Enfin seul ! Je vais pouvoir profiter de mon nouvel appartement sans avoir à supporter le brouhaha permanent des potes chargés de caisses et autres meubles qui n’ont cessé de m’interroger depuis ce matin pour savoir où ça se plaçait. Ils viennent tous de déguerpir après avoir éclusé les dernières bières et je ne suis pas fâché. Sympas mais fatigants, à force. Rendez-vous est pris pour la crémaillère. Pour ça on verra d’ici quelques semaines car j’avoue que ce changement de crèche un peu forcé me laisse un goût amer. Je n’ai guère l’esprit à faire la fête.

J’aurai dû m’en douter mais comme je ne suis pas du genre à fouiller dans son portable alors… Résultat, il y a une semaine, je me retrouve viré comme un malpropre ! Rien vu venir alors que, depuis deux mois, elle faisait des galipettes dans mon dos avec son connard de boss…Sa « meilleure » copine m’a appelé pour tout me raconter. Épilogue gag : serrure changée et mes affaires sur le palier avec un simple mot  en guise d’adieu : «  Nous deux c’est fini ». Le pire c’est qu’on ne s’était jamais engueulé. Faut croire que l’autre dispose d’arguments que je n’ai pas ! Heureusement, mon meilleur pote travaille dans l’immobilier. Aussitôt averti, il m’a bloqué ce deux pièces, petit mais sympa. Dernier étage avec un petit balcon. Une blinde pour ce qui est du loyer mais bon côté salaire je ne me plains pas donc ça va le faire. Reste à reprendre me marques comme célibataire…

Plutôt chouette cette météo pour une fin septembre. Au soleil, appuyé sur la rambarde du balcon, Je savoure la canette qui a miraculeusement échappé à la razzia et je fais un tour d’horizon. Rien de bien folichon mais au moins pas de vis-à-vis. Je pourrai me balader à poil si ça me chante ! Pas de voisin à gauche, mon logement fait l’angle du bâtiment mais, à droite, un plexiglas opaque fixé sur un muret me sépare du logement voisin. Enfin, quand je dis sépare c’est un peu exagéré car quand j’opère un glissement de ce côté, l’arrondi qui manque de hauteur ne masque plus vraiment le balcon voisin. Sans avoir à vraiment faire d’effort vu ma taille, j’y découvre un transat et une élégante table basse avec un roman ouvert juste à côté d’un mug encore fumant. Je n’ai pas le temps d’en lire le titre et encore moins de me reprocher ce manque de discrétion qu’une voix féminine m’interpelle :

– Alors, bien installé voisin ?

Surpris, je vois débouler près de la table sur le balcon une jeune femme complètement enroulée dans un paréo coloré. Une jolie frimousse avec un regard pétillant dans un carré de cheveux blonds assez courts. Pas très grande, plutôt menue, je sens son regard procéder à la même analyse même si, de sa position, elle en voit beaucoup moins que moi. Juste le temps de reprendre un peu d’assurance.

– Bonjour, excusez-moi pour le bazar, pas discrets mes déménageurs ! Je m’appelle Marc. Enchanté de faire votre connaissance.

– Moi c’est Elodie, ne vous inquiétez pas j’ai connu pire comme voisinage pour ce qui est du bruit. Et puis qui sait si vous n’allez pas me reprocher bientôt la même chose ? Désolée, mais il faut que je me sauve …une petite soirée entre amis qui devrait déchirer !

Pas même le temps de lui répondre que je la vois débarrasser la table après un petit signe de la main. A-t-elle fait exprès de mobiliser ses deux mains pour provoquer volontairement l’ouverture du paréo qu’elle maintenait jusque-là ou bien est-ce un simple accident ? Toujours est-il que je rentre dans mon appartement avec, bien imprimée sur ma rétine, l’image fugace d’une culotte rouge au bas d’un joli dos nu. Deux heures plus tard, assis sur mon canapé au milieu des cartons à moitié vides, j’essaie de me convaincre que ce tombé de paréo n’avait rien d’innocent. Mais bien plus tard, allongé sur mon lit, incapable de dormir, des pensées nettement moins agréables rendent tout effort pour m’endormir aussi inutile qu’illusoire. Je suis solide et d’un naturel optimiste mais impossible de ne pas chercher encore et encore la raison de mon échec sentimental. Qu’est-ce qu’elle attendait que je n’ai pas réussi à lui apporter ?

