VIBRO (PARTIE 2)

Quelques jours plus tard, Christelle, la fille de Sandrine, qui allait sur ses dix-neuf ans, eut la bonne surprise d’apprendre que son cours de droit de l’après-midi était supprimé, l’enseignante ayant prévenu qu’elle ne pourrait pas venir. On était vendredi, et elle appréciait de quitter plus tôt le Centre de Formation, et de commencer le week-end avec quelques heures d’avance.

Elle prit le bus et rentra en milieu d’après-midi.

Les deux femmes ne se ressemblaient pas, Christelle ayant hérité, de physique du moins, son tempérament était proche de celui de sa mère, de son géniteur qu’elle n’avait jamais eu le loisir de rencontrer. Elle était très grande, quasiment deux mètres, avec un corps plein, et des formes marquées, une crinière brune épaisse qui descendait très bas. Elle aimait s’habiller serré et sexy, et elle était, elle en était parfaitement consciente, le fantasme de pas mal d’hommes de son âge ou plus âgés, parfait support à fantasmes cumulant les points de fascination, grande, avec des formes, une épaisse chevelure, et s’habillant sexy. Elle vivait bien sa vie même si son objectif était moins de batifoler que de réussir ses études.

Elle était d’autant plus attirante qu’elle était toujours de bonne humeur, et très conviviale. Surtout elle aimait le sexe et cédait très vite aux avances qu’on pouvait lui faire, si elle estimait qu’elle pouvait en tirer du plaisir. Elle était inventive, et aucune pratique ne la rebutait.

Elle arriva chez elle sur le coup de quatre heures trente. Chercha ses clefs avant de se rendre compte que la porte était ouverte. Elle la poussa et se glissa dans la maison.

Elle allait appeler sa mère – elle savait qu’elle était à la maison parce que sa voiture était garée devant quand elle entendit le gémissement.

Elle se figea, avant d’en entendre un deuxième, puis un troisième.

Il n’était pas difficile d’en connaître l’origine. Sur sa droite. La chambre à coucher. Inquiète, pensant que sa mère était malade, elle avança dans cette direction. La porte était entrouverte. Avant de faire quoi que ce soit, elle glissa un œil à l’intérieur, et elle se rendit compte que ses craintes n’étaient pas fondées.

Allongée sur le lit, nue jusqu’à la taille, sa mère se donnait du plaisir avec un énorme gode, violet, qu’elle tenait enfoncé dans sa vulve… Au moment où Christelle se présenta, elle était proche du plaisir, et, sans doute avec un certain voyeurisme, elle regarda sa mère jouir, se tendre, lâcher une sorte de cri, et inonder ses cuisses.

Christelle recula et partit pour la cuisine se préparer un café. Elle n’était pas choquée que sa mère puisse ainsi se masturber, et ce n’était pas la première fois qu’elle la voyait nue, sans qu’elle soit le moins du monde exhibitionniste. Quand on vit avec quelqu’un, il y a toujours une promiscuité, d’autant plus forte entre femmes. Au contraire, elle était heureuse que sa mère, qui avait eu une vie pas facile, elle le savait, puisse éprouver du plaisir, même si c’était avec un vibromasseur.

Ce qui l’avait cependant fascinée, c’était l’objet. Il était vrai qu’elle n’avait jamais vu en vrai un vibromasseur. Ses expériences sexuelles multiples s’étaient passées de ça. Elle était impressionnée par l’objet, par sa taille… Il avait quelque chose d’irréel.

Où sa mère avait-elle bien pu le trouver ? Oh, sans doute qu’elle avait tout simplement fait une commande par un catalogue de VPC.

Ça va ma chérie ?

Elle se retourna. Sa mère était derrière elle, reculottée, et lui souriant, inconsciente que sa fille l’avait vu se donner du plaisir quelques instants plus tôt.

Une prof absente, j’ai fini plus tôt.

Tu peux profiter du week-end plus tôt. Tu sors ce soir ?

Je vais aller voir Michael.

Et oui, évidemment. Ça fait tellement longtemps que vous vous connaissez… Je peux m’attendre à un mariage, bientôt ? Enfin, j’espère que tu réussiras ta vie mieux que la mienne.

Ne sois pas amère, maman. Chacun fait ce qu’il peut.

–Je vais aller faire des courses… Le frigo est vide… A tout de suite…

Elle attrapa les cabas qui attendaient dans l’entrée, prit les clefs de sa voiture, et disparut.

