Sexe pour un porteur de journaux (partie 2)

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SEXE POUR UN PORTEUR DE JOURNAUX (PARTIE 2)

 

Je reviens sur G…On est deux à y travailler. Je fais le Sud et l’Ouest , mon collègue le Nord et l’Est.  Au-delà du centre ville, elle s’est étendue en une multitude de nouveaux quartiers. 

Ma tournée commence.

Elle ne serait rien sans toutes ces rencontres qui se sont pérennisées. 

J’ai au fil du temps bâti quelques théories. L’une d’entre elles est que le monde dans lequel j’oeuvre, entre 2 heures et 8 heures 30, est un monde autre, avec des règles différentes. Un monde dans lequel les gens sont différents de ce qu’ils sont le jour, un monde avec des règles et des comportements différents. Une part de leur personnalité apparait la nuit, qui n’est pas présente le jour. 

Dans la nuit, j’avance avec ma sacoche, déposant les journaux dans les boites. Ma tournée ne m’absorbe pas totalement, je connais le parcours par coeur, et j’intègre vite les changements. J’ai ainsi le temps de me remplir de tout ce que je vois, et de tout ce que j’entends. 

J’approche de chez Danièle, une femme avec laquelle j’ai établi une complicité au fil du temps. Elle habite au bout d’une courte ruelle qui sert de passage entre deux rues. 

Si Danièle est levée à cette heure-ci, c’est parce qu’elle va travailler. Elle mène une vie pas facile, la vie de milliers de femmes comme elle. Nous les gens de peu, nous sommes des millions. Levée à 3 heures trente, elle prend le bus de 5 heures, un peu plus loin pour rejoindre T… la capitale régionale, à une heure de là. Elle arrive sur son premier lieu de travail avec 20 minutes de l’arrêt de bus. Afin de gagner sa vie, et de financer les études de sa fille, elle cumule trois boulots, qui la laissent exsangue le soir. Elle nettoie avec une équipe, je crois qu’elle fait deux étages, un grand immeuble de bureau, que viennent souiller avec mépris ceux qui y travaillent, pour qu’il faille recommencer le lendemain.  Elle finit à neuf heures et a comme temps de pause celui de prendre le bus pour aller en centre ville. Elle est employée dans un restaurant. Elle fait les pluches, cuisine, sert, la plonge pour finir, avec le patron et une autre employée, avant de partir sur le coup de trois heures, faire le ménage pour une agence immobilière. Sa journée se finit sur le coup de cinq heures, et elle remonte pour s’écrouler exsangue dans un fauteuil. Elle a la soirée pour elle, même si celle-ci est écourtée parce qu’elle doit se lever tôt. Manger, appeler sa fille qui s’est engagée dans des études brillantes que ses misérables salaires financent en partie, avec l’espoir de briser le cycle infernal de la pauvreté de génération en génération.

Et puis il y a notre relation, ce lien, intense, le sexe entre nous, ce bref, trop bref moment comme un apaisement, une ouverture vers ailleurs.

Elle habite là dans cette maison de deux étages qui appartenait à son mari. De 20 ans de plus qu’elle, il est mort il y a deux ans de cela, d’un cancer foudroyant. Depuis, elle est seule. Nos chemins se sont croisés il y a quatre ans de cela. Je glissais le journal dans la boite. Elle est sortie pour le prendre. Elle pensait certainement que j’étais déjà passé. Nos chemins, nos regards se sont croisés pour la première fois. 

Quand je glisse les journaux dans les boites, ca fait un bruit caractéristique. Elle est sortie plusieurs fois. Me jetant un regard intense. Jusqu’à ce que, la dernière fois, elle était encore en peignoir, elle écarte celui-ci m’offrant son corps nu dessous, et me jetant:

—Viens, j’ai envie de me faire baiser. Je n’ai pas eu de rapports sexuels depuis deux ans, j’en peux plus. Ca ne me suffit plus de me branler, même avec un gode.

A partir du lendemain, je lui ai amené le journal directement, sans passer par la boite.

Je contourne la ruelle jusqu’à l’entrée de la maison. La lumière extérieure est éclairée. Déjà habillée, cette fois, elle fume à l’extérieur en buvant du café. C’est une très belle femme, même si les épreuves l’ont marquée. Une brune opulente, charnue, avec des formes pleines, un visage bien dessiné, lèvres pleines et yeux sombres immenses, encadrés par une crinière brune fournie. Il y a une profonde sensualité dans sa posture, adossée au mur, fumant et buvant. Elle me fait un immense sourire, signe de notre complicité. 

On se glisse à l’intérieur, Elle me sert une tasse de café. Je pose le journal sur la table. Nos bouches s’accrochent. Elle vient de finir sa cigarette, mais ça ne me dérange pas. Elle reste près de moi. Elle a un tailleur. Toujours élégante. Evidemment, dans le sac qui l’accompagne, il y a sa tenue de travail, nettement moins glamour. Je glisse ma main sous la jupe, pour caresser ses jambes. Elle a un collant dessous, dont la chaleur de sa chair traverse le nylon. Je remonte sur sa croupe pleine. Elle n’a pas mis de culotte en plus du collant. Elle se penche sur moi et sort ma queue de mon pantalon pour la caresser doucement. Elle se penche sur moi et fait tourner doucement sa langue sur moi, avec habileté.

