VINCE ET LA TIG

partie 4

La combinaison du lendemain matin était bleu pétrole, et elle mettait parfaitement en valeur une anatomie que je connaissais bien.En guise de salut, elle est venue chercher ma bouche et on a échangé un long baiser, langue contre langue. Il se calait entre nous une intimité que je n’aurais pas forcément imaginée quelques jours plus tôt, et dont je me demandais où elle nous amenait.

Ce jour-là, s’est clairement dessiné ce qui devait être le schéma des jours à venir. Une alternance de travail et de sexe. Une envie de l’autre, intense, l’envie de son corps, l’envie d’avoir du plaisir avec lui. Le désir dans ce qu’il peut avoir de plus fort. Quelque chose que j’avais, en tout cas, rarement connu de manière aussi intense. Je sentais bien qu’elle éprouvait exactement la même chose. On était comme possédés.

On n’avait pas à aller loin pour travailler. Je suis passé dans la salle des fêtes, et j’ai démonté une des portes pour la ramener à l’atelier. Il fallait la poncer, la repeindre, mais aussi remplacer un morceau qui avait pourri à cause des intempéries. J’ai pioché dans mes stocks de bois et je lui ai demandé de prendre les mesures et de couper un morceau de bois adéquat pendant que je faisais sauter le morceau qui ne tenait d’ailleurs plus.

On a calé le nouveau morceau de bois avec une colle spéciale.

–On laisse sécher, le temps que ça tienne bien et on repeint. Trois couches au moins. On va aller huiler les gonds.

Elle m’a regardé. Avec clairement, dans son regard, une envie bien définie. Que j’ai d’autant mieux identifiée que j’avais la même envie.

–On ne pourrait pas s’occuper des gonds un peu plus tard ? J’ai envie depuis ce matin, et je ne peux plus tenir.

Je l’ai attrapée par la main. Pour s’isoler quelques instants, mon bureau serait parfait. Je pouvais bloquer la porte.

J’avais récupéré un grand fauteuil de bureau, avec un dossier haut. Elle a défait sa combinaison et l’a ôtée. Dessous, elle avait un soutien-gorge rouge qui tenait sa poitrine généreuse, mais elle avait oublié de mettre un slip. Son sexe était sans doute à l’image du mien, congestionné d’envie. Elle a tiré d’entre ses seins un préservatif emballé. Elle a déchiré elle-même l’emballage d’argent, a sorti ma queue de mon pantalon, et a fait coulisser le latex sur mon membre roide. Puis elle s’est laissée glisser sur le fauteuil, se mettant à genoux sur le siège, s’accrochant au côté et au dossier, ses parties intimes tendues vers moi, offertes. Au cas où j’en aurais douté, son visage le disait clairement. Son sexe était ouvert d’excitation, ruisselant de ses liquides les plus intimes. Je me suis approché d’elle, et j’ai appuyé mon sexe contre l’ouverture de son sexe, accueilli par sa chaleur et son humidité. Je m’étais bien calé, du premier coup, et j’ai glissé en elle jusqu’à ce que mon gland vienne buter contre son utérus, totalement enveloppé par la gaine de son sexe. Elle a poussé un petit gémissement. C’était bon comme ça. Ce que, je le savais, elle ressentait et ce que je ressentais aussi.

Je me suis mis à faire bouger mon sexe en elle. Accrochée au fauteuil, elle se laissait aller au plaisir en gémissant. Son corps frémissait, et elle dégoulinait de plaisir autour de ma queue, expulsant ses jus qui arrosaient nos chairs. J’ai remarqué, que, la main contre son sexe, elle frottait vivement son gland clitoridien. Elle s’est mise à jouir comme une possédée, bien avant que je n’explose dans son ventre, crachant mon sperme.

