Pourtant, très vite, mes pensées sont revenues à ma nuit. Il y avait eu un tel sentiment de réalité dans ce rêve qui n’en était pas vraiment un que j’étais vraiment intrigué, tout autant que par l’extraordinaire attrait que pouvait exercer cet univers. Bien sûr, depuis que j’étais tout petit, j’étais fasciné par ce monde, mais voir une maquette et rêver, comme tous les enfants, d’être dans ce monde imaginaire, être aspiré par celui-ci, et y croiser des créatures qui semblaient totalement réelles, aussi réelles que les décors dans lesquels elles vivaient…J’avais surtout l’illusion que ce monde, je pouvais y retourner, que ce n’était pas un one-shot.
C’était trop tard pour que je pose des questions à mon père. J’avais la conviction intime que finalement, cette maquette géante, chacun se l’appropriait, et que ce qu’il avait pu y vivre n’avait sans doute rien à voir avec ce que moi j’aurais pu y vivre, et donc, même s’il avait été encore vivant, cela ne m’aurait pas servi à grand chose.
Je n’ai donc pas été surpris, le lundi soir, quand, me mettant au lit, j’ai retrouvé ce monde, aussi réel que la première fois. Le seul changement, c’était que je n’étais plus exactement au même endroit, et que la blonde avait disparu. J’arrivais dans cette petite ville, style années 50, qui correspondait parfaitement à ce que la maquette montrait. Les petites figurines étaient devenues des êtres en chair et en os, comme la blonde. J’avais toutefois le sentiment qu’il y avait un décalage. Le monde dans lequel je me déplaçais n’était pas tout à fait celui de la maquette, il y avait plus de personnages ou de personnes, difficile à dire ce qui était le plus vrai, et les lieux n’étaient pas tout à fait identiques. La ville de cette dimension parallèle (j’avais renoncé à penser rêve, pour moi  le sommeil était un passage) était beaucoup plus développée.
Dès que j’y ai pénétré, j’ai compris le fonctionnement de cet univers. Il était finalement tel que l’avait voulu mon père. Un monde paisible, où tout se passait bien. Il n’y avait pas de haine, pas d’animosité, pas de violence, mais simplement un équilibre. Un univers opposé à celui que nous connaissions, et voulu ainsi. Ils vivaient, tous, leur existence. Sortant de commerces, y rentrant, partant au travail, travaillant, discutant dans la rue.
Outre cette absence totale d’hostilité, il y avait une grosse, une immense différence d’avec notre monde, et ça je l’ai compris quand j’ai vu des couples faire l’amour au vu et au su de tout le monde, sans que cela paraisse poser problème, ou choquer qui que ce soit. Oui, les codes étaient indubitablement différents ici. J’ai trouvé ça terriblement excitant, mais sans aucun doute, les habitants eux n’y prêtaient plus la moindre attention. Moi, j’ai été marqué par ces moments, en tout cas les premiers…Les autres…Je les ai vécus différemment puisque j’en ai été partie prenante.
Ca a sans doute vraiment commencé lorsque, dans les faubourgs, je suis passé devant ces belles maisons blanches. Je me souvenais parfaitement quand mon père les avait installées, les fabriquant lui-même. Là, tu vois, il m’avait dit, les gens seront heureux.
La jolie blonde en maillot de bain ultra court qui lavait sa voiture l’a été en tout cas très vite. Elle était toute jeune, et elle avait un maillot couleur fauve, un haut pour envelopper, au moins partiellement une poitrine généreuse, un slip qui collait à ses parties les plus intimes. Bien évidemment, quand on utilise un tuyau d’arrosage, on se mouille aussi, et le bikini était devenu transparent, laissant voir l’intégralité de ses seins, une toison blonde ainsi que le dessin de son sexe. Mais même si le bikini n’avait pas été trempé, elle aurait été très troublante, suffisamment en tout cas pour que deux hommes jeunes eux aussi surgissent et s’approchent d’elle, en maillot de bain, celui-ci déformé par une érection bien visible. Ca avait basculé très vite, en commençant par une provocation de la blonde, qui les avait arrosés l’un et l’autre. Trempés, et après qu’elle ait coupé l’eau, ils s’étaient collés contre elle, lui faisant sentir leurs queues roides. Elle avait tendu une main en avant, l’autre en arrière, pour aller chercher leurs queues dans leurs slips de bain. Elle les avait masturbés sans les sortir, puis avait baissé le tissu humide pour mettre leurs verges, bien gonflées, à nu. Elle s’était laissée glisser sur le gazon, et elle enveloppait l’une des queues de sa main, l’autre de sa bouche, les caressant doucement, avant d’inverser. Les hommes gémissaient de plaisir.