Perdu dans mes interrogations, j’entends le claquement d’une porte. Sûrement celle de l’appartement le plus proche, celui d’Élodie. Un coup œil à mon portable. 4 heures 45 ! C’est sûr que la soirée à dû être sympa. Je guette inconsciemment le moindre bruit depuis mon lit mais visiblement l’insonorisation est bonne et ma chambre est à l’opposé. Impossible de dormir dans mon état et je file dans la cuisine prendre un verre d’eau. Il fait super chaud et j’ouvre doucement la porte fenêtre pour boire au frais assis sur le balcon. Visiblement, ma voisine a eu la même idée. Je perçois indistinctement des bribes de conversation. De toute évidence, elle n’est pas seule. Ma première intention est de rentrer car, après mon exploit de la fin d’après-midi, j’ai l’impression de sombrer dans le voyeurisme et le tableau que je me fais est déjà assez noir. Mais certaines forces sont plus puissantes que la volonté la plus rationnelle et ce que je viens d’entendre à l’instant agit comme un aimant surpuissant.

De toute évidence, ma voisine en est à un tout autre stade que celui d’une aimable conversation autour d’un verre. Les gémissements étouffés que j’entends maintenant de plus en plus distinctement ne laissent planer aucun doute. Élodie s’envoie en l’air et j’avoue que ça m’excite terriblement. Sans bruit, je m’approche au plus près de la séparation. Avec mon ex, on a vécu pareille expérience dans une chambre d’hôtel lors d’un séjour à Cuba. Nos voisins s’en étaient donnés à cœur joie matin, midi et soir et on ne manquait rien de leurs ébats. On avait évidemment succombé à la contagion. Mais aujourd’hui ce qui me parvient est très différent. Une bien plus grande sensualité émane de ce que je perçois et puis maintenant chaque gémissement est précédé d’un bruit mat. Durant plusieurs minutes, à intervalles réguliers, je perçois ce son dont l’intensité semble croître par moment. Je reste paralysé incapable de me soustraire à cette mélodie sans que je parvienne pourtant à en comprendre l’origine. Je me laisse porter envoûté par la voix que je reconnais maintenant sans hésitation. L’orgasme vient de la terrasser et je n’ose plus bouger une oreille de peur de me faire démasquer. Ce n’est qu’après un long moment en ayant entendu de nouveau la porte de l’appartement d’Élodie se refermer que je m’autorise un retour silencieux dans ma chambre, assailli par des questions nettement moins existentielles ou centrées sur mon nombril. Un « one shot » ? Et puis il y ces bruits avant chaque gémissement que j’ai entendu de plus en plus distinctement avant qu’elle ne jouisse. Je suis dans un tel état d’excitation que j’explose comme un adolescent en repensant au dos nu de ma belle voisine et en imaginant la coquine dans les positions les plus folles.

Journée de boulot expédiée le lendemain, je rentre avec une idée derrière la tête et la bouteille de champ que j’ai achetée file se rafraîchir au frigo. On verra bien. Si je prends un râteau tant pis pour moi. Si c’est le cas, au moins les choses seront claires. Je guette plus ou moins consciemment ce bruit de porte désormais devenu familier tout en terminant de dispatcher les fonds de cartons qui encombrent encore mon salon. J’ai un peu de mal à patienter après l’avoir entendu. Lorsque je sonne à sa porte, bouteille en main, je n’en mène pas large ! Son franc sourire me rassure aussitôt et elle accepte volontiers de trinquer à mon arrivée. J’ai tout le loisir de l’observer pendant qu’elle récupère des verres et de quoi grignoter. Jolie mais pas le genre à en rajouter. Naturelle et spontanée en short et tee-shirt, je découvre une nana cool, indépendante, qui mine de rien me tire les vers du nez ! Une heure après mon arrivée, je me demande ce qu’elle ne connaît pas encore de ma vie antérieure. J’en sais un peu plus aussi sur elle et, surtout, plus je la regarde plus elle m’attire. Et moi qui pensais encore hier que ça allait être dur d’oublier l’autre. J’ai l’impression qu’elle apprécie aussi ma présence. Je n’ai aucune envie de partir alors que je m’attends à ce qu’elle m’y invite vu l’heure. Non, elle finit son troisième verre de champagne et un silence s’installe alors qu’elle vient d’allonger ses jambes sur la méridienne du canapé. Je n’ose plus rien dire. Et puis d’un coup, il y a cette question posée d’une voix douce, qui me paralyse littéralement.

