SIGNES DE SOUMISSION

Volontairement, il avait tout disposé en évidence.

Vous savez ce qui vous attend, me dit-il. Vous pouvez encore revenir en arrière, nous buvons un dernier verre et nous nous séparons.

Oui, je sais mais j’irai jusqu’au bout, répondis-je d’une voix qui se voulait ferme.

Alors déshabillez-vous… en silence et lentement, que je profite de votre corps.

Sans le lâcher du regard, je fis glisser ma robe par terre, puis les bretelles de mon soutien-gorge, je jouai un instant avec l’élastique de ma culotte avant de me dénuder complètement.

Je restais ainsi le regardant sans trop savoir quelle serait la suite. Il restait silencieux, certain que le trouble viendrait provoquer chez moi des rougeurs aux joues et les premiers picotements au ventre.

Redressez-vous, bras croisés en arrière et écartez les jambes.

Les ordres tombaient, me soulageant paradoxalement de ma gêne grandissante.

Il s’approcha de moi et fixa des bracelets de cuirs à mes poignets qui se retrouvèrent bloqués dans mon dos

Ouvrez la bouche.

Il vint fixer le bâillon-boule.

Vous pourrez ainsi crier à votre guise, dit-il en souriant.

Je perdis ensuite la vue, un masque de cuir posé sur les yeux. Il ne me restait qu’à me concentrer sur les bruits environnants, les odeurs et la façon dont il posait sa voix.

Vos seins sont magnifiques, dit-il tout en les caressant.

Il joua avec, les pinçant de plus en plus de fort jusqu’à ce qu’il juge qu’ils étaient assez dressés pour se voir apposer des pinces reliées par une chaînette. Les premières larmes de douleur apparurent sur mon visage quand il testa l’arrimage en tirant dessus. Satisfait de mes réactions, il lesta la chaînette de deux petits poids, rendant encore plus difficile le port des pinces

Un court instant mes poignets furent délivrés avant que je me retrouve attachée à des crochets fixés à deux solives de la mezzanine.

Vous êtes belle ainsi. Mais il vous manque votre collier et votre laisse, signes de votre soumission.

J’étais devenue sa Chose. Le jeu pouvait commencer. Je pourrai ensuite compter les marques laissées par le fouet…

Alors comment vous sentez-vous ?

Je ne sais pas, je ne sais plus. Épuisée, heureuse, meurtrie… amoureuse. Le premier coup de fouet … je ne m’attendais pas à ce qu’il me morde ainsi. Si j’avais pu crier, j’aurais réveillé toute la copropriété. J’ai eu l’impression que tout mon corps s‘était tendu … comme si j’avais pu rompre mes liens… Au fur et à mesure que vous maniez le fouet, mon corps me brûlait, la douleur résonnait dans ma tête, vrillait mon cerveau. Des ondes électriques me transperçaient… Je vous haïssais, entre chaque coup je vous traitais de salaud, de sadique et je me maudissais d’avoir accepté de me livrer ainsi à vous.Tout mon corps me faisait mal. Et, à un moment, j’ai perdu pied, je n’avais plus la notion du temps et de l’espace, j’étais partie ailleurs. Les narines frémissantes à la recherche d’un peu d’air, j’avais le sentiment d’être à l’intérieur d’un brasier, mon sexe se liquéfiait. Une boule de feu s’est emparée de moi, irradiant tout mon corps. Je me tordais de douleur et de plaisir. Je ne contrôlais plus rien. Une vague de jouissance m’a emportée. J’ai joui comme rarement j’avais pu le faire auparavant.

Trois mois plus tôt…

La première fois que nous nous sommes rencontrés, c’était lors d’un mariage, lui un vague cousin du marié et moi l’une des meilleures amies de la mariée.

Je fus tout de suite fascinée par ses yeux d’un bleu intense, je ne pouvais pas m’empêcher de le regarder et de tenter d’attirer son… regard. Sa voix chaude ensuite m’enflamma.

