fois, en éjaculant et en l’arrosant de mes liquides intimes. Je me suis redressée, je l’ai fait basculer en arrière, et je suis venue m’empaler sur sa queue bien dure…Nos chairs se sont massées mutuellement, et je me suis frotté le clitoris jusqu’à ce qu’il crache son sperme dans le préservatif, des jets copieux comme toujours, chauds et puissants, qui m’ont à nouveau faite jouir.
Plus tard, on est redescendus. Mieux valait ne pas passer la soirée ensemble. On avait convenu qu’on ne se verrait pas pendant plusieurs semaines. Il n’y avait absolument rien qui le reliait à ce vol, sinon moi. C’était préférable qu’on ne soit pas vus ensemble. J’étais convaincue que tôt ou tard, la police débarquerait chez moi. Dans l’immédiateté, il avait été possible de se voir. Ce ne serait plus le cas à l’avenir.
Je suis revenue en arrière.
J’avais toujours été très observatrice. Les gens ne prêtaient pas attention à moi. A tort. C’était comme cela que le directeur se baladait très souvent avec une mallette, qui m’avait intriguée. Il n’était pas très discret, sans doute parce qu’il était trop imbu de sa personne, convaincu d’être au dessus de tout. Alors que j’étais dans la partie non ouverte au public, au moment de partir, je l’avais croisé, sortant de la mallette une liasse de billets qu’il avait remise, sans gêne à ce que j’avais pensé être un producteur local. Le fait que je passe près d’eux n’avait pas été un problème non plus. J’avais en tout cas pu apercevoir la mallette, bien garnie.
C’était venu longtemps après, cette idée que cet argent serait mieux entre d’autres mains, et que ce serait une perte sans grande conséquence pour quelqu’un d’aussi friqué. Mais il me fallait un complice.
C’était en apprenant à connaître mieux mon nouvel amant, que j’avais compris pas mal de choses. Qu’il était vraiment intelligent, et qu’il y avait eu une période de sa vie où il avait commis des cambriolages, par besoin d’argent. Sans jamais se faire prendre.
On avait élaboré le plan ensemble. La grande force de ce plan, c’était que la zone hors vente et clients n’était pas sécurisée par autre chose que le code d’entrée. Il n’y avait pas de caméras et une alarme seulement si on voulait sortir du bâtiment.
J’arrivais très tôt. Une porte ouverte. Il s’était glissé à l’intérieur, et il était resté caché dans l’un des locaux inoccupés au milieu de matériel. La nuit venue, il était parti dans le bureau pour récupérer la mallette. Il avait attendu jusqu’au matin. Et était sorti quand je lui avais ouvert la porte.
Il faudrait attendre et ne rien changer dans notre mode de vie. Ensuite…Tout serait possible.

 

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