Une pédagogie radicale

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lecourbe


BDSMsoumission et domination


Si vous m’assurez que vous n’avez jamais été embarqué lors d’un repas entre amis ou à l’occasion d’une réunion de famille dans un débat à n’en plus finir sur les méthodes pédagogiques employées de nos jours dans nos contrées évoluées, je ne vous croirais pas. Chacun y va de son avis et ça tourne souvent au psychodrame s’il se trouve parmi les participants un ou plusieurs enseignants. Bref, si vous fumez, c’est le bon moment pour aller en griller une sur le balcon, le jardin ou le trottoir… Une chose est néanmoins certaine, le bilan actuel ne plaide pas vraiment en faveur des soi-disant spécialistes et, forcément, chacun y va de sa proposition plus ou moins réaliste.

Je me rappelle tout de même une soirée au cours de laquelle ce sujet était arrivé sur la table et, pour une fois, j’y avais trouvé un intérêt certain. Avec Nina, ma compagne de l’époque, nous avions accepté l’invitation d’un couple original et sympa rencontré peu de temps auparavant dans un club quelque peu libertin. Elle avait adoré l’effet produit par la langue agile de cette Rachel, pas vraiment canon mais qui dégageait une vraie sensualité. Voyeur patenté, lui était étonnamment à l’aise avec les problèmes majeurs d’érection qui lui étaient tombés dessus depuis trois ans et je ne m’étais pas fait prier lors de cette première rencontre quand il m’avait incité à embrocher et fesser vigoureusement sa femme pendant qu’elle amenait doucement mais sûrement ma maîtresse vers un orgasme assez intense. Nécessairement, une telle symbiose crée des liens et, adeptes comme nous de pratiques sadomasochistes, on s’était revu plusieurs fois.

Deux autres couples et, à notre grande surprise une superbe jeune femme seule, étaient aussi de ce dîner. Richard et Rachel hébergeaient temporairement cette fille qui venait de fêter tout juste ses 19 printemps. Elle détonnait quelque peu dans notre univers de quadras mais ce n’est pas moi qui allais me plaindre de voir une aussi jolie convive. Il nous fallut peu de temps pour comprendre qu’un concept très hédoniste nous réunissait tous et, même elle ne semblait pas si naïve. Après un repas sympa, dans les fauteuils et le grand canapé du salon, verres à la main, on en était à évoquer tour à tour quelques scènes particulièrement marquantes sur le thème du BDSM auxquelles on avait assisté ou participé quand Estelle, cette créature de rêve restée assez discrète jusque-là, proposa de nous raconter ce qu’elle avait vécu lorsqu’elle avait 17 ans dans un pays qu’elle ne voulut pas préciser.

Ses parents que connaissait assez bien Richard, richissimes mais trop occupés par leur affaires aux quatre coins du monde pour assumer leur rôle, l’avaient inscrite comme pensionnaire dans un établissement qui se vantait d’obtenir des résultats même avec les plus rebelles des élèves. Estelle reconnut qu’effectivement, elle leur en avait fait voir de toutes les couleurs dès le début de son adolescence, réaction somme toute naturelle au regard du peu d’affection qu’ils semblaient lui avoir renvoyé depuis sa naissance. Vol dans les commerces, exhibition, insultes en direction des profs, drogue… bref tout y était passé. Virée de l’école française malgré le fric que le père avait laissé pour calmer la direction et éviter à sa fille des ennuis avec la justice locale, elle avait échappé au pire. Enfin c’est ce qu’elle avait cru. Elle les avait poussés à bout, elle le reconnaissait.

Alors que l’on s’attendait à la voir continuer son récit, elle s’était levée et, comme si de rien n’était, sans un mot, elle avait fait glisser une bretelle de cette robe très décolletée portée sans soutien-gorge. L’effeuillage dévoila une partie de son dos et, lorsqu’elle se retourna vers nous, la courbe délicate et bien pleine de son sein gauche. L’éclairage de la pièce fut suffisant pour que tous les convives scotchés découvrent plusieurs lignes foncées qui barraient en diagonale la partie dénudée sous son épaule. Elles disparaissaient plus bas, car masquées par l’étoffe, mais tous imaginèrent sans mal que son dos entier gardait encore la trace d’un traitement fort cruel. L’habitude qu’on avait tous de fréquenter plus ou moins régulièrement des cercles BDSM rendait toute explication complémentaire inutile, la fille l’avait compris en nous écoutant. Une de ces cicatrices filait même jusqu’à la base du sein qu’Estelle avait découvert et la peau plus blanche à cet endroit rendait encore plus nette le sillon coloré qui en magnifiait la beauté. Impossible de ne pas réagir en voyant cela et on la supplia de nous expliquer ce qui s’était passé dans ce pensionnat car, de toute évidence, il y avait un lien avec son séjour dans l’établissement. Elle réajusta sa robe et commença.

