Tu es beau…

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Francesca Romana


adultèreromance


Tu es beau.

Je te vois dans le miroir, nu, à genoux derrière moi.

Ta queue est déjà à l’intérieur de moi, là où tu dis que c’est si bon, si doux, si serré, là où tu dis que tu sens tout si fort.

Je suis à quatre pattes, j’ai gardé mon haut et mes chaussettes, j’ai juste eu le temps d’enlever mon pantalon et ma culotte avant de t’offrir cette vue imprenable sur ma chatte et mon cul.

J’allais partir au boulot, je suis venue t’embrasser dans ton lit, avant d’y aller. Il a suffi que nos lèvres et nos langues se frôlent, que nos peaux se touchent, que je te réponde que oui, je m’étais touchée pendant que tu dormais, dans le salon, puis dans la douche, malade de frustration parce que tu m’avais remballée quelques minutes avant. Tu étais fatigué, tu voulais dormir et moi, je voulais baiser, encore, après les deux fois de notre nuit.

Ça t’excite quand je te dis que je me touche, je le sais.

« Ah, c’était ça ce petit cri que j’ai entendu, alors ».

Je souris, ne te réponds pas, je fais une moue qui signifie: « Qui sait? Peut-être… »

D’habitude tu n’entends rien, tu as tes bouchons, ton masque, tu t’isoles dans ta bulle.

Moi dans ton salon, je vis mes insomnies, je pleure, je chante, je danse, je me fais du café, je t’attends, je soupire, je regarde la gare et les trains en face de chez toi, j’observe les magnifiques levers de soleil.

Puis je te reviens, parfois je dors, parfois pas, parfois on refait l’amour, parfois pas.

Là, je voulais partir, un peu vexée, un peu en retard.

Je t’ai caressé la tête, tu as enlevé le t-shirt posé sur tes yeux, tes beaux yeux entrouverts, ta gêne de ne pas avoir su te lever, d’être fatigué, de ne pas avoir profité de ma présence autant que tu l’aurais pu. Tu me regardes et tu es content:

« Me réveiller et la première chose que je vois, c’est ton sourire. J’adore. »

Oui, tu adores, je le fais souvent, et derrière mon sourire je cache mes colères, mes peurs, les angoisses de nous séparer encore pour une semaine ou plus, l’anticipation du fait que tu ne vas pas m’écrire, que tu vas t’enfermer dans tes silences assourdissants et que moi, je n’ai qu’à faire avec (ou plutôt sans), si je veux que ça continue, sinon, je vais te mettre la pression et tu vas me quitter.

C’est comme ça que je le vis: dans l’équation des infinies complications de ta vie, je suis toujours de trop, celle qui déséquilibre tout, celle qui doit disparaître pour que le compte soit bon.

Alors oui, je te souris, je fais semblant que tout va bien, que je suis sereine, que ça va aller pour moi, alors que c’est l’enfer, souvent, entre deux de nos rencontres.

Et oui, je t’embrasse, parce que ta bouche est un aimant pour la mienne, parce que j’aime la caresse de ta langue.

Je ne te touche pas trop, je ne suis plus en demande, je dois y aller, j’ai laissé tomber pour cette fois et oui, je me suis branlée.

Je me lève, jette un oeil sur ton caleçon et je vois ton érection déjà bien partie.

Je ne suis pas assez forte, j’attrape ta queue, je te caresse, tu gémis.

Je te dis: « Tu étais beau, l’autre jour, dans le miroir, quand tu m’a prise par derrière »

« Ah, oui? »

Nos regards se troublent, je replonge ma langue dans ta bouche, la main toujours sur ton sexe qui grossit.

« Oui. Très beau. »

Tu m’ordonnes:

« Retourne-toi », tu enlèves vite ton caleçon et ton t-shirt, et ça y est, tu me pénètres.

On se regarde, par miroir interposé. Tu me demandes si vois bien:

« Je te vois toi, et je te vois tenir mes hanches et agripper mes fesses, c’est beau »

Tu hésites entre nous regarder dans le miroir et regarder ta queue qui rentre et sort de moi, juste devant toi, tu aimes ça.

Tu bandes de plus en plus, je me penche en arrière pour voir mon visage aussi et je me vois, la bouche entrouverte, le regard déjà perdu. Ça cambre mon dos.

Nous sommes beaux oui, vraiment, quand nous faisons l’amour.

« J’aime te baiser fort, comme ça ».