La toute première fois, ça a été très basique. Elle a glissé sur son canapé, et je suis venu sur elle, la fouillant, la faisant gémir et jouir. Depuis, on a évolué sur d’autres pratiques, que je n’aurais pas imaginées ce premier jour. Elle aime tout ce qui est original. Mais ça me convient bien comme cela. Avec des pratiques souvent changeantes. 

Je roule la jupe à sa taille, la dévoilant. Le collant laisse tout voir à travers le nylon. Le pubis qui descend en pente vers le sexe entièrement rasé et déjà ouvert d’excitation, qui suppure contre le nylon. Je sais ce qu’elle attend. Elle se redresse pour s’offrir. Sur la table, il y a un flacon de lait pour bébé, dont j’enduis ma main. Elle m’a sorti ce flacon le premier jour, quand elle m’a dit:

—Je veux que tu me caresses à l’intérieur. 

Je n’ai jamais fait ça à aucune fille avant, mais le sexe fait partie d’une mémoire génétique qui fait qu’aucune pratique ne surprend vraiment et qu’on s’adapte vite. Je m’y suis fait, et j’aime ça.

Elle délaisse malheureusement ma queue, mais dans cette position… La main grasse, je viens appuyer contre ses lèvres. Au début je me disais que ça ne rentrerait pas, et puis ca se fait facilement. Son sexe se dilate d’excitation, ça aide en tout cas. Doigt après doigt, le pouce replié à l’intérieur de ma main. Je suis en elle, ma main avalée, disparue. Les sensations me submergent, qui ne me lassent pas, l’espace de son sexe autour de ma main, sa chaleur, son humidité, la délicatesse de ses muqueuses au bout de mes doigts, la bosse de son humidité qui trempe ma main. Après un début d’une sexualité très classique, nous avons vite basculé sur d’autres pratiques, par périodes. En ce moment, elle aime que je la caresse comme cela. Elle a simplement formulé cette demande un jour ‘Je voudrais que tu mettes ta main en moi.’

Il est difficile de vraiment préciser les choses, peut-être parce que ma main est plus sensible que ma queue, mais j’ai l’impression que les orgasmes qu’elle peut éprouver quand ma queue est plantée en elle, enserrée par sa muqueuse, et que je vais et viens en elle n’est rien comparé à ce qu’elle peut justement éprouver quand ma main la caresse à l’intérieur. Je sens véritablement son corps frémir dès les premières secondes, des vagues de plaisir la traverser. A vrai dire chaque cellule de son être frémit, et c’est une longue vague de bonheur qui la traverse, jusqu’à ce que viennent des orgasmes qui sont, j’imagine, je ne suis pas à sa place, presque douloureux, tellement ils sont violents, tellement ils la secouent et la prennent. Généralement, elle crache des jets liquides qui sortent autour de ma main, et qui n’ont rien à voir avec ce qui jaillissait d’elle avant, quelque chose de blanc, épais, poisseux, qui ressemble beaucoup à du sperme d’homme, mais qui a une odeur totalement différente. En même temps que je la caresse à l’intérieur, elle masse fébrilement son clitoris. Ca fait partie de son plaisir. Il n’y a que dans un tel moment que je vois son clitoris, sorti de sa protection de chair, aussi gros, aussi épais, aussi long. 

Généralement, elle a l’intention de me faire jouir après, en me masturbant, ou en me prenant dans sa bouche,mais c’est trop tard. Ce que je lui fais m’excite tellement, sa jouissance m’excite tellement, que c’est vraiment exceptionnel quand je n’ai pas encore éjaculé avant qu’elle ne me reprenne en main. Un orgasme me traverse, fort, intense, et je balance ma semence dans les airs. Si ce n’était pas le cas, quand elle me reprend dans sa main pour me caresser, je suis dilaté à l’extrême, je n’ai jamais sans doute été aussi dur, long, ni épais, et sa main sur moi est à la fois un apaisement et une brûlure. Si j’atteins ce moment, je m’efforce de me maitriser encore pour profiter de sa caresse, habile, avant qu’enfin je n’explose dans un orgasme qui, s’il n’est pas aussi fort que le sien, dans ce contexte, dans ce moment, est très intense. 

On se rajuste, et moi mon sac de journaux sur le flanc, elle avec son sac à main d’un côté et de l’autre un autre sac, qui contient sa tenue de nettoyage et quelques accessoires, on part ensemble, encore unis par ce délicieux moment, qui nous a rapprochés, et qui permet de faire passer la pilule de vies pas faciles. 