 

Dès mon arrivée, lors de l’entrevue avec l’homme autoritaire qui nous avait reçus, les choses avaient été claires. Au-delà de la somme faramineuse que ses parents verseraient chaque mois, le directeur leur avait fait signer un contrat dans lequel ils renonçaient à toute poursuite future contre l’établissement. Mon séjour ne pouvait en aucun cas être inférieur à six mois. Je ne recevrai aucune visite pendant cette période probatoire et n’aurai aucun moyen de les joindre. Malgré son apparente indifférence, la dernière ligne fit malgré tout réagir ma mère et elle interrogea l’homme à ce sujet. La réponse eut le don de me glacer le sang. Il était question de châtiments corporels en cas de non-respect des règles. Sa réponse évasive dans laquelle quelques coups de badines sur les fesses furent juste évoqués en guise de sanction sembla la rassurer et il ne fallait pas compter sur mon père pour s’opposer à une telle mesure, lui qui m’avait rougi les fesses à la main bien souvent quand j’étais encore une gamine. Si elle avait pris le temps de visiter en totalité l’établissement et surtout cette salle très spéciale au sous-sol, elle ne serait sans doute pas partie aussi sereine…

Ouah ! Tu m’étonnes, je comprends ton manque d’enthousiasme à rester là vu l’ambiance dans ce bahut, réagit Pierre qui semblait hypnotisé par la belle Estelle. J’imagine que ça n’a pas dû être une partie de plaisir.

T’as raison ! Une heure à peine après mon entrée dans l’immense propriété entourée de murs et de grilles, je m’étais retrouvée dans un dortoir immense accompagnée d’une surveillante au regard aussi dur et froid qu’une barre d’acier. Elle exigea que je me déshabille entièrement devant elle pour enfiler l’uniforme maison posé sur mon lit. Un sorte de mélange entre celui porté par les jeunes étudiantes japonaises avec, en plus, un côté empire britannique quant au style général. Hideux, mais je n’avais pas le choix et encore sous le choc, j’ai obéi. Mon caractère bien trempé n’avait pour autant pas disparu et dès les premières heures de cours, je me fis remarquer bien décidée à faire une grève totale et immédiate.

On imagine facilement qu’ils n’ont pas dû apprécier des tonnes, enchaîna Pierre.

Laisse-la finir ! intervint un peu sèchement son épouse enfoncée dans le canapé à côté de lui et visiblement exaspérée par ce bavardage inutile.

Alors Estelle poursuivit son récit et c’est là que la question de l’efficacité des méthodes pédagogiques fit son entrée dans le salon d’une manière bien différente de ce que j’avais connu jusque-là. D’abord humiliée verbalement devant toutes les autres pensionnaires, elle s’était vu infliger toute une série de brimades et avait même eu droit à deux jours d’isolement complet dans une cellule au confort spartiate pour la faire céder. Les autres filles étaient terrorisées et l’avaient aussitôt prévenue que sa conduite était suicidaire. Les matonnes allaient lui en faire baver car, oui, c’était bien dans une sorte de prison qu’elle était tombée. Alors, elle fit semblant et donna le change mais pour ce qui était des cours et du travail personnel énorme à fournir, elle était restée sur sa position. Bien mal lui en avait pris. Elle aurait dû écouter sa voisine de droite dans le dortoir qui avait essayé de la convaincre de bosser pour avoir au moins la moyenne. Cette fille au physique un peu ingrat n’avait pas osé tout lui révéler car cela aussi était interdit par le règlement. Estelle n’en avait fait qu’à sa tête, comme d’habitude.

 

A la fin de chaque quinzaine, nous passions toutes des évaluations. Je vous laisse imaginer mes résultats. Les copies que j’avais rendues étaient le parfait reflet de mon attitude désinvolte. Toutes mes notes seraient évidemment catastrophiques et je détestais tellement les maths que j’avais rendu copie blanche.

Tu as dû te faire remonter les bretelles ! ne put s’empêcher de commenter notre hôte également très attentif.