– Tu m’as entendue cette nuit quand je suis rentrée ?

Mon hésitation à lui répondre sonne comme un aveu et je n’ai pas le temps de formuler une réponse acceptable qu’elle reprend aussitôt :

– Ne sois pas gêné ! Dis-moi plutôt si je t’ai dérangé.

Je reprends mes esprits tandis que deux yeux pétillants de malice me scrutent intensément.

– Non pas du tout. Je ne dormais pas et, avec la chaleur, fenêtre ouverte naturellement….

– As-tu essayé d’imaginer ce qui se passait chez moi ?

– Forcément…

– Et tu as réussi ? Enfin je veux dire pas seulement savoir que je baisais.

Je sens bien qu’elle m’entraîne sur une pente savonneuse. Je risque à tout moment la sortie de route si elle me considère comme un voyeur invétéré, mais tant pis je joue la carte de la sincérité.

– Franchement pas vraiment. J’ai pu entendre la montée de ton plaisir mais pas plus… Je suis sûr que maintenant tu me prends pour un pervers ! Sympa comme nouveau voisin !

– T’inquiète ! J’ai pas du tout cette impression et puis même, après tout je n’avais qu’à fermer la fenêtre. Non, au contraire, tous les mecs que je connais auraient sûrement menti. Pas toi. C’est bien. Reste que tu te poses toujours la question, non ?

– Quelle question ?

– Comment j’ai atteint l’orgasme cette nuit ? Allez, ose dire que tu t’en fous de savoir…

– Non, non, évidemment. Mais après tout ça ne me regarde pas, non ?

– Hum …Faut voir ! Je vais y réfléchir… Tu es joueur ?

– Tout dépend du jeu… pourquoi ?

– Tu verras…

Élodie s’est levée et, dans ses yeux, je lis une impertinence qui me plaît. Je vois qu’elle ne m’en dira pas plus ce soir et qu’il est temps que je regagne ma tanière On échange juste nos numéros de portable avant qu’elle ne m’embrasse sur la joue en se haussant sur la pointe des pieds.

– A bientôt, Marc…

Je reste comme un idiot sans même penser à lui répondre alors que la porte se referme doucement.

Il est presque minuit lorsque j’entends le signal sonore m’indiquant la réception d’un nouveau sms . « Indice n°1 » Plus que 24 heures pour trouver comment j’ai grimpé aux rideaux ! Sinon je gagne la partie. Élodie »

Je regarde la photo qui accompagne ce message et reste circonspect. Du rose avec une sorte de petit rectangle plus rouge au milieu. Visiblement c’est un détail très agrandi et donc franchement flou. Je ne vois pas d’où cela peut venir mais je n’ai pas dit mon dernier mot. A cette heure, m’étonnerait qu’il dorme mon Samuel ! Geek de profession et spécialiste de l’image numérique, lui va pouvoir m’aider. A peine lui ai-je envoyé la photo que mon téléphone sonne.

– Alors mon grand on fait dans le détail maintenant ? Explique-moi d’où ça vient parce que c’est un peu chelou !

– Qu’est-ce que tu racontes ? Accouche ! C’est quoi cette photo ?

– Alors comme ça, on fait des cachotteries à son pote. Pas sympa de ne pas partager. Écoute, après un petit peu de cuisine, j’ai pu améliorer et je peux te dire que c’est un morceau de peau. Je te la renvoie retravaillée et tu verras on distingue même quelques poils… blonds au passage et féminins à vu de nez. Alors tu me racontes maintenant  mon cochon ? Il est à qui cet épiderme ?

J’ai un mal fou à m’en débarrasser mais je ne lâche rien. Vingt minutes après je suis encore devant mon portable à essayer de comprendre le sens de cet indice. De la peau, d’accord, probablement la sienne vu la pilosité, oui mais pourquoi ? Malgré le travail de Samuel difficile d’identifier la partie du corps et surtout à quoi correspond le rectangle plus rouge ? Quel rapport avec une quelconque excitation sexuelle ? Maigre comme découverte. Et d’ailleurs, quel est l’enjeu de la partie ? Élodie s’est bien gardée d’évoquer ce point essentiel.

