SOS taxi coquin

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Frederic Gabriel


MILFvieux et jeune


SOS TAXI COQUIN

Cela faisait quatre heures que j’étais dans le bureau quand le portable s’est mis à sonner. Pour tout vous avouer, je n’avais pas le moins du monde envisagé qu’il puisse sonner. Bien sûr, c’était le premier de l’an, bien sûr, le pays tout entier s’était alcoolisé la veille, mais c’était la deuxième année que je faisais la permanence, et jusqu’à ce moment, chaque fois que j’avais été présente, le téléphone était resté désespérément muet.

J’avais prévu une soirée plutôt paisible. Arrivée à 21 heures, volontaire pour cette mission, j’avais amené de quoi lire, c’était ma passion, plusieurs bouquins, et je m’étais préparé une gamelle spéciale pour manger, du foie gras, un petit plat à réchauffer au micro ondes, dinde au champagne et morilles, et un gâteau au chocolat.

J’avais rejoint L’Association pour la Prévention de l’Alcoolisme chez les Jeunes et Moins Jeunes, l’APAJMJ il y avait trois ans de cela. Maman d’un garçon de 17 ans, qui était aujourd’hui à 300 kilomètres de moi, en fac, j’avais été traumatisée par un accident qui avait failli lui coûter la vie. Je le laissais sortir bien sûr, comment aurais-je pu faire autrement, tout en me faisant du souci pour lui. Mais il était, pour autant que je sache, sobre.

Ses amis et lui étaient sortis d’une des boites de nuit des environs à trois heures du matin. C’était lui qui avait pris le volant. Il n’avait pas bu de toute la soirée, pour pouvoir ramener les autres. Trois derrière, un devant. Celui qui occupait la place du mort s’était endormi, totalement ivre.

Ç’avait été à un tiers du trajet à peu près qu’il s’était réveillé, et qu’il s’était accroché à mon fils. Sans doute un cauchemar, il n’était pas réveillé. Mon enfant avait perdu le contrôle, et était parti dans le fossé de la route départementale sur laquelle il conduisait.

Par chance, malgré la chute, il n’y avait pas eu de blessé grave. Juste des contusions, et un bref séjour à l’hôpital.

Quelques jours plus tard, je lisais sur le journal un article sur l’APAJMJ, association qui se rendait en milieu scolaire pour avertir les jeunes des fléaux de l’alcool, et organisait des permanences pour aller récupérer ceux qui étaient alcoolisés, pas en état de conduire et devaient rentrer chez eux.

Cela faisait maintenant quatre ans que j’étais active au sein de l’association, utilisant mon temps libre pour venir parler aux jeunes. L’idée des permanences me plaisait moins, mais il y avait pas mal de turn-over chez les bénévoles, j’avais donc fini par m’y coller.

Ça m’occupait, et j’avais l’impression de me rendre utile. Deux bonnes raisons d’agir depuis que je me retrouvais seule à la maison. On avait divorcé huit ans plus tôt, mon mari et moi, quand nous nous étions rendus compte que la belle entente qui présidait à notre relation s’était effacée au profit d’une quasi indifférence. Mon fils était parti depuis deux ans. Je me retrouvais seule. Ça ne me traumatisait pas outre mesure. On dit souvent qu’il vaut mieux être seul que mal accompagné, et c’était ma philosophie. J’étais tranquille chez moi. Là où j’avais des manques c’était concernant le sexe. Je n’avais jamais été une de ces bégueules qui vont dire que le sexe c’est sale, et que ça n’apporte aucun plaisir. J’aimais vraiment ça, et, au début, j’avais eu du mal à m’en passer. Puis j’avais découvert qu’il existait des pis aller. Dire qu’avant la quarantaine dépassée, je ne m’étais jamais masturbée. Et que certain considéraient ça comme une pratique mineure… Si je m’étais un peu calmée, dans un premier temps, je me caressais huit fois par jour.

