TRUCKERS 6: la possession

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Frederic Gabriel


au travailsoumission et domination


Ils sont routiers. Hier, aujourd’hui, demain. Le métier a changé, mais il reste fondamentalement le même. Des hommes quittent leur foyer pour convoyer des marchandises. Ils doivent les livrer en un temps record. Lutter contre la fatigue, et le stress. Un métier usant. Epuisant. Ils ont pourtant des compensations. La forte solidarité entre routiers. Et aussi le sexe.
Voici quelques unes de ces histoires, confiées par des routiers, dans lesquels le sexe a une place essentielle.

Le métier de routier, c’est un métier auquel sont liées pas mal de mythologies, mais qui est et demeure fastidieux. Raison pour laquelle rares sont ceux qui y font toute leur carrière, même c’est souvent un métier de choix, un métier que l’on aime profondément et que l’on a du mal à quitter.
A l’époque, j’étais encore jeune, la trentaine, et je travaillais pour un grand groupe de distribution. Je m’en rends compte avec du recul, on était sans doute exploités, avec chaque jour, sur une zone donnée, l’obligation d’amener des marchandises de toutes sortes à un certain nombre de magasins qui faisaient partie de la chaine, hypers, supers, mais aussi supérettes. Ca faisait des journées à flux tendu, commencées tôt et terminées tard. Je partais très tôt de la plateforme logistique, sur le coup de quatre heures du matin, je revenais vers vingt heures, et je rechargeais pour le lendemain matin. Quelques heures de sommeil et je repartis. Un rythme infernal, mais je ne réfléchissais plus trop. J’étais célibataire, aucune charge de famille, et je touchais un paquet de primes qui gonflaient mon salaire. Je me disais que je ne ferais pas ça éternellement. Sans doute qu’au fond de moi-même, j’appréciais ce rythme frénétique.
On couvrait la région, qui est vaste, en changeant de zone tous les mois. A force, je les avais toutes faites.
Ce jour-là, j’ai couvert deux blocs, qui correspondaient à la zone sud d’un département, et à la zone nord d’un département juste en dessous. J’ai fini, le camion totalement vidé, sur le coup de 16 heures.
Je faisais toujours une pause avant de rentrer. Un petit somme, sans quoi je n’aurais pas tenu le trajet du retour, et je me serais endormi au volant. Il me fallait deux heures à peu près, je l’avais calculé, quelle que soit ma position dans la région, pour revenir à la plateforme.
Je desservais essentiellement des villes moyennes, des petits villages…Des zones rurales que je commençais à bien connaître…
Ce soir-là, j’ai quitté V… une petite bourgade de 2200 habitants. J’ai tourné dur une petite route, sur la droite au hasard, et je me suis perdu dans la campagne. J’ai trouvé un parking, au milieu des champs, un simple bout de terre. J’avais à peine coupé le contact que je m’endormais, épuisé.
Je me suis réveillé plus tard. Encore tout poisseux de sommeil, j’ai jeté un oeil sur le tableau de bord. Une heure de sommeil. Je m’étais auto-programmé, d’instinct, pour dormir une heure. Je ne dépassais jamais cette durée. Après, je remettais le contact et je rentrais.
Mais pas ce jour-là.
Je n’ai pas immédiatement eu conscience d’une présence, puis j’ai réalisé qu’elle était là.
Mon regard a glissé sur l’extérieur. On était en fin d’après-midi, ce mois d’avril, il faisait encore jour, une journée fade, ciel gris et sans pluie.
Sur ma gauche, il y avait une demeure magnifique. Un manoir, épais et puissant, sur deux étages. Une demeure qui renvoyait vers le passé, on ne construisait plus trop aujourd’hui ce genre de maison. Elle était pourtant habitée, de la lumière perçait derrière les rideaux.
C’était curieux que je ne la remarque qu’après. J’ai compris plus tard pourquoi.
Elle était au pied du camion, et elle me souriait.
Ma route avait rarement, jusqu’à ce moment, croisé celle d’une femme aussi attirante. La regarder, c’était sentir qu’on glissait vers elle, d’une manière irrésistible, sans rien pour vous freiner. Ce n’était pas qu’elle était simplement belle, et elle l’était sans aucun doute, d’une beauté très classique, aussi surannée que la maison, faisant penser aux grandes séductrices des années 40 et 50, de Gene Tierney en passant par Rita Hayworth ou Lauren Bacall, mais il y avait en plus en elle une sensualité très nette marquée comme une aura. Et au-delà encore, pour quelqu’un qui aimait le sexe comme moi et qui y pensait souvent, on avait l’intuition que faire l’amour avec elle, c’était vraiment s’ouvrir à un monde de possibilités, aux mains d’une femme qui aimait autant, sinon plus le sexe, riche de ses envies et de son imagination. Elle était grande, blonde, d’un blond vénitien, avec un visage triangulaire, des pommettes très marquées, une bouche pulpeuse, autant que son corps, enveloppé d’une simple robe vert bouteille, qui collait à ses formes pleines. J’ai pensé que sous la robe, elle ne portait rien, on la voyait collée à même la peau.