« Ralentis… »

Tu ralentis, tu fais des mouvements circulaires, tu t’arrêtes et te penches vers ta table de nuit pour boire de l’eau, toujours à l’intérieur de moi. Tu en gardes dans la bouche, tu me la recraches dessus, tu l’étales avec tes mains sur mes fesses, le bas de mon dos, tu regardes, tu aimes ça, me mouiller la peau avec ce que tu avais en bouche. Je vois comme ça t’excite et ce qui t’excite m’excite aussi, ton plaisir décuple le mien.

« Je vais venir, bientôt… Je peux? »

J’aime demander ton autorisation.

La voix rauque, tu me réponds d’un ton ferme:

« Oui, tu peux, vas-y, jouis! »

C’est un ordre. J’aime ça quand tu me donnes des ordres.

Mais je n’obéis pas:

« Non, je t’attends… »

Tu n’es plus tout à fait là:

« Oui, attends-moi… ça vient… »

Tu accélères, tes coups sont forts, c’est bon, c’est trop, j’adore.

Tu ne dis plus que:

« Oh oui, oh ma belle… » de plus en plus vite et je te sens venir en moi et c’est délicieux.

Tu n’arrêtes jamais brusquement, même quand tu es crevé, que tu n’en peux plus, que tu as mal au dos. Tu ralentis toujours d’abord, tu bouges tant que tu es dur, pour prolonger mon plaisir à moi, ne pas rater nos derniers spasmes, pour qu’aucune goutte ne se perde en dehors de moi. Tu deviens tout doux, tu me caresses, m’embrasses délicatement, c’est tendre, chaud, passionné. C’est bon. Quand on se laisse enfin tous les deux tomber en arrière, tu me regardes encore.

D’un ton toujours surpris, étonné, reconnaissant et presque plaintif: « Qu’est-ce que t’es belle… »

Comme si c’était une souffrance que je te plaise autant, que, comme tu le dis, je « te fasse tant de choses », que je « te fasses bander si fort », que je « t’excite tellement ».

Dix minutes après, dans le salon, on parle sérieusement, on est distants, tu me touches peu, tu gardes ton corps loin du mien, même si tu m’embrasses et que tu me prends dans tes bras. Tu ne veux plus bander. Tu veux que j’y aille, tu as besoin de respirer et tant que je suis là, tu n’arrives pas à faire autre chose, tu me l’as déjà dit. Je sens ton soulagement quand je pars, enfin.

J’ai tant de mal à te laisser et toi, tu es déjà loin, dans la journée qui t’attend, tu m’as déjà un peu oubliée. Même si je sais que tu vas penser à moi, souvent, que d’ici un ou deux jours je vais te manquer, dans trois ou quatre tu auras trop envie de moi, ça t’obsédera la nuit. Tu t’empêcheras de faire surgir les images de mon corps pour ne pas avoir des érections en réunion, ou en rue, comme ça t’est déjà arrivé. Tu ne regarderas pas mes messages à moins d’être seul, tard la nuit, encore réveillé, pour ne pas avoir trop envie de me voir, pour pouvoir continuer à donner le change, à vivre ta vraie vie.

On se laisse souvent à ta porte, un dernier baiser avant que l’ascenseur se referme sur mon regard parfois lumineux, parfois triste, parfois empli de toi, parfois coquin, parfois agacé, souvent repu.

Je fais semblant que tout va bien et parfois, le temps de descendre de ton cinquième étage, les larmes montent déjà, le manque me creuse déjà le ventre, le désespoir des jours de montagnes russes qui m’attendent me met à terre. Alors que je dois marcher, marcher, marcher et continuer à vivre des journées interminables sans toi.

Dans quelques heures, tu seras chez elle. Dans quelques heures, je serai avec lui. Nous referons semblant. Toi, tu le vis bien, tu y arrives, à vivre ta vie là où je n’existe pas.

Pour moi c’est une lutte de chaque heure.

Alors, quand je suis enfin tranquille dans ma chambre, je repense à nous, je me repasse le film des dernières heures.

Je te revois, dans le miroir.

Tu es beau, nu, à genoux derrière moi, déjà à l’intérieur de ma chatte, ta queue qui durcit encore et encore, tes mains sur mes hanches, ton regard brouillé de désir.

Tu es beau quand tu me désires.

J’ai encore envie de toi.

Je jouis, je rouvre les yeux et je suis seule.

 

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