La première fois, ça avait été un peu par hasard… J’avais la vulve en feu, un réel manque, de sexe, et je m’étais grattée, sans imaginer que j’allais pouvoir en tirer du plaisir. J’avais été surprise que ça puisse être aussi fort, et je m’étais caressée jusqu’à un orgasme qui m’avait déstabilisée par sa force. Dans les jours qui avaient suivi, étonnée que le sexe seul puisse être aussi fort, je m’étais abondamment caressée, multipliant les manières de faire et éprouvant des orgasmes aussi intenses que variés. Avec le temps, ça s’était un peu calmé. Du moins jusqu’au jour où, par curiosité, je m’étais aventurée dans un sex-shop. Je m’étais promenée dans les rayons sans idée préconçue jusqu’à ce que je tombe devant le rayon où des godes de toutes formes et de toutes couleurs attendaient d’être achetés… J’avais su, alors qu’un long frisson me parcourait, que c’était pour moi… J’avais opté pour un gros gode vert, qui représentait un sexe épais et court. Je l’avais essayé dès que j’avais été de retour chez moi, folle d’excitation, ayant largement eu le temps de mouiller. J’avais accueilli le sexe de plastique en moi avec une ineffable satisfaction. Je m’étais rendue compte que j’avais besoin d’être remplie, et qu’on pouvait être rempli par autre chose qu’une queue de chair, et en éprouver de la satisfaction. Dès lors je m’étais mise à acheter des godes… Une multiplicité de modèles pour une multiplicité de sensations, dont, allongée sur mon lit, je ne me lassais pas…

Aujourd’hui, je pouvais le dire, je n’avais plus réellement besoin d’hommes. J’avais embrassé une variété de plaisirs qui les remplaçaient et me remplissaient aisément.

Il était un peu plus de minuit quand le téléphone a sonné.

Bonjour.

La voix a rempli le silence des lieux. J’ai eu l’impression étrange d’être enfin reliée au monde, après en avoir été coupée pendant plus de cinq heures.

Je voudrais que vous veniez me chercher. J’ai bu, et je ne pense pas être en mesure de rentrer seul.

Pourtant, j’ai objecté, à vous entendre, on ne penserait pas que vous avez trop bu.

Croyez-moi, je le sais bien que j’ai trop bu. C’est pour ça que je vous appelle.

Dans ce cas… Je vous récupère où ?

Je suis juste devant le 747…

Le 747… Située à la sortie sud de la ville, c’était une des plus grosses boites de la ville…

J’ai une Duster rouge, je lui ai précisé.

Et moi je suis blond et je mesure un mètre quatre-vingt-cinq. En plus je suis pour l’instant le seul dehors, alors on devrait arriver à se reconnaître.

J’ai raccroché et je me suis levée. J’ai fourré le téléphone dans mon sac à main. J’avais pensé qu’il ne se passerait rien, cette nuit comme les autres. Mais ça n’était pas plus mal, ça me ferait un changement…

Je me suis examinée dans la grande glace murale. A 44 ans, j’étais encore désirable, j’en faisais largement l’expérience. Il n’y avait pas que les regards des hommes dans la rue. J’avais très souvent des demandes, des propositions très directes. Des collègues, des malades… Je déclinais tout. Me suffisant à moi-même. Sans doute que le fait d’avoir toujours voulu garder la forme en faisant beaucoup de sport, de soigner mon apparence, de rester féminine et d’aimer être sexy y était pour quelque chose.

Ma dernière aventure avait eu lieu dans le bus la semaine dernière. Il était bondé au moment où je l’avais pris et j’étais restée debout, me tenant à une rampe, le temps du trajet.

On sent toujours les regards sur soi, quand on est une femme, et surtout ce qu’ils peuvent signifier. Debout au milieu du bus, j’avais face à moi des regards masculins sans équivoque, entre admiration et désir. Je me suis demandé ce qui se passait derrière moi.

Ça a été juste avant de descendre que j’ai senti quelque chose de chaud sur le tissu de ma jupe courte, au niveau des fesses, et sur le nylon qui gainait mes jambes. Une fois descendue, Je me suis examinée dans la vitrine, mon dos face à la glace, en tournant la tête, pour constater que ma jupe et mes jambes étaient maculées de sperme. Le type avait eu une éjaculation copieuse. Certaines femmes auraient été horrifiées, dégoûtées. Moi au contraire, ça m’avait troublée… Pour moi, c’était vraiment un honneur qu’à 44 ans, des hommes puissent avoir encore envie de moi.