Je résiste durant mon petit déjeuner à lui demander des précisions par texto quand l’évidence de la situation m’apparaît. Je trouve la solution alors peut-être que je peux l’intéresser. Dans le cas contraire, by by voisin, good luck ! Comme si elle avait un sixième sens son nouveau message me fait sursauter. Je le découvre fébrile. « Indice n°2 : faire rire une femme est, paraît-il un bon moyen de la séduire, mais moi je crois que la faire rougir peut s’avérer tout aussi efficace, voire plus. Plus que 16 heures avant que je ne gagne la partie ! Élodie

Inutile de dire que, malgré un planning de travail un peu « charette », j’ai cogité sec toute la journée. Pas possible que cette fille soit excitée au point d’en atteindre l’orgasme uniquement en écoutant des propos qui feraient rougir un régiment de hussards ! Non c’est plus subtil. D’ailleurs, l’autre nuit, j’aurais entendu si ç’avait été le cas. Merde ! Je coince et le temps passe. L’après-midi à y réfléchir sans avancer d’un pouce. Et pas de nouvel indice, rien. Élodie semble vouloir limiter l’aide pour me tester. En m’asseyant dans la voiture, toujours en boucle, j’essaie encore une fois de me remémorer la scène la nuit de mon emménagement et c’est seulement au moment où j’entends le bruit régulier de mon clignotant que je fais le lien qui m’avait échappé. Ce n’étaient pas sur des paroles qu’il fallait se concentrer . Quel con je fais ! Mais évidemment ça ne peut être que ça ! Pourquoi n’y ai-je pas penser tout de suite ? En manipulant mon portable pour confirmer mon idée, je ne peux m’empêcher de me dire que j’ai vécu jusque là dans un univers vraiment bien trop conventionnel et c’est ce qui m’empêchait de percuter. Je réalise au même moment que l’autre m’a peut-être quitté pour cette même raison ! Tant pis, maintenant je m’en moque totalement. Élodie est entrée dans ma vie sans prévenir. A moi maintenant de me montrer à la hauteur.

C’est fait, je viens de lui envoyer mon message. Les dés sont jetés. Deux phrases accompagnées d’un fichier JPEG soigneusement sélectionné pour coller avec le premier indice. « Coucou Elodie, voilà ma réponse. Ai-je raison ? »

Je tente vainement de m’occuper comme si de rien n’était mais même la série qui me tient en haleine habituellement ne parvient pas à faire diversion. Putain, 23 heures et toujours pas de réponse ! Je commence vraiment à désespérer quand mon écran s’allume en émettant ce signal sonore si attendu.

« Salut Marc, bien joué tu as gagné. Et tu es perfectionniste, bravo ! Le souci du détail car l’instrument utilisé est quasi identique à celui de ta photo. Viens, la porte est ouverte ! »

Le genre de réponse qui vous fait d’abord hurler intérieurement puis qui vous met une pression pas possible. Je vois ma main trembler quand, quelques instants plus tard, je pousse doucement le battant. Elle a baissé l’éclairage et j’avance dans la pénombre vers le séjour. Elle me guide de la voix et je distingue enfin sa silhouette, debout devant la fenêtre. Elle porte un kimono et me tourne le dos . Sa main gauche désigne le canapé.

– Tu as deviné l’instrument. Voyons si tu sauras t’en servir ? J’ai perdu la partie.

Une fine cravache terminée par une petite languette de cuir est posée devant moi. J’hésite, évidemment. J’ai déjà manié un tel joujou mais le cuir de la jument que je montais pour l’occasion n’avait rien de comparable ce corps délicat encore voilé par le kimono .

– Tu es sûre ?

– Pas toi ?

Tête tournée, elle observe ma réaction et je lis son approbation lorsqu’en guise de réponse je m’en empare enfin sans un mot supplémentaire. J’entends le froissement de la soie quand elle dénoue la ceinture et laisse glisser le vêtement mettant à nu du même coup un corps superbe qui me laisse tétanisé. Je la vois sourire devant ma réaction avant qu’elle ne pivote en se penchant pour appuyer ses deux mains sur le dossier du canapé. Comme si cela ne suffisait pas, elle ajoute.

– Regarde, je trouve que Lola ne m’a pas suffisamment punie l’autre fois.