Disons que c’est plutôt l’inverse qui arriva, continua Estelle en souriant franchement, cette fois.

Comment ça ? ne put s’empêcher de lâcher Pierre, toujours sous le charme et excité au possible.

Eh bien, une fois les corrections faites par nos profs, on s’est toutes retrouvées un soir assises dans cette grande salle au sous-sol. Une sorte de cave voûtée toute en longueur avec une estrade au fond. On aurait dit une sorte de théâtre avec un lourd rideau rouge qui empêchait de voir ce qui se trouvait au fond. On nous avait laissées mariner là presque une heure. Pas une des filles ne parlait. Je réussis juste à savoir par ma voisine que l’équipe de direction délibérait et qu’il fallait croiser les doigts et attendre. Je ne comprenais rien à tout ce cinéma mais mon ignorance ne dura pas et je fis vite connaissance avec les méthodes employées dans ce pensionnat pour motiver les élèves. Pas vraiment du genre de ce qui fait fureur aujourd’hui quand il est question de pédagogies révolutionnaires… croyez-moi.

Estelle fit monter un peu le suspense en faisant tournoyer le cognac dans son verre, voyant avec délice que nous attendions tous avec curiosité et impatience qu’elle finisse son histoire. J’avais mon idée mais ce qu’elle nous dévoila ensuite alla bien plus loin que ce qui me semblait couler de source. Estelle avait été punie. J’aurai pourtant dû faire preuve de plus lucidité car si ce qui était encore visible sur son dos remontait à cette période, mon hypothèse première assez soft quant au châtiment qu’elle pouvait avoir reçu ce jour-là ne tenait pas… non certainement pas. La suite confirma que j’étais loin du compte. Elle poursuivit enfin.

 

Ce connard de directeur est entré suivi par cinq professeurs et deux des surveillantes dont celle qui m’avait regardée avec un regard sadique le jour de mon arrivée quand je m’étais mise à poil.

Elle nous raconta ainsi qu’ils avaient pris place sur la grande table installée de biais sur la droite de l’estrade, juste devant le rideau. Les matonnes étaient passées, elles, aussitôt derrière. Sans doute la présence d’une nouvelle imposait-elle un rappel de la règle en vigueur et Estelle comprit enfin, en écoutant une des adjointes préciser ce qui les attendait, la raison qui expliquait la pâleur extrême chez la quarantaine de filles qui, comme elle, patientait dans cette sinistre pièce. Estelle nous expliqua qu’entendre un prof lui annoncer une mauvaise note la faisait plutôt sourire à cette époque mais, cette fois, elle avait pris aussitôt conscience que la soirée ne serait pas cool pour ce qui la concernait.

On l’écouta religieusement nous raconter ensuite comment félicitations et prix d’excellence se succédèrent un bon moment. De toute évidence, elle était entourée de filles plutôt douées… enfin surtout terrorisées à la seule idée d’une sale note. Il ne restait que quelques cas quand elle précisa que l’ambiance s’était refroidie brutalement. 4 filles furent appelées à monter sur l’estrade et, bien sûr, elle en faisait partie. Estelle se rappelait avoir encore joué la dure un moment en regardant droit dans les yeux ce sadique qui s’était levé pour annoncer personnellement leurs résultats mais avant même qu’il n’ait commencé à les sermonner pour leurs piètres performance, la brune très maigre qui avait été appelée juste avant elle éclata en sanglots sans pouvoir se retenir d’uriner sous elle. Elle nous confia, qu’à ce moment-là, elle eut vraiment peur et toute arrogance avait dû disparaître de son visage. D’autres filles s’étaient mises aussi à pleurer dans la salle. Estelle poursuivit.

– Pour les trois premières qui avaient juste deux notes chacune sous la moyenne l’addition ne fut pas trop salée ! Le calcul était rapide puisque en fonction des points manquants pour atteindre 10 dans une matière, le châtiment sous forme de coups de martinet sur la peau nue correspondait à sa multiplication au nombre 5 et l’application de la sentence était immédiate, devant toutes les autres élèves. Au total, ça donna 15 pour la première et tout de même 25 pour la seconde.

 

Une forme rénovée de ce qui se faisait couramment au moyen-âge en place publique ou encore de nos jours dans certains pays pas franchement évolués, fit l’épouse de Pierre. Incroyable !

