Les filles étaient arrivées en début de soirée. Personne ne savait précisément par où elles étaient passées. La seule certitude à avoir, c’étaient qu’elles avaient emprunté cet immense réseau de souterrains qui permettait, sur plusieurs sous-sols, aux combattants de se rejoindre, mais aussi de rejoindre la ville.

Elles venaient de ce centre qui avait été martyrisé sous un déluge de bombes, il ne devait plus rester aucun bâtiment debout, et les habitants qui n’étaient pas partis s’étaient planqués dans ces sous-sols qui dataient d’une cinquantaine d’années, mais étaient encore parfaitement intacts. Ils avaient été construits au moment de la guerre froide, quand, paranoïa ou réalité, la peur d’un conflit atomique total avait poussé le pays à construire non seulement des abris antiatomiques mais aussi des souterrains profonds qui permettent de mailler des villes, pour pouvoir se déplacer en sous-sol, si l’air était trop vicié à l’extérieur. Un réflexe de survie qui cinquante ans après se révélait salvateur, alors que le pays était détruit, bombardement après bombardement.

Elles étaient une dizaine, et lorsque la trentaine d’hommes qui tenaient les lieux, surarmés et bien décidés à lutter jusqu’à la dernière vie, protégeant trois cents civils, les avaient aperçues le désir les avait remplis très rapidement. Cela faisait quatre mois qu’ils tenaient la position, depuis le début de la guerre, et ils n’avaient pas vu de femmes depuis ce moment. Leurs épouses, leurs sœurs, avaient quitté le pays dans les premiers jours. Ils avaient dû lutter pour leur vie et celles des autres, et les rapports amoureux ou sexuels étaient vraiment passés au second plan.

Aujourd’hui, réfugiés dans cette immense usine, ils protégeaient les derniers civils qui s’y étaient réfugiés, en attendant une aide éventuelle, un moyen de sortir de la situation. Tout contact était coupé, ils ne savaient plus grand chose. Leur mission était simple: tenir. Ca n’était paradoxalement pas, alors que la ville était ravagée, un problème. Surarmés, ils avaient un stock d’armes très diverses et de munitions à leur disposition, car les premières attaques contre leur pays huit ans plus tôt avaient conduit le gouvernement à entraîner des hommes et acheter beaucoup d’armes.

Lorsque l’ennemi avait voulu pénétrer dans l’usine, il avait été accueilli par un déluge de feu, à plusieurs reprises. Depuis, il attendait, campant sur ses positions.

Des jeunes femmes, des femmes d’âge mûr. Était-ce parce qu’ils n’avaient pas vu de femme depuis si longtemps qu’elles leur semblaient toutes plus attirantes les unes que les autres?

Elles se répartirent parmi les soldats, qui occupé à vérifier ses armes, qui mangeant, qui tentant, sur une radio d’avoir un contact, mais ne tombant que sur le vide…

Ca s’enchaîna très rapidement. Ou pas. Il était vrai qu’en ce lieu, le temps n’avait plus de réelle dimension. Ce fut une petite brune, avec un corps fin, qui donna le signal sans doute, lorsque, près d’un soldat, elle vint défaire son pantalon, et en sortir une queue que la simple vision, le contact d’une femme, avaient fait durcir. Elle caressa doucement le membre viril, le faisant encore durcir et s’allonger, avant de plonger de la langue dessus.

Ce fut comme une sorte de signal.

À ce moment, chaque fille s’était rapprochée d’un homme, voire de plusieurs. Ce fut assez curieux de voir comme, sans doute parce qu’on était en temps de guerre, on était allé tout de suite à l’essentiel. Plus de temps à perdre, plus de fioritures. Le désir, guidé par deux aiguillons, pour les hommes l’occasion d’un plaisir dont ils avaient été frustrés depuis un moment, pour les femmes, l’envie et la frustration sans aucun doute, mais aussi de l’admiration pour des hommes courageux, et une manière de les remercier. Il y avait aussi, sans doute, quelque chose de commun, l’envie de se sentir vivant alors que la mort guettait.

Pendant que la petite brune continuait une fellation habile sur la queue roide, remplaçant sa langue qui avait assez tourné dessus par sa bouche qui s’était mise à aller et venir sur la verge gorgée de sang, d’autres tactiques se mettaient en place. Plus loin, une autre brune, elle aux formes généreuses enveloppée dans une robe grise très simple venait de remonter celle-ci le long de son corps, dévoilant ses formes charnues, enveloppées dans un collant sans slip et un soutien-gorge rouge. Trois soldats l’entouraient, et ils posèrent sur sa nudité un regard qui disait l’envie et la frustration. Elle s’offrait clairement et, quand ils s’approchèrent d’elle, elle ne repoussa pas les mains qui, avides, vinrent sur sa peau, ses cuisses, ses fesses, son ventre. Ce fut d’ailleurs elle qui dégrafa le soutien-gorge et le rattrapa alors qu’il allait glisser sur le sol, pour leur offrir ses seins. Et elle encore qui vint défaire leurs pantalons pour mettre à nu trois queues qui avaient pour point commun d’être roides de désir.