Je suis descendu du camion.
—Bonjour, j’espère que je ne vous dérange pas. J’ai vu que vous vous étiez arrêté là, et je me suis inquiétée. J’ai pensé que vous étiez peut-être en difficulté…
—Je m’étais assoupi…La fatigue…
Il s’est alors produit quelque chose d’étrange, que j’ai cherché vainement à comprendre par la suite, mais que je peux parfaitement détailler. J’ai senti en elle, comme une onde qu’elle envoyait vers moi et qui m’a littéralement submergé, la force de son désir. Elle avait envie de sexe, et envie de moi. Il y a toujours quand on est face à une femme ou un homme, un partenaire potentiel, quelque chose que l’on sait comprendre, des signes, physiques, qu’ils soient inconscients ou donnés. Mais là, c’était tout à fait différent…Une sorte de transmission qui tenait de la télékinésie. Ca  eu plusieurs effets sur moi, à commencer sans doute par décupler cette envie que j’avais eu d’elle, et que je me sentais libre de laisser exploser en moi, sans aucune retenue.
Généralement, quand on rencontre une femme, il y a toujours un temps de latence. Entre gens civilisés, et même si on va au lit le premier soir, il existe une pièce d’entrée, une zone où on discute, on apprend à se connaître mieux. Là, d’évidence, ce n’était même pas la peine.
Je sentais, de sa part, un appel, une sorte de voix qui me disait clairement : ‘Viens, viens, viens…’
Alors je suis venu.
Je me suis approché d’elle, et j’ai posé mes mains sur elle. A travers le tissu, j’ai senti une chair brûlante. Je n’avais jamais senti un corps aussi chaud que le sien. Une chaleur qui est remontée dans mes bras, dans mon corps, et a participé à mon envoûtement, me faisant me sentir extrêmement bien.
J’avais dans l’idée, c’est sans doute elle qui me l’a soufflé, par télépathie qu’avec elle, je pouvais et je pourrais tout tenter. Il n’y aurait aucun problème, aucun reproche.
Nos bouches se sont accrochées, alors que je prenais la mesure de son corps, en même temps que je la caressais, mes mains parcourant son corps. Je sentais sa chaleur, mais aussi le dessin marqué par de nombreuses courbes de cette anatomie parfaite. Et l’évidence qu’il n’y avait rien entre sa robe et sa peau.
Sa manière s’embrasser disait, au cas où je ne l’aurais pas encore compris, que tout était possible entre nous. Au lieu de rester lèvres contre lèvres, elle a glissé sa langue dans ma bouche pour venir caresser la mienne, une caresse à laquelle j’ai répondu. Nos deux langues sont restées en contact un moment, dans un frottement érotique au possible, avant qu’elle ne se dégage et ne me propose:
—Si tu me faisais visiter ta cabine…
J’ai ouvert la portière, elle est montée sur le marche-pied et elle s’est souplement glissé à l’intérieur.
Une fois qu’elle a été dedans, ça a été très vite. Elle a roulé sa robe à sa taille, en se basculant en arrière contre la portière, pour me présenter mieux son anatomie. Elle avait des jambes parfaitement dessinées, et une toison brune bien fournie, mais j’aimais les filles avec une vraie chatte, et un sexe dont sortait une lèvre uniquement et dont elle m’a immédiatement donné un aperçu intime, glissant deux doigts en elle, et s’ouvrant pour me laisser voir son intérieur, d’un rose vif. Elle m’a bien laissé le temps d’en prendre plein les mirettes, avant de remonter la robe plus haut.
On a basculé tout de suite sur l’accomplissement de nos envies. J’ai plongé vers son ventre, et elle m’a facilité la tâche en amenant une jambe sur le tableau de bord, l’autre restant en position. De la sorte, je pouvais facilement accéder à son sexe. Un premier flot de sécrétion, abondant au point de remplir ma bouche, est arrivé au moment où les lèvres de ma bouche venaient contre elles de son sexe. Je l’ai laissée couler en moi, le nectar divin glissant dans ma gorge, me donnant l’envie de la boire jusqu’à la dernière goutte. J’avais toujours adoré le goût des sécrétions vaginales.