Je redevenais une petite fille devant lui, le ventre noué, les jambes tremblantes. Quand il s’est approché, j’ai cru que je ne pourrais pas prononcer un mot. Je me sentais rougir et dans le même temps j’avais une envie folle qu’il me tienne dans ses bras. Il a compris que j’étais troublée. Il m’a alors emmenée à l’écart sous prétexte de m’offrir un verre. Il me tenait par la main, avançant à grand pas.

A ses côtés, j’apparaissais comme une gamine pris en faute. Il m’entraîna dans une pièce inoccupée de cette grande maison qui accueillait la noce.

Là, il me plaqua contre le mur, se tenant derrière moi. Il souleva sans ménagement ma robe et me prit, sa main posée comme un bâillon sur ma bouche. Par deux fois, je succombai à ses attaques, par deux fois il s’enfonça en moi par les deux voies que la nature nous a prodiguées, avide pour l’une, étroite pour l’autre.

Il me quitta aussitôt, me laissant pantelante en me disant :

Tu sais où me trouver…

Je quittai la pièce chancelante, le sexe encore en feu, les entrailles meurtries. Un passage par une salle de bain pour retrouver mes esprits et me remaquiller et je le retrouvais en grande discussion avec la mariée.

Viens, Margaux, me dit-elle, il faut que je te présente Alexandre, un cousin de mon mari.

Et à mi-voix elle me glissa :

Il a des yeux superbes.

Lui me regarda amusé :

Nous avons eu déjà eu l’occasion de faire connaissance.

Je me suis sentie rougir et je bredouillais quelques excuses pour m’éloigner.

Je ne l’ai pas revu de la soirée et au moment où j’allais partir, il réapparut et me dit :

Margaux, vous avez un cul à faire damner un curé, donnez-moi votre numéro de téléphone, je vous appellerai.

Abasourdie par ce vouvoiement soudain, je bredouillai et écrivis en hâte mon numéro de téléphone sur le premier morceau de papier que j’avais et je le vis partir.

Deux semaines se passèrent sans nouvelles de lui. Je croyais que le prince charmant avait disparu une fois plus, sans se soucier de moi quand il m’appela :

Margaux, vous êtes libre ? Retrouvez-moi pour déjeuner aux caves de la Maréchale. Venez comme vous êtes, vous êtes si charmante au naturel.

Une chance, j’étais en congé, je me maquillais, je choisis avec soin mes dessous, enfilais une robe légère. J’hésitais sur les chaussures, la veste avec la broche qui convenait et je filais car j’allais être en retard.

Il m’attendait et me dit d’une voix glaciale :

Margaux, que vous avais-je demandé ? D’être naturelle ! Vous ne viendrez à ma table que lorsque vous aurez retiré ce maquillage et fait disparaître cette broche ridicule et votre bague.

Je tentais d’expliquer que la broche venait de ma grand-mère et que j’y tenais beaucoup.

Margaux, je ne vous le demanderai pas deux fois, vous mériteriez d’avoir la fessée, vous ne discutez pas, vous obéissez.

Le ton était sans appel. Vaincue, je fis ce qu’il m’avait demandé.

A peine assise devant lui, j’avais le sentiment d’être nue.

Le début du repas se déroula normalement. J’appréciais les mets délicats qu’Il avait commandés pour moi. Rapidement la conversation prit une tournure personnelle. Il m’interrogea sur mon parcours, mes goûts musicaux. Il se livra quelque peu, m’indiquant qu’Il était marié et qu’Il avait une fille de quatorze ans. Il me montra même une photographie d’eux réunis. Sa fille était son portrait craché hormis la couleur de cheveux. Sa femme était superbe. En la regardant, je ressentais à la fois une admiration jalouse devant sa beauté et une envie folle de la détrôner dans le cœur de son mari.