Je me suis rendu compte que j’étais dans une position de voyeur, et je me suis décalé à l’abri, tout relatif, d’un arbre. Plus tard, en revenant sur la situation, j’ai bien compris pourtant qu’ici, dans ce monde, on n’était pas forcément perçu comme un voyeur. Les gens prenaient leur plaisir devant tout le monde, et se moquaient bien qu’on regarde.
Leurs queues étaient dures quand elle les avait prises, elles l’étaient encore plus, et encore plus longues quand elle les avait relâchées. Elle les avait entrainé dans une nouvelle position, après avoir enlevé son slip… Les voir ainsi se caler m’avait fait frissonner. Je trouvais cela extrêmement excitant. L’un des gars s’est posé le dos contre la voiture. Elle a relevé sa jambe sur le côté, souple, et sa main est venue chercher le membre tendu. Comme je l’avais deviné, elle a appuyé le gland volumineux contre sa muqueuse anale…Le type a glissé en elle sans problème. Elle avalé un tiers du membre. C’était troublant, et ce qui l’était tout autant, ça a été de voir le deuxième gars venir sur elle et passer entre ses lèvres. Elle a semblé ravie qu’ils la prennent tous les deux, comme l’assurance d’un plaisir démultiplié, plus fort, plus intense. Elle s’est laissée aller, leur donnant l’opportunité de faire tout le travail. Chacun à tour de rôle, ils ont fait bouger leur queue dans sa vulve. Elle gémissait de plaisir, mais les gars étaient aussi bien partis. Ils ont fini par arracher leur queue des muqueuses de leur partenaire, et on craché sur sa chair dorée de multiples jets d’une semence blanche et épaisse.
La surprise la plus étonnante, je l’ai eue plus loin, pourtant. Et ça a été dans les séjours qui ont suivi que j’ai découvert que ce monde avait pas mal de particularités, dont celui d’abriter des filles, des femmes, qui n’étaient pas tout à fait comme les autres. Il ne s’agissait pas de trans, car on devine toujours chez ceux-ci, à quelques exceptions près une masculinité qui va être évidente, marquée par quelques détails, si minimes soient-ils. Et là… C’était différent. Des femmes à cent pour cent, mais qui étaient faites différemment.
La première d’entre elles, je l’ai croisée en continuant ma route, pour déboucher sur une grande place carrée, dont partaient des voies. Mais je me suis attardé ici, prenant le temps de me poser sur un banc.
Je l’ai aperçue chez elle, la baie vitrée d’un living. Une grande brune, la quarantaine, dont la beauté hyper classique n’en était pas moins troublante. Elle était on ne peut plus désirable, un mélange entre Gene Tierney et Jane Russell, son corps pulpeux mis en valeur par un tailleur tout ce qu’il y avait de plus classique. 
Elle n’était pourtant pas totalement identique aux stars Hollywoodiennes. Mais ça je ne l’ai découvert  que quelques minutes après.
Elle rédigeait, à la main, installée sur une grande table, je ne savais quel document. Elle a finalement choisi de s’interrompre dans sa tâche. Elle s’est redressée, et a allumé une cigarette, qu’elle a fumé en parcourant la pièce, la tête apparemment ailleurs. Sous la veste du tailleur, elle avait un corsage classique, tendu par une poitrine lourde.
Un homme l’a rejoint dans la pièce. Il était vraiment plus jeune qu’elle. J’ai pensé un instant que ce pouvait être son fils. Mais le regard qu’il lui a jeté était sans équivoque, confirmé deux secondes plus tard par le baiser échangé, intense et sans ambiguité aucune. On aurait dit, et c’était peut-être le cas, c’est en tout cas une hypothèse que j’ai approfondie par la suite, et qui est devenue de plus en plus crédible, que le lieu avait une vie propre, et qu’il m’avait d’abord attiré à lui, mais qu’ensuite, il voulait me présenter ce qu’il offrait. Dans le but de me captiver et peut-être de me fixer. Et c’est vrai que le spectacle que j’ai eu sous les yeux m’a profondément troublé.