J’ai fermé le local et je suis partie vers mon véhicule, les talons aiguille de mes cuissardes tapant sur le macadam. Pour le jour de l’an, même si pas grand monde ne devait en profiter, je m’étais faite belle, avec une robe de soirée que j’étrennais, qui m’allait aussi bien que quand je l’avais essayée, collant à mon corps aux formes généreuses, et donc ces cuissardes que j’avais déjà portées, et que j’affectionnais car elles me procuraient une sensation forte, elles me gainaient et m’enveloppaient et j’adorais ça. C’était on ne peut plus érotique.

Il m’a fallu un quart d’heure pour quitter le centre ville et me rendre jusqu’au 747. La nuit avait une densité particulière, celle d’une année qui se terminait et d’une autre qui commençait.

Le 747 était situé sur un terre-plein à la sortie de la ville d’où on pouvait voir la totalité de celle-ci qui était en face, sur un promontoire. En partie noyée dans la brume, éclairée par les lumières de tous ses foyers où l’on célébrait la nouvelle année, elle était tout simplement belle.

Il attendait, debout au milieu du parking désert, en tirant sur une cigarette. Je ne risquais pas de le louper, car il était seul. Dedans, on entendait la musique, poussée à l’extrême, étouffée en partie par les murs insonorisés.

J’ai ralenti et je me suis garée. J’avais pensé à un adolescent, or le jeune homme qui se tenait devant moi avait bien 22, 23 ans… Ce qui me surprenait le plus, c’était que rien dans son attitude, ni dans son expression ne pouvait laisser penser qu’il était ivre… Le corps a des réactions, bien sûr incontrôlables, qui font vite comprendre que la personne en face n’est pas ou n’a pas été sobre. Et là, rien de tel.

Je me suis approchée.

Bonsoir, c’est bien vous qui m’avez appelée ?

C’est moi, oui.

Son regard a glissé sur moi, en m’enveloppant. Ce n’était pas le regard d’un homme ivre. Ça s’approchait plutôt des regards que les hommes posaient d’habitude sur moi, mais avec une nuance différente.

Je voudrais que vous me rameniez chez moi. J’habite à N…

N… 40 kilomètres de là… Ça faisait une traite…Mais je n’allais pas me défausser maintenant… Je pourrais peut-être sauver une vie…

Montez et attachez-vous.

Docile, il s’est installé à côté de moi… Généralement, d’après les registres que j’avais consultés, par curiosité, les personnes demandant à être raccompagnées étaient dans un rayon de dix kilomètres… Mais après tout… Je pouvais aussi aller plus loin.

On a quitté la zone urbaine pour s’engager dans là nuit. Ici, c’était un département rural, et hormis les villes moyennes, réparties sur le département, il y avait de petits villages, et entre, des zones de culture ou d’une nature soit entretenue, soit laissée à l’abandon. Rouler de nuit, c’était se déplacer dans un autre monde, où le silence et l’obscurité régnaient en maître, et où on avait le sentiment d’être seul au monde, coupé du monde des vivants. Il n’y avait que lui et moi, et on aurait pu continuer comme cela pour l’éternité.

J’avais un œil sur la route, ruban d’asphalte de qualité variable selon les endroits. Je roulais à vitesse régulière. Nous traversions de petits bourgs où les gens célébraient à leur manière le passage à la nouvelle année.

Mon autre œil était posé sur lui. Calme, il regardait devant lui.

Tu n’es pas plus ivre que je le suis… N’est-ce pas ?

Il s’est tourné vers moi et m’a souri.

Non, c’est vrai.

Tu vas quand même à N…  ?

C’est là que j’habite.

Je connaissais bien toutes les routes autour de R… Mon métier d’infirmière me conduisait sur tous ces petits chemins, dans des fermes où des personnes âgées avaient besoin qu’on les soigne. J’ai ralenti. Je savais qu’un peu plus loin il y avait, juste avant un carrefour, un parking, en fait un ancien bout de départementale. Je me suis garée, et j’ai coupé le moteur avant de me tourner vers lui.

J’aimerais en savoir plus.

Vous ne vous en souvenez pas ?

De quoi ?

La première fois où nous nous sommes vus.

Parce que nous nous sommes déjà rencontrés ?