Oui, j’avoue que savoir que moi aussi j’allais me retrouver humiliée devant tout le monde me mit un coup au moral et j’aurais payé cher à ce moment-là pour faire marche arrière. Les sanglots de ma voisine qui trempait dans sa flaque reprirent de plus belle lorsqu’elle entendit le nombre 35 prononcé solennellement par le directeur. Selon la règle de la maison, impossible d’appliquer plus de 25 coups sur les fesses, première partie du corps à subir le martinet donc elle venait de découvrir avec horreur que les 10 suivants lui seraient donnés sur le dos… ce qui impliquait qu’elle se mette complètement nue. Je ne me fis aucune illusion, comprenant aussitôt que je n’échapperai pas au même traitement. Le directeur ne put masquer le plaisir évident qu’il eut à d’abord annoncer que mes notes lamentables allaient les obliger à me punir très sévèrement. 60 coups pas un de moins ! Mais le salaud avait gardé le meilleur pour la fin car les maths n’avaient pas été pris en compte dans ce calcul. Il s’en fallut de peu que la trouille qui me vrilla le ventre au moment où il annonça qu’il resterait donc les 50 coups mérités en plus du fait de cette copie blanche, ne provoque le même effet sur mes sphincters. Je me souviens encore des exclamations qui fusèrent dans la salle. Jamais personne n’avait été puni d’une manière aussi sévère de toute évidence. Comme s’il voulait se donner le beau rôle, il fit taire l’assistance d’un geste avant d’annoncer que le jury m’accordait néanmoins le sursis pour cette partie de la peine mais qu’à la moindre défaillance ou rébellion de ma part, il ferait appliquer sans délai la sentence. Inutile de vous dire qu’avant même de me faire punir, j’étais brisée mentalement.

Putain c’est dingue que tu aies vécu un truc pareil au 21ème siècle ! s’exclama Pierre toujours aussi attentif.

Je gardai un œil sur ma compagne que je savais excitée par la tournure du récit pendant qu’Estelle nous décrivait la suite de cette étonnante mise en scène punitive. Une fois le rideau tiré, elle avait découvert les deux piloris où avaient été d’abord placées les premières suppliciées, postérieurs offerts à la vue de toutes. Les deux surveillantes avaient remonté et fixé les jupes des filles bien haut pour qu’elles ne puissent pas retomber, dégageant du même coup le bas de leur dos, et abaissé d’un coup les culottes blanche. Chacune armée d’un martinet à longues lanières de cuir épais et doté d’un solide manche en bois, elles appliquèrent les sentences. Estelle se souvenait très bien du claquement sec sur la peau et des cris des deux filles. L’apparition rapide de marques rouges l’avait surprise mais rien d’étonnant vue l’énergie mise par ces deux femmes à cingler les postérieurs ainsi exposés. Le cul de la seconde était vraiment rouge vif quand le 25ème coup tomba.

Puis ce fut leur tour. Elle n’avait plus la force de résister et comme sa sœur d’infortune elle s’était déshabillée dans le silence glaçant qui s’était réinstallé. Leurs poignets équipés de bracelets de cuir dotés de mousquetons avaient été fixés solidement bien haut au-dessus de leurs têtes à deux poteaux de bois placés de chaque côté des piloris. Solidement arrimés à de lourds socles métalliques, les demi-anneaux vissés à intervalles réguliers dans leur partie supérieure permettaient de réaliser l’opération très facilement en les plaçant sur la pointe des pieds quelle que soit la taille de la victime. Les deux exécutrices avaient fini la préparation de la punition en maintenant grâce à des cordes leurs chevilles serrées au pied de ces mâts improvisés. Estelle se rappelait encore la maigreur extrême de l’autre fille. La peau sur les os. La féminité de sa poitrine se limitait à des mamelons très foncés et incroyablement proéminents. Elle se rappelait aussi s’être demandé sur le coup si c’était un avantage ou si les formes bien proportionnées qu’elle avait conscience de posséder atténueraient la douleur.

Les lanières des martinets avaient très vite transformé leurs dos et leurs fesses exposés à la vue de toute l’assemblée en surfaces à vif, très douloureuses surtout chez Estelle. La poursuite du traitement jusqu’au 60ème coup l’avait fait hurler. Le sang perlait à plus d’un endroit sur son corps qui avait fini strié de marques rouge carmin dont certaines avaient viré très vite au violacé. C’est totalement brisé qu’elle se souvint avoir été emmenée ensuite à l’infirmerie.