Elle a fait glisser sa veste de ses épaules et elle a défait son corsage, boutonné par devant. Dessous, elle n’avait pas de soutien-gorge, et ses seins, charnus, volumineux, ont jailli à l’air libre. Il a plongé dessus de la bouche, fasciné comme le sont pas mal d’hommes par les seins d’une femme. Il a caressé leur chair de sa bouche, avant de venir  se concentrer sur les aréoles, très larges, et les tétons, qui avaient durci, peut-être l’air, mais aussi l’excitation. J’ai remarqué qu’en même temps, elle avait descendu sa main vers son bas-ventre,et qu’elle le caressait, d’abord à travers le tissu, puis en le mettant à nu. Il était raide de désir.
Elle l’a entrainé vers le divan, délaissant pour un moment ses travaux d’écriture.
Elle s’est laissée glisser dessus. Fou de désir, il a retroussé doucement sa jupe, dévoilant des jambes épaisses, mais parfaitement bien dessinées. Elle portait des bas stay-up qui tenaient à mi-cuisse. Il la caressait avec une avidité qui disait que leur relation était encore fraiche…Ou qu’ils avaient su préserver la flamme et le désir. La queue du garçon, je le voyais de trois-quarts, était collée à son ventre.
La jupe, bien sûr, il l’a remontée de plus en plus haut.
La surprise, elle était là. Pas tant dans la chair nue, au-delà du bas, pas non plus dans un joli slip de dentelle rose, mais plutôt dans ce qui en dépassait. Un appendice qui faisait le double, dans l’’épaisseur comme dans la longueur, même si on n’en voyait pas l’intégralité, de celui du jeune.
J’ai été un rien décontenancé. J’avais déjà côtoyé des trans, et si je les avais toujours trouvés excitants, j’avais toujours remarqué quelque part une touche de masculinité chez eux.Et là, rien.
Mais je n’étais pas au bout de mes surprises. Son amant a descendu la culotte de dentelle, en dévoilant l’intégralité de son intimité. Il y avait effectivement de quoi être surpris. En bas de la tige charnue étaient accrochées deux couilles qui palpitaient, au milieu desquelles naissait une fente vaginale qui s’épanouissait, ouverte, dilatée, et dont sortaient ses lèvres. Une queue d’homme et un vagin de fille qui cohabitaient, une forme d’hermaphrodisme, à ceci près que, pour ce que j’en savais, les hermaphrodites avaient souvent l’un de leurs deux sexes atrophiés. Ici, à en juger par ce que j’avais sous les yeux, tout fonctionnait parfaitement, aussi bien la queue dont coulaient des présécrétions que la chatte lubrifiée.
C’était un spectacle extraordinairement excitant, et j’ai été assailli par l’envie, intense, de traverser la rue, de rentrer chez elle, et de me joindre à eux. j’étais absolument convaincu que, dans ce monde, ça passerait parfaitement. A trois, on pouvait écrire bien des scénarios, qui se dessinaient dans ma tête. Mais un reste de retenue m’a figé sur place, et je me suis contenté de regarder. C’était déjà un plaisir immense…
La femme s’est totalement abandonnée aux caresses de son amant. Il y avait en lui quelque chose de profond, un mélange de désir et de passion intense, que je pouvais tout à fait comprendre, même si mes critères n’étaient forcément pas les siens. Elle représentait une créature attirante au possible, et pas seulement parce qu’elle était aussi originale. Tout en se masturbant, il avait commencé par caresser la queue de la langue, sur toute la longueur de la chair, sur le gland dilaté, avant de descendre sur les couilles gonflées, puis il était venu caresser les lèvres gonflées, risquant sa langue à l’intérieur. Elle n’avait pas de clitoris, ou alors il fallait considérer cette queue dilatée comme un gigantesque clitoris. Pendant qu’il léchait son vagin, la femme d’âge mûr se masturbait, sa main allant et venant sur sa queue frémissante. Elle a joui, crachant des jets de sperme qui ont souillé son ventre de trainées blanches, sans pour autant perdre son érection. Ca aussi, je l’ai découvert par la suite, ici, rien n’épuisait les capacités de jouissance. C’était bien un univers autre, avec des règles autres.
Le jeune homme s’est finalement redressé et calé sur le divan, son sexe dur collé contre son ventre. sa maitresse est venue se positionner au-dessus de lui, et elle a guidé son sexe vers l’ouverture béante de son vagin. Le pénis est rentré impeccablement. Il l’a fait aller et venir dans la déchirure du sexe, pendant qu’elle caressait sa queue dressée. C’était un moment de félicité intense. Elle a extrait le membre de sa vulve, et elle l’a plaquée contre le sien, le maintenant étroitement collé. J’ai assisté, alors que je sentais que je sortais du sommeil, au spectacle qui moi aussi me conduisait vers ma jouissance, de leurs deux queues, unies dans le plaisir, crachant de multiples jets de semence, souillant mutuellement leurs verges et leurs chairs. Je suis passé de ce monde à l’autre sans transition, ma queue elle aussi dilatée, et proche de l’orgasme. J’ai joui dans ma main.