Entendre ce prénom féminin ajoute du trouble mais je me rends compte que cela ne fait qu’augmenter mon excitation. La luminosité est faible. Elle me permet tout de même de voir qu’il reste des traces rouges sur son fessier, si exposé dans cette position.

A cet instant, je la désire si fort qu’il me faut résister vraiment à l’envie de la caresser et de la prendre sauvagement dans cette position mais j’ai compris que ce serait l’erreur fatale. Je vois Élodie tressaillir lorsque je laisse la cravache glisser sur la peau de son dos, caresser la courbe d’un sein avant de finir sur ses fesses déjà visitées. Je me laisse guider par des sensations nouvelles qui m’étonnent vraiment et le « oui » qu’Elodie lance dans un gémissement appuyé quand je fais siffler une première fois la cravache dans l’air me libère de toute appréhension. Je modère les premiers impacts, attentif aux réactions de la jolie punie. Je sens qu’elle est en attente et les coups suivants claquent plus nettement sur la peau nue offerte. Je n’ose pas la toucher avec mes mains mais la languette de cuir que je viens de glisser entre ses cuisses me confirme que je suis sur la bonne voie. D’ailleurs, je l’entends exiger encore davantage :

– Plus fort ! Fouette moi plus fort !

Ferme mais suppliante, sa voix me fait l’effet d’un électrochoc. Je donne à Élodie ce qu’elle attend et de belles marques rougissent maintenait son postérieur. Elle a commencé depuis un moment à se caresser en glissant une main dans son sexe et je continue la punition en gérant la puissance de mes coups. Je l’accompagne ainsi jusqu’à la voir s’effondrer sur le canapé. Je ne sais plus quelle attitude adopter. J’attends en la dévorant des yeux, impressionné mais aussi un peu inquiet de la couleur carmin de son postérieur. Je finis par m’approcher doucement pour m’asseoir près d’elle. Les mouvements de sa respiration s’apaise progressivement. J’ai peur d’avoir été maladroit et je flippe comme jamais. Heureusement, elle met fin à mon supplice en se tournant vers moi, toujours allongée sur le ventre.

– Dis donc, pas mal pour un débutant !

– Comment as-tu deviné que je n’ai jamais fait ça avant avec une femme?

– Pas difficile, vu ta trouille en arrivant. Mais franchement, j’avoue que cette fessée m’a bien plu…Et toi, t’en as pensé quoi ?

La bourrique ! Je suis certain qu’elle a vu la bosse toujours bien présente au niveau de mon entrejambe :

– Tu connais déjà la réponse non ?

– Oui, je pense… Est-ce que je peux te demander encore un truc  avant que tu repartes ?

– Quel genre ?

– Du genre pas évident pour un mec qui bande ! Peux-tu passer cette crème sur mes fesses sans me sauter dessus ? Forcément vu les circonstances, je l’aurais un peu cherché et je ne précipiterais pas au commissariat, rassure-toi, mais vois-tu, ce soir, je préférerais qu’on en reste là.

Décidément, elle ne m’épargne rien la chipie et elle n’attend même pas ma réponse. Elle lit en moi comme dans un livre ! Élodie me tend le tube avant de s’allonger encore plus confortablement. Sentir sa peau sous ma main qui enduit, caresse comme pour se faire pardonner de la punition et l’entendre soupirer d’aise sous ce massage n’est évidemment pas le meilleur moyen de faire diminuer mon érection mais j’avoue y prendre un plaisir immense. Je résiste à laisser mes doigts s’égarer un peu. Le message a été clair. Et puis forcément je repense à ce prénom, Lola. Bien ma veine…

Elle a remis son kimono sans chercher à voiler sa magnifiques poitrine et j’ai eu l’impression que mes mains étaient attirées par ces seins ronds qui s’offraient à moi. Après l’avoir quitté à regret, je reste longtemps sur mon lit à me demander si ce qui vient de se passer est bien réel. Le bip de mon téléphone me sort de cette sorte de coma bienveillant. « Franchement, tu m’as épaté mec ! Pour Lola, gamberge pas trop, c’est juste une bonne copine ! Je pense que l’on va se revoir… enfin si tu n’es pas trop en colère évidemment. Élodie »

Pas mal ce nouvel appartement…

(à suivre…)

 

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  1. Ryta le à
    Ryta

    Bonne intrigue, haletant jusqu’au dénouement

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