Christelle savait qu’elle avait une heure devant elle. Sans la moindre hésitation, et parce qu’elle voulait satisfaire sa curiosité, elle se précipita dans la chambre de sa mère. Le vibro ne devait pas être bien loin. Elle regarda d’abord la table de chevet, avant de jeter un œil dans la commode. Elle le dénicha facilement et décida de l’emprunter. Sa mère devait surtout l’utiliser l’après-midi quand elle était seule, elle pourrait le garder au moins 24 heures.

Elle se glissa dans sa chambre. Elle avait elle aussi d’éprouver du plaisir. Pourtant, ce soir même, elle devait retrouver son fiancé, celui qui l’était depuis qu’ils avaient 14 ans, de manière plus ou moins officieuse, et de manière plus ou moins officielle maintenant.

Avant de se laisser tomber sur le lit, elle déboucla le ceinturon qui tenait à sa taille le pantalon de faux cuir noir, qui collait à ses formes, les mettant en valeur, descendit le string rouge qu’elle avait dessous, et, le bas nu comme celui de sa mère un quart d’heure plus tôt, elle se laissa tomber sur le lit. Elle ne s’attendait d’ailleurs pas à éprouver réellement du plaisir. Pour elle, rien ne valait une queue, une vraie queue, dure et chaude, vivante, qui crachait du sperme.

Elle vint machinalement frotter l’objet de plastique contre ses lèvres. Ce soir-là, elle avait envie de sexe. Généralement, Michael et elle se retrouvaient le week-end, et ils en profitaient abondamment. Ils se connaissaient depuis l’adolescence, et il existait entre eux un lien, une entente qui passait en grande partie par le sexe.

Elle brancha le vibro et le poussa en elle. Elle fut très surprise… C’était… Bon… Elle sentit une tension se nouer dans son sexe, à mesure qu’elle poussait le gode en elle, et explorer dans son ventre, jouissant avant même de s’en être rendue compte…Finalement, c’était efficace. Plus qu’elle ne l’aurait cru.

Elle fit aller et venir le gode en elle, jouissant, avant de le retirer. Elle connaissait bien son corps, et elle savait avec certitude, une certitude acquise au fil des années que la véritable source de son plaisir ne se trouvait pas dans sa vulve, mais bien plutôt dans ce conduit plus étroit, fermé par une série de plissements. Elle aimait frotter sa muqueuse anale, elle aimait aussi y glisser des doigts. Michael avait été très surpris quand elle lui avait dit: ‘Je voudrais que tu me prennes par là !’ très hésitant, se laissant finalement convaincre. Peut-être parce qu’elle y avait introduit non seulement ses doigts, mais également de petits objets très régulièrement, il rentra dans son rectum sans trop de difficultés. Christelle eut la confirmation qu’elle aimait vraiment par là. Sans doute parce que c’était plus serré, elle ressentait mieux la pénétration, et en tirait plus de plaisir. L’orgasme qu’elle éprouva fut long et intense.

Elle sortit le gode de son vagin, et l’examina.

Elle pensa à la manière dont sa sexualité et ses rapports avec Michael avaient évolué ces derniers temps. Si elle avait du résumer l’affaire, elle aurait dit qu’elle avait évolué d’une sexualité on ne peut plus normée et classique au désir de prendre d’autres chemins.

Elle avait été très surprise quand, trois semaines plus tôt, Michael lui avait demandé:

J’aimerais que tu me sodomises !

Elle l’avait regardé, très surprise. En même temps, sa demande n’était pas si incongrue que cela. Il lui donnait régulièrement un plaisir que lui aussi avait envie de goûter.

Je n’ai pas de queue, avait-elle objecté.

On peut toujours trouver une solution, avait-il répondu.

Elle avait pensé à d’autres choses depuis. Mais soudain ce gode lui semblait l’excellent et meilleur moyen d’enfin satisfaire sa demande.

Elle se redressa, glissa, le ventre nu, les chairs luisantes des sécrétions qui avaient coulé d’elle jusqu’à la salle de bains. Elle passa un coup d’éponge sur le vibro, pensa que, si elle devait sodomiser Michael, ce serait sans doute nécessaire d’utiliser un quelconque lubrifiant. Il était certainement bien moins habitué aux pratiques anales qu’elle. Elle plongea dans la pharmacie. Sa mère avait toujours peur que quelque chose leur arrive, et obsédée par l’idée que les premiers secours portés ne soient pas efficaces et puissent entraîner une issue fatale, elle achetait régulièrement tous les produits que l’on peut trouver en vente libre, du mercurochrome en passant par des bandages… Elle allait bien trouver quelque chose.