C’est sans doute à partir de ce moment que j’ai commencé à glisser. J’avais l’absolue certitude que j’allais retrouver cet univers le soir, et ma motivation, à présent, c’était de rentrer chez moi, je mangeais et moi qui avant me couchais sur le coup de onze heures, j’étais au lit à huit. A peine avais-je basculé dans le sommeil que je retrouvais cet univers. J’avais beau allonger mes heures de sommeil, malheureusement, ma présence me semblait toujours aussi brève.
A chaque retour, je ne me retrouvais pas à l’endroit où j’étais en me réveillant le matin. J’étais basculé ailleurs. Mais dans les jours qui ont suivi, il y a eu une continuité, j’ai eu la possibilité de retrouver le lendemain quelqu’un avec qui j’avais amorcé une action la veille.
Je me suis rendu au restaurant en centre ville. Je me disais que c’était l’occasion de rencontrer du monde.
C’était un vaste lieu baigné de lumière, des tables avec des nappes à carreaux rouges et blanches. Diverses catégories y étaient représentées, des couples, des familles avec enfants.
J’étais curieux de connaître un peu mieux les habitants de ce monde. C’est sans doute celui-ci qui m’a facilité les choses, car, à peine ai-je posé un pied à l’intérieur qu’une ravissante blonde, qui rentrait en même temps que moi, m’a proposé:
—Ca vous dirait de manger avec moi? Je suis seule.
Elle avait un visage aux traits fins, triangulaire, encadré par une chevelure blonde coupée court, et elle portait une combinaison bleu ciel qui mettait en valeur une silhouette impeccable. Elle dégageait quelque chose d’à la fois sensuel et chaleureux. Je n’ai pas pensé une seule seconde à dire non.
—Tu viens d’arriver, non? Je ne t’ai pas encore vu en ville…Je m’appelle Shelley…Je tiens une des deux agences immobilières de la ville…
Le serveur est venu prendre nos commandes. Elle avait opté pour une brandade de morue. Il venait juste de partir que j’ai senti un pied nu, dégagé de l’escarpin dans lequel il était glissé quelques secondes plus tôt, venir accrocher ma cheville. Elle n’avait apparemment pas faim que de brandade.
Elle était plutôt bavarde, et elle a évoqué son existence, femme célibataire qui n’envisageait par le mariage pour l’instant, son pied collé au mien.
J’étais attentif à ce qu’elle me disait, à ses propos. C’est sans doute pour ça que je n’ai pas remarqué la transition. Ca ne s’était pourtant pas fait d’un seul coup. Des couples, sitôt leur repas terminé, et dans l’indifférence totale des autres, faisant comme s’ils ne les voyaient pas, à moins qu’ils ne les voient réellement pas, qu’il y ait une sorte de blocage, ou alors une illusion qui se créait, ont entrepris de se rapprocher sans pudeur aucune. Un peu plus loin, une jeune femme avait mis à nu des attributs mammaires sympathiques, et elle était venue se poser à côté de l’homme avec qui elle partageait son repas, pour une caresse prodiguée en coinçant le sexe de l’homme entre ses deux seins. Sur ma droite, un autre couple avait opté pour une solution encore plus radicale, la femme était venue s’asseoir sur l’homme après l’avoir dénudé, et elle s’était empalée sur son sexe. La tenant par les fesses, il la faisait monter et descendre sur elle. J’ai regardé Shelley. Elle m’a dit:
—Nous vivons dans un monde où liberté et bienveillance sont les règles absolues. Le tien est sans doute différent.
J’ai été surpris, parce que je ne lui avais pas dit que je venais d’un autre monde. Mais comme elle ne m’avait jamais vu avant…J’avais l’impression pourtant que ce monde avait une conscience et que c’était lui qui me parlait à travers elle. Impression qui s’est renouvelée par la suite.
—C’est un monde où on peut être heureux.