Au détour de la conversation, il me précisa qu’Il conservait dans le coffre de sa voiture l’équipement de sa fille de quatorze ans qui faisait de l’équitation. Sur le moment, je ne fis pas attention à ce détail. Plus tard je compris ma douleur.

Puis brutalement il me déclara d’une voix suffisamment forte pour être entendue de nos voisins :

Vous savez ? J’ai pris beaucoup de plaisir à vous enculer et je suis certain que vous aimeriez que je recommence.

Je ne savais plus ou me mettre.

Ne rougissez pas, Margaux, souvenez-vous comment vous gémissiez à ce moment. Vous ne pouvez pas nier l’évidence, vous étiez excitée comme une jeune pucelle !

Il continua, sur le même ton, comme s’il prenait à témoin le couple voisin dont l’homme semblait tout à coup fort intéressé.

Non, ne me dites pas que c’était la première fois ? Ah tout s’explique, voilà pourquoi la voie était si étroite !

Si j’avais pu disparaître sur l’instant, je l’aurais fait, mais je tentais de rester droite, souriante alors que je me liquéfiais.

Je croisais le regard amusé de notre voisin de table et ne pus le supporter. Je fus submergée par la colère, sentiment qui ne pouvait éclater devant l’homme qui m’impressionnait tant. Je serrais donc les dents, les joues en feu et les yeux pleins de larmes. J’étais humiliée, et je me refermais. Alexandre reprit la parole doucement.

Vous êtes vexée, Margaux ?

Oui, monsieur. J’ai eu honte.

Il faudra vous débarrasser de la honte, elle n’aura rien à faire entre nous.

Une larme roula sur ma joue. Il l’essuya de son index, et le porta à ses lèvres pour goûter le liquide salé.

Vous êtes prête pour ce que je veux faire de vous aujourd’hui. Finissons ce dessert, je vous amène chez moi.

Dans la rue, il me tendit son bras, que je saisis avec reconnaissance. J’appréciais qu’il s’affiche ainsi avec moi dans notre ville. Il habitait tout près, dans un immeuble ancien. Dans l’entrée, il m’embrassa derrière la porte refermée, un bras ferme me plaquant contre lui, et une main empoignant mes fesses. Ses lèvres étaient douces, son parfum envoûtant, et je sentais son sexe contre mon ventre. Je me cambrais, renversais la tête en arrière, quêtant des baisers dans le cou et offrant ma gorge. Mais il me lâcha, recula d’un pas et tendit la main vers moi avec un laconique « votre culotte ». Son visage était impassible. Je restais immobile, le fixant, le souffle encore court. Allais-je obéir si facilement ? Je savais qu’il me prendrait comme à la noce, et je le voulais, mais étais-je pour cela son esclave ? Je le défiais du regard, sans bouger, en souriant à peine. Un regard de la plus grande insolence dont j’étais capable.

Mon cœur battait à tout rompre. L’instant était décisif. Allait-il entrer dans une grande colère, me saisissant par les cheveux et me traînant au sol ? Avais-je envie de provoquer, justement, cette colère ? J’observais chaque frémissement de sa peau.

Il ne montra aucun signe d’agacement, et me sourit en m’indiquant de le précéder dans l’escalier en bois, non sans me préciser qu’il faisait exception au bon usage car il désirait voir mon cul.

Je montais, décontenancée. Ma désobéissance n’avait obtenu aucun effet. A moins qu’il ne réserve sa colère pour plus tard ? J’entrais chez lui, fort gênée, espérant la proximité du sexe et des jouissances pour me détendre.

Il fut exquis. Déposa mon manteau sur un fauteuil, m’en désignant un autre pour m’asseoir. Il prit le temps de préparer un thé à l’anglaise, noir et amer, servi avec du lait. Je parlais peu, et sentais la fraîcheur de ma culotte mouillée sur mes lèvres gonflées de désir. Je regrettais de ne pas la lui avoir donnée. Si je l’avais fait, il me prendrait peut-être à cet instant.