Elle dénicha un tube de vaseline. Oui, sans aucun doute, en enduire le vibro avant la pénétration faciliterait celle-ci. Elle vérifia la date de péremption. Il y avait encore deux ans. Oui, ça ferait l’affaire.

Elle remettrait le vibro dans le tiroir de sa mère le lendemain matin, quand elle serait sortie de la chambre. Elle ne se rendrait compte de rien.

Elle alla glisser le vibro dans son sac à main, bien au fond, se rhabilla, puis attendit le retour de sa mère pour l’aider à ranger ses courses. Sitôt sa tache terminée, elle embrassa sa mère:

Je reviens demain matin !

Ne faites pas de bêtises, toi et Michael…

Elle faillit lui répondre que les seules bêtises qu’ils étaient susceptibles de faire étaient purement sexuelles, mais elle préféra se taire.

Michael faisait ses études à 200 kilomètres de là, et il rentrait pour le week-end. Elle fit à pied le chemin qui la séparait de chez lui, remontant jusqu’au cœur du village. Ses parents et lui habitaient dans une petite maison en centre ville. Elle avait une clef de chez lui, et ses parents étaient actuellement en vacances, aussi rentra-t-elle directement. Il était dix-sept heures et il arrivait sur le coup de dix-huit. D’ailleurs, elle reçut, au moment où elle referma la porte derrière elle, un SMS: Je suis là dans une heure. Elle répondit simplement: Je t’attends ! Ils convenaient toujours qu’elle le retrouvait chez lui. Souvent le vendredi soir, ils avaient le projet de sortir, mais ils faisaient simplement l’amour ensemble. Et finissaient par s’endormir dans les bras l’un de l’autre. N’était-ce pas la meilleure soirée finalement ?

Elle se déshabilla entièrement et se glissa sous les draps. Leur relation avait ses hauts et ses bas, mais le désir était toujours là présent, intense. Et la meilleure preuve était là, dans la manière dont son corps manifestait déjà tous les signes du désir et de l’excitation. Elle avait envie de lui, qu’il soit là, qu’ils fassent l’amour.

Alors qu’elle promenait ses mains sur elle-même et se caressait, son regard glissa sur son sac, qu’elle avait laissé à sa droite, près d’un meuble. Elle l’utilisait au moment opportun, comblant enfin Michael. Il lui tardait qu’il soit là, avec ses mains, sa bouche, sa queue.

La semaine était difficile, et, sans s’en rendre compte, elle glissa dans le sommeil.

Ce fut Michael, se glissant dans la chambre, qui la réveilla. Elle lui sourit:

Je t’attendais.

J’y pensais… Je t’imaginais, m’attendant.

Il se déshabilla rapidement, exhibant un sexe rigide. Il avait effectivement pensé à elle.

Elle écarta les draps, lui présentant sa nudité. Il s’approcha, et elle attrapa son sexe, Elle le massa doucement, avant de porter sa bouche dessus. Il gémit.

J’ai une surprise pour toi…Tu vas voir un de tes vœux enfin réalisés…

Il sembla très surpris , mais ne parvint pas à réaliser à quoi elle faisait allusion. Il fallait dire qu’ils parlaient souvent sexe, et fantasmes, et que s’il avait évoqué celui-là, il en avait évoqué d’autres depuis.

Il se glissa en elle. Si elle avait aimé sentir en elle un pénis de plastique, elle comprenait mieux maintenant pourquoi ce ne serait jamais son instrument de jouissance favori. Ce qui était vraiment bon c’est de sentir la chair d’un membre masculin, chaud et vibrant en elle. Un sexe susceptible d’aller et venir, qu’elle pouvait éjecter d’un coup de reins, pour le masturber doucement, faire sortir du liquide pré-séminal avant de le faire rentrer à nouveau. Elle le poussa pour le faire basculer et vint se mettre sur lui. Elle aimait changer souvent de position: les sensations étaient ainsi totalement différentes. Elle éprouva un plaisir grandissant à se faire aller et venir sur le sexe, qui la caressait bien à l’intérieur, et elle jouit, alors même qu’il était demeuré tout dur. Il avait cette capacité de demeurer dur très longtemps sans jouir, qui la fascinait toujours. On pouvait profiter longtemps de sa queue. Ce qu’elle fit, se soulevant pour le faire sortir d’elle, et attrapant sa queue contre la muqueuse anale. La queue glissa en elle avec autant de facilité que par devant… Sentant le membre couler en elle jusqu’à ce que plus un seul centimètre ne soit dehors, elle se dit que c’était vraiment délicieux par là. Ça faisait monter en elle un plaisir qui n’avait pas d’équivalent.