On se sépare au bout de la rue, sans un mot, pour se retrouver le lendemain matin. Il reste encore un jour, le vendredi, puis il y aura la pause du weekend. Je me penche vers elle, nos bouches s’accrochent, nos langues se caressent mutuellement, puis elle part, remontant vers l’arrêt de bus, tendis que je continue mon chemin. Je parcours les ruelles, déposant les journaux dans les boites. Certains ont mis un autocollant pour signaler, ça m’aidait bien au début, maintenant je crois que je pourrais faire la tournée les yeux fermés. 

On avance dans la nuit. Quatre heures trente déjà. Ma sacoche s’allège. J’ai toujours la satisfaction, sentiment qui ne m’a jamais laissé, au fil du temps, de voir que les choses avancent, et qu’elles avancent bien.

Dans la première heure, je croise quelques personnes, qui, comme Danièle, vont au travail. Des bonjours échangés. A force on se connait. Il y a une deuxième tranche, sur le coup de cinq heures moins le quart, jusqu’à six heures, de gens qui se préparent, puis une autre tranche encore entre six et sept. 

J’aime la nuit, j’y suis quasiment seul, c’est mon domaine, et j’apprécie qu’à cette heure ci, la ville puisse m’appartenir. C’est mon royaume, pour ainsi dire.

Au fil du temps j’ai remarqué, et j’en tire infiniment de plaisir que souvent, le matin, avant de se séparer, des couples font l’amour. Dans un axe qui n’est pas tellement différent de celui qui nous rapproche, Danièle et moi. Une manière de se dire au revoir, de se souhaiter une bonne journée. 

Souvent, c’est fenêtres ouvertes et lumières allumées donc on peut tout voir. Un spectacle qui traine sur mes rétines après. 

Ce matin, il est cinq heures quarante-sept quand je passe dans une rue d’immeubles de trois étages. Des lumières allumées..  Je dépose les journaux dans les boites. Mon regard glisse le long des facades. 

J’aperçois un intérieur, derrière les rideaux qui laissent tout voir, une salle à manger, une table, un buffet, et une jolie blonde, dont les cheveux coulent sur ses épaules, un joli minois. Penchée devant un miroir, elle met du rouge sur ses lèvres. Jean, petit pull, veste. Un homme s’approche d’elle, qui lui est encore nu. et est en pleine érection, une queue bien dure dressée qui remonte contre son ventre. Pendant qu’elle se maquille, penchée en avant, il vient appuyer son bas-ventre contre ses fesses que son jean serré magnifie. Elle continue d »appliquer son rouge, avant de passer au mascara. Il frotte sa queue contre elle. Elle fait l’indifférente, jusqu’à finalement se retourner. Elle prend sa queue dans sa main et la masse doucement pendant qu’ils échangent un long baiser. Ils se parlent. Je ne sais pas très bien ce qu’ils se disant, mais je peux l’imaginer. On sent une réelle complicité entre eux. Elle a un signe d’acquiescement, et elle défait ce jean qu’elle a du passer quelques minutes plus tôt, le descendant le long de ses jambes, longues et fines. Dessous, elle a une culotte fuchsia qu’elle descend aussi. Elle se retourne, et se positionne face au miroir. Mais cette fois, ce n’est pas pour se maquiller, et elle adopte une position différente. Elle se penche plus et se tend vers lui. Elle vient glisser, dans un geste que je trouve troublant, sa main entre ses cuisses, pour guider le pénis qui vient vers elle. Il y a un moment d’ajustement, puis tout s’ajuste et le membre congestionné glisse en elle. Même quand je joue les voyeurs comme ça je n’ai aucun mal à me projeter dans la situation, un peu comme si j’étais non seulement une sorte d’abeille ou de mouche qui tournerait autour d’eux et qui verrait, mais aussi dans le corps de l’un et de l’autre. Je suis l’homme, dont le sexe est gainé par la muqueuse chaude et délicate, humide et souple qui l’enveloppe et le caresse, je suis la femme qui sent le membre la remplir et l’habiter, glisser en elle, la fouiller. 

Ca dure quelques minutes avant qu’ils ne jouissent l’un et l’autre, je la vois se tendre, relever la tête, ouvrir la bouche, pousser un gémissement sans doute, lui juste après. J’imagine le sperme jaillissant dans sa vulve, venant taper contre ses muqueuses sensibles. Elle semble jouir à nouveau. Il se dégage, tandis qu’elle glisse une main entre ses cuisses pour retenir les coulures du sperme. Ils disparaissent de mon champ de vision, elle va sans doute se laver le sexe avant de se rajuster. Deux minutes plus tard, elle est en bas de l’immeuble, rajustée, avec sans doute encore, comme un plaisir qui lui donne le courage d’affronter la journée, la sensation de la queue bougeant en elle, et du sperme jaillissant. Elle se précipite vers un véhicule garé un peu plus loin et elle démarre, partant pour sa journée de travail, alors que je m’éloigne. Il franchit la porte quand je tourne dans une ruelle. 

 

Encore quelques journaux et il est temps pour moi de changer de quartier. Je retourne à ma voiture et je vais e garer dans la zone Sud. Six heures, encore deux heures et demi, avec quelques intermèdes.

 

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