J’ai baladé ma langue sur elle, et elle s’est métamorphosée au bout de mes caresses, s’ouvrant, ses lèvres gonflant, son clitoris s’allongeant.
Un homme peut avoir du désir pour une femme, mais celui que j’avais pour elle était intense. Il y avait en elle, au-delà de sa beauté d’un autre temps, quelque chose d’infiniment sensuel dans la manière dont son corps était dessiné et que je n’avais pas forcément connu chez d’autres femmes.
J’avais le sentiment de vivre un moment aussi intense que privilégié. Ce genre de moment que l’on va infiniment regretter quand la relation qu’on a avec la personne avec qui on partage est terminée, et dont on se souvient dans ses moments de solitude, avec forcément du regret et de la tristesse.
—J’ai envie de te sentir dans mon ventre…Je vais me mettre sur toi…On fera mieux plus tard, je t’amènerai chez moi, mais là, j’ai trop envie.
Elle s’est contorsionnée pour se mettre entièrement nue, dévoilant un corps sans failles, un corps souple et voluptueux, avec des seins lourds qui étaient orgueilleusement gonflés. Elle était décidément l’incarnation d’une féminité sans failles, et elle l’a été encore plus quand elle est venue se percher sur moi. Son corps était brulant, et cette chaleur, intense, s’est transmise à mon corps. Elle a attrapé ma queue, et elle l’a guidée vers son sexe ouvert. Mon gland a glissé en elle, et elle s’est
laissée  descendre sur moi, jusqu’à ce que je sois totalement en elle. Il y avait sur son visage une expression de félicité, Une félicité qui a été très vite partagée, quand son sexe s’est mis à caresser le mien. C’était très bon, très fort, et je ne me souvenais pas d’avoir, ces derniers temps, éprouvé quelque chose d’aussi fort. Avec mes dernières partenaires, ça n’avait pas été le top, et là, je me retrouvais dans un moment où il y avait entre nous, ça m’avait sauté aux yeux dès les premières secondes, une réelle harmonie, mais aussi un plaisir intense. L’orgasme qui est arrivé quelques minutes plus tard a vraiment été très bon, quelque chose qui m’a rempli, et sans doute qu’une partie de mon plaisir a été de la voir, et de la sentir elle aussi jouir, en laissant le plaisir exploser en elle et en criant.
On est restés un moment silencieux, elle était demeurée un long moment sur moi, mon sexe encore dans le sien, avant qu’elle ne se laisse glisser sur le siège passager. Elle est restée nue un moment, me laissant largement le temps de contempler ce corps parfait. Le plaisir qu’elle venait d’éprouver lui donnait une aura particulière, il y avait quelque chose en elle de lumineux qui la faisait encore plus belle.
—Je vais te laisser, je sais que tu dois partir…
Ca a été sans doute le premier de ces indices qui m’ont amené, mais bien plus tard, à comprendre que nous ne vivions pas une relation normale. Elle m’a semblé, ce jour-là, et ensuite encore plus être capable de lire en moi. De l’intuition. Mais sans doute plus aussi.
—Je repasse par là mardi prochain. Tu crois qu’on se reverra?
—Je t’attendrai. Je te ferai visiter ma demeure. Et on fera encore l’amour. Enfin si tu as envie?
—Je serai là mardi prochain, sur ce parking.
Elle est descendue du camion et je l’ai regardée s’éloigner dans une fluidité gracieuse.
Je dois bien l’avouer, j’ai compté les jours qui me séparaient du mardi suivant. Je repensais à ce moment…C’est vrai que le temps magnifie tout, et sans doute que ça se jouait en heures et pas en mois ou en années. Ce moment avait été tellement bon que je n’ai souhaité qu’une chose, en négligeant tout le reste: la retrouver.
En allant livrer, je pensais à ce moment. Craignant que quelque chose bloque nos retrouvailles. Je n’ai pourtant pas eu de problème, et je me suis garé, après ma livraison, sur le parking, face à cette superbe maison.
L’incident s’est produit quelques minutes après. Je suis descendu de la cabine du camion pour l’attendre. Mais elle n’était pas encore sortie de chez elle. Une femme est passée. Une vieille femme, sans âge, de ces femmes qui connaissaient la douleur de perdre ce qui avait fait partie de leur personnalité, la capacité d’être belles, de séduire, mais qui voyaient, en avançant plus dans le temps, les regrets s’estomper, tant ces moments là s’éloignaient d’elle.