Ca a été le schéma des deux semaines et demi qui nous restaient. Un mélange de travail et de sexe. Il s’était crée en peu de temps, et alors que tout nous séparait, une extraordinaire symbiose. On travaillait ensemble, et il n’y avait plus vraiment de TIG, simplement deux personnes qui collaboraient sur un même projet. J’ai plus fait en trois semaines qu’en trois mois avec son aide et son soutien. Elle savait voir ce que moi je ne voyais pâs forcément, et travaillait vite et bien.

Et puis il y avait en nous cette envie de l’autre, obsessionnelle, dévorante, et quand on n’en pouvait plus, on s’accouplait. Un plaisir intense, décuplé par notre complicité, nos envies, et notre imagination.

Je voyais venir la fin de sa période avec une grande tristesse. J’allais me retrouver seul. Perdre l’intensité de ces moments entre travail et plaisir. La retour à un quotidien plus banal serait vraiment très dur. Un lendemain nauséeux après un trip qui s’était prolongé. Mais on ne peut pas avoir que des moments exceptionnels dans la vie, et sans doute que le très bon et le médiocre doivent cohabiter, et s’équilibrer.

On avait en tout cas ce rituel tous les soirs, qui est devenu une cérémonie des adieux le dernier vendredi. Elle n’avait pas plus, je m’en suis rendu compte, envie de me quitter que moi de la quitter. Et pourtant, tout nous séparait. Nous avions chacun une place sociale qui nous était assignée.

Comme chaque soir, elle s’est changée. Elle avait une robe noire, fluide, qui descendait jusqu’à ses chevilles, mais qui était fendue, des deux côtés, jusqu’aux hanches, dévoilant des jambes gainées de nylon, et les escarpins aux talons les plus hauts qu’il m’ait été donné de voir, une bonne dizaine de centimètres. Ca la cambrait bien. Elle avait une bouteille de champagne. Elle a versé deux coupes. J’ai vu à son visage qu’elle était contrariée par la séparation, mais elle faisait bon cœur contre mauvaise fortune. Je pouvais en dire autant. Une fois les deux coupes servies, elle est venue se caler devant moi, me présentant son dos, Ses fesses étaient naturellement cambrées, mais les talons la cambraient plus encore, tendant sa croupe vers moi. J’ai mis les mains dessus, percevant leur plénitude à travers le tissu et la chaleur qui montait d’elle. Même larges, mes mains étaient bien trop étroites pour l’envelopper complétement. Elle a relevé le tissu, m’offrant sa nudité rebondie, coupée en deux par un sillon profond. J’ai caressé doucement sa chair. Elle m’avait dit qu’elle adorait qu’on lui touche le cul, et que, contrairement à pas mal de filles, elle aimait qu’on la caresse par là. C’était sans aucun doute vrai, car, ce simple mouvement sur ses chairs tendues vers moi a ouvert son sexe clos entre ses cuisses, quelque chose de magique, je l’ai vu partir du point zéro, les chairs s’écarter pour révéler son intérieur bien rose, ses lèvres se déplier, et l’humidité faire briller ses chairs.

J’ai plaqué mes mains sur ses fesses et appuyé dessus pour les ouvrir. Je voulais balader ma langue dans son sillon. Je l’avais déjà fait, elle aimait bien ça, gémissant de plaisir, comme d’ailleurs quand je baladais ma langue sur son sexe. Mais il y avait une nuance différente par là, puisqu’elle m’avait dit un jour ‘Je suis très sensible du cul. Mes fesses, ma raie sont ultra-sensibles.’

Il y avait une surprise. Au milieu du sillon, planté dans sa chair, un rond métallique, bleu. Un moment de surprise, avant que je ne comprenne qu’elle s’était fiché un anus plug entre les fesses. Me rappelant une de ses phrases, ‘Tu sais, mes meilleurs moments, c’est quand je joue avec des objets, j’en ai toute une collection, je me donne du plaisir, je ne dépends de personne, et c’est très bon comme ça.’ Elle n’avait jamais associé aucun de ces objets à nos jeux, même si j’avais parfois pensé qu’elle en aménerait. Le moment était venu.