Je l’ai regardé, réellement surprise. Nous nous étions déjà rencontrés… Le pire c’était qu’effectivement son visage me disait quelque chose, mais je ne voyais pas bien quoi. Et j’avais même la certitude que nous nous étions rencontrés plusieurs fois, et pas qu’une seule. Des images remontaient, mais elles étaient floues.

Je vais vous rafraîchir la mémoire. La toute première fois, c’était il y a quatre ans de cela. Vous êtes venue parler dans l’établissement où j’étais alors. Dans la salle, il devait y avoir près de trois cent personnes… C’était au Centre R… G… Ça vous dit quelque chose ?

Bien évidemment, ça me disait quelque chose… Comment oublier ce moment ? Ça avait été ma première intervention, et quand j’étais arrivée, il y avait eu un moment où j’avais failli partir. Je ne tenais pas à être ici. Je m’étais finalement posée dans l’amphithéâtre, après avoir été accueillie par le chef d’établissement. Il s’était rempli petit à petit, jeunes et adultes, et j’avais soudainement cessé d’avoir peur. Je n’avais d’ailleurs plus jamais eu peur depuis. J’avais commencé à parler, et le miracle s’était produit, miracle que je n’avais pas osé espérer. Je m’étais sentie à l’aise, et tout le monde m’avait écouté.

Et il avait été là… Je ne l’avais pas remarqué… Comment cela aurait-il été possible, alors qu’il y avait autant de monde.

Vous êtes revenue chaque année faire de la prévention… A chaque fois, j’étais là… Toujours volontaire pour vous revoir… Je ne me suis d’ailleurs pas limité à cela. Chaque fois que vous avez fait une intervention en ville, ou ailleurs, j’étais là.

Dois-je considérer cela comme du harcèlement ? j’ai demandé.

Je ne vous ai jamais importuné. Je me suis contenté de vous poser quelques questions.

Il y a eu un moment de silence, avant que je ne lui dise :

Tu sais le complexe d’Œdipe, normalement, il y a un âge où ça doit disparaître. Tu as quel âge ?

22 ans en Novembre.

Il faudrait peut-être que tu passes à autre chose.

Un souvenir est remonté. Il y avait eu un moment, dans mon existence, où j’accompagnais mes séances de sexe solitaire de visionnement de sites pornos. A vrai dire, un soir, j’avais surpris mon fils se masturbant sur son lit, sa main allant et venant sur sa queue en pleine érection, avec devant lui un ordinateur à l’écran de 17 pouces. J‘allais lui amener du linge que j’avais repassé dans sa chambre, je m’étais évidemment interrompue, le linge sur les bras, regardant par la porte entrouverte les images. On avait d’abord vu une fille blonde empalée sur le sexe d’un homme sur les cuisses duquel elle était assise. L’homme lui-même était installé sur une volée de marches, et, la tenant par la taille, il faisait monter et descendre la blonde sur le sexe long et épais qui rentrait et sortait de ses chairs. La fille ne portait qu’un soutien-gorge rouge, et des cuissardes noires, le ventre nu. Soit c’était une très bonne comédienne soit elle éprouvait du plaisir à se faire fouiller ainsi. Elle avait fini par sortir la queue, dilatée à l’extrême de son ventre, la plaquant contre celui-ci. Le sperme avait jailli du méat en traits copieux et fournis qui avaient arrosé le ventre de la fille. Ça n’était pas suffisant pour que mon fils, lui, jouisse, alors il avait basculé sur une autre bande porno, qu’il avait regardée en se masturbant jusqu’à jouir, crachant lui aussi une quantité importante de sperme. Dans le second film, une brune d’âge mur, au corps charnu, était aux prises avec deux hommes, et tous les trois avaient une envie identique d’avoir des rapports sexuels. Elle finissait sur un canapé, avec en dessous d’elle, un homme dont la queue était enfoncée aux trois-quarts dans son anus. L’autre homme était debout sur le canapé, et lui offrait une queue bien dilatée sur laquelle elle faisait aller et venir sa bouche avec avidité. Elle avait la jupe roulée à la taille, et la culotte dans l’aine, laissant voir un sexe qui, sous l’œil de la caméra, se dilatait et palpitait, béant jusqu’à laisser voir ses intérieurs roses. L’homme qui occupait sa bouche avait fini par venir planter son sexe dans son vagin… J’avais fourré ma main dans ma culotte, inondée par mes jus, et je m’étais caressée, surexcitée par ce que je voyais. Je n’avais jamais pensé avant que le porno puisse être source d’excitation. Pour moi c’était juste pour les hommes. Je venais de me rendre compte que je me trompais… J’avais explosé en regardant les deux sexes bouger alternativement et le visage de la brune d’âge mûr qui, cette fois j’en étais sûre exprimait une infinie jouissance, au moment où la queue de mon fils, dilatée, crachait du sperme en quantité.