Encore plus loin, une autre fille, avec une magnifique chevelure blonde comme seules les filles de ce pays pouvaient avoir se partageait entre trois hommes là-aussi, qu’elle avait entrepris de masturber, deux mains trois queues, mais elle virevoltait de l’un à l’autre avec une réelle habileté, de telle sorte qu’il n’y avait pas de manque.

Dans les minutes qui suivirent, il y eut ce basculement. Les armes sur le sol, la guerre totalement oubliée pour un moment de plaisir. S’il y avait eu un observateur extérieur, sans nul doute, il aurait été troublé par ce qui se passait, tant c’était du sexe, cru, à l’os, évident était le désir de profiter de l’instant alors que la mort pouvait frapper à un moment ou à l’autre, sans fioritures. La petite brune sans l’avoir forcément souhaité, venait de faire jouir l’homme dont elle caressait la queue de la bouche. Le premier jet de sperme partit sur sa joue, elle plongea sa bouche sur le membre, la resserrant pour laisser la semence dont il se libérait couler dans sa gorge. Le sperme avalé, elle dégagea sa bouche. Le gars était toujours aussi raide. Elle attrapa un préservatif. Geste peut-être ridicule alors que la mort planait sur eux, mais qui marquait la volonté des gens de préserver les habitudes de tous les jours, alors même que la situation était aussi exceptionnelle que tragique. Elle fit glisser le latex sur la queue obstinément raide, et deux secondes plus tard, elle venait se placer en aplomb au-dessus de la verge dilatée. Elle posa délicatement le bout de ses doigts dessus pour la guider vers sa fente ouverte de désir, et le membre rentra en elle sans accroc, le gland d’abord avalé, puis le reste de la verge, alors qu’elle se laissait doucement descendre sur la queue, jusqu’à ce que le membre soit totalement en elle, l’idée autant que la sensation lui procurant un plaisir fou.

Déjà des hommes prenaient du plaisir, mais il ne s’agissait que d’une étape, leurs manques, leur envie impliquaient forcément du sexe en plusieurs étages. La ravissante blonde guettait les frémissements imperceptibles annonçant la jouissance, elle avait tourné la tête vers une première queue, ouvrant la bouche pour que la semence remplisse jet après jet sa bouche, elle aimait le goût du sperme, toujours semblable et cependant toujours différent.

Dans des groupes avec deux, voire trois hommes, des femmes donnaient leur sexe à des hommes avides, l’un après l’autre. Il y en avait un qui pouvait profiter du sexe offert, de sa chaleur, de la douceur et de la finesse incomparable d’une muqueuse de femme autour de lui, pendant que les autres regardaient et se branlaient, frottant leurs queues roides de désir, excités autant de voir que d’imaginer qu’ils allaient pouvoir à leur tour glisser leur membre dans la fente intime et être enveloppés par la délicatesse d’un sexe de femme.

La local, au premier sous-sol était maintenant remplie par une vie et une intensité qui avait fait défaut, et pour cause, les précédentes semaines. Les hommes qui, jusqu’à présent, se contentaient de regarder la mort en face, déjà en partie morts, prêts en tout cas à succomber dans les minutes, les heures qui suivaient, mais sa sacrifiant avec joie pour un pays qu’ils aimaient, retrouvaient en partie de la force, de l’énergie, avec un arrière-goût de ce qu’avait été leur vie d’avant. Ils avaient tous eu du plaisir avec des partenaires, et en avoir à nouveau les ramenait vers ce temps qui n’existait plus. Le conflit promettait d’être long et terrible, sans fin peut-être, coûteux en morts et en destructions.

Un peu plus loin, une femme massive, mais d’une grande beauté venait de faire passer par-dessus ses épaules un pull sous lequel elle était nue. Ses seins volumineux avaient un galbe incomparable, marqués par des aréoles larges et des tétons que le froid des lieux avait déjà durcis. Des hommes, fascinés par les belles poitrines, s’étaient approchés. D’abord impressionnés, comprenant que la femme leur offrait ses seins, peut-être parce qu’ils luttaient, jour après jour, pour protéger des civils, les tentatives d’intrusions dans les sous-sols à trois reprises avaient été l’occasion d’un bain de sang pour l’ennemi, qui avait été accueilli par un déluge de feu. L’un d’entre eux vint, d’abord timidement, puis avec plus de hardiesse, poser ses mains sur la chair souple et cependant ferme, tandis qu’un autre se penchait sur elle, et, cédant à son envie, prenait un téton dans sa bouche pour le caresser de la langue. La femme rit, heureuse de cet hommage masculin, et fit jaillir deux queues roides du pantalon des hommes. Les deux autres hommes qui l’entouraient, attendant d’avoir accès à sa poitrine, mirent eux-mêmes leurs queues à nu, et entreprirent de les masturber. L’un des soldats alla d’un téton à l’autre, les sentant gonfler dans sa bouche d’une manière importante qui le troubla. Ils ne pouvaient qu’être, il était vrai, à l’image de ce corps volumineux.