Michael l’attrapa par les fesses et la fit monter et descendre sur le membre. Son sexe était le meilleur indicateur de la jouissance qu’elle pouvait éprouver, que Michael voyait tout dilaté, et se dilatant encore, dont ruisselait un flux continu de sécrétions vaginales qui les trempait l’un et l’autre. Elle se frottait le clitoris d’un mouvement vif et continu. Il semblait grossir régulièrement entre ses doigts. Elle fut enfin agitée par les soubresauts et la tension de plusieurs orgasmes, alors même que son amant restait dur.

Elle se dégagea, laissant la queue roide sous elle, et totalement inondée de ses jus. Elle se glissa jusqu’au sac dont elle ramena le gode violet. Michael fixa l’objet avec surprise.

Mais qu’est-ce que c’est que ça ? On dirait…

Il se tut, autant parce qu’il avait reconnu l’objet que parce qu’il se souvenait maintenant de la demande qu’il avait formulée. S’était-il agi d’un simple fantasme qu’il ne souhaitait pas réellement réaliser, ou bien avait-il réellement envie de se faire prendre analement ? Son expression en tout cas ne trahissait nul effroi. Il la regarda arroser le vibro violet de vaseline, tout en massant son membre bien dilaté.

Il est bien flashy !

Je l’ai piqué à ma mère…

Elle vint poser la tête du vibro sur l’anus de son chéri après l’avoir branché. Elle poussa le gode, craignant qu’il ne rentre pas, mais c’était apparemment une crainte vaine, car, sans doute grâce à la vaseline, il glissa en lui facilement. Elle l’enfonça bien, puis elle se mit à le faire aller et venir. Son expression extatique disait clairement que c’était bon. Il faisait aller et venir sa main sur son sexe, un liquide gras coulant de plus en plus abondamment. Il y eut encore quelques va-et-vient avant qu’il ne jouisse, la manifestation la plus évidente de sa jouissance étant sans doute ces multiples jaillissements de sperme qui les maculèrent tous les deux. Il lui dit:

N’arrête pas !

Elle obéit, continuant de faire bouger le gode en elle. Son sexe, bien qu’il ait joui, était toujours aussi raide… Il eut un second orgasme, évacuant moins de sperme. Elle retira l’objet violet de ses entrailles.

C’est cent fois mieux que je ne l’avais imaginé, dit-il, enthousiaste.

Christelle eut un moment d’hésitation. Le vibro ne lui appartenait pas, mais elle voulait lui en faire cadeau, comme une preuve qu’elle tenait compte de ses envies , des désirs qu’il pouvait exprimer.

C’est un cadeau, tu pourras l’utiliser quand tu auras envie…

Ce fut le lendemain, en milieu d’après-midi, seule à la maison, que Sandrine eut envie de se procurer du plaisir. Elle alla ouvrir le tiroir de la commode, et fut toute heureuse de retrouver le vibro violet. Elle se glissa sur le lit, et l’amena sur ses chairs, inconsciente que l’objet niché sous sa lingerie, même s’il lui ressemblait, n’était pas le même que celui qu’elle avait récupéré à la déchetterie. Le matin même, sa fille s’était rendue à la zone commerciale situé à F…, à vingt kilomètres de cela. Dans un grand entrepôt, une marque internationale vendait TOUT POUR LE BONHEUR DU COUPLE….et elle avait retrouvé le modèle identique à celui qu’elle avait laissé à Michael.

Ce fut un dimanche soir que le vibro violet connut un nouveau destin, deux mois après que Christelle l’ait offert à son amant.

Il était devenu le plus fidèle compagnon de Michael, qui appréciait, plaisir parmi d’autres plaisirs, celui que lui donnait le vibro.

Ce dimanche soir, comme d’habitude, après avoir joué avec, il le lava soigneusement, et au lieu de l’essuyer, il le mit à sécher sur le bord de la fenêtre de la petite salle de bains de sa chambre. Puis il partit se préparer pour prendre le train du soir, qui le ferait arriver à l’internat au milieu de la soirée.

Il y eut sans doute plusieurs raisons pour lesquelles l’objet bascula dans la rue. Le vent qui soufflait fort ce soir-là, le fait qu’il était posé au bord… Il bascula dans la rue, tombant juste devant la maison, au pied d’un arbre qui le masqua en partie.