À ce moment, je fus convaincu que même si les lanières souples du martinet avait marqué durement Estelle ce soir-là, il était impossible que cette punition soit responsable des lignes toujours bien visibles deux ans après sur son dos. La fin du récit d’Estelle confirma que je ne me trompais pas et qu’elle avait subi bien pire. Elle ne laissa pas le temps aux autres de tirer la même conclusion et enchaîna.

 

Je mis plusieurs jours avant de pouvoir m’asseoir correctement et m’allonger sur le dos. J’étais vénère, bien décidée à me tirer au plus vite de cet enfer. J’avais repéré un coin du parc non surveillé par les caméras et une échelle dans le local des jardiniers, mais je n’eus pas le temps de mettre mon plan à exécution… Ce pervers de directeur me piégea avant avec l’aide de cette surveillante sadique qui ne pouvait pas me supporter. Devant le jury, réuni de manière exceptionnelle, il m’accusa de lui avoir craché dessus dans un couloir. C’était faux mais le faux témoignage de sa complice m’accabla. Mon sursis ne tenait plus… Ils n’osèrent pas me fouetter cette fois devant les autres. Sans doute la crainte de voir certaines filles se révolter… Il se réserva le droit d’appliquer lui-même le châtiment et lorsque, nue et à sa merci suspendue bras et jambes largement écartés au milieu de l’estrade, il était venu devant moi et m’avait montré le long fouet fin et venimeux qu’il allait utiliser, je sus que j’allais morfler au-delà du raisonnable. Je me rappelle encore le bruit terrifiant de la lanière qui claquait sur mon dos, mes fesses et mes seins, la brûlure terrible à chaque coup puis, progressivement, une perte presque totale de conscience. Et moins je criais, plus fort il me fouettait. Je peux vous assurer qu’il y a une grande différence avec ce qui se passe entre adultes consentants comme dans ces situations dont vous parliez tout à l’heure. Là aucune sensualité, aucune excitation, du sadisme pur… L’ordure avait même donné l’instrument à sa complice pour les trois derniers coups qu’elle m’avait assenés de toutes ses forces. Je suis presque sûre que c’est elle qui m’a balafré le bord du sein et que la pointe si mordante n’avait pas claqué à cet endroit si sensible par hasard. Quand le lendemain ils m’ont remontée au dortoir, les autres filles ont vu mes fesses, mon dos et ma poitrine lacérés avec du sang qui perlait encore un peu partout malgré les soins rapides que j’avais reçus et il y eut une prise de conscience. Cette fois, ils étaient allés trop loin…

On eut droit à l’épilogue et ce qu’elle révéla créa un certain malaise. Une des filles avait réussi à introduire en douce un portable et elle l’avait aussitôt prêté à Estelle. Quelques heures après l’appel passé à son père, elle était arrivée trop tard lorsqu’elle était descendue pour le retrouver en voyant sa voiture garée sur le parking. Le club de golf qui venait de lui servir à défoncer la boîte crânienne du directeur était toujours dans ses mains quand elle l’avait découvert dans le bureau. L’homme avait suffisamment d’argent et de relations dans ce pays pour qu’aucune enquête ne soit ouverte. Pensionnaires et employés ne surent jamais réellement ce qui s’était passé ou furent convaincus de se taire avant d’être renvoyés illico sous d’autres cieux.

Sans doute maladroitement car l’heure tardive et les révélations d’Estelle n’étaient sans doute guère propices à ce trait d’humour mais avant notre départ, je ne résistai pas à l’idée de pointer que, question efficacité, les ministres en charge de l’éducation dans le futur chez nous gagneraient peut-être à rencontrer Estelle. Après tout, radicale mais sacrément efficace cette pédagogie, non ?

Le sourire coquin et complice qu’Estelle me renvoya juste avant de filer fut largement suffisant pour me rassurer. Elle au moins avait trouvé ma répartie à son goût.

Impossible de ne pas la revoir pour reparler de son aventure, c’était tellement évident. Imaginer mes doigts glisser le long des marques si excitantes qu’elle nous avait dévoilées brièvement me fit frissonner de désir. Il me restait maintenant juste à décider si Nina serait de la partie…

Chers lecteurs, si cette histoire vous a plu et que vous voulez découvrir d’autres personnages dans une aventure hors norme n’hésitez pas c’est par ici :

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Et surtout, faites-vous plaisir. Une seule règle : respect et consentements mutuels de rigueur.

Bien à vous

Yann LECOURBE

 

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