Ils laissèrent leur place. L’un des deux hommes restants vint près, et peut-être plus audacieux, approcha sa queue collée à son ventre contre les seins de la femme. Ses gestes leur firent comprendre qu’elle donnait souvent du plaisir avec sa poitrine. Elle les attrapa, et l’ouvrit, se penchant pour que le membre vint se lover pile entre les deux seins. Elle referma l’étreinte, et, à leur grande surprise, la queue disparut, avalée par la chair.

Souriante, consciente de ses possibilités et de ses charmes, elle esquissa un mouvement habile qui faisait bouger son torse de bas en haut, tout en maintenant ses seins bien collés l’un à l’autre. Ca devait être bon parce que le visage du gars exprimait son plaisir, et aussi son effort pour contenir sa jouissance, et ne pas exploser tout de suite. Elle relâcha la pression, ouvrant ses seins, révélant une queue, qui, en quelques instants seulement, avait gagné un tiers de volume et de longueur. Elle le reprit, mais cette fois en dégageant son gland, le laissant sortir dans son décolleté. Elle se pencha sur le membre, qu’elle maintenait prisonnier, balada sa langue sur son gland. Le gars voulu tenir mais il n’y parvint pas. Elle eut un rire quand le premier jet de sperme jaillit, qui partit dans ses beaux cheveux bruns. Elle se laissa arroser de sperme, finissant le visage maculé de traits blancs crémeux. Le gars n’en finissait pas de jouir, comme s’il s’était vidé de tout le sperme accumulé durant ces mois sans femme. Il y eut un moment de flottement, puis il se dégagea, sans que sa queue ait diminué de taille, laissant la place à un homme qui voulait l’imiter.

Plus loin encore, dans l’espace clos, deux filles, les plus jeunes, avaient entrepris de faire un mini-show, entourées par plusieurs soldats, fascinés par le spectacle. Eux aussi avaient mis leurs queues à nu et se masturbaient en les regardant, se demandant si les filles s’intéresseraient à eux un moment ou si elles se contenteraient de s’offrir uniquement à leur regard. Elles étaient habillées simplement, jean, pull et veste. Elles s’étaient calées l’une devant l’autre, et elles avaient commencé à s’embrasser, attirant l’attention de plusieurs hommes. La brune avait défait le jean de la blonde, l’avait descendu, faisant suivre le même chemin à son slip, l’avait faite basculer sur un vieux divan. La blonde s’était offerte autant qu’on pouvait l’imaginer, les deux jambes en équerre. Cela faisait cinq minutes que sa copine léchait le sexe qui s’était dilaté sous l’effet des caresses, ruisselant de jus que la brune lapait consciencieusement. Un des soldats avait joui, à la vue de ce spectacle, balançant son sperme dans les airs. Un autre, plus audacieux, s’était approché du divan, proposant sa queue dressée à la bouche de la jolie blonde alanguie, qui l’avait accueilli dans sa bouche. Ca avait été pour ainsi dire un signal, et les hommes s’étaient approchés. Sans briser l’harmonie qui existait entre elles, la blonde continuant de goûter le plaisir de se faire fouiller par la langue, la brune la fouillant avec ardeur, elles avaient absorbé les queues dans leur duo, tout naturellement. La brune avait attrapé une queue dans une main, la blonde dans une des siennes, et elles donnaient du plaisir aux soldats tout en continuant à en prendre elles.

C’était parce que les assauts plus conventionnels n’avaient rien donné que l’ennemi avait décidé d’en finir d’une manière radicale. Il se ridiculisait devant l’opinion publique face à cette poche de résistance, et il voulait en terminer une fois pour toutes quels que soient les moyens, quelles que soient les conséquences.

Le progrès avait mis à la disposition des nations ou des groupes belliqueux une multitude d’armes qui étaient interdites en théorie, mais la réalité était tout autre. Armes chimiques, ou biologiques, ou armes aux technologies dévastatrices, que les conventions interdisaient, mais tout le monde s’en fichait.

Les armes thermobariques étaient redoutables. Développées pendant la seconde guerre mondiale, à cette époque très fragmentaires, elles avaient été perfectionnées pour une plus grande efficacité. Elles étaient souvent utilisées sous formes de bombes et de missiles. Elles pénétraient sans mal dans les bunkers ou les lieux souterrains. Elles enlevaient tout l’oxygène, avaient un effet incendiaire, et un souffle qui faisait littéralement exploser les corps.

A 22 heures 13 très précisément, les bombes tombèrent sur l’usine, en nombre d’autant plus important que l’ennemi voulait en finir. Détruisant les sous-sols et bunkers consolidés qui y avaient été installés, le déluge de feu broya littéralement les hommes et les femmes qui y prenaient du plaisir, ne laissant, une fois le bombardement terminé, qu’un magma de chairs méconnaissables. Ils avaient sans doute eu une belle mort, passant du plaisir au néant en quelques secondes, unis dans la violence de leur mort comme ils n’auraient jamais pu l’imaginer.

 

 

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