Elle s’est figée, et elle m’a regardé. Un regard bleu, acéré, qui m’a impressionné. J’ai eu l’impression qu’elle scrutait mon âme, et qu’elle était capable de lire en moi, ce que je pensais, ce que je ressentais. Elle a parlé, et sa voix, profonde, sonnait d’une manière qui m’a mis mal à l’aise, et qui m’a aussi effrayé.
—Ne reste pas là. Enfuis-toi. Elle est dangereuse. Tu ne sais pas ce que tu risques.
Et elle a continué son chemin comme si de rien n’était.
Je n’ai compris que plus tard que ça n’était pas elle qui avait parlé, mais que ça s’était fait à travers elle.
Mon malaise s’est dissous quand je l’ai aperçue, mon désir d’elle m’a rempli, sans doute attisé par la semaine sans la voir.
Elle s’est approchée, tout près de moi. J’ai été submergé par cette féminité exultante. Elle portait une autre robe, rouge, fourreau qui collait à son corps, soulignant ses formes. Elle était tellement serrée que je me suis demandé comment elle avait pu y rentrer. Et comment faire pour lui enlever. Mais j’ai remarqué sur le côté une fermeture éclair, qui courait tout le long de la robe, en descendant, ou en montant, ça dépendait comment on voyait les choses, qui rendait d’évidence les choses plus faciles.
J’ai été ébloui par l’intérieur de la maison. Elle était immense, et d’une architecture qui évoquait certains palais des temps passés, ou des contes de fées. De grands escaliers, des pièces immenses, des miroirs qui donnaient de la profondeur. Le mobilier était d’un autre temps, des meubles épais.
Il y avait une harmonie indéniable entre les lieux et la personne qui y vivait, apparemment seule. Quelque chose de somptueux, et qui n’existait plus aujourd’hui.
—J’ai envie de sexe. Ca fait une semaine que j’attends.
Elle m’a emmené dans une grande pièce, à l’étage. Sa chambre. Un lieu dans lequel dominait le pourpre, des rideaux qui masquaient l’extérieur aux papiers peints, en passant par le linge de lit. Elle a glissé sur celui-ci, se mettant à quatre pattes, sa croupe charnue tendant le tissu, et tournant la tête, et plantant son regard dans le mien, elle m’a proposé:
—Viens attraper la tirette de la fermeture-éclair qui fait tenir ma robe. Tu la descends à la vitesse que tu veux, et après tu peux me faire tout ce que tu veux, et mettre ta queue dans l’endroit que tu veux.
C’était le genre de proposition qu’on m’avait rarement faite, et que je ne me voyais pas refuser. J’ai glissé sur le lit, brûlé à l’intérieur par mon désir, et j’ai attrapé, comme elle me le proposait, la tirette, qui commençait, ou finissait sa course, c’était selon, au niveau de ses seins. Elle a tendu la main en arrière, pendant que j’attrapais le minuscule bout de métal, et sa main est venue envelopper ma queue, roide dans mon pantalon, pour la caresser doucement. Je me suis retenu de ne pas jouir sur le champ tellement c’était bon. Pas contre je n’ai pas retenu mes gémissements pendant qu’elle me défaisait et baladait sa main dessus.
J’ai fait en deux parties, méthodique sans l’avoir cherché. J’ai descendu dans le premier temps la fermeture éclair au niveau de sa hanche, et je me suis lancé dans de l’exploration, me glissant dans l’espace ouvert, à la rencontre d’une chair brûlante. J’ai manoeuvré jusqu’au volume de ses seins, venant caresser ses tétons qui ont pris du volume. Un corps ultra-sensible et ultra-élastique, voilà ce qu’elle m’offrait. Il y a eu un deuxième glissement de fermeture-éclair et le tissu est tombé de lui-même, dévoilant sa nudité. Quel que soit l’angle sous lequel on la regardait, elle avait bien un corps parfait, et quelle que soit la position qu’elle adoptait celle-ci la mettait en valeur. Ma main est venue se poser au centre de son ventre et est partie en cercles concentriques autour de celui-ci jusqu’à rejoindre son sexe humide et bien ouvert.
J’ai caressé longuement  l’ouverture de son sexe. Elle a inondé ma paume de ses liquides intimes. On s’es naturellement calés tête-bêche, ma bouche venant remplacer mes doigts, ses sécrétions coulant dans ma gorge, tandis qu’elle caressait ma queue de sa langue. Je suis remonté sur sa muqueuse anale pour parcourir ses plissements anaux, pendant qu’elle avalait une partie de ma queue et allait et venait sur moi.
On s’est caressés mutuellement comme cela, avant qu’elle ne me dise:
—Je veux te sentir dans mon ventre. Viens.