J’avais passé des semaines à mater du porno, allant d’onglet en onglet. Toutes les catégories me fascinaient et me troublaient, et je me masturbais en regardant deux lesbiennes ensemble, une fille sucer un homme, du fétichisme… Mais je revenais souvent à la scène fondatrice, celle qui m’avait marquée, cette fille d’âge mûr, que je trouvais désirable pour une infinité de raisons. J’aimais autant leur corps que leur manière de penser. Ces femmes de quarante ans étaient à mes yeux plus désirables que celles de vingt ans. J’appréciais la manière dont leur corps était plus épanoui, plus charnu, avec des seins gonflés, des fesses pleines, des hanches larges, des cuisses charnues, et un gros paquet de lèvres sortant de leur sexe, comme si l’âge les avait hypertrophiées. Mais ce que j’appréciais aussi et surtout, c’est qu’elles aimaient vraiment le sexe, et qu’elles avaient une expérience qui faisait qu’elles avaient tenté pas mal de choses, que cette expérience était un tremplin pour leur imagination, et qu’elles avaient vraiment beaucoup d’idées. Ce qu’elles tentaient, pas une fille de vingt ans ne l’aurait imaginé.

J’avais joui cent fois en les regardant faire l’amour. J’aurais aimé être à leur place, mais aussi être leur partenaire, venir sur leur bouche, sur leur corps, sur leur sexe.

En Français on parlait de femmes mures, mais les jeunes aimaient utiliser le terme Américain de MILF… Mothers I like fucking…

Je rentrais parfaitement dans la catégorie, mais je ne m’étais jamais vu comme une MILF… J’ai failli, l’espace d’un instant lui dire :

Tu me vois comme une MILF ?

Mais ça l’aurait sans doute déstabilisé. Et je n’étais pas sûre de vouloir le déstabiliser.

Je crois que tu fais fausse route… Il y a des centaines de filles de ton âge qui te conviendraient mieux que moi. Elles sont jeunes, et belles… Moi j’ai déjà bien vécu, je ne suis pas de la première fraîcheur.

Cela fait quatre ans que je vous convoite… Je ne laisserai pas tomber… Pas maintenant. Il y a toujours des obstacles, mais quand on aime on fait fi des obstacles.

J’ai bien aimé qu’il utilise l’expression ‘faire fi’… Finalement, il était décalé, par rapport à son âge… C’était peut-être bon signe.

Entre lui et moi, il y avait un mur de glace, quelque chose qui nous séparait de manière rédhibitoire, mais ce mur de glace, de manière surprenante, s’est mis à fondre, et j’ai compris que tout ce que je pouvais avoir comme certitudes disparaissait. Peu importaient nos différences d’âge si on parvenait à s’entendre. Je lui plaisais énormément.

Ce qui a vraiment mis le feu aux poudres, ça a été qu’il mette ma main sur ma cuisse. Un instant, elle n’y était pas, le moment d’après elle était posée là, sur ma cuisse gainée du nylon, dévoilée parce que ma robe avait remonté quand je m’étais installée dans la voiture.

Je ne pensais pas que j’aurais une sensation aussi forte… De sa main, la chaleur a, en quelques secondes, envahi tout mon corps. Une chaleur issue de l’enfer… Alors que mon sexe s’ouvrait, et se remplissait d’humidité, pour contrecarrer le feu qui régissait le reste de mon corps.