Michael avait totalement oublié le gode, plongé dans ses pensées, préoccupé par son départ et son souci de ne rien oublier. Il ne revint pas dans la salle de bains, descendit directement, embrassa ses parents, et sortit pour partir en direction de la gare, sans remarquer non plus l’objet violet au pied de l’arbre.

Tout le quartier l’appelait Madame Félicie. Il aurait été difficile de lui donner un âge. Certains disaient qu’elle avait entre 70 et 80 ans… Mais on disait cela depuis des années… Elle habitait un peu plus loin, une grande maison qui avait été construite dans les années 50… On disait beaucoup de choses sur elle… Dont on ne savait au final si elles étaient vraies ou pas… Qu’elle avait été mariée à un homme qui était ingénieur sur des plate-formes pétrolières. Énormément d’argent rentrait. Il était mort à l’âge de 50 ans… Depuis, elle était seule… Elle avait plus ou moins disjoncté, trop de solitude sans doute, et elle se comportait en originale. En particulier, elle se promenait avec un caddie, dans lequel elle mettait des objets qu’elle ramassait mais dont elle n’avait sans doute nul besoin. On voyait sa haute silhouette passer, le matin surtout. Elle avait du être une belle femme. Le temps avait gommé toute beauté d’elle, ne lui laissant que sa haute taille, et yeux bleus, même si ceux-ci avaient perdu leur éclat. Elle portait des robes qui avaient du être à la mode dans les années 60, comme si elle n’avait pas voulu avancer dans le temps…

Ce fut le lendemain matin, que remontant la rue, très tôt, elle remarqua la tache violette près de l’arbre. Elle n’avait jamais vu un film porno de sa vie, pourtant elle comprit immédiatement ce dont il s’agissait. Elle ramassa l’objet et le fourra dans l’un des innombrables sacs qui remplissaient le caddie.

Elle rentra chez elle une heure après. Elle sortit le vibro du sac et l’examina sous toutes ses coutures. Si elle appuya sur le bouton marche, ce fut par hasard.

Quelque chose remonta en elle. Qui avait pour nom sexualité. Quelque chose qui était déjà très très loin. Dans une autre vie. Ils avaient fait si souvent l’amour avec son mari… Après, quand il était mort, elle avait été désespérée, puis elle avait noué une relation avec le jardinier qui venait chez elle… Deux ans… Et depuis… Mais quel homme aurait pu désirer la vieille femme qu’elle était… Elle se trouvait si laide quand elle se regardait… La jeune femme séduisante qu’elle avait été était une autre personne.

Malgré tout, elle avait envie d’essayer le vibromasseur sur elle. Elle se rendait compte pour la première fois depuis des années qu’elle avait toujours un sexe et que celui-ci, même en l’absence de sécrétions fonctionnait toujours et pouvait toujours être excité. C’était d’ailleurs bien ce qui se produisait.

Elle alla s’enfermer avec le gode dans sa chambre. Retroussa sa robe, le jupon qu’elle portait dessous, et descendit sa culotte pour amener le vibro au contact de ses chairs….Elle se rendit vite compte que tout ce que le pénis plastique faisait sur elle était de vaguement la chatouiller. Sa sexualité était morte depuis trop longtemps pour espérer la ressusciter.

De rage, elle se redressa, sortit de la maison, traversa le jardin et alla, dans la rue, vers une des bennes jaunes qui accueillaient les objets à recycler. Elle y propulsa le vibro violet et rentra chez elle.

Sandrine arriva à la déchetterie sur le coup de 5 heures 30, comme à l’accoutumée. Petit à petit, les membres de l’équipe du matin arrivaient et s’installaient. Elle fit un clin d’œil à Mélanie. Impossible d’aller plus loin, il y avait trop de monde autour d’eux. Ce serait pour cet après-midi.

Elle se cala devant le tapis, et commença sur le coup de six heures.

Il se passa une heure avant qu’elle ne le voie passer devant elle. Elle fut interloquée… Un vibro violet… Exactement le même que celui qu’elle avait récupéré il y avait un mois et demi de cela…

Il était impossible que ce soit le même… Ce matin, en prenant une culotte dans le tiroir, elle l’avait aperçu, enfoui là.

Ou alors… Elle imaginait une femme passionnée de godes violets, mais qu’un mari jaloux jetait l’un après l’aitre. De rage et de frustration, elle allait en acheter un autre.

Elle le laissa glisser.

Un peu plus loin, Ingrid, une grande blonde osseuse le ramassa discrètement.

Sandrine sourit.

Elle aussi découvrirait le plaisir autrement.

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