J’ai psé ma langue haut dans son sillon et je suis descendu, appuyant sur une chair ultra-sensible. Les gémissements qu’elle a laissé échapper me l’ont bien confirmé. Je suis passé sur la surface lisse de l’anal plug, descendant, sans aller jusqu’à sa vulve, me consacrant simplement à son sillon, une caressée répétée qui l’a mise en transe. Elle a fini par me dire :

–Tu enlèves l’anal plug quand tu veux…Je veux que tu mettes ta langue dedans, que tu me fouilles bien, et que tu en fasses autant après avec ta queue.

Le meilleur témoin de son excitation, c’était son sexe, qui s’ouvrait de plus en plus à chaque passage. J’ai encore fait durer, avant de ne plus en pouvoir, et d’attraper l’anal plug. Je me sentais maadroit dans ma saisie, j’ai trouvé un rebord, et j’ai tiré le metal . Il est venu tout seul, me dévoilant sa forme, renflée, puis plus fine. Ca l’avait bien ouverte, et je voyais vraiment bien à la fois la chair de sa muqueuse dilatée et son intérieur. J’ai plongé dessus de la langue, caressant tout ce que je pouvais de chair. Elle ne mentait pas, en tout cas, quand elle me disait qu’elle éprouvait du plaisir par là, les spasmes et les tressaillements qui agitaient son corps le disaient clairement. Je l’ai caressée longtemps. J’avais remarqué qu’elle avait amené sa main sur son sexe, et elle se frottait frénétiquement.

Si elle était excitée, je l’étais aussi, et il y a eu un moment où je n’ai pas pu continuer. J’avais envie de la sentir autour de moi. Tout en continuant de la caresser de la langue, j’ai attrapé un préservatif, et je m’en suis gainé.

Je me suis redressé. Ma queue était tendue à exploser.

–Prends-moi par la chatte et ensuite par le cul. Et va jusqu’au fond. Aussi loin que tu peux.

Il y avait dans notre étreinte de l’envie, de la passion, ce n’était pas nouveau, mais aussi un désespoir que nous n’aurions osé avouer l’un et l’autre, à l’idée d’être séparés. Je me suis fiché dans son sexe d’un seul mouvement, rentrant aussi loin que je le pouvais.

–Fouille-moi bien, elle a gémi, je veux garder l’empreinte de ta queue en moi.

Sans doute que moi, je voulais garder la forme de son sexe autour de moi, sa douceur et sa chaleur. J’ai bougé en elle, jusqu’à ce qu’elle me dise :

–Viens dans mon cul. Maintenant.

Des moments de plaisir, on en avait eu d’innombrables, mais jamais encore je ne l’avais prise par là. Son anus avait gardé sa béance, même si cela faisait déjà quelques minutes que j’avais retiré l’anus plug. Je suis rentré en elle. Une sensation de chaleur, mais plus d’étroitesse. La sensation aussi que son corps réagissait. Il réagissait toujours, mais là, il y avait plus d’intensité, plus de plaisir. Je l’avais souvent imaginée, seule, se donnant du plaisir avec des jouets très divers. Une image que je corrigeais maintenant, en les faisant s’enfoncer dans sa muqueuse anale plutôt qu’entre ses lèvres.

Tous les moments de sexe avec elle étaient très bons. Celui-là aussi. Du plaisir pour l’un, l’autre, et le sentiment d’une réelle harmonie. Elle se caressait le sexe frénétiquement pendant que j’allais et venais dans sa muqueuse anale, avec le sentiment d’être plus gros à chaque fois. Elle s’est mise à jouir, secouée par des orgasmes. Le mien a été très fort, mais d’une rare intensité, me traversant et me remuant. J’ai craché un torrent de sperme qui est venu taper, saccade après saccade conttre la délicatesse de ses chairs intimes.