S’il avait voulu me convaincre, il n’aurait pas pu faire mieux. Mes choix, si assurés, de rester seule, d’être totalement autonome dans mon plaisir ont fondu comme neige au soleil. C’était bien aussi avec un partenaire, qu’il soit homme ou femme. Les mois d’abstinence sont remontés, et je les ai pris en pleine figure. J’ai tendu la main vers son pantalon, et j’en ai extrait sa queue. Pas de doute, à en juger par son érection, il me désirait. Son sexe se dressait, long et épais.

Je ne sais pas si c’est une bonne idée que quelque chose se passe entre nous, mais on peut au moins profiter d’un bref moment, cette nuit. Ça nous fera une nuit de Saint-Sylvestre que nous n’oublierons pas.

C’était enclenché. J’avais terriblement envie de sexe, avec lui, après ce mois durant lesquels j’avais cru pouvoir me passer du corps d’une autre personne. Mais la vie n’est pas faite ainsi, et nous avons tous besoin d’un complément.

Je l’ai caressé doucement. Sa queue, sous mes doigts, était chaude et ferme, et elle s’épaississait. Il y avait sur son visage une félicité qui allait bien au-delà de celle que lui procurait ma caresse. Il avait rêvé qu’on se rapproche lui et moi des années durant, et enfin son rêve se réalisait. Même si ce n’était que pour cette fois, et pour quelques brèves minutes, ce serait bien. Je le pensais aussi, même si je me disais que rien de solide ne pouvait s’établir entre lui et moi.

Je me suis penchée sur lui pour le caresser de ma bouche. Si ce devait être cette fois, et cette fois uniquement, que ce soit bien. Je l’ai gainé de ma bouche, et je me suis mise à aller et venir sur lui. Son sexe, d’abord sec, s’est mis à couler, et la saveur amère de son liquide pré-séminal a rempli ma bouche et mon gosier. Je l’ai finalement lâché, pour venir tourner sur lui de ma langue, jusqu’à faire tourner celle-ci sur ses couilles. Il a lâché un trait de sperme, la semence jaillissant dans ses airs et venant se coller dans mes cheveux.

Garde le contrôle, je lui ai dit, ça durera plus longtemps.

J’ai tellement rêvé de ce moment.

Ce n’est pas forcément commode de faire l’amour dans une voiture mais quand on éprouve du désir, tout est possible.

Tu as ce qu’il faut, je lui ai demandé ?

Il a souri, d’un sourire tranquille, et il a extirpé de la poche de son jean un préservatif emballé dans du papier d’alu, qu’il a déchiré.

Je vais la mettre sur ta queue…

J’y comptais bien.

J’ai attrapé le latex luisant, et je l’ai fait glisser sur son sexe en pleine érection, le roulant jusqu’à la racine de sa queue puis dégageant un réservoir pour accueillir le sperme qui allait jaillir. Ensuite, je me suis retroussée, j’ai descendu mon slip à ma cheville, dégageant une jambe, et je suis venue au-dessus de lui. Il m’a attrapée par les hanches. J’ai pris sa queue au creux de ma main, et je l’ai guidée vers mon sexe. Nos parties intimes se sont rapprochées jusqu’à se toucher, dans un contact électrique. Sa queue a un instant ripé, partant dans mon aine, mais je l’ai rattrapée et je l’ai glissée en moi. Je me suis laissée descendre. Il me retenait, et il m’a retenue jusqu’à ce que son gros gland dilaté tape contre mon utérus. Non, c’était certain, rien ne pouvait remplacer ça.

De ses hanches, ses mains ont glissé à mes fesses pour les prendre à pleines mains. Il a continué à me faire monter et descendre.

Je vais tout te donner, comme ça, tu te souviendras de ce moment !