Sans doute pour me le prouver, elle a allongé sa jambe, et elle est venue caresser ma queue en utilisant le dessous de son pied et en souriant. Elle se débrouillait vraiment très bien, et j’ai senti le plaisir monter en moi…
—L’agence est encore fermée pour une heure. Si tu as envie d’un moment de sexe ensemble…
C’est pendant qu’on remontait jusqu’à son local professionnel que je lui ai posé la question qui me taraudait:
—Je passais dans la rue l’autre jour, et j’ai vu une femme…Un peu spéciale on va dire…
—C’est à dire?
Elle m’a jeté un regard interrogateur. Pour elle, sans aucun doute, il n’y avait pas de personne spéciale.
—Elle avait une chatte et une queue.
—Ici, ce n’est pas comme chez toi. A la fin de l’adolescence, tu peux choisir ton sexe en fonction de ce que tu ressens vraiment. Et tu peux aussi choisir une dominante et un élément plus mineur. Pour elle être une femme, mais avec une queue. Ca lui permet d’avoir plus de plaisir.
—Et toi, je lui ai demandé?
—Je suis une simple femme, elle a souri. Mais j’aime beaucoup le sexe. Trop sans doute.
On s’est glissés à l’intérieur du bâtiment lumineux de l’agence. Elle a basculé très vite en travers d’une table nue, commençant à tirer sur le zip qui fermait sa combinaison. Dessous, elle était seins nus, mais avec un mini-slip blanc qui couvrait à peine ses parties les plus intimes.
—J’ai envie que tu me regardes me caresser et que tu viennes quand je te le dirai…Ca te convient?
J’ai eu envie de lui dire qu’elle était exhibitionniste, d’autant plus avec l’agence ouverte à tous les vents, mais ici ce mot n’existait pas. Sous la combinaison il y avait un corps féminin plutôt fin, mais pourvu de tout ce qui pouvait plaire à un homme. Son regard planté dans le mien, elle a remonté l’un de ses seins, menu mais bien rond vers sa bouche, en même temps qu’elle baissait sa tête. Il y a eu, au milieu des deux mouvements, un point de rencontre. Elle a attrapé un de ses tétons, l’a mordillé, le laissant dur et couvert de salive, puis elle est passé à l’autre. Difficile de rester indifférent face à un tel spectacle. Elle a glissé une main dans son slip, et elle a commencé à se caresser, d’un mouvement de bas en haut, qui est devenu plus marqué, plus lourd sur elle. C’était incroyablement troublant, le pouvoir de la suggestion, que de ne rien voir de son sexe, juste le mouvement, rythmé, hypnotique, sous le tissu.
—Montre-moi ta queue. Je suis sûre qu’elle est belle. Je me caresse devant toi, alors j’ai envie que tu te caresses devant moi.
Je me suis senti un peu gêné. Si s’exhiber ne lui posait aucun problème, pour moi, c’était un acte intime. Pourtant, je sentais bien que cet univers me transformait, sans savoir si c’était pour le meilleur ou pour le pire. Une chose était sûre, en tout cas, il me désinhibait. De sorte, mettre ma queue à nu n’a pas finalement été une gêne. Et en retour, elle a baissé son slip, me dévoilant son sexe marqué d’un oriflamme qui captait la lumière. Son sexe était gonflé et mouillé. On s’est caressés en regardant l’autre, une expérience aussi inédite qu’excitante, jusqu’à ce qu’elle me dise:
—Viens dans ma chatte…J’ai envie de sentir ta queue bouger en moi…Elle est bien dure maintenant, et ce sera bien.
J’ai pensé un instant récupérer un préservatif quelque part, puis je me suis rappelé que dans ce monde, ils n’étaient sans doute pas nécessaires. Encore une fois, comme si elle lisait en moi, elle m’a dit:
—Nous ne sommes pas féconds ici. Nous existons parce que notre créateur nous a crées, mais en nombre limité.
J’ai repensé à mon père, modelant de petits personnages, en achetant d’autres, et les positionnant sur la maquette. S’il avait su qu’on parlait de lui comme un créateur, ça lui aurait sans doute fait plaisir.
Je me suis approché d’elle. On a regardé tous les deux ma queue s’enfoncer en elle, jusqu’à ce qu’elle ait été avalée par le sexe de la jolie blonde.
—Fouille-moi bien.
Je savais maintenant qu’il y avait un cycle qui se terminait toujours de la même façon. Le temps qui m’était imparti s’achevait toujours par un orgasme dans ce monde, suivi d’un autre dans celui dans lequel je vivais. C’était peut-être un signal qu’il était temps de partir.

 

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