Alexandre menait une agréable conversation mondaine à laquelle je répondais distraitement. Je voulais qu’il me baise, pourquoi ne me baisait-il pas ? J’étais venue au restaurant, j’avais retiré mon maquillage et mes bijoux, j’avais pris son bras et cédé à ses baisers, et maintenant j’étais chez lui, brûlante, humide et avide.

Je décidais d’agir.

Pourquoi ne me baisez-vous pas ?

Je vous baiserai, je vous baiserai tant que vous serez épuisée de jouir. Mais pas aujourd’hui.

Parce que je ne vous ai pas donné ma culotte ?

Oui, ma chère. Vous apprendrez l’obéissance, et c’est votre première leçon.

Je rougis violemment et murmurais :

J’ai besoin de jouir, Monsieur, j’ai trop envie de vous.

Eh bien je vous en prie.

Il s’installa face à moi et m’ordonna de ne pas le quitter des yeux.

Posez vos jambes sur les accoudoirs du fauteuil. Avancez votre bassin vers moi. Relevez votre robe, que je voie enfin cette culotte.

J’étais dans une position tout à fait indécente. J’eus à nouveau honte, et envie de poursuivre. Pourquoi ne se levait-il pas pour fouiller mon sexe et prendre mes seins ? Mon souffle s’écourtait entre mes lèvres entrouvertes, je ne quittais pas son regard limpide.

Vous êtes très mouillée, Camille. Je vous félicite, vous êtes prometteuse. Ouvrez les boutons de votre robe et montrez-moi vos seins. C’est la dernière fois que vous portez un soutien-gorge en ma présence, avez-vous bien compris ?

Je hochais lentement la tête.

Je vous ai posé une question et n’ai pas entendu de réponse. Ne détournez pas le regard et répondez de façon intelligible : avez-tu bien compris, Margaux ?

Oui, monsieur.

Qu’avez-vous compris ?

Je ne porterai plus jamais de soutien-gorge en votre présence.

C’est très bien. Sortez tes seins de cet accessoire inutile, maintenant, que je vois vos tétons dressés. »

Il m’ordonna ensuite d’écarter le tissu mouillé collé sur mon sexe gluant, et d’essuyer mes lèvres avec mes doigts. Je massais mon clitoris au passage, mon petit érectile hurlait de désir, mais Alexandre stoppa immédiatement mon geste et je compris que je devais attendre son autorisation pour jouir. J’avais envie de fermer les yeux pour m’abandonner au plaisir mais j’obéissais et regardais mon maître. A cet instant j’avais besoin d’orgasme comme de respirer, et ma jouissance était suspendue à la voix de cet homme.

Essuyez votre chatte avec vos doigts et goûtez votre cyprine. Quel goût avez-vous ?

Je suis salée, monsieur. Je crois. J’ai du mal à définir ce goût.

Vous apprendrez. Quand je vous demanderai de vous goûter vous devrez le faire et me répondre mieux que cela désormais.

Oui, monsieur.

Pénétrez-vous avec deux doigts de votre main droite et ne bougez pas.

S’il vous plaît, touchez-moi.

Pas aujourd’hui. Mouillez abondamment votre index gauche de salive et introduisez-le dans votre cul. Prenez appui avec vos jambes sur les accoudoirs pour relever votre bassin, je veux voir votre petit trou s’ouvrir.

Baisez-moi !

Cessez de supplier et asseyez-vous sur votre doigt en l’enfonçant au plus profond possible. Et maintenant jouissez. Tout de suite. »

Ces trois derniers mots étaient inutiles. En un instant je fus secouée du plus violent orgasme jamais ressenti. Je lui appartenais. 

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Retrouvez les autres histoires de Camille Sorel :

https://blog.meshistoiresporno.com/author/camille-sorel/

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  1. Pennylane le à
    Pennylane

    J’aime beaucoup votre style , son efficacité et sa sobriété.

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