Il se demandait certainement ce que pouvait signifier de ‘tout’. Il l’a compris quelques instants plus tard quand j’ai arraché sa queue de mon vagin, avec bruit humide. Le plastique ruisselait de mes liquides intimes. J’avais encore quelques années avant ma ménopause, et la possibilité de mouiller encore abondamment, comme je l’avais toujours fait depuis ma prime jeunesse. J’ai attrapé sa queue, et, il en a été surpris, je l’ai faite glisser le long de ma chair, remontant de quelques centimètres jusqu’à mes plissements anaux. J’ai posé son gland contre et je me suis laissée glisser, jusqu’à être totalement emmanchée. Son sexe me remplissait bien, plus que par la chatte. Son visage, à quelques centimètres du mien, je lisais les émotions qui le traversaient, un mélange de surprise, de bonheur et de plaisir. Aucun gode, je m’en rendais compte maintenant, ne pouvait remplacer la sensation d’une vraie queue, une queue de chair, dure et chaude. J’affectionnais particulièrement de me faire sodomiser, ainsi, je me trouvais réellement remplie, la queue m’habitant réellement…

Il m’a faite monter et descendre sur son sexe dilaté. J’étais surprise d’éprouver autant de plaisir. Comme une renaissance. Je préférais ne pas calculer de manière précise depuis combien de temps je n’avais pas eu de partenaire masculin. Sa queue forait dans mes chairs, me donnant l’impression d’être de plus en plus épaisse, et de s’enfoncer de plus en plus loin en moi. J’ai amené mes doigts sur mon clitoris. Je l’ai trouvé sorti de sa gaine, épais, gonflé, plus sans doute que quand je me caressais, aux prises avec mes fantasmes. J’ai appuyé dessus. Il était très sensible. Quelque chose s’est formé en moi, une boule de plaisir qui a grandi en moi, devenant plus puissante avant d’enfin exploser en moi. J’ai joui, enchaînant plusieurs orgasmes, aussi fulgurants que puissants… Une pensée m’a traversé entre deux orgasmes, que j’étais devenue moi aussi une MILF, susceptible d’être la vedette d’une de ces bandes pornos… Une MILF au corps épanoui, obsédée par le sexe, qui se tapait un petit jeune…

Il s’efforçait de maîtriser sa jouissance, mais bientôt le sperme est sorti à grands traits. Le préservatif empêchait que sa semence tape réellement contre mes muqueuses, mais la sensation a été tellement forte que ça n’a pas changé grand-chose. Un dernier orgasme m’a traversée, fulgurant.

C’est après, une fois que nous nous sommes désenchevêtrés et que nous avons repris nos esprits que je lui ai dit :

Ça restera un moment unique. Pas forcément un moment d’égarement, mais on est le jour de l’an, et, tout le monde marque cette mort d’une année, et la naissance d’une autre en faisant quelque chose d’exceptionnel. J’avais envie de toi, depuis bien moins longtemps que toi sans doute. J’espère t’avoir donné du plaisir. Ça te fera un beau souvenir. Mais tu verras, bientôt, tu rencontreras une femme plus jeune, avec qui tu pourras passer toute ta vie, et pas seulement quelques années, J’aurai été un moment de ton existence, quelque chose que tu n’oublieras pas. Moi non plus.

J’étais gênée de représenter, c’était une évidence, plus pour lui qu’un coup d’un soir. Qu’il éprouve pour moi un mélange de fascination et de passion. Il tenait à moi, c’était évident, son expression et son silence me l’ont dit clairement dans les minutes qui ont suivi, alors que je le ramenais chez lui. On était au milieu de la nuit. Les gens étaient à présent couchés, lumières éteintes. Un monde était mort, qui se réveillerait au milieu de la matinée.

Il m’a indiqué où il habitait, une grande maison avec une belle véranda à la sortie de la ville. Je l’ai déposé devant. Il est descendu de la voiture et s’est éloigné sans dire un mot, sans même se retourner.

Je l’ai regardé rentrer chez lui. Il avait un trousseau de clefs. Il a refermé la porte. C’était fini. Moi aussi j’aurais un bon souvenir. Mais pourquoi avais-je un tel pincement au cœur ?

C’est dans les jours qui ont suivi que je me suis rendue compte de mon erreur. J’avais pensé et jugé avec les codes moraux qu’impose la société. Qu’importait si nous avions vingt ans de différence, si le courant passait entre nous. Nous avions été ensemble quasiment deux heures, et durant ces deux heures, même si nous ne nous connaissions pas bien, le courant était parfaitement passé entre nous. Au moins sur le plan sexuel. C’était déjà beaucoup, en tout cas beaucoup plus que dans certains couples.