On a bu quelques coupes de champagnes avant de se séparer comme on l’avait prévu. Elle a pris son sac et elle est partie. Pas un mot, pas d’effusions. Mais la tristesse, pour ne pas dire plus, étair bien là.

Et il y a eu l’après. J’ai retrouvé ma solitude. Difficile à vivre après avoir passé trois semaines avec quelqu’un qui m’avait énormément aidé, mais avec qui s’était établi, aussi incroyable que cela puisse être, puisque tout nous séparait, une complicité intense.

Elle m’avait promis de me donner de ses nouvelles.

Un peu plus d’un mois et demi plus tard, j’ai reçu un SMS.

J’ai beaucoup réfléchi et j’ai décidé de prendre ma vie en main. Je me suis inscrite pour une formation pour devenir assistante sociale. Je veux servir à quelque chose. JESSICA

Il a fallu attendre encore un mois avant que j’aie un nouveau SMS.

Viens me voir au 22 rue Villelongue à T. Le soir ou le week-end. Je t’attends.

Le soir même, j’aurais été bien incapable d’attendre, je suis parti pour T… 45 minutes de route. Je suis arrivé au moment de crépuscule. Une longue rue de pavillons. J’ai sonné à l’un d’entre eux. Ca faisait trois mois qu’on ne s’était pas vus.

Elle a ouvert, simplement vêtue, un T-shirt et un pantalon de survêtement. Son visage s’est illuminé.

–Je savais que tu viendrais. Tu m’as trop manqué.

Elle m’a attrapé par le bras, et elle m’a tiré à l’intérieur. Elle est venue s’écraser contre moi et prendre ma bouche. Je me suis rendu compte à quel point ce contact avait pu me manquer.

–Viens, j’ai envie de sexe maintenant. Ca fait trois mois que je passe mon temps à me branler en repensant à nos étreintes et en pleurant.

Ele m’a entrainé vers le living. Il y avait un divan. Elle m’a poussé dessus, venant défaire mon pantalon pour y chercher une queue qu’elle a trouvé raide de désir. Moi aussi elle m’avait manqué. Flo n’avait pas compris, et c’était tant mieux que, dans nos étreintes, à travers elle, je baisais une autre femme.

Elle a donné quelques coups de langue sur ma queue, en même temps que, la main fourrée dans son pantalon de survêtement, elle se caressait.

–Je pensais que tu viendrais, et j’ai achetté des capotes cet après-midi.

Il y avait effectivement une boite de préservatifs sur la table à côté du canapé. Elle en a sorti un dont elle a gainé ma queue. Elle a envoyé balader son pantalon de survêtement et sa culotte, et elle s’est venue s’asseoir sur moi, jusqu’à ce que ma queue soit entièrement en elle. Elle a lâché un soupir de contentement.

–Il n’y a que comme ça que je suis bien, avec ta queue dans mon ventre.

Le sexe avait été une connexion très forte entre nous, difficile de faire sans.

Elle s’est faite monter et descendre sur moi. On a enchainé diverses positions, animés par l’envie et le désir, jusqu’à ce qu’on jouisse. Un orgasme qui avait toute sa valeur après trois mois de séparation.

–Je suis ici pour presque un an. Tu pourrais venir le soir et les week-end.

–Tu n’étudieras pas beaucoup.

–Je m’arrangerai.

–Et après ?

–J’ai pris mes distances avec ma famille. Je veux être autonome et ne plus subir leur poids. Et ce que je veux surtout, c’est qu’on puisse continuer à se voir. J’ai trop besoin de ça.

Moi aussi j’en avais besoin. Je ne savais pas trop ce que l’avenir nous réservait. Je savais en tout cas ce que la soirée et la nuit nous reservaient. Ce serait déjà ça.

Vous avez aimé ce texte, vous aimerez sûrement ...

Donnez nous votre avis !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *