Souvenir de Maison Close

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unbeautenebreux


poésiesoft


(elle)

Un bandeau sur les yeux pour seul habit, les fesses au bord d’une chaise,

les mains dans le dos, liées, j’attends.

Bruit de porte, de pas lourds, il s’approche.

Une main accroche mes cheveux, l’autre le menton.

L’index dessine mes lèvres, les entrouvre, explore ma bouche.

Bouche bée et souffle court, j’attends.

La main me tire, empale ma bouche sur son mât, dressé.

Il sent le savon, parfum de muguet.

Je suce, rapidement, consciencieusement, m’étouffe à moitié, persévère.

Son souffle se presse.

Crispé, il me redresse, me pousse en arrière contre la table.

Saisit mes genoux, les soulève, toujours sans un mot.

Juste son souffle sur mon épaule et ce parfum, entêtant.

Il entre d’une traite, sans pause, me retient par les épaules.

Je cale mes fesses de mon mieux. Ne pas glisser !

Il accélère. Sa chaleur diffuse à travers mon ventre.

Je l’accueille sans réserve.

Il me retourne, me plie en avant sans ménagement, menton sur la table.

Liée, tenue, bandée, je ne peux rien, rien que m’abandonner.

Etrange voyage où se mêle impuissance et jouissance.

Il voyage seul entre mes reins, dans son plaisir.

Explose soudain, sans préambule, m’inonde et se retire aussitôt.

Honteux ? Même pas !

Il m’attire à lui par les cheveux,

plonge une dernière fois dans ma bouche,

me donne le goût de son plaisir.

La porte se referme.

Au loin, une sonnette, un suivant probablement…

x x x x

(lui)

Elle, nue, prête, belle m’attend.

Fièrement posée, son regard  bandé.

Je m’approche, touche ses cheveux, ses lèvres savoureuses,

je les veux tout à moi, maintenant.

Sa bouche m’emballe, quelle fougue ! Merveille.

La posséder, la prendre, l’aimer ? Comment ?

M’enfoncer en elle profondément.

Elle vibre, jouet vivant.

Sous cette peau, pur sang.

J’aimerais l’atteindre, mais où ?

Souplesse fragile, elle ploie.

Elle est esclave, et maître.

Son abandon tisse mon plaisir, sans regard point de jugement.

Ma tête s’enflamme !

Jusqu’où mènera l’extase ?

Mille éclats, éclairs fugaces…

Un début, une fin, tout n’est rien une fois passé ce cap.

La vague efface sur le sable toutes traces d’amants fortuits.

Je pars, sans même un regard, ni une caresse.

Au loin, une sonnette, un suivant probablement…

 

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