Dans la vie, parfois, on prend certaines décisions en croyant bien faire, et ensuite, on s’en mord les doigts. C’était ce qui m’arrivait. Je ne pouvais pas, contrairement à ce que j’avais pu penser, rester éternellement seule. Rien, non rien ne remplaçait le contact d’un homme, son corps, sa bouche, sa queue. Et sa compagnie plus simplement. Il voulait de moi, pourquoi ne pas lui avoir proposé qu’on fasse au moins un essai ?

J’ai été tout simplement triste, en songeant à cette occasion que j’avais laissée passer. C’était vrai, ça aurait pu faire un beau cadeau de premier de l’an, pour lui comme pour moi. Mais on n’a pas souvent de deuxième chance.

Notre association se trouvait dans une grande bâtisse en centre ville, une ancienne demeure bourgeoise que la mairie avait rachetée alors qu’elle était abandonnée et en pleine décrépitude, et qu’elle avait réaménagée pour y accueillir, dans autant de cellules, des syndicats et des associations. J’aimais bien ce lieu, je le trouvais paisible.

J’y passais pas mal de temps, autant parce que je m’investissais que parce que cela me permettait d’oublier cette chance que j’avais laissée passer, et mes regrets. J’avais été seule. A présent, je me SENTAIS seule.

Le sol était un parquet qui craquait sous le moindre pas, de sorte qu’il était impossible de ne pas entendre quelqu’un approcher.

J’ai relevé les yeux. On recevait souvent des visites très variées. Des jeunes qui voulaient des conseils ou souhaitaient s’inscrire officiellement pour reconduire des gens chez eux, des institutionnels qui souhaitaient une intervention, des parents qui voulaient des informations ou de l’aide pour convaincre leurs enfants.

Je n’en ai pas cru mes yeux. Il était là, devant moi, semblable au jeune homme qui m’attendait sur le parking devant le 747, et en même temps différent. Avec le regard plein d’espoir, et en même temps une pointe de désespoir, à l’idée qu’une fois encore je ne veuille pas de lui.

Je ne peux pas me résigner, j’ai voulu tenter ma chance à nouveau.

Je me suis précipitée vers lui. J’avais une deuxième opportunité que je n’aurais même plus osé espérer. Cette fois, je ne le laisserais pas repartir.

Juste à côté du local de l’association, se trouvait une grande salle de réunion, dont j’avais la clef. Cet après-midi, elle était inoccupée. Je l’ai fait rentrer, en refermant derrière nous. La salle était vase, avec, au centre, un U de tables et de chaises.

Je portais ce jour-là un chandail rouge et un pantalon noir très moulant, l’un comme l’autre rendaient hommage à mes charmes. J’ai défait mon pantalon, l’ai tiré à mes genoux, puis j’ai fait suivre le même chemin à ma culotte. Je me suis pliée en deux, et j’ai tourné mon visage vers lui.

Viens, on va sceller notre relation. Ce soir, je te ramènerai à la maison. J’ai une grande maison, tu auras de la place. On va faire un essai, tout nous sépare, mais ça peut marcher entre nous.

Il a tiré un préservatif de son pantalon et il en a gainé son sexe en pleine érection. Je crois bien que je n’avais jamais autant eu envie d’être pénétrée, autant pour l’acte en lui-même que parce qu’il marquait un nouveau départ pour moi. En trois semaines, j’avais largement eu le temps de réfléchir, et j’en avais maintenant la certitude que ce qui pouvait nous rapprocher était plus fort que ce qui nous séparait.

Il m’a longuement fouillée, alternant les rythmes. Ça n’était que la deuxième fois, mais c’était déjà une certitude, il y avait entre nous une complicité sexuelle qui, à elle seule, suffisait à justifier qu’on fasse une tentative. Notre relation durerait-elle ? On verrait bien…

Il contourné ma taille et il est venu me pincer le clitoris. J’ai joui en même temps qu’il remplissait la capote d’un sperme copieux.

Il est resté avec moi jusqu’à ce que je termine ma permanence. Je l’ai ramené à la maison.

Une nouvelle aventure commençait. Pour combien de temps je n’en savais rien, mais pourquoi ne pas tenter ?

Ramener les gens alcoolisés chez eux, c’est avoir la satisfaction de leur sauver la vie.

Ma satisfaction avait été et allait bien au-delà.

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