On a recomposé une nouvelle figure, Je suis venu me glisser derrière elle. Sa croupe offerte, ouverte, avec son anus profondément marqué au creux de ses chairs, son sexe plus bas, dilaté et offert. Je lui ai proposé de me gainer d’un préservatif, mais elle m’a dit:
—Ne te fais pas de souci. Ca ne risque rien.
Phrase qui comme d’autres, n ‘a pris de sens que plus tard. J’ai approché mon gland congestionné des lèvres gorgées de sang et je suis rentré en elle. J’ai retrouvé cette sensation qui avait été si forte la fois précédente, celle de pénétrer dans un délicieux fourreau chaud et caressant. Un peu comme si un gant m’avait enveloppé, un gant qui m’aurait frotté en me donnant un plaisir infini. J’ai bougé en elle, doucement ou plus rapidement, en sentant les réactions de son corps, avec la certitude rassurante que je n’étais pas si mauvais que ça, ses tressaillements, et les écoulements de ses sécrétions vaginales le long de ma queue le disaient.
D’une contraction, elle m’a expulsé de sa vulve, avant d’attraper ma queue au creux de sa main, et de la remonter jusqu’au dessin, imprimé dans sa chair, de son anus. Mon gland est venu au centre de ses marques profondément gravées, et j’ai glissé dans le canal étroit de son anus, jouissant d’une nouvelle sensation, mais, en même temps cette même suavité délicate, et, au-delà, ce que j’éprouvais avec elle, et que je n’avais pas éprouvé avec une autre, celle d’être pris par elle, et caressé avec une infinie maitrise, jusqu’à l’explosion. Elle était en tout cas aussi très sensible par là, et nos jouissances se sont accrochées l’une à l’autre. J’ai eu l’impression de cracher des litres de sperme en elle, ma semence venant taper contre les parois étroites. Il y avait de bons orgasmes. Ceux-là étaient sublimes.
Le schéma des semaines qui ont suivi était tout tracé. Je venais livrer le mardi et je la rejoignais pour deux ou trois heures de sexe, un moment exceptionnel.
Elle était devenue une obsession, je vivais le reste de ma vie en pilote automatique, tout entier centré sur elle. Ce qui m’intéressait, c’étaient les rapports sexuels qu’on avait ensemble, d’une intensité rare, le plaisir, et le sentiment d’une harmonie comme je n’en avais jamais éprouvé.
Pourtant, parallèlement, je ressentais une sensation de malaise. Les indices étaient là, bien présents, et j’avais le sentiment que quelque chose ne collait pas.
Sans doute l’accumulation de tous ces détails qui s’ajoutaient les uns aux autres. Je dirai, assez schématiquement, et de manière incomplète qu’il y avait une partie de moi qui était dévorée par quelque chose de très passionnel, tandis que l’autre était elle préoccupée par cette accrétion de détails qui ne collaient pas ,dans des proportions inégales.
Très vite, elle a voulu me convaincre de rester avec elle de manière définitive. Elle a aligné, semaine après semaine, une série d’arguments  qui répondaient à toutes mes inquiétudes. Tu n’aurais plus besoin de travailler et de faire un métier pénible. J’ai énormément d’argent, et tu vivrais ici, heureux, sans soucis. On serait tout le temps ensemble, et ce serait du plaisir à longueur de journée.
Il y avait ce côté rationnel, et puis mon désir intense m’hypnotisait et m’endormait.
Je crois bien que le jour où j’ai réagi, c’est quand je me suis garé devant chez elle. J’ai regardé son immense demeure, et j’ai repensé à mon métier, à mes origines, modestes.
Ma place n’était pas ici.
Et puis il y avait quelque chose qui m’habitait depuis deux ou trois semaines. Un sens du danger.
J’ai eu un réflexe qui m’a sans doute sauvé la vie. J’ai redémarré le camion et je me suis éloigné.
Et je l’ai vue dans le rétroviseur.
Une vision qui m’a glacé jusqu’aux os.
La créature qui se dessinait dans le rétro n’avait rien d’humain. C’était quelque chose d’innommable, qui n’avait même pas de forme, un assemblage de chairs, qui criaient,d’un cri horrible, leur désespoir de m’avoir laissé échapper.
Je ne suis plus jamais repassé par là.
Mais c’est plus tard, à force de recherches, que j’ai découvert une légende qui s’inscrivait en ces lieux, celle d’une créature appartenant à un autre univers, qui se serait incarnée régulièrement, par un passage, pour venir chercher un compagnon qu’elle emportait dans cet univers parallèle où il connaissait un sort funeste.
Quand je pense à ce à quoi j’ai échappé, je tremble encore